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ISBN : 2246852196
Éditeur : Grasset (22/04/2015)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 44 notes)
Résumé :
"« Ainsi vous écrivez un livre sur la France ? » « Oui. » « Ah… et sous quel angle ? Le déclin ? L’avenir ? L’universalité ? Le messianisme ? La cuisine ? Les filles ? » C’est vrai, il faut un angle… Alors, disons que je me pose moi aussi des questions de dettes et de créances. Une manière de dresser un bilan, actif passif, mais surtout de redonner au mot dette tout son sens, celui de faute, de culpabilité. Un livre pour dire : non, Français, vous n’êtes pas coupabl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  11 mai 2016
Comme chacun sait, Bernard Maris, économiste, analyste, voire sociologue se trouvait à la conférence de rédaction de « Charlie Hebdo » le jour fatal...
Comme toujours, il avait mille choses en gestation, dont un bouquin inachevé qui nous est livré ici à titre posthume.
Il y aborde de nombreux sujets concernant notre monde, notre façon de le voir, ou la façon dont il nous est souvent présenté. Ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est que l'auteur ne se réfugie pas derrière un dogme quelconque. Il ne fait pas un essai de « gauche » ou de « droite ». Il livre ses réflexions de spécialiste, d'homme qui réfléchit à ce monde chaque jour, et il nous cueille parfois là où on ne l'attendait pas. Il fait une photo de nos villes et de nos espaces péri-urbains, par exemple.
Certains ont argué que ce petit essai n'était pas très structuré. Il est vrai que cela part un peu dans tous les sens. Cependant, comme l'a dit Jacques Salomé : « Un livre a toujours deux auteurs : celui qui l'écrit et celui qui le lit. » Et dans celui-ci, tout est présent. Au lecteur de puiser dans cette source et de réfléchir de façon un peu différente.
Je pense que c'était le but de Bernard Maris qui ne me semble pas avoir souhaité créer une nouvelle secte, mais réveiller les consciences. Et n'oublions pas que l'on a toujours le droit de ne pas être d'accord...
A offrir et partager pour éviter les conversations du « Café du commerce ».
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Leraut
  25 mai 2015
Et si on aimait la France
Bernard Maris
Edition Grasset
Edité à titre posthume cet essai devient un monument à part. Il en devient affectif lorsque l'on sait la mort brutale de Bernard Maris le 7 janvier 2015 lors d'une conférence de rédaction à Charlie Hebdo.
Bernard Maris délivre des espérances à ciel ouvert. Il conte la France de roc et de fierté. Il chante l'hymne des plus démunis, des bafoués de la société. Il décortique les méfaits qui s'écoulent de la France et sonne l'heure possible de gloire. La politique du logement est analysée avec justesse. On n'est pas dans la démagogie et c'est toute la haute capacité intellectuelle de Bernard Maris de nous démontrer le pourquoi de ses impressions pertinentes et claires, d'une façon ludique et compréhensible par tous.
On ne pourra plus acheter Tintin au pays de l'Or Noir comme au préalable. Michel Houellebecq à contrario sert d'ouverture à l'édification de ce livre. La boboïsation fait la part belle de l'ouvrage.
« Les pauvres partent….. Les riches reviennent en ville, les bobos sont joyeux !!!! » « Ils ont pu se constituer un patrimoine en virant les pauvres et en transformant d'anciens ateliers en lofts. Ca s'appelle : ‘La gentrification. ‘ »
Bernard maris n'impose rien. Il ne dénonce pas. Mais place l'idée avant le mot. Il écrit d'une façon multiculturelle et planche sur l'originelle histoire de la France, de son habitus et de ses coutumes quasi interchangeables et évolutives. Il n'aura pas eu le temps de nous préciser qu'il s'agit là d'une chance.
Cet essai, riche, sociologique, géopolitique, urbain, ne se réfère à aucun cliché. Il photographie les diktats de la société et fait resurgir Marianne de terre avec force et vigueur. Ce livre est un levier et c'est bien ainsi.
A lire et à offrir en multitude.
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sevm57
  06 mai 2016
Ce passionnant essai que Bernard Maris avait commencé à écrire et qu'il n'a pas pu achever nous fait mesurer encore plus ( si c'est possible) le vide qu'il a laissé quand il a été assassiné.
Au fil de la lecture, on se laisse guider par sa réflexion pertinente sur la France, par son intelligence, par sa sensibilité. On réfléchit en même temps que lui et en refermant le livre, on aime indéniablement encore plus la France qu'il décrit. Cet essai ouvre l'esprit vers des pistes interessantes et j'ai beaucoup aimé partager une dernière fois les réflexions de Bernard Maris, comme je le faisais souvent aussi à la radio.
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Vermeer
  02 décembre 2015
Publication posthume puisque Bernard Maris, économiste, a été tué lors de l'attaque contre Charlie-hebdo même s'il ne contribuait que de façon épisodique au journal.
Essai un peu fourre-tout sur les valeurs de la France. Il se veut optimiste et non nostalgique mais il l'est tout de même comme tous ceux de sa génération, j'ai l'impression (baby boomers nés après la guerre, et dans les années 1950, n'ayant pas connu la guerre et ayant vécu dans un pays encore traditionnel mais en pleine mutation).
Il évoque l'attachement à son pays, la galanterie, l'écriture, la littérature comme valeurs fondatrices. le paradoxe français : pays très divers et tourné vers l'unité (République Une et indivisible).
Il montre dans la deuxième partie que la France s'éloigne de ce modèle avec la montée du communautarisme, du séparatisme, de la plus grande importance prise par les questions ethniques sur la question sociale (vote populaire passé de l'extrême gauche au F.N). Il reprend longuement les thèses de Christophe Guilluy. Il analyse également les conséquences de l'étalement urbain sur les paysages "effroyable laideur du périurbain" et sur le mode de vie (distance résidence travail multipliée par deux depuis 1975).

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montmartin
  19 juin 2015
Dans ce court recueil, l'économiste chroniqueur de “Charlie Hebdo”, dresse le portrait de la France qu'il aime et dont il déplore qu'on la contemple de manière si pessimiste. Un regard sur la France, ouvert et connaisseur, empreint de connaissances historiques, géographiques et culturelles.
L'éditeur précise que "ce manuscrit est publié dans son état originel, inachevé mais nécessaire" et il est vrai que les réflexions de l'auteur sont un peu fourre-tout, mais certaines sont de vraies pépites. Après cette lecture, il ne fait aucun doute que Bernard Maris aimait la France et nous aimons "oncle Bernard" .
Lien : http://notreavis.canalblog.c..
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critiques presse (1)
NonFiction   06 juillet 2015
Une lecture personnelle et optimiste de la France par l'écrivain et économiste Bernard Maris.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Eric75Eric75   25 avril 2015
Les bobos sont joyeux. Ils ont pu se constituer un patrimoine en virant les pauvres et en transformant d'anciens ateliers en loft. Ça s'appelle la « gentrification ». Les bobos sont de haute qualification, volontiers voyageurs, volontiers « couples mixtes », écolos ; ils mangent bio et aiment les animaux ; ils participent de l'internationale bobo ; qui habitent les centres-villes partout dans le monde (sauf à Marseille, encore populaire, mais pas pour longtemps). Ils roulent autant que faire se peut à vélo. Sinon, ils prennent de zélés TGV pour traverser rapidement les précédentes zones périurbaines sur lesquelles ils ferment pudiquement les yeux. Ils ne sont pas racistes. Ils font de gros efforts pour que leur nounou mauricienne obtienne la nationalité française. Ils votent évidemment à gauche (la preuve, Paris). Ils sont tolérants et communautaristes (même s'ils ne répugnent pas au double digicode, comme l'explique Alain Finkielkraut ; « les bobos typiques célèbrent le métissage et vivent dans des forteresses »). Ils sont la « mondialisation heureuse ». « L'immigré est mondialisé par le bas, le bobo par le haut. » Le bobo est plus altermondialiste que mondialiste (quoique...). Il est pour le mariage homo, les fringues vintages, l'éducation des enfants à l'étranger, les associations de riverains, les débats politiques, la culture (il protège les intermittents, souvent bobos eux-mêmes, travaillant dans la com', la prod' ou le journalisme), il est pour la libre entreprise, mais aussi le service public. L’État-providence ne lui fait pas peur, il aime le durable, le recyclable, les droits de l'homme, etc., en bref, c'est l'anti-beauf, l'anti-pavillonnaire et l'anti-versaillais. Il ne va pas à la messe, et la « Manif pour tous » le fait rigoler. Il est haï de la droite.
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montmartinmontmartin   19 juin 2015
La Grèce nous lègue la philosophie, les sciences, la médecine, la démocrate, Homère et Eschyle en prime. C’est un petit pays méprisé par d’autres au nom de l’argent. Et pourtant nous avons tant de dettes vis-à-vis de la Grèce endettée.
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sevm57sevm57   01 mai 2016
En 1877, le tour de France par deux enfants, de G.Bruno, s'achève en apothéose à Paris après une déambulation dans la beauté des paysages, des métiers et des traditions.
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montmartinmontmartin   19 juin 2015
J’ai connu des gens pleins de gaieté qui parlaient de la France avec tristesse, et d’autres pleins de tristesse qui en parlaient encore joyeusement.
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REINETTE55REINETTE55   27 décembre 2018
Cette France périurbaine est méprisée. Le mépris pour la pavillonnaire s'affiche dans les films, les romans, avec l'image d'Epinal du bougon en surpoids derrière sa clôture ornée d'un panneau "chien méchant". C'est la France des "beaufs", celle du film Dupont Lajoie, du peuple qui n'est plus le peuple du faubourg Saint Antoine, hérissant des barricades, toutes professions mêlées. Allez faire des barricades autour du rond-point, votre horizon indépassable...
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Videos de Bernard Maris (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Maris
Mêlant souvenirs d’enfance et du 7 Janvier, elle fait le récit dans son livre de la mort d’un père que toute la France a pleuré, la fille de Bernard Maris est l'invitée de Léa Salamé PLUS
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