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ISBN : 2246803381
Éditeur : Grasset (09/10/2013)

Note moyenne : 4.56/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Ils se battirent l'un contre l'autre, à la tranchée de Calonne, et furent blessés le même jour. Ces deux hommes, si jeunes, vécurent le même conflit, l'un germanophile, l'autre francophile, l'un et l'autre amoureux des lettres et du pays ennemi ; ils montrèrent une inconcevable ardeur au combat, tuèrent de leurs mains, et virent mourir. Ils devinrent deux immenses écrivains sous les bombes et dans l'horreur, par l'horreur ; ils racontent les mêmes choses, les mêmes ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
nath45
  13 avril 2016
Bernard Maris nous propose une lecture croisée de deux grands écrivains l'un francophone Maurice Genevoix et l'autre germanophobe Ernst Jünger. Ils se sont fait face aux Eparges en 1915, ils furent gravement blessés l'un et l'autre le même jour, ils ont écrits la même guerre en y relatant les mêmes horreurs, les mêmes actions mais à les lire dans « Ceux de 14 » pour Genevoix et « Orages d'acier » pour Jünger. Bernard Maris nous montre bien qu'ils n'écrivent pas la même guerre chacun la raconte et l'analyse différemment, Maurice Genevoix est plus sensible à tous les humains surtout à ceux qu'il a sous ses ordres alors que Ernst Jünger se définit plus comme un lansquenet.
J'ai trouvé l'analyse que nous offre Bernard Maris très intéressante et une très belle, elle facilite l'introduction dans les deux ouvrages des auteurs.
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migdal
  28 décembre 2016
Pascal écrit au XVIIe siècle : « Je ne crois que les histoires dont les témoins se feraient égorger. »
Assassiné par Daesh, avec la Rédaction de Charlie Hebdo, Bernard Maris est le gendre de Maurice Genevoix et l'analyse comparée de l'oeuvre du grand écrivain français et de celle de d'Ernst Junger, "l'homme dans la guerre", ne peut aujourd'hui être dissociée de cette destinée héroïque.
Maurice Genevoix face à Ernst Junger, c'est la culture française face à la culture allemande, deux conceptions différentes de la civilisation, deux approches antagonistes de la mort et donc de la vie.
Mais c'est la même conception de l'honneur, du combat loyal face à face, à mille lieues du meurtre anonyme par des attentats aveugles ou des drones télécommandés.
Voici pourquoi il est aussi urgent de relire Bernard Maris que Maurice Genevoix ou Ernst Junger.
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critiques presse (2)
Bibliobs   23 décembre 2013
Deux prosateurs d'exception, et deux conceptions opposées de la guerre, réunis par Bernard Maris dans un brillant essai.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Lexpress   18 novembre 2013
Beau-fils de Genevoix, Maris rouvre ces livres mythiques et nous plonge dans une expérience violente, perturbante pour notre génération qui n'a jamais tenu un fusil.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
NievaNieva   15 juillet 2016
D'où la question : la Grande Guerre a-t-elle homologué le massacre ? A-t-elle ouvert la porte à l'anéantissement des peuples ? Quelle limite pouvait exister après un conflit où les morts se comptèrent par millions ? Il est tentant de dire qu'après la guerre de 14, naquit la «guerre totale», non plus la guerre faite aux soldats, mais celle faite aux hommes, avec son déchaînement sur les populations, comme ce fut le cas sur le front de l'Est, ou dans les bombardements de Dresde et d'Hiroshima. Ce n'est pas exact. La guerre totale fut le fait des vaincus, et sans doute dut-elle plus à la rancœur, à la haine, à la peur et à l'humiliation qu'aux techniques permettant le massacre de masse (l'obus et la mitrailleuse). D'ailleurs ces «techniques», pardonnez l'expression, se révélèrent peu productives pour l'extermination de masse, et il fallut en inventer d'autres. La Grande Guerre reste une guerre classique. Le tribut payé par les civils n'est pas encore le plus lourd, et les blessures causées par la soldatesque sont encore faibles. Dans l'histoire des massacres, la Grande Guerre fut celui des soldats. On n'en dirait pas autant de toutes les guerres passées, où le pillage des villes, le rapt des femmes et le massacre des civils furent l'apogée des combats. Les massacres antiques furent massifs, avec pour seul outil l'épée et son fil, la Bible en témoigne. Pour reprendre une terminologie moderne, la Grande Guerre ne fut pas «sale».
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NievaNieva   11 juillet 2016
Un homme tombe et c'est un des maillons de la chaîne humaine qui vient de se briser. C'est un manque inouï, un trou insondable. C'est une partie de la chair du sous-lieutenant Genevoix qui a été arrachée, même si lui continue de courir et de tirer, le revolver sautant dans sa main. Voilà ce qu'il comprend à ce moment : la vie est une unité. L'espèce humaine est une, nous sommes tous l'espèce humaine et elle est nous, mais au-delà il y a l'unité de la vie. Qui tue un homme ou un animal tue la vie dans sa totalité. Ce trou béant exige du guerrier un respect total de la vie. Genevoix continuera à tuer, faire tuer, se battre avec une pugnacité rare, mais un écrivain du vivant vient de naître.
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SepoSepo   24 janvier 2015
"Jamais vous n'aimerez la vie comme nous aimons la mort". Cette phrase insondable d'un terroriste préparant ses attentats-suicides, pouvait-on la faire dire au jeune lieutenant Jünger ? Elle nous hantait Sylvie et moi, lorsque nous commencions à penser à ce livre. Sylvie pensait par contraste la passion de son père pour la vie apparaisse au-delà de ses écrits de guerre, et que nous offrions au lecteur cette passion née du charnier et affirmée plus tard dans ses ouvrages qui furent autant d'odes à la nature, aux animaux, au vivant.p.22/23
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NievaNieva   11 juillet 2016
Genevoix parle des hommes plus que de la guerre, même si ses descriptions des combats sont exceptionnelles, Jünger de la guerre plus que des hommes. Genevoix aime les hommes, même s'il aime parfois la guerre, Jünger aime la guerre, même s'il pleure parfois les hommes.
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NievaNieva   15 juillet 2016
Retrouver le génie épique, c'est ne pas haïr les ennemis, ne pas mépriser les malheureux, et éprouver de la pitié pour les hommes.
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Videos de Bernard Maris (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Maris
Mêlant souvenirs d’enfance et du 7 Janvier, elle fait le récit dans son livre de la mort d’un père que toute la France a pleuré, la fille de Bernard Maris est l'invitée de Léa Salamé PLUS
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