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ISBN : 2277111171
Éditeur : J'ai Lu (01/01/1961)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 57 notes)
Résumé :
Toute paysanne indienne le sait : la pluie, c'est la vie.
C'est le riz qui pousse, les enfants bien nourris qui rient et jouent dans la cour, quelques roupies qu'on peut mettre de côté en prévision d'un mariage, le spectre de la peur qu'on chasse pour un temps de sa cabane. Une année sans pluie, c'est la terre qui se fissure, les plants de riz qui s'étiolent, les enfants aux ventres ballonnés qui n'ont même plus la force de pleurer, la peur qui revient s'inst... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
littlecat
  28 février 2016
De retour d'un 2ème voyage en Inde, j'ai eu envie de relire ce livre que j'avais étudié en classe de 4ème.
Bien que l'histoire se déroule dans les années 1950, la réalité d'aujourd'hui n'est pas loin. La pauvreté est toujours présente, surtout dans les campagnes.
"Le riz et la mousson" c'est l'histoire de Rukmani qui vit en Inde du Sud. A 15 ans, elle se marie, et quitte sa famille pour vivre avec son mari dans une hutte . Elle apprend à cultiver la terre, le riz, les potirons, les épices, récupérer de la bouse de vache pour se chauffer...
Elle aime cette vie , cette quiétude. Elle aime la terre, elle la sent, la respire.
A travers ce livre, on partage la vie d'une paysanne qui se bat avec son mari pour faire vivre sa famille au rythme des cultures et des moussons.
Même si l'essor économique va créer un grand décalage avec les traditions et susciter la peur du changement, et une véritable angoisse, l'amour du village et de la terre demeure.
Un intéressant témoignage livré par cette auteure qui nous fait voyager au coeur de l'Inde traditionnelle, un livre plein de saveurs, d'humanité, écrit avec douceur, et poésie.
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sagebooker
  12 mai 2013
Découvert en lecture suivie, en 5e, il y a.... j'ignore comment l'idée était venue à ma prof de nous faire lire ce livre, mais c'était la vie, la vie d'adulte sans détour ou cache-misère qu'elle nous offrait avec cette lecture.
Kamala Markandaya parle de l'Inde comme Pearl Buck parle de la Chine dans la Mère. On lit le désespoir des paysans qui ne peuvent vivre de leur terre, le désespoir des familles sans le fils qui les portera lorsqu'ils seront vieux, et le chemin qu'on prend, lorsque tout est perdu, même les amis, vers la ville, ou plutôt les bidonvilles.
Son héroïne est héroïque au sens fort et propre du terme, inutile d'ajouter qu'on ne s'imagine même pas aller aussi loin dans le sacrifice... pourtant, il n'y a là rien de trop, rien d'exagéré ou de romantiquement exacerbé dans ce récit : c'est la vie. Dure.
Commenter  J’apprécie          72
dacotine
  31 mai 2016
La vie d'une paysanne indienne Rukmani dans l'Inde du Sud. Une belle histoire qui montre la lutte pour la vie, dans ce pays où tout dépend de la culture du riz.
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mariedoc
  11 avril 2015
Rukmani vit dans un état du Sud de l'Inde après la seconde guerre mondiale. La vie est très difficile pour les petits paysans de la région suspendue aux caprices de la mousson et aux risques de famine. pourtant, malgré la pauvreté, cette vie est remplie d'amour pour ses enfants, pour son mari. Une jolie chronique sociale sans prétention, pleine d'humanité.
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marlene50
  12 mai 2016
La vie d'une famille paysanne du sud de l'Inde avec comme toile de fond la culture du riz et la mousson ; mais aussi et principalement la famine liée à ces deux éléments primordiaux de la survie.
Des personnages attachants habitués à une vie plus que rude, avec le minimum vital et cependant une foi telle qui peut faire l'admiration .
La résignation, face aux besoins qui les accompagne de la naissance à la mort.
Ils ne se plaignent pas , car à quoi bon le faire puisque cela a toujours été ainsi et ne pourra pas changer ; ils n'ont pas d'autres choix que faire face jour après jour.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
JcequejelisJcequejelis   06 octobre 2012
- Il ne faut pas pleurer, mon amour. Il faut se résigner à l'inévitable.
- Chut, dis-je. Repose-toi, tu vas aller mieux.
- Il suffit que j'étende la main, dit-il, pour sentir le froid de la mort. Veux-tu me prendre dans tes bras quand le moment sera venu ? Je suis en paix. Ne pleure pas.
- Si je pleure, dis-je, ce n'est pas sur toi, c'est sur moi, mon bien-aimé, comment pourrai-je supporter l'existence sans toi qui est mon amour et ma vie?
- Tu n'es pas seule, dit-il. Je vis dans mes enfants.
Il se tut. Puis je l'entendis murmurer mon nom et je me penchai vers lui.
- Nous avons été heureux ensemble, n'est-ce pas ?
- Toujours, mon amour, toujours.
- Tout se précipite, dit-il. Etends-toi un peu à côté de moi.
Je mis mon visage contre le sien : son souffle caressait ma joue, doux et léger comme un pétale de rose ; puis il soupira, comme de fatigue, et tourna vers moi son visage ; et c'est ainsi que s'enfuit son âme si tendre et que la lumière s'éteignit dans ses yeux.

561 - [J'ai Lu n°117, p. 243]
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littlecatlittlecat   28 février 2016
La nature est comme un animal sauvage que vous avez dressé à travailler pour vous. Aussi longtemps que vous êtes sur vos gardes et que vous avancez avec prudence et réflexion, elle vous accorde son aide; mais détournez les yeux un instant, soyez distrait ou insouciant, elle vous prendra à la gorge.
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marlene50marlene50   12 mai 2016
Oubliez ce qu'on dit et ce que vous avez appris.
Il n'y a pas de grandeur dans le besoin, ni dans la résignation.
Il gisait sans bouger, comme un oisillon blessé ; épuisé, les lèvres desséchées et parcheminées, le corps incapable de continuer la lutte.

Je regardais la campagne autour de moi, et ce spectacle rendit la vie à mon âme épuisée.
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JcequejelisJcequejelis   06 octobre 2012
Je profitai des loisirs que j'avais maintenant pour me remettre à écrire. C'était mon père qui m'avait appris à lire et à écrire. Les gens prétendaient qu'il l'avait fait parce qu'il voulait que ses enfants soient supérieurs aux autres ; c'est possible, mais je suis certaine aussi qu'il savait qu'il m'assurait ainsi une consolation dans l'affliction et une joie dans la tranquilité. Il avait mis à instruire ses six enfants - j'étais la plus jeune d'une dizaine d'années - la patience qu'il apportait à toutes choses. " Travaille bien" me disait-il en me regardant m'occuper avec l'ardoise et le crayon. " Qui sait quelle dote tu auras quand le moment sera venu ! "
Ma mère disait : " Une fille n'a pas besoin d'être savante. A quoi tout cela servira-t-il quand elle aura à s'occuper de son mari et de bons gros garçons."

562 - [J'ai Lu n°117, p. 18]
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askarticleaskarticle   21 juillet 2015
Je passai ma langue sur mes lèvres mouillées. Elles avaient un goût de sel, et la douce fraîcheur de la pluie. Je ne m'étais pas rendu compte que je pleurais.
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