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EAN : 9782702180518
Calmann-Lévy (17/08/2022)
4.04/5   47 notes
Résumé :
"Elle apprenait ce qu’impliquait le fait de mener des hommes. Un meneur doit être à la hauteur ou on l’abandonne."

Fuyant l’oppression russe du début du XXe siècle, trois jeunes Finlandais, Ilmari, Matti et leur soeur Aino, émigrent aux États-Unis, dans une colonie de bûcherons prèsde la Columbia River.
Abattre les arbres de la région se révèle une activité lucrative pour les patrons, d’autant qu’aucune loi ne protège les ouvriers. L’impétueuse... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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dannso
  10 novembre 2022
Une épopée sur la première moitié du vingtième siècle, dans laquelle on suit l'histoire d'une fratrie de la Finlande aux États-Unis. Les finlandais ne sont pas réputés pour être primesautiers, et ce livre ne montrera pas le contraire.
Aïno, jeune fille dans une Finlande soumise à la domination russe, est attirée par les idées de Karl Marx, pour une société plus juste et des conditions de vie moins précaires, en cela aidée par l'amour qu'elle porte au jeune leader de la section locale des socialistes. Mais, la réaction de l'ordre établi sera terrible : morts, prison, torture et elle fuira en Amérique où elle rejoint ses deux frères sur la côte Ouest, non loin de la Columbia River.
Elle sera là aussi confrontée à la précarité pour les hommes en bas de l'échelle, bucherons ou pécheurs, et fera de sa vie un long combat pour défendre leurs droits, aux dépens de son propre bonheur parfois.
Mon intérêt pour l'histoire s'est montré quelquefois un peu moindre, certaines parties étant trop détaillées (j'avoue ne pas avoir tout compris aux explications techniques sur le travail des bucherons), certaines se répétant un peu. J'ai eu aussi du mal à m'attacher au personnage d'Aïno très idéaliste, faisant passer ses convictions avant le bonheur de ceux qui l'aiment.
Mais ce pavé de plus de 800 pages reste une épopée instructive et passionnante. Elle remet en mémoire la dureté du début du vingtième siècle, pour les travailleurs, ne disposant d'aucune sécurité, travaillant dans des conditions pénibles et dangereuses pour des salaires de misère. Elle décrit aussi comment certains au péril de leur vie se sont battus pour faire progresser les droits des travailleurs, dans un pays qui se voulait libre, mais qui a souvent été dominé par le pouvoir de l'argent.
J'ai aussi apprécié les nombreux personnages qui peuplent ce roman au côté d'Aïno. Beaucoup sont finlandais d'origine, et l'auteur inclut dans son roman un peu de ce pays, par les termes utilisés, par les traits de caractères de ces hommes et femmes, par des allusions à leur mythologie. Les trois membres de la fratrie vont suivre un chemin différent, mais ils resteront tous unis. Il rend aussi hommage par le très beau personnage de Vasutäti, aux indiens, anciens occupants des lieux, à leurs connaissances en matière de médecine et à leur conception de la vie et de la mort.
J'ai aussi aimé la place accordée à la nature, entre mer, rivières et montagnes. L'auteur nous montre aussi comment l'homme va peu à peu domestiquer cette nature, détruire ces forêts majestueuses, fermer les rivières aux migrations des saumons.
Une fresque réussie qui par l'histoire d'une famille et de ses proches nous raconte tout un pan de l'histoire du Nord-Ouest des États-Unis.
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Zakuro
  18 août 2022
Comme j'ai aimé ce roman éblouissant et passionnant de Karl Marlantes traduit par Suzy Borello !
L'écriture d'une précision et d'une intensité remarquables m'a entièrement absorbée et emmenée dans un lieu qui semble hors du temps mais bien réel pourtant, les camps de bûcherons sur les rives de l'Orégon. Au début du 20ième siècle, c'est la terre d'adoption des immigrants finlandais dont la vie était menacée dans leur pays par l'oppresseur russe.
C'est le cas pour la jeune Aino Koski et ses 2 frères Matti et Ilmari contraints à l'exil ainsi que leur ami Aksel.
Je les ai admiré tous les 4 dans la manière de construire leur vie dans un pays totalement inconnu et comment ils bâtissent leur propre vision d'une Amérique dont ils ne connaissent en arrivant que les terres agricoles, la pêche, la forêt et la Deep River.
Tous ces éléments naturels sont leur unique gagne-pain, un métier dangereux sans aucun droit de protection sociale, un salaire de misère et des conditions de vie effroyables des familles dans les cabanes de bois très rudimentaires. J'ai beaucoup appris sur l'organisation des premières grèves dans les camps de bûcherons, la mise en place fastidieuse des syndicats pour fédérer des corps de métier et leur violente répression.
J'ai admiré la progression des armes de combat d'Aino pour contrer le pouvoir par le pouvoir avec la naissance des coopératives.
Karl Marlantes rend tout ceci très immersif et très intéressant. Son écriture est un mouvement continuel comme le fleuve, fluide et transparente, elle progresse dans le temps et la mémoire.
J'ai ressenti sa passion pour le métier du bois. Karl Marlantes montre toutes les facettes du métier de bûcheron qui est aussi grimpeur, transporteur des grumes sur le fleuve. Comme le meunier d'autrefois qui passait son temps à réparer la rivière plutôt qu'à moudre le blé. L'auteur rend le métier de bûcheron dans sa plus belle acceptation.
J'ai suivi Aino et ses frères avec émotion et un intérêt qui ne cessait de grandir, une lecture addictive de 850 pages qui n'a jamais cessé de me captiver.
C'est une admirable saga familiale riche et intense dans un contexte historique et social dont je connaissais mal la portée.
J'ai vu dans le regard d'Aino, de Matti, d'Ilmari et d'Askel, la beauté poignante de la forêt d'origine, les séquoias majestueux et les gaulthéries flamboyantes.
J'ai lu leur amour pour tout ce qui les entoure, le regret pour leur perte irrémédiable au nom du progrès. A la merci du monopole exclusif d'une grande compagnie forestière et de l'abattage intensif pour les besoins économiques du pays en pleine expansion.
Les descriptions de la forêt, du fleuve sont brèves et puissantes, et laissent une mélancolie tenace sur le passage du temps et sur ce que nous laissons derrière nous.
Faire bientôt éclater la terre est un de mes grands coups de coeur de la rentrée littéraire lu dans le cadre du Prix du Roman FNAC qui fait partie des 30 livres sélectionnés.
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Kittiwake
  21 septembre 2022
De la Finlande aux États-Unis, cette épopée familiale nous fait parcourir la presque totalité du vingtième siècle, en compagnie d'Aïno dont l'obstination et la ferveur d'un militantisme absolu façonneront le destin.
Dès son adolescence, Aïno est fascinée par la conception socialiste de la société, dans sa volonté d'en finir avec les inégalités flagrantes, et la précarité de ceux qui constituent la base de la pyramide. Elle est d'autant plus séduite que le charisme de son mentor ne la laisse pas indifférente, Mais au début du 20è siècle, les contestataires sont vite repérés, les emprisonnements et la torture tiennent lieu de négociation. A la suite de son frère, Aïno devra fuir son pays.

Dans l'Oregon, l'exploitation de la forêt est juteuse pour les propriétaires, mais beaucoup moins enthousiasmante pour les bucherons , payés une misère et exposés à la mort ou au handicap étant donné leurs conditions de travail. Il n'en faut pas plus à Aïno pour reprendre son activité de militante, dans un pays où la liberté d'expression est constitutionnelle mais expose à de gros problèmes.
La jeune femme ne lâche rien, même si sa propre sécurité ou son bonheur sont en jeu. La priorité est la justice sociale. On suivra son parcours et celui de ses proches jusque dans les années soixante.
Le roman est passionnant, même s'il est un peu long (pavé de 600 pages). On s'attache à ce personnage hors norme, qui suscite tour à tour l'admiration puis l'agacement quand elle fait preuve d'une obstination délétère. On apprend beaucoup sur le syndicalisme aux États-Unis et sur les conditions de vie des travailleurs, appartenant le plus souvent à des minorités. On découvre les coutumes et les moeurs de la communauté finlandaise immigrée dans l'Oregon.
A la fois instructive et captivante, un excellent roman.
600 pages Calmann-Levy 17 août 2022
#Fairebientôtéclaterlaterre #NetGalleyFrance
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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visages
  16 janvier 2023
Presque 900 pages pour ce roman, mais je tourne la dernière avec regret,un petit point au coeur de quitter Aino,le magnifique personnage féminin de cette histoire,autour duquel tournent tous les autres aussi attachants et intéressants soient-ils.
Nous faisons connaissance avec la fratrie Koski alors qu'Ilmari, Aino et Matti sont encore adolescents et vivent en Finlande dans un climat politique violent et menaçant du fait de la présence russe,mais pas seulement.
Cette période campe les personnages et les événements fondateurs de leur psychologie, leurs rêves et leurs peurs.
Il mari est le premier à fuir puis Matti et Aino le rejoindront pour s'installer aux USA dans une colonie de bûcherons.
En quittant son pays Aino fuit la violence et emporte avec elle la blessure d'un amour massacré, le poids terrible de la culpabilité et un traumatisme irréparable. Mais elle emporte aussi la passion,le courage , la force de la résistance et une soif de justice intarissable. Fidèle à ses valeurs quoiqu'il lui en coûte, sa vie sera guidée par son charisme. Elle va s'engager corps et âme dans les luttes sociales afin que les salariés sortent du statut "d'esclaves salariés " et que leurs salaires ne se résument pas aux miettes tombées de la table des patrons. Elle adhère au IWW ,workers of thé Word,syndicat fondé en 1905 et qui joua effectivement un rôle prépondérant dans la lutte des classes.
J'ai immédiatement eu un coup de coeur pour cette jeune femme car elle est profondément humaine et ne se résume pas à une héroïne sans peur et sans reproche. Ses choix sont parfois discutables,son entêtement irritant,ses réactions impulsives,mais justement,qu'elle femme! Quelle luminosité dans cet univers de labeurs,de risques,de pauvreté, de peur. Ses frères et tous les personnages qui habitent ce roman sont également des êtres touchants par leur force et keur fragilité conjuguées.
Karl Marlantes nous immerge de 1901 à 1950 dans une Amérique qui se construit,bien loin du rêve qu' elle suscite mais cependant,avec ses horizons ouverts à l'espoir.
Le contexte des splendides forêts de douglas et ses fleuves tumultueux regorgeants de truites arc en ciel et de saumon apporte le souffle d' un nature writing. L'amour augmente cette épopée d'une aspiration romanesque qui,loin de la mièvrerie, décline avec realisme et émotion tous ses torments et sa beauté.
C'est un coup de coeur très sincère même si le fait que ce livre m'ait été offert par Diablotino aurait pu apporter de la subjectivité !
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JIEMDE
  17 août 2022
Vous avez aimé la saga de la famille Caskey ? Alors vous adorerez celle de la famille Koski !
Fuyant leur Finlande natale et la répression de l'occupant russe qui y sévit en ce début de XXe siècle, ils sont trois dans la fratrie, Ilmari, Aino et Matti, venus le long de la Deep River, entre Oregon et État de Washington, tenter de saisir leur part de rêve américain.
Dans une région où les métiers du bois et la pêche offrent du travail à qui en cherche, ils ne tardent pas à découvrir que la condition ouvrière n'y est pas plus favorable, trimant des journées entières pour quelques cents de l'heure, dans des conditions d'hygiène dans les campements et de sécurité dans les bois, quasi-inexistantes.
Aino la révoltée, déjà en contact avec les aspirations de révolte prolétarienne durant son adolescence, va les mettre en pratique une fois en Amérique et jeter toute sa colère dans la mobilisation des opprimés, les luttes contre les propriétaires et les grèves revendicatrices. Au risque de mettre sa vie en danger, mais aussi celle de ses proches…
Des débuts à la tâche jusqu'aux velléités d'entrepreneuriat en passant par l'économie coopérative, Faire bientôt éclater la terre de Karl Marlantes – traduit par Suzy Borello – tient toutes ses promesses de roman au long cours, mélangeant avec succès la petite histoire des Koski dans la grande histoire des luttes sociales ou plutôt des luttes humaines aux USA.
« La politique n'est qu'une guerre par d'autres moyens. Et il n'y a pas de gloire dans la guerre. »
Et au pays du capitalisme triomphant, la tâche n'est pas simple, quand la lutte syndicat-patronat est un bras de fer fluctuant selon l'offre et la demande, et que le cours du bois souvent à la hausse quand l'expansion économique est là où lorsque le canon se met à gronder en Europe, devient le juge de paix.
Comme un Germinal égaré sur la côte Ouest, Faire bientôt éclater la terre est une réussite, en grande partie imputable au talent de conteur de Marlantes, mais aussi de portraitiste : Ilmari, Vasutati, Jouka, Lempi, Kullerrikki, Aksel et tous les autres restent longtemps dans la tête du lecteur.
Mais la palme revient à Aino, qui rentre en bonne place dans la catégorie des héroïnes marquantes de roman US, indépendante, déterminée mais au coeur prêt à fondre lorsque résonnent les premières notes de la Lördagsvalsen au bras de celui qu'elle aime.
« Les hommes disent toujours qu'ils attendent des excuses, mais ce qu'ils veulent vraiment, c'est qu'on les aime. »
Un dernier mot : à celles et ceux qui craindraient les quelques 900 pages, faites comme d'autres : séparez artificiellement votre lecture en 6 livres. Vous verrez, ça passe crème ! »

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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec   16 janvier 2023
Au tournant du XXe siècle, pour fuir l’oppression russe, la jeune Aino Koski et ses deux frères quitteront la Finlande afin d’aller aux États-Unis.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro   02 janvier 2023
Une fresque parfois tragique, souvent drôle, sur des bûcherons finlandais réfugiés aux États-Unis au début du XXe siècle.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   17 octobre 2022
Un livre épique, foisonnant, dense, 850 pages, dans une ambiance plutôt sombre mais pas seulement.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaCroix   22 septembre 2022
Inspiré par l'épopée de ses ancêtres, l'Américain Karl Marlantes publie l'histoire fleuve d'une fratrie finlandaise émigrée sur la côte ouest des États-Unis.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
visagesvisages   15 janvier 2023
Le pouvoir est la capacité de récompenser ou de punir. Il peut prendre la forme de différentes monnaies : Le sexe,qu'on donne ou qu'on refuse, la violence, réelle ou sous la forme de menaces. La meilleure est l'argent.
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visagesvisages   15 janvier 2023
Alors maintenant, on joue à cache-cache.
A cache-cache ?
Kyllikki avait pouffé.
C'est comme ça que j'appelle ce petit jeu. Les hommes cachent leurs sentiments et les femmes les cherchent.
Elles avaient ri toutes les deux.
Commenter  J’apprécie          70
dannsodannso   10 novembre 2022
Il lui serra la main fort, les yeux rivés à son visage comme à une bouée de sauvetage. Elle lui serra la main à son tour et sourit. Puis elle se mit à chanter.
Vasutäti chanta dans sa propre langue, un dialecte chinook. Ses notes claires et aiguës tremblaient d’un trémolo contrôlé et les graves étaient riches en harmoniques, amplifiées par ses mouvements de mâchoire et de langue. En l’entendant, Ilmari songea vaguement aux vieilles chansons entendues chez les maîtres chanteurs de Suomi qui donnaient de la voix en se tenant le bras, face à face dans une cuisine chaude, alors que dehors l’obscurité contrariée et le froid mordant semblaient gémir de frustration. Quand il fermait les yeux, il aurait pu jurer que la voix était celle d’une jeune femme.
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KittiwakeKittiwake   21 septembre 2022
Le pouvoir est la capacité de récompenser ou de punir. Il peut prendre la forme de différentes monnaies : le sexe, qu’on donne ou qu’on refuse, la violence réelle ou sous la forme de menaces. La meilleure de toutes est l’argent.
Commenter  J’apprécie          260
Cigale17Cigale17   23 novembre 2022
Aino était stupéfaite de voir que non seulement les bûcherons ne tenaient aucun compte du danger, mais qu'ils avaient l'air fiers de ne pas en tenir compte et se reposaient sur leurs compétences et leur endurance pour remporter un pari quotidien contre la mort ou la mutilation — le tout pour une vingtaine de cents à l'heure. Mais voilà, les hommes faisaient ce qu'on attendait d'eux ou ils n'étaient pas des hommes. C'était aussi simple que ça.
(p. 184)
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Vidéo de Karl Marlantes
À l'occasion du festival "America" 2022, Karl Marlantes vous présente son ouvrage "Faire bientôt éclater la terre" aux éditions Calmann-Lévy.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2594871/karl-marlantes-faire-bientot-eclater-la-terre
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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