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EAN : 9782253245087
1152 pages
Le Livre de Poche (07/02/2024)
4.12/5   80 notes
Résumé :
"Elle apprenait ce qu’impliquait le fait de mener des hommes. Un meneur doit être à la hauteur ou on l’abandonne."

Fuyant l’oppression russe du début du XXe siècle, trois jeunes Finlandais, Ilmari, Matti et leur soeur Aino, émigrent aux États-Unis, dans une colonie de bûcherons prèsde la Columbia River.
Abattre les arbres de la région se révèle une activité lucrative pour les patrons, d’autant qu’aucune loi ne protège les ouvriers. L’impétueuse... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
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Une épopée sur la première moitié du vingtième siècle, dans laquelle on suit l'histoire d'une fratrie de la Finlande aux États-Unis. Les finlandais ne sont pas réputés pour être primesautiers, et ce livre ne montrera pas le contraire.

Aïno, jeune fille dans une Finlande soumise à la domination russe, est attirée par les idées de Karl Marx, pour une société plus juste et des conditions de vie moins précaires, en cela aidée par l'amour qu'elle porte au jeune leader de la section locale des socialistes. Mais, la réaction de l'ordre établi sera terrible : morts, prison, torture et elle fuira en Amérique où elle rejoint ses deux frères sur la côte Ouest, non loin de la Columbia River.
Elle sera là aussi confrontée à la précarité pour les hommes en bas de l'échelle, bucherons ou pécheurs, et fera de sa vie un long combat pour défendre leurs droits, aux dépens de son propre bonheur parfois.

Mon intérêt pour l'histoire s'est montré quelquefois un peu moindre, certaines parties étant trop détaillées (j'avoue ne pas avoir tout compris aux explications techniques sur le travail des bucherons), certaines se répétant un peu. J'ai eu aussi du mal à m'attacher au personnage d'Aïno très idéaliste, faisant passer ses convictions avant le bonheur de ceux qui l'aiment.

Mais ce pavé de plus de 800 pages reste une épopée instructive et passionnante. Elle remet en mémoire la dureté du début du vingtième siècle, pour les travailleurs, ne disposant d'aucune sécurité, travaillant dans des conditions pénibles et dangereuses pour des salaires de misère. Elle décrit aussi comment certains au péril de leur vie se sont battus pour faire progresser les droits des travailleurs, dans un pays qui se voulait libre, mais qui a souvent été dominé par le pouvoir de l'argent.

J'ai aussi apprécié les nombreux personnages qui peuplent ce roman au côté d'Aïno. Beaucoup sont finlandais d'origine, et l'auteur inclut dans son roman un peu de ce pays, par les termes utilisés, par les traits de caractères de ces hommes et femmes, par des allusions à leur mythologie. Les trois membres de la fratrie vont suivre un chemin différent, mais ils resteront tous unis. Il rend aussi hommage par le très beau personnage de Vasutäti, aux indiens, anciens occupants des lieux, à leurs connaissances en matière de médecine et à leur conception de la vie et de la mort.

J'ai aussi aimé la place accordée à la nature, entre mer, rivières et montagnes. L'auteur nous montre aussi comment l'homme va peu à peu domestiquer cette nature, détruire ces forêts majestueuses, fermer les rivières aux migrations des saumons.

Une fresque réussie qui par l'histoire d'une famille et de ses proches nous raconte tout un pan de l'histoire du Nord-Ouest des États-Unis.
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Comme j'ai aimé ce roman éblouissant et passionnant de Karl Marlantes traduit par Suzy Borello !

L'écriture d'une précision et d'une intensité remarquables m'a entièrement absorbée et emmenée dans un lieu qui semble hors du temps mais bien réel pourtant, les camps de bûcherons sur les rives de l'Orégon. Au début du 20ième siècle, c'est la terre d'adoption des immigrants finlandais dont la vie était menacée dans leur pays par l'oppresseur russe.

C'est le cas pour la jeune Aino Koski et ses 2 frères Matti et Ilmari contraints à l'exil ainsi que leur ami Aksel.
Je les ai admiré tous les 4 dans la manière de construire leur vie dans un pays totalement inconnu et comment ils bâtissent leur propre vision d'une Amérique dont ils ne connaissent en arrivant que les terres agricoles, la pêche, la forêt et la Deep River.

Tous ces éléments naturels sont leur unique gagne-pain, un métier dangereux sans aucun droit de protection sociale, un salaire de misère et des conditions de vie effroyables des familles dans les cabanes de bois très rudimentaires. J'ai beaucoup appris sur l'organisation des premières grèves dans les camps de bûcherons, la mise en place fastidieuse des syndicats pour fédérer des corps de métier et leur violente répression.

J'ai admiré la progression des armes de combat d'Aino pour contrer le pouvoir par le pouvoir avec la naissance des coopératives.
Karl Marlantes rend tout ceci très immersif et très intéressant. Son écriture est un mouvement continuel comme le fleuve, fluide et transparente, elle progresse dans le temps et la mémoire.

J'ai ressenti sa passion pour le métier du bois. Karl Marlantes montre toutes les facettes du métier de bûcheron qui est aussi grimpeur, transporteur des grumes sur le fleuve. Comme le meunier d'autrefois qui passait son temps à réparer la rivière plutôt qu'à moudre le blé. L'auteur rend le métier de bûcheron dans sa plus belle acceptation.

J'ai suivi Aino et ses frères avec émotion et un intérêt qui ne cessait de grandir, une lecture addictive de 850 pages qui n'a jamais cessé de me captiver.
C'est une admirable saga familiale riche et intense dans un contexte historique et social dont je connaissais mal la portée.

J'ai vu dans le regard d'Aino, de Matti, d'Ilmari et d'Askel, la beauté poignante de la forêt d'origine, les séquoias majestueux et les gaulthéries flamboyantes.

J'ai lu leur amour pour tout ce qui les entoure, le regret pour leur perte irrémédiable au nom du progrès. A la merci du monopole exclusif d'une grande compagnie forestière et de l'abattage intensif pour les besoins économiques du pays en pleine expansion.

Les descriptions de la forêt, du fleuve sont brèves et puissantes, et laissent une mélancolie tenace sur le passage du temps et sur ce que nous laissons derrière nous.

Faire bientôt éclater la terre est un de mes grands coups de coeur de la rentrée littéraire lu dans le cadre du Prix du Roman FNAC qui fait partie des 30 livres sélectionnés.
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De la Finlande aux États-Unis, cette épopée familiale nous fait parcourir la presque totalité du vingtième siècle, en compagnie d'Aïno dont l'obstination et la ferveur d'un militantisme absolu façonneront le destin.

Dès son adolescence, Aïno est fascinée par la conception socialiste de la société, dans sa volonté d'en finir avec les inégalités flagrantes, et la précarité de ceux qui constituent la base de la pyramide. Elle est d'autant plus séduite que le charisme de son mentor ne la laisse pas indifférente, Mais au début du 20è siècle, les contestataires sont vite repérés, les emprisonnements et la torture tiennent lieu de négociation. A la suite de son frère, Aïno devra fuir son pays.


Dans l'Oregon, l'exploitation de la forêt est juteuse pour les propriétaires, mais beaucoup moins enthousiasmante pour les bucherons , payés une misère et exposés à la mort ou au handicap étant donné leurs conditions de travail. Il n'en faut pas plus à Aïno pour reprendre son activité de militante, dans un pays où la liberté d'expression est constitutionnelle mais expose à de gros problèmes.

La jeune femme ne lâche rien, même si sa propre sécurité ou son bonheur sont en jeu. La priorité est la justice sociale. On suivra son parcours et celui de ses proches jusque dans les années soixante.

Le roman est passionnant, même s'il est un peu long (pavé de 600 pages). On s'attache à ce personnage hors norme, qui suscite tour à tour l'admiration puis l'agacement quand elle fait preuve d'une obstination délétère. On apprend beaucoup sur le syndicalisme aux États-Unis et sur les conditions de vie des travailleurs, appartenant le plus souvent à des minorités. On découvre les coutumes et les moeurs de la communauté finlandaise immigrée dans l'Oregon.

A la fois instructive et captivante, un excellent roman.

600 pages Calmann-Levy 17 août 2022
#Fairebientôtéclaterlaterre #NetGalleyFrance
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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Loin de la contemplation et de la défense de la nature dont notre siècle se préoccupe, le roman de Karl Marlantes nous plonge chez des immigrés finlandais fuyant leur pays sous le joug russe.
Nous sommes en 1904 quand la fratrie Koski arrive à la frontière entre l'Oregon et l'Etat de Washington pour travailler dans l'industrie forestière.
Pas de mythe américain avec le cow-boy et les grandes plaines mais des bûcherons à la tâche dix heures par jour et vivant dans des conditions misérables; leurs existences dépendant du patronat.
Mille dangers attendent ces hommes maigres perchés sur des planches fichées dans les énormes troncs d'arbres. Ils triment sans relâche pour survivre sans perspective de lendemains radieux.
Aino, le fille de la fratrie Koski s'insurge contre cette précarité, la pauvreté, le manque d'hygiène et le travail esclavagiste de ces homme courageux et travailleurs.
Ses frères Matti et Illmari projettent tout de même des désirs. le benjamin Matti doué en mécanique profite des opportunités pour avancer dans l'échelle sociale.
Illmari, l'aîné où des visions existentielles le taraudent sera aider par une chamane indienne et construira son église.
Beaucoup d'autres personnages gravitent autour de ces trois finlandais qui vont traverser les grèves du syndicat IWW, la première guerre mondiale, la Prohibition et le krach bousier de 1929.
Aino est le ciment de cette famille soudée même si parfois cette badasse met en péril son entourage.
Faisant partie des Wobblies, membres du syndicat IWW, elle participe activement au recrutement de travailleurs.
Son combat contre l'injustice l'entraîne à négliger son couple et sa fille. Cependant les années passent et les idéaux de Aino se concrétisent par une coopérative dépendante d'une scierie.
Cette héroïne flamboyante, révoltée contre le capitalisme m'a entrainé vers la grande Histoire du syndicalisme où les grèves, les violences, les arrestations et l'injustice s'entremêlent pour faire vaciller les patrons et même le gouvernement au point que police et plus tard FBI interviennent auprès des" anarchistes "

Ce roman qui éblouit par sa maîtrise est un hommage aux ancêtres de l'auteur installés en 1890 dans l'Etat de Washington.
J'ignore si ses aïeux étaient bûcherons mais avec cette saga familiale nous partageons les vicissitudes de ces travailleurs acharnés qui souhaitaientt une intégration tout en gardant leur culture finlandaise ( la lirette est leur invention).
Ces parcours douloureux seront contrer par la ténacité, les convictions politiques, la corruption engendrant de nouveaux citoyens américains où le business est roi.
Marlantes donne une vision du capitalisme du XIX siècle et un regard particulier sur ces bûcherons sans se soucier de déforestation.
Il ne néglige pas la condition de la femme dont le seul avenir en général est le mariage. Accouchements difficiles, très peu de contraception et le dur labeur de ménagère sont le quotidien de ces femmes au foyer.

Avec cette saga j'ai beaucoup apprécié le déroulement de vie de cette fratrie .

Roman de combat où chante une symphonie wagnérienne : puissant , énergique.
Un bonheur de voyage dans la grande Histoire des Etats-Unis.
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Vous avez aimé la saga de la famille Caskey ? Alors vous adorerez celle de la famille Koski !

Fuyant leur Finlande natale et la répression de l'occupant russe qui y sévit en ce début de XXe siècle, ils sont trois dans la fratrie, Ilmari, Aino et Matti, venus le long de la Deep River, entre Oregon et État de Washington, tenter de saisir leur part de rêve américain.

Dans une région où les métiers du bois et la pêche offrent du travail à qui en cherche, ils ne tardent pas à découvrir que la condition ouvrière n'y est pas plus favorable, trimant des journées entières pour quelques cents de l'heure, dans des conditions d'hygiène dans les campements et de sécurité dans les bois, quasi-inexistantes.

Aino la révoltée, déjà en contact avec les aspirations de révolte prolétarienne durant son adolescence, va les mettre en pratique une fois en Amérique et jeter toute sa colère dans la mobilisation des opprimés, les luttes contre les propriétaires et les grèves revendicatrices. Au risque de mettre sa vie en danger, mais aussi celle de ses proches…

Des débuts à la tâche jusqu'aux velléités d'entrepreneuriat en passant par l'économie coopérative, Faire bientôt éclater la terre de Karl Marlantes – traduit par Suzy Borello – tient toutes ses promesses de roman au long cours, mélangeant avec succès la petite histoire des Koski dans la grande histoire des luttes sociales ou plutôt des luttes humaines aux USA.

« La politique n'est qu'une guerre par d'autres moyens. Et il n'y a pas de gloire dans la guerre. »

Et au pays du capitalisme triomphant, la tâche n'est pas simple, quand la lutte syndicat-patronat est un bras de fer fluctuant selon l'offre et la demande, et que le cours du bois souvent à la hausse quand l'expansion économique est là où lorsque le canon se met à gronder en Europe, devient le juge de paix.

Comme un Germinal égaré sur la côte Ouest, Faire bientôt éclater la terre est une réussite, en grande partie imputable au talent de conteur de Marlantes, mais aussi de portraitiste : Ilmari, Vasutati, Jouka, Lempi, Kullerrikki, Aksel et tous les autres restent longtemps dans la tête du lecteur.

Mais la palme revient à Aino, qui rentre en bonne place dans la catégorie des héroïnes marquantes de roman US, indépendante, déterminée mais au coeur prêt à fondre lorsque résonnent les premières notes de la Lördagsvalsen au bras de celui qu'elle aime.

« Les hommes disent toujours qu'ils attendent des excuses, mais ce qu'ils veulent vraiment, c'est qu'on les aime. »

Un dernier mot : à celles et ceux qui craindraient les quelques 900 pages, faites comme d'autres : séparez artificiellement votre lecture en 6 livres. Vous verrez, ça passe crème ! »


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critiques presse (4)
LeJournaldeQuebec
16 janvier 2023
Au tournant du XXe siècle, pour fuir l’oppression russe, la jeune Aino Koski et ses deux frères quitteront la Finlande afin d’aller aux États-Unis.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LeFigaro
02 janvier 2023
Une fresque parfois tragique, souvent drôle, sur des bûcherons finlandais réfugiés aux États-Unis au début du XXe siècle.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox
17 octobre 2022
Un livre épique, foisonnant, dense, 850 pages, dans une ambiance plutôt sombre mais pas seulement.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LaCroix
22 septembre 2022
Inspiré par l'épopée de ses ancêtres, l'Américain Karl Marlantes publie l'histoire fleuve d'une fratrie finlandaise émigrée sur la côte ouest des États-Unis.
Lire la critique sur le site : LaCroix
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Il lui serra la main fort, les yeux rivés à son visage comme à une bouée de sauvetage. Elle lui serra la main à son tour et sourit. Puis elle se mit à chanter.
Vasutäti chanta dans sa propre langue, un dialecte chinook. Ses notes claires et aiguës tremblaient d’un trémolo contrôlé et les graves étaient riches en harmoniques, amplifiées par ses mouvements de mâchoire et de langue. En l’entendant, Ilmari songea vaguement aux vieilles chansons entendues chez les maîtres chanteurs de Suomi qui donnaient de la voix en se tenant le bras, face à face dans une cuisine chaude, alors que dehors l’obscurité contrariée et le froid mordant semblaient gémir de frustration. Quand il fermait les yeux, il aurait pu jurer que la voix était celle d’une jeune femme.
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Le pouvoir est la capacité de récompenser ou de punir. Il peut prendre la forme de différentes monnaies : le sexe, qu’on donne ou qu’on refuse, la violence réelle ou sous la forme de menaces. La meilleure de toutes est l’argent.
Commenter  J’apprécie          260
Aino était stupéfaite de voir que non seulement les bûcherons ne tenaient aucun compte du danger, mais qu'ils avaient l'air fiers de ne pas en tenir compte et se reposaient sur leurs compétences et leur endurance pour remporter un pari quotidien contre la mort ou la mutilation — le tout pour une vingtaine de cents à l'heure. Mais voilà, les hommes faisaient ce qu'on attendait d'eux ou ils n'étaient pas des hommes. C'était aussi simple que ça.
(p. 184)
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Certains soirs, elle avait l'impression d'essayer de changer le cours d'un paquebot en poussant sur sa poupe. Elle savait qu'elle s'efforcait de renverser plusieurs siècles de conditionnement où tous avaient appris leur place dans l'ordre social, appris à ne pas se plaindre, appris à encaisser, appris à la boucler.
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Le pouvoir est la capacité de récompenser ou de punir. Il peut prendre la forme de différentes monnaies : Le sexe,qu'on donne ou qu'on refuse, la violence, réelle ou sous la forme de menaces. La meilleure est l'argent.
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Vidéo de Karl Marlantes
À l'occasion du festival "America" 2022, Karl Marlantes vous présente son ouvrage "Faire bientôt éclater la terre" aux éditions Calmann-Lévy.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2594871/karl-marlantes-faire-bientot-eclater-la-terre
Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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