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EAN : 9782702142073
610 pages
Éditeur : Calmann-Lévy (29/08/2012)

Note moyenne : 4.41/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Prendre la colline de Matterhorn et la fortifier pour résister à l'armée nord-vietnamienne, l'abandonner pour exécuter une autre tâche, sans munitions et nourriture suffisantes, puis la réinvestir, telle est la mission qui incombe à la Compagnie Bravo dirigée par le lieutenant Mellas.
Qu'ils marchent dans une jungle infestée de tigres et de sangsues, s'enfoncent dans leurs trous de combat boueux ou commettent l'irréparable, ce que vivent ces "gamins" noirs et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Fx1
  28 mars 2014
Le conflit au Vietnam a était longuement abordé par le cinéma américain entre autres , avec Platoon , Hamburger Hill , Entre ciel et terre , Voyage au bout de l'enfer , Full métal jacket , mais également en matiére de littérature . L'on se souvient du Merdier ou de Sympathy for the devil . Cet opus présent est dans la lignée de ces prédecesseurs , plus dans le style de Platoon , avec une plongée au coeur d'une section que l'on suit tout au long de cet ouvrage conséquent. La sensation de réalisme est ici clairement présente , l'auteur tout comme Oliver Stone à combattu au Vietnam , certes cet opus est une fiction mais il y a clairement des éléments réalistes qui ne trompe pas . Tout comme dans Platoon l'histoire suit une jeune recrue sans expérience , qui se retrouve avec des responsabilités au milieu de soldats qui méme si ils on son age , sont déja des anciens sur ce terrain qui pour l'armée US était le pire des piéges . Pourquoi ? Pour plusieurs raisons . Tout d'abord ces hommes sont trés jeunes , en manque de repéres , d'expérience et sont donc par là méme susceptibles de faire d'avantages d'erreurs fatales que des soldats chevronnés n'en auraient commises. Ces erreurs étant trop souvent fatales dans ce contexte. Ensuite il y a le fait que l'ennemi était "invisible " au Vietnam . Les américains se sont confrontés à des hommes qui maitrisaient parfaitement le terrain , et cela à eu un impact trés négatif sur les forces américaines . Il ne faut pas oublier l'absurdité du commandement , qui envoie clairement à la mort des hommes , dans le seul et unique but de gagner une étoile supplémentaire. L'on ne compte pas ici le nombre de fois ou ces soldats se retrouvent dans des situations ubuesques , sans nourriture , sans munitions , a devoir creuser , a devoir couper des arbres et de la végétation typiques de la jungle sans aucun moyen techniques. Et le commandement en remet toujours une couche supplémentaire , ce qui finit par susciter un élan de sympathie envers ces jeunes soldats qui étaient justes bons au fond à étres abbatus pour que la médaille et l'étoile soient sur les uniformes des haut gradés. Si l'on rajoute à cela la problématique importante et méme cruciale du racisme clairement affiché par certains chefs de section , ce qui occasionne nombre de problémes dramatiques graves , l'on a une idée plus précise de l'enfer que ces hommes on vécus , et l'on comprend mieux pourquoi le retour au pays pour les survivants fut aussi compliqué. Cet ouvrage est aussi important pour comprendre la mécanique infernale qui était en cours au Vietnam que ne l'est Platoon auquel l'on pense trés souvent pendant la lecture de ce roman conséquent mais d'une importance tellement grande que l'on ne peut que sortir de ce livre en se sentant mieux instruit et informé sur le calvaire qu'on vécu cette génération sacrifiée de jeunes américains. L'on comprend avec ce livre que l'ennemi n'était pas que le soldat vietnamien , au Vietnam l'ennemi c'était également l'armée américaine elle méme pour ces propres soldats du rang . Une page d'histoire tout simplement.
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Diabolo44
  15 mars 2020
J'ai "fait connaissance" avec M. Marlantes lorsque j'ai regardé l'an dernier l'excellente série "Vietnam" de Ken Burns et Lynn Novick, disponible sur Netflix. J'en ai appris des vertes et des pas mûres sur la guerre éponyme, à cette occasion, grâce aux archives déclassifiées, et notamment concernant le niveau de cynisme et de mensonge d'état (voir notamment les conversations téléphoniques HALLUCINANTES entre Kissinger, Johnson et Nixon.)
Bref, cette parenthèse étant fermée, cette série met à profit les interviews de nombreux vétérans du Vietnam, parmi lesquels Karl Marlantes qui crève littéralement l'écran par son charisme, son intelligence, son recul et sa philosophie. De quoi battre en brèche la légende selon laquelle les Marines seraient des abrutis.
Une recherche sur internet plus tard, j'ai vu qu'il avait écrit un roman-témoignage et je l'ai acheté aussitôt.
Bien m'en a pris.
Autant le dire, j'en ai pris plein la gueule pendant presque 1 000 pages, et dans le dernier tiers plus particulièrement.
Malgré quelques incompréhensions certainement liées à la culture américaine des années 60, et plus particulièrement celle des bidasses, sans doute spécifique, avec des traits d'esprit probablement assez intraduisibles, d'ailleurs le traducteur a dû bien s'amuser, malgré cela donc, j'ai vu ressusciter dans ces pages tous les films sur la guerre du Vietnam qui m'ont marqué : Platoon, Né un 4 juillet, Apocalypse Now, Nous étions soldats... L'absurdité de cette guerre, tout le monde la connaît déjà, mais vue par un type qui l'a faite (et qui a même rempilé pour éviter que son frère ne soit mobilisé), j'avoue que ça vaut son pesant de cacahuètes.
Prendre une colline d'assaut pour y installer une ZA, l'abandonner aussitôt après parce que le commandement a décidé qu'il y avait mieux à faire, puis devoir la reprendre d'assaut contres les Viets qui entre-temps ont installé leurs mitrailleuses à l'abri des casemates très solides que vous avez construites vous-mêmes, parce que le commandement a finalement décidé que cette colline était importante (avant d'ailleurs de l'abandonner une nouvelle fois dans l'épilogue) : CHECK !
Les chefs alcoolos et inconscients, le racisme rampant dans une unité mixte pour la première fois dans l'histoire de ce pays, pour le meilleur, mais surtout, surtout pour le pire : check !
Bref, un roman coup de poing en même temps qu'un témoignage essentiel.
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jiefp13
  23 décembre 2015
J'ai lu ce livre il y a maintenant quelques mois, et j'en garde un vif souvenir (en général c'est bon signe ...).Probablement un des meilleurs écrits sur la guerre du Vietnam.
On y comprends mieux pourquoi cette guerre ne pouvait être gagnée par l'armée US. le ridicule y a fait dans ses rangs finalement presque autant de victimes que le Vietcong.
Imaginez une colline perdue au milieu de la jungle (Matterhorn - pourquoi celle là plutôt qu'une autre ?) investie, fortifiée. Puis abandonnée en l'état.
Et comme le Vietcong s'y est ensuite confortablement installée, il faudra la reprendre ....
On y accompagne une section de jeunes américains, combattants néophytes, largués en terrain hostile (la nature tout autant que l'adversaire), le plus souvent abandonnés à eux-même, pour des objectifs qu'il leur reste à deviner.
Dans ce microcosme absurde résonnent les maux qui traversaient la société américaine des années 60-70: la violence, le racisme, la drogue, ... jusqu'à pousser à la folie cette jeunesse désemparée.
Et ils ont quand même fait la guerre ....
Les pages qui relatent l'assaut sur Matterhorn sont à couper le souffle de réalisme (je n'ai jamais pris d'assaut une colline fortifiée, mais après ce livre je pense que j'imagine un peu mieux ...).
La lente préparation, le silence avant le chaos, cette concentration un peu hallucinée qui surmonte même la peur.
Et cet état-major, à l'abri, passionné par ce "kriegspiel", jubilant de voir ainsi récité sous ses yeux les leçons apprises à West-Point.
Un livre fort.
Ah, j'oublie .... après avoir repris la colline, ils l'ont à nouveau abandonnée ....
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PhilippeAlexis
  08 juillet 2020
Un concentré de toute l'absurdité de cette guerre, de sa violence, du fatalisme de ses soldats. A chaque page on aimerait que cela ne soit pas vrai. Mais l'auteur, pour se sortir de son traumatisme de vétéran a choisi d'écrire plutôt que de se flinguer, et il aura mis 30 ans pour ainsi raconter sa guerre.
(Rappelons qu'il y eut 58000 morts côté américain, et au retour dans ce grand pays 150000 suicidés, tant l'enfer dans leur tête leur était insupportable.)
J'ai trouvé le texte parfois chargé, et ma lecture plus difficile. Mais peut-être cela vient-il de trop de lectures sur ce thème, juste avant ce livre...
A lire absolument: "Putain de mort" de Michael Herr, et "Les choses qu'ils emportaient" de Tim O'Brien.
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gdeblig
  20 novembre 2012
Excellent bouquin, qui restitue avec un réalisme saisissant l'enfer du Vietnam, avec en toile de fond une critique corrosive et très probablement fondée du commandement US ...
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critiques presse (2)
LaLibreBelgique   29 octobre 2013
Après “Retour à Matterhorn”, Karl Marlantes marque un très bel essai. Il peint l’évolution des valeurs combattantes avec la guerre électronique.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Telerama   27 novembre 2012
Marlantes et son jeune lieutenant Mellas captivent le lecteur dans cette conquête du courage, qui est aussi le chant désespéré d'une Iliade meurtrière.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
SilvercreekSilvercreek   24 septembre 2012
Debout sous les nuages gris de la mousson, Mellas se tenait sur l'étroite bande de terrain dégagé séparant la lisière de la jungle et la sécurité relative du périmètre protégé. Il essaya de se concentrer pour compter les treize autres marines de la patrouille qui émergeaient de la jungle en file indienne, mais l'épuisement lui rendait la chose difficile. Il tenta aussi, mais sans succès, d'occulter l'odeur de la merde qui clapotait dans l'eau dont les latrines à ciel ouvert étaient à moitié pleines, là-haut, au-dessus de lui, de l'autre côté du grillage. La pluie gouttait du rebord de son casque, dégoulinait devant ses yeux, éclaboussait le tissu satiné vert olive qui retenait le blindage de son encombrant gilet pare-éclats tout neuf. Le tee-shirt et le boxer vert foncé que sa mère avait teints à peine trois semaines plus tôt lui collaient à la peau, lourds et moites sous sa veste et son pantalon de camouflage. Il savait qu'il trouverait des sangsues agrippées à ses jambes, à ses bras, à son dos, à sa poitrine, sous ses habits mouillés, même s'il ne les sentait pas encore. C'est comme ça avec ces bestioles, songea-t-il,. Elles étaient tellement petites et fines avant de se gorger de sang qu'on les remarquait rarement-sauf si elles vous tombaient dessus du haut d'un arbre-, et jamais on ne les sentait percer la peau. Il y avait une espèce d’anesthésique naturel dans leur salive. Ce n'était que plus tard qu'on les découvrait, gonflées de sang, accrochées à son corps tels de minuscules ventres de femmes enceintes.
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Diabolo44Diabolo44   24 février 2020
James Rado dit que la conscription, c'est des Blancs qui envoient des Noirs se battre contre des Jaunes pour protéger le pays qu'ils ont volé aux Rouges. Aucun homme noir devrait être forcé de se battre pour défendre un gouvernement raciste. C'est le sixième article du programme en dix points des Black Panthers.
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Diabolo44Diabolo44   08 février 2020
Quand je traîne avec vous autres, chucks, je suis noir avant tout, et qui j'suis vraiment, ça vient qu'après. Mais quand je traîne avec les splibs, c'est moi qui passe en premier et il est plus question d'homme noir. Ça a rien à voir avec les Blancs. C'est comme ça, c'est tout. Y a pas de complot vaudou là-dedans. On fait que traîner ensemble, et on avance comme on peut.
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Diabolo44Diabolo44   26 février 2020
— Non parce que [...] si on a le droit de buter un Viet qui nous a rien fait du tout, alors pourquoi on ne descendrait pas un putain de raciste qui nous fait chier tous les jours de notre vie ? C'est rien que du bon sens, bordel !
— Non, c'est un meurtre, le corrigea Mellas.
— Un meurtre ! [...] Me-erde, tiens. On est tous des meurtriers.
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Diabolo44Diabolo44   11 février 2020
Leur utilité [des éclaireurs vietminh] était censée se résumer à leur connaissance intime de l'APVN (armée populaire du Vietnam nord). Malheureusement, personne dans la compagnie ne parlait vietnamien, eux ne parlaient pas anglais, et aucun marine n'aurait fait confiance à un déserteur de toute façon. Encore un exemple de brainstorming qui avait fait bon effet à Washington, à plus de quinze mille kilomètres de la réalité.
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Karl Marlantes, Matterhorn. (en anglais)
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