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ISBN : 274914339X
Éditeur : Le Cherche midi (07/01/2016)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Quand Histoire et destinées individuelles se croisent...

1965. Alors que le mouvement des droits civiques porté par Martin Luther King s'étend dans tous les États-Unis, le pays a les yeux fixés sur Troy, une petite localité du Mississippi. Quatre jeunes activistes y ont péri dans l'incendie d'une église. Deux membres du Ku Klux Klan sont arrêtés et condamnés à perpétuité. 1990. L'un des condamnés libère sa conscience en désignant le vrai responsable ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
palamede
  15 octobre 2017
Nous sommes en 1990, Carter Ransom, journaliste épuisé, quitte New York pour aller se reposer à Troy, sa petite ville natale du Mississippi.
Dès son arrivée, le jeune homme est replongé dans son passé avec la réouverture du procès de deux membres du Ku klux Klan. Deux hommes condamnés à perpétuité, dans les années 60, pour avoir incendié une église, tuant ainsi quatre activistes des droits civiques, dont Sarah, le premier amour de Carter. C'est le juge Mitchell Ranson, le propre père de Carter qui était en charge de l'affaire. Trente ans après les faits, il semblerait que son jugement ait été entaché. Carter, qui veut comprendre, enquête et découvre une vérité saisissante.
Un long roman (un peu trop) sur la lutte pour les droits civiques des noirs, illustrée par une histoire exemplaire sur le racisme et la violence terribles qui ont sévi dans le Mississipi. Passé trouble, sombre et douloureux - qui n'est malheureusement pas révolu - remarquablement mis en scène par Doug Marlette, dont le courage et l'humanité de ses héros nous touchent au plus profond.
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indira95
  12 mars 2016
Vous l'aurez peut-être compris, si vous suivez mes chroniques : la littérature américaine tient une place particulière dans mon p'tit coeur de lectrice. Et si vous analysez le type de romans américains que j'affectionne, vous aurez remarqué que je suis plutôt friande des histoires ayant lieu/trait au sud des Etats-Unis et à la lutte pour les droits civiques dans les années 50/60. Donc quand j'ai lu une critique élogieuse de Magic Time, qui, je vous le donne dans le mil, conjugue Mississippi et vieilles histoires de ségrégationnisme, j'ai naturellement accouru vers ma bonne vieille FNAC et acheté ce roman. Et autant vous le dire, je ne regrette point cet achat compulsif effectué un soir de semaine après le boulot. Bref passons à ce qui nous intéresse.
Il faut savoir que le roman alterne deux époques : l'année 1965 et l'année 1990 qui ont façonné notre narrateur, Carter Ransom. Journaliste polémique au très sérieux New York Examiner, notre héros a quelques squelettes dans le placard (et qu'il a accessoirement tus à sa future épouse, du coup elle n'apprécie guère). Parmi ses petits secrets bien gardés, l'incendie d'une église à Troy, Mississippi, et le meurtre de quatre activistes pour les droits civiques qui s'y trouvaient en 1965. Rien que ça. Troy, pour vous situer un peu, est une charmante bourgade un brin conservatrice (on aime pendre des Noirs au petit matin et planter des croix enflammées face aux églises afro américaines) profondément attachée aux bonnes moeurs, à la stricte séparation Blancs/Noirs et à la lutte contre le péril rouge communiste (ahahahahahah) et la subversion venue du Nord. Ainsi, quand une bande de jeunes communisto/afro/subverso activistes des droits civiques, bien décidés à faire de Troy le QG de leur campagne, débarquent, ça ne plait pas du tout mais alors pas du tout. Parmi eux, se trouve Sarah Solomon, brillante étudiante juive new-yorkaise (pire que les Noirs pour certains) qui fait chavirer le coeur de notre jeune Carter Ransom, pur produit de la ville. Carter a tout juste 19 ans en 1965. du genre humaniste, il a vécu une enfance protégée au coeur d'une famille de notables (son père est juge de la ville). Son meilleur ami est le fils de la nounou, Lige, qui a abandonné ses études de séminariste pour embrasser la lutte pour les droits civiques. C'est lui qui présente la bande à Carter qui en plus de tomber fou amoureux de Sarah, feu follet qui lui ouvre les yeux face à l'inanité de la ségrégation, prend conscience du rôle qu'il peut jouer dans cette lutte. Pas facile pour nos amis qui deviennent assez rapidement les cibles de membres honorables du Ku Klux Klan local. Jusqu'à l'irréparable. Jugés et condamnés par le père de Carter, Mitchell Ransom, deux membres du KKK purgent leur peine jusqu'à l'année 1990 qui voit la réouverture du procès par une brillante procureure. Son but : juger les véritables coupables, les têtes pensantes du KKK local qui ont commandité l'incendie et les meurtres. Pour l'aider, elle compte sur un des condamnés de 1965, fin prêt à balancer les vieux camarades. Carter, en pleine dépression, revient à Troy sur les lieux de son enfance et de ce drame qui l'a marqué au fer rouge. Vieux secrets et démons cachés ressurgissent petit à petit, éclaboussant jusqu'à son père, cette idole du droit qui avait jugé l'affaire. Que s'est-il réellement passé en 1965 ? Carter fera la lumière au prix de grandes souffrances.
Le moins que l'on puisse dire est que Doug Marlette a mis ses tripes dans ce roman. On sent que cette période et ces lieux lui sont familiers, ce qui nous plonge d'entrée de jeu dans l'ambiance. L'alternance des époques entre le Carter Ransom, jeune homme naïf et l'homme désabusé qu'il est devenu, fonctionne bien et insuffle un vrai rythme qui nous tient en alerte le long de ces 670 pages. On en apprend beaucoup sur la lutte pour les droits civiques et notamment sur les guerres intestines entre pacifistes proches de Martin Luther King et bellicistes (ce que j'ignorais). Pris dans le tourbillon de l'Histoire, notre héros nous fait vivre les tourmentes d'un pays encore embourbé dans son passé peu glorieux. Alors oui, un souffle romanesque porté par la relation amoureuse entre Carter et Sarah a semble-t-il été jugé nécessaire pour faire passer la violence de cette période. Je m'en serais abstenue car elle n'a pas vraiment sa place dans notre récit. Passons également quelques maladresses narratives, notamment les amis du jeune Carter : le juif marrant, l'artiste gay et le rival, qui sombrent trop facilement dans le cliché et la facilité. Je n'ai pas adhéré à ce quatuor amical. Et si on pardonne quelques longueurs, notamment lors de la réouverture du procès qui peine à maintenir le rythme tonitruant de la première partie, Magic Time reste un très bon roman, romanesque comme instructif qui m'a éclairée encore un peu plus sur cette page trouble de l'histoire américaine qui me fascine. Pas un coup de coeur certes mais un ouvrage de qualité qui mérite d'être connu.
Lien : http://www.livreetcompagnie...
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tynn
  12 mai 2017
"Si t'es Blanc, excellent! Si t'es Marron, reste donc. Si t'es Noir, bien le bonsoir..."
États Unis 1964: une vague d'étudiants Blancs déferle vers le Sud afin de faire s'inscrire un maximum d'afro-américains sur les listes électorales.
Au même titre que les Freedom Rides pour faire cesser la ségrégation dans les transports, ce Freedom Summer participe à la lutte du mouvement des droits civiques américains avec son lot de harcèlements, agressions, intimidations et manifestations musclées, jusqu'au lynchage par le Ku Klux Klan de trois militants dans le Mississippi.
Magic Time s'inspire de ces faits en déplaçant d'une année une affaire de meurtre de quatre jeunes Blancs et Noirs dans l'incendie volontaire d'une église. Intercalant les évènements temporels pour permettre une compréhension distanciée des faits et des mentalités, il dresse le portrait d'une époque dramatique mais passionnante dans le combat pour les droits des Noirs.
Par des personnages bien construits et le décor réaliste d'une Amérique confrontée à ses démons, Doug Marlette produit brillamment un premier roman attachant, addictif et fluide, à valeurs sociales et historiques, et qui tient la distance jusqu'aux ultimes révélations.
Un livre qui rejoint les films Mississippi Burning ou Selma et où plane l'ombre de Martin Luther King.
Excellente lecture.
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Bazart
  20 novembre 2016
Le Mississippi comme si vous y étiez. 1965, difficile d’imaginer que la guerre de Sécession a près d’un siècle. Dans le Sud la ségrégation existe toujours, le Klan dans l’ombre souffle sur les braises du racisme et de la haine. La voix de martin Luther King commence à porter et à s’étendre dans toute l’Amérique. Carter jeune blanc idéaliste, fils du juge de la petite ville de Troy, se lie d’amitié avec un groupe d’activistes partisans du droit de vote des Noirs.
Un incendie criminel provoque la mort de quatre jeunes militants. le procès des hommes du Klan, mené par le père de Carter, fera date. 1990, Carter Ransom, devenu journaliste à New-York revient dans le Mississippi. le procès doit être rouvert suite à de nouvelles déclarations. Carter va replonger dans le passé et affronter une nouvelle fois la haine le racisme et l'intolérance.
Chronique du Mississippi. Doug Marlette expose ce qui fait « l'American way of life » dans un roman fleuve passionnant. Un pays qui se doit d'être uni pour rester la plus grande puissance mondiale, mais qui doit gérer une fracture entre Nord et Sud parfaitement toxique. La lutte pour les droits civiques qui ont amenés Barack Obama aux plus hautes fonctions est le fruit d'innombrables batailles non-violentes pour combattre le racisme, l'antisémitisme, la haine de l'autre fossilisé dans le coeur d'hommes et de femmes nostalgiques de la suprématie blanche.
Magic Time, reprend les codes d'un roman Sudiste et le transforme en formidable récit Humaniste. Saga familiale, roman de procès avec Oedipe en guet star, chroniques New-Yorquaises avec humour juif en sus, c'est surtout un roman impossible à lâcher. Marlette n'en n'écrira plus, il est mort dans un accident de voiture en 2007, c'était un dessinateur de presse apparemment très connu aux Etats-unis, genre Wolinski ou Plantu....c'est très bon et on apprend plein de trucs sur la mentalité Sudiste et ça fait froid dans le dos.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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trust_me
  18 mars 2016
Doug Marlette, prix Pulitzer pour ses dessins de presse, est mort dans un accident de voiture en 2007. Magic Time, son second et dernier roman, date de 2006 et s'ouvre au début des années 90 au moment où le journaliste Carter Ransom, en pleine dépression, quitte New-York et retourne auprès des siens dans sa ville natale de Troy, au fin fond du Mississipi. Il y retrouve ses amis d'enfance quelques semaines avant la réouverture d'un procès ayant marqué la région vingt-cinq ans plus tôt. En 1965, tandis que la lutte pour les droits civiques prenait une ampleur phénoménale, le Ku Klux Klan avait incendié une église et tué quatre personnes dont Sarah, la fiancée de Carter. A l'époque son père, juge respecté pour sa probité, avait conduit le premier procès qui s'était conclu sur la condamnation de deux membres du Klan. Alors que de nouveaux éléments devant permettre l'implication du réel commanditaire du crime sont apparus et que l'affaire va être à nouveau jugée, Carter s'apprête à revivre l'épisode le plus douloureux de sa jeunesse.
Un roman addictif à la construction très maline. Marlette alterne les épisodes entre 1965 et 1990, permettant de plonger le lecteur au coeur des événements tragiques d'une époque où une certaine Amérique xénophobe et violente ne pouvait accepter une quelconque émancipation des noirs. Il montre sans jugement un racisme atavique dû à des habitudes ancestrales où même les blancs les plus modérés voient dans les militants des droits civiques des agitateurs venus troublés la quiétude d'un sud profond où il ne semble à personne nécessaire de faire bouger les lignes. On découvre aussi que les activistes, blancs ou noirs, pour la plupart venus du nord, étaient partagés entre les partisans de la non-violence et ceux prônant une action beaucoup plus véhémente.
Même si le nombre important de personnages implique de garder une attention constante pour ne pas perdre le fil, cette immersion extrêmement documentée et précise au coeur de l'un des épisodes les plus marquants de l'histoire américaine se révèle passionnante. Quelques bémols néanmoins, notamment une histoire d'amour bien trop romanesque pour moi et surtout un épilogue accumulant les « happy end » tellement sirupeux que j'ai tourné la dernière page avec les doigts collants. Il n'empêche, ce Magic Time vaut vraiment le détour.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
palamedepalamede   03 octobre 2017
- Je sais que tu détestes voir les journaux juger une affaire avant qu'elle n'ait été plaidée ...
- C'est pour cette raison qu'il y a des procès, pour ne pas laisser la justice à la rue. Ou à la presse. Pour que toutes les preuves puissent être exposées méthodiquement au tribunal. Pas à la une.
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belette2911belette2911   05 décembre 2017
Ray Renfro était le seul à qui il pouvait en parler, parce qu’il savait ce que c’était, il savait ce que c’était pour un prisonnier de guerre de se retrouver soudain libre, parmi des gens qui s’attendaient à ce qu’il se réadapte du jour au lendemain.
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MontanaMontana   22 février 2016
Ces femmes, qui portaient des noms comme Sook ou Ethel, étaient fières de travailler chez des familles aisées car cela leur conférait un certain statut.
Néanmoins, les faiblesses de leurs patrons ne leur échappaient pas. Carter les surprenait parfois qui critiquaient leurs enfants mal élevés, leur incapacité à apprécier leurs privilèges et la pingrerie qui les poussait à acheter un rôti trop petit ou un seul poulet pour huit personnes.
Certaines, comme Nettie, dont les parents cultivaient les terres d'une plantation sur laquelle planait encore l'ombre de l'esclavage, voyaient dans leur situation une véritable ascension sociale. Carter se demandait parfois pourquoi elles s'indignaient si fort de l'engagement politique de leurs enfants dans les années 60, alors que c'était en partie le même désir de s'élever qui les animait.
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kathelkathel   16 février 2016
Déjà, en ce temps-là, le Magic Time aurait eu besoin d’un sérieux coup de neuf. À présent, sous la lumière impitoyable du soleil, le lieu se révélait franchement délabré, à la fois fragile et menaçant.
C’était une construction en parpaings large et ramassée, entourée de pins, à peine visible de la route. À l’exception du pick-up cabossé sur le gravier, l’établissement semblait abandonné.
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MontanaMontana   22 février 2016
Carter regarda la ville autour de lui. Il n'était parti que quelques mois, mais il avait l'impression que des millions d'années s'étaient écoulées. Il redécouvrait Troy avec l'agréable sensation d'aliénation passagère de l'étudiant qui a eu un avant-goût du reste du monde.
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Videos de Doug Marlette (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Doug Marlette
Cette année encore, Gérard Collard et les libraires de la Griffe Noire vous proposent à l'apporche des fêtes de fin d'année, plusieurs idées cadeaux sous forme de coffrets :
COFFRET DE NOEL
Coffret Polar poche
Le syndrome de Croyde de Marc Welinski aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/77357-divers-litterature-le-syndrome-de-croyde.html
La nuit n'est jamais complète de Niko Tackian aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/78126-poche-la-nuit-n-est-jamais-complete.html
L'Affaire Léon Sadorski de Romain Slocombe aux éditions Points https://www.lagriffenoire.com/89329-divers-polar-l-affaire-leon-sadorski.html
Coffret détente poche
Lettres à Stella de Iona Grey et Alice Delabre aux éditions Pocket https://www.lagriffenoire.com/81414-divers-litterature-lettres-a-stella.html
La pâtissière de Long Island de Sylvia Lott et Lorraine Cocquelin aux éditions J'ai Lu https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=91491&id_rubrique=338
Nora Webster de Colm Toibin et Anna Gibson aux éditions 10-18 https://www.lagriffenoire.com/88187-divers-litterature-nora-webster.html
Coffret littérature poche
Magic Time Magic Time de Doug Marlette et Karine Lalechere aux éditions 10-18 https://www.lagriffenoire.com/76601-divers-polar-magic-time.html
Le chagrin des vivants de Anna Hope et Élodie Leplat aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/87463-divers-litterature-le-chagrin-des-vivants.html
Churchill m'a menti de Caroline Grimm aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/63342-romans-churchill-m-a-menti.html
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Speer de Martin Kitchen et Martine Devillers-Argouarc'h aux éditions Perrin https://www.lagriffenoire.com/94858-encyclopedie-speer--l-architecte-d-hitler.html Je suis Jeanne Hebuterne de Olivia Elkaim aux éditions Stock https://www.lagriffenoire.com/89143-divers-litterature-je-suis-jeanne-hebuterne.html
Liberia de Christophe Naigeon aux éditions Tallandier
https://www.lagriffenoire.com/79515-romans-liberia.html
Coffret histoire poche
Le secret du docteur Barry de Sylvie Ouellette aux éditions de Borée https://www.lagriffenoire.com/86135-romans-le-secret-du-docteur-barry.html
L'impératrice cixi de jung chang aux éditions Tallandier
https://www.lagriffenoire.com/82501-poche-l-imperatrice-cixi-la-concubine-qui-fit-entrer-la-chine-dans-la-modernite.html
L'Aviatrice de Paula McLain aux éditions Livre de Poche
https://www.lagriffenoire.com/76336-divers-li
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