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EAN : 9791034902118
Éditeur : Liana Lévi (09/01/2020)
3.88/5   26 notes
Résumé :
Une banlieue aisée, sans histoires, dans un coin d'Amérique. Wayne Chambers, la trentaine, est l'adjoint du shérif en charge de la sécurité du lycée de la ville. Il vit de routines simples, aider sa mère qui l'a élevé seule depuis la mort de son père, aller à la chasse avec ses deux amis et faire respecter la loi dans l'établissement scolaire. C'est là qu'un matin l'impensable se produit.
Un élève, armé d'un fusil semi-automatique, le visage dissimulé sous u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Marti94
  01 mars 2020
Je suis impressionnée par la qualité d'écriture de ce premier roman de Boris Marme.
Pourtant au départ je n'étais pas particulièrement motivée par cette histoire de policier américain que j'ai lu dans le cadre du prix des lecteurs des bibliothèques de la Ville de Paris qui récompense un premier roman.
J'ai vite compris que le choix des États-Unis était volontaire car c'est un livre sur le rapport de notre société à la violence d'où le titre "Aux armes". Et les armes ne sont pas en vente libre en France ce qui change le contexte.
Wayne Chambers est un policier armé responsable de la surveillance du lycée Barbara J. Haskins de Folksridge du comté de Farno. Ce lycée a une excellente réputation et l'officier Wayne Chambers veille au grain avec un professionnalisme reconnu de tous.
Un jour de service, des pétards ou plutôt des coups de feu se font entendre dans le bâtiment D. le policier accourt et nous assistons à son intervention qui suit un protocole et dure très peu de temps, quelques minutes tout au plus. Il donne l'alerte et sécurise le bâtiment sans y entrer. Et c'est ce qui va rapidement lui être reproché car la fusillade a donné lieu à un massacre. Quatorze adolescents baignent dans leur sang. Une tragédie qui ne fait que commencer car après le silence de la tuerie succède le spectacle de l'information en continu.
Wayne Chambers va être cloué au pilori car les gens n'aiment pas les lâches, il faut trouver un ennemi sur lequel se venger surtout lorsque le tueur est un jeune adolescent de bonne famille à la tête d'ange, retrouvé mort.
C'est terrible de voir comment la société américaine a besoin de héros pour réparer ses plaies. Alors quand elle n'en a pas elle cherche des coupables car il lui faut un bouc émissaire.
Les réseaux sociaux et la télévision vont s'emballer pour jouer les justiciers. On assiste donc au sacrifice d'un homme mais aussi d'une certaine humanité et cela fait vraiment peur.
Et puis, même si on est loin de cette fusillade mortelle, l'actualité fait écho au contenu haineux si facilement véhiculable aujourd'hui.
Lu en février 2020
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guillaumelebiblio
  14 juin 2020
Un lycée aux États-unis. Des coups de feu.
Wayne Chambers, adjoint au shérif, responsable de la sécurité de l'établissement scolaire, se précipite devant le bâtiment d'où proviennent les tirs mais impossible d'entrer. Il reste paralysé, tétanisé. Quand la fusillade prend fin, c'est 14 lycéens dont le tueur qu'on retrouvera morts et déjà journalistes, chaînes d'infos et réseaux sociaux s'emballent. Chacun à sa propre idée, chacun surenchère sur ce que pense l'autre. Alors quand paraît dans les médias une vidéo de Wayne pétrifié devant le bâtiment où se déroulait la tuerie, pour ces anonymes, pseudo-justiciers, il est le coupable idéal pour déverser leur haine.
En se servant d'un sujet malheureusement récurrent aux États-unis, les tueries de masse, Boris Marme décrypte à la loupe, sans concession et de façon magistrale, les dérives de notre société actuelle à l'heure de l'information immédiate et des réseaux sociaux où caché derrière un écran chacun se permet de dire ce qu'il pense. Car aujourd'hui tout va très vite et entre journalistes à l'affût du scoop et l'anonyme voyeur qui a son avis sur tout sans avoir tous les éléments à sa connaissance, la raison n'existe plus, la réflexion ne se fait plus, et chacun devient le juge d'un tribunal (im)populaire en oubliant les conséquences de ses dires. Comme le résume très bien l'auteur dans son livre : "je dis ce que je pense sans penser à ce que je dis."
Ce livre m'a fait passer par différentes émotions, de la révolte à l'incompréhension, de la tristesse à la colère en passant par le dégoût. Car Boris Marme m'a troublé, m'a fait réfléchir à nos actes numériques dans une société où l'individualisme prime et donc si quelqu'un pensent différemment, c'est forcément lui qui à tort.
Un premier roman brûlant d'actualité, miroir de notre société ne vivant que dans son immédiateté. A lire pour comprendre que tout ce qu'on laisse dans notre monde 2.0 peut avoir des conséquences irrémédiables.
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Caro73
  29 mars 2020
C'est histoire de Wayne Chambers, un petit flic affecté à la surveillance d'un lycée d'une petite ville tranquille des Etats-Unis. Un matin, un élève ouvre le feu sur ses camarades, le petit flic est paralysé par la peur et n'intervient pas. Quand l'information fuite, le pauvre gars est lâché par sa hiérarchie puis lynché par les médias et la population. Il n'est pas le héros dont tout le monde a besoin et le paie très cher.
C'est un roman sur ce qu'on appelle le tribunal médiatique. A la fin de l'histoire, (attention spoiler) une émission de télé intitulée : guilty or not guilty invite les téléspectateurs à voter pour ou contre la culpabilité de Wayne Chambers. Il est déclaré coupable. Mais coupable de quoi ? d'être un lâche ? La haine se déchaîne contre lui, jusqu'à ce qu'un autre scoop éclipse celui-là.
L'angle choisi pour raconter cette histoire est très pertinents : le récit est focalisé sur le flic et non sur le tueur. Cela permet de déplacer le problème qui n'est pas les tueurs de masse même si le thème est en filigrane mais bien le parcours, les sentiments et émotions (incompréhension, culpabilité, dépression…) de ce bon flic dont la vie bascule parce qu'il a été paralysé par la peur et n'a pas pu faire.
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Msieur
  03 juin 2020
Premier roman très réussi. L'auteur nous plonge au coeur d'un événement dramatique où le protagoniste tellement humain, doute. Et pour cause, comment ne pas douter ? Comment agir sans se mettre en danger ? Ces questionnements que l'on "résout" si facilement dans son fauteuil, derrière la télévision. Qu'en est-il dans la vraie vie ?
J'ai adoré la montée en puissance du déchaînement médiatique. En lisant ce livre quelques jours avant le grand confinement, on ne peut que faire des liens avec notre actualité, le côté débridé et déraisonné des médias et leur rôle destructeur parfois, cela pose question. Bravo pour les avoir soulever.
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20centP
  07 février 2021
'Aux armes' est un premier roman intéressant pour se plonger dans l'histoire américaine récente et les phénomènes de 'mass killers' qui ponctuent périodiquement l'actualité outre-atlantique. Au lieu de chercher les sources de ces violences à répétition et d'explorer les motivations de leurs auteurs, Boris Marme s'intéresse aux épisodes qui suivent la tragédie au travers de la pression policière er't médiatique, le jury des réseaux sociaux,... Un ouvrage qui sait rester littéraire tout en traitant de l'actualité immédiate. Plutôt rare dans la production francophone !
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
granadagranada   01 mars 2020
Denis Marcueil écrit dan l' édito de l' Insolent :"l' Amérique bascule aujourd'hui dans l'égocratie disruptive. La superbe innovation du pouvoir donné à l'individu de s'exprimer comme il l'entend et quand il veut, de faire valoir ses droits en tant que client du système . Je dis ce que je pense sans penser ce que je dis. Des millions de Narcisse, absorbés par le reflet de leur propre communication, aux commandes d'une immense mascarade. La vraie parole est désormais celle qui jaillit dans l'immédiateté, décomplexée ou devrions-nous dire décomplexifiée, une parole libératoire qui ne se soucie ni des représentants si éloignés qu'on ne veut plus se choisir, ni des institutions trop poussiéreuses qui nous enferment, pas même du sujet qu'elle défend ou qu'elle assassine, et qu'elle ne maîtrise pas du tout. Qu'importe , tant que cette parole exprime ce que je suis ou ce qui me frustre
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delphinestedelphineste   15 juin 2020
C'est donc à cela que ressemble le tireur, le tueur au masque de taureau? On aurait presque envie de se marrer, il doit y avoir erreur sur la personne, la police a dû se gourer. Celui-ci ne partage rien avec les candidats à la violence que l'Amérique engendre et dont elle se protège quotidiennement. Rien du Noir du ghetto, ni du dealer hispanique, ni du musulman suspect, ni du sataniste déséquilibré, ni du geek perché, ni de tous les ados qui tirent une gueule à faire peur sur leurs photos d'identité et qui puent les problèmes à plein nez. Non, celui-ci n'a pas la tête de l'emploi avec sa tête de gamin de bonne famille.
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Marti94Marti94   01 mars 2020
Ce qu’il s’est passé à Folksridge montre clairement les failles du système. Il ne suffit pas de croire qu’en mettant un policier dans chaque école ou même en armant les professeurs on va pouvoir protéger l’ensemble des élèves.
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Marti94Marti94   01 mars 2020
Un massacre à huis clos, entre les murs du bâtiment D, à l’écart du monde, invisible au grand public. Les crachats meurtriers d’un fusil d’assaut qui s’abattent sur un quotidien innocent, le temps de quelques minutes à peine. Des corps qui tombent. Du sang qui gicle. Des cris de panique. Et puis soudain l’arme qui se tait. La tragédie ne fait alors que commencer. Une tragédie recomposée. Au silence de la tuerie succède le spectacle de l’information en continu.
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Marti94Marti94   01 mars 2020
L’amour maternel que Lynnette Chambers éprouve pour son fils ressemble fort à un champagne que l’on aurait trop vite versé dans une flûte. Il y a cette effervescence de mousse qui envahit le verre et déborde, puis le tout retombe et le verre n’est en fait qu’à moitié plein.
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Video de Boris Marme (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Boris Marme
Boris Marme nous présente son livre " Aux armes " aux éditions Liana Levi. Rentrée littéraire janvier 2020.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2387401/boris-marme-aux-armes
Notes de musique : Youtube Audio Library
Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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