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ISBN : 2253086991
Éditeur : Le Livre de Poche (28/09/2005)

Note moyenne : 2.66/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Voici un livre qui rassemble l'oeuvre poétique d'une adolescence, c'est-à-dire, selon le sens romain, de cette première période de la vie qui, de la fin de l'enfance, conduit jusque vers trente ans. Dans leur diversité de formes, de styles et de thèmes - la politique, la religion et l'amour -, les poèmes de Marot, bien souvent dictés par les circonstances, ne rompent pas entièrement avec ceux de ses prédécesseurs, mais se défont des cérémonies d'un langage codé pour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
vincentf
  13 août 2012
Ecriture de jadis où se mêlent vieux mythes antiques, piété chrétienne et louanges amoureuses, ce recueil nous plonge dans un temps où la poésie servait, sinon à quelque chose, du moins à quelqu'un, un prince que l'on flatte, une dame que l'on révère, un Dieu que l'on adore. Ces pièces de circonstance, quel plaisir peuvent-elles procurer au lecteur d'aujourd'hui, étranger aux gens d'hier? le plaisir qui reste, c'est celui du jeu des mots dans les formes fixes, notamment dans celle du rondeau, qui, par le retour, au milieu et à la fin, des premiers mots du poème, joue sur les sens d'une formule souvent magique. Encadrés de règles strictes, les poésies de Marot ont la fraîcheur des enfants qui s'amusent à ne pas dépasser les lignes en coloriant. le dessin est souvent le même, vu mille fois, mais on le regarde quand même, parce que le poète s'y bien appliqué et que les couleurs sont souvent assez originales.
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flolunaire
  13 août 2013
Un recueil qui met en scène un jeune homme qui se tourne du côté de la cour ou du côté des joies plus simples. Un pied dans le Moyen-Age qui n'en finit pas de mourir et déjà un pied ferme dans une Renaissance que François Ier tente d'imposer dans ce pays bizarre qu'est la France.
Du lyrisme, de l'éloquence et une pointe d'humour; on passe du rire aux larmes, du scepticisme à l'amusement, le tout dans une langue qui, elle aussi, sort de l'enfance et joue avec les richesses du vocabulaire existant ainsi que celui qui est en train d'être mis en place.
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Aliceinwonderland
  02 septembre 2013
Qui mieux que Marot aurait pu mélanger les mythes antiques et son époque? Sa poésie entre modernité et antiquité révèle un génie qui manie le rondeau mieux que personne!
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douceur11
  23 octobre 2014
Une fois passée la difficulté de la langue françoise, il n'y a plus qu'à apprécier la diversité des formes poétiques et la richesse du vocabulaire.
Une poésie bien plus belle et plus riche que celle de du Bellay ou de Ronsard que je n'ai malheureusement découvert qu'à l'université.
Erotisme et savoir-vivre sont au rendez-vous.
Cette édition est appréciable pour les fiches chronologiques, les nombreuses notes et le glossaire mais le mieux est encore d'aller travailler sur les publications de 1534.


Lien : http://gallica.bnf.fr/ark:/1..
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
NuitDeChineNuitDeChine   16 avril 2014
Des trois couleurs, gris, tanné et noir.

Gris, tanné, noir, porte la fleur des fleurs
Pour sa livrée, avec regrets et pleurs :
Pleurs et regrets en son coeur elle enferme,
Mais les couleurs dont ses vêtements ferme
(Sans dire mot) exposent ses douleurs.

Car le noir dit la fermeté des coeurs ;
Gris, le travail ; et tanné, les langueurs ;
Par ainsi c'est, Langueur en Travail ferme,
Gris, tanné, noir.

J'ai ce fort mal par elle et ses valeurs,
Et en souffrant ne crains aucuns malheurs,
Car sa bonté de mieux avoir m'afferme :
Ce nonobstant, en attendant le terme,
Me faut porter ces trois tristes couleurs,
Gris, tanné, noir.
+ Lire la suite
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NuitDeChineNuitDeChine   16 avril 2014
De celui qui nouvellement a reçu lettres de s'amie.

A mon désir, d'un fort singulier être
Nouveaux écrits on m'a fait apparaître,
Qui m'ont ravi, tant qu'il faut que par eux
Aie liesse ou ennui langoureux :
Pour l'un ou l'autre Amour si m'a fait naître.

C'est par un coeur que du mien j'ai fait maître,
Voyant en lui toutes vertus accroître :
Et ne crains, fors qu'il soit trop rigoureux
A mon désir.

C'est une Dame en faits et dits adextre,
C'est une Dame ayant la sorte d'être
Fort bien traitant un loyal amoureux.
Plût or à Dieu que fusse assez heureux
Pour quelque jour l'éprouver et connaître
A mon désir.
+ Lire la suite
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NuitDeChineNuitDeChine   16 avril 2014
A un créancier.

Un bien petit de près me venez prendre,
Pour vous payer : et si devez entendre
Que je n'eus onc Anglais de votre taille.
Car à tous coups vous criez : " baille, baille ",
Et n'ai de quoi contre vous me défendre.

Sur moi ne faut telle rigueur étendre,
Car de pécune un peu ma bourse est tendre,
Et toutefois j'en ai, vaille que vaille,
Un bien petit.

Mais à vous voir (ou l'on me puisse pendre)
Il semble avis qu'on ne vous veuille rendre
Ce qu'on vous doit : beau sire, ne vous chaille.
Quand je serai plus garni de cliquaille,
Vous en aurez : mais il vous faut attendre
Un bien petit.
+ Lire la suite
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NuitDeChineNuitDeChine   16 avril 2014
De celui qui entra de nuit chez s'amie.

De nuit et jour faut être aventureux,
Qui d'amour veut avoir biens plantureux.
Quant est de moi, je n'eus onc crainte d'âme,
Fors seulement, en entrant chez ma Dame,
D'être aperçu des languards dangereux.

Un soir bien tard me firent si peureux
Qu'avis m'était qu'il était jour pour eux :
Mais si entrai-je, et n'en vint jamais blâme
De nuit et jour.

La nuit je pris d'elle un fruit savoureux :
Au point du jour vis son corps amoureux
Entre deux draps plus odorants que basme.
Mon Oeil adonc, qui de plaisir se pâme,
Dit à mes Bras : " Vous êtes bien heureux
De nuit et jour. "
+ Lire la suite
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NuitDeChineNuitDeChine   16 avril 2014
Au seigneur Theocrenus, lisant à ses disciples.

Plus profitable est de t'écouter lire
Que d'Apollo ouïr toucher la lyre,
Où ne se prend plaisir que pour l'oreille :
Mais en ta langue ornée et nonpareille
Chacun y peut plaisir et fruit élire.

Ainsi, d'autant qu'un Dieu doit faire et dire
Mieux qu'un mortel, chose où n'ait que redire,
D'autant il faut estimer ta merveille
Plus profitable.

Bref, si dormir plus que veiller peut nuire,
Tu dois en los par sus Mercure bruire,
Car il endort l'oeil de celui qui veille,
Et ton parler les endormis éveille,
Pour quelque jour à repos les conduire
Plus profitable.
+ Lire la suite
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Videos de Clément Marot (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Clément Marot
Émission "Une Vie, une Œuvre" de Jacqueline Kellen, sous-titrée « À la dérobée », diffusée sur France Culture, le 26 septembre 1996. Participants : Roger Parisot, Frank Lestringeant et Gérard Defaux. Notice : Clément Marot (1496-1544) Cinq-cents ans après sa naissance à Cahors, en Quercy, Clément Marot, celui que Boileau figeait dans l'histoire de la littérature française sous l'étiquette d'"élégant badinage", nous livre d'autres visages, plus graves et plus rebelles. La familiarité des épîtres, la grâce de ses chansons et poèmes d'amour ne peuvent faire oublier que Marot traduisit les Psaumes et que cette entreprise le désigna comme favorable à la Réforme, comme "luthérien". Emprisonné à plusieurs reprises, l'indépendant Marot, pourtant poète de cour, connut souvent l'exil. Protégé par Marguerite de Navarre, ami de Rabelais, il sait tirer les leçons de la poésie des grands rhétoriqueurs tout en étant attentif à son temps, voire impliqué personnellement. Il met au point une langue fluide et simple qui le rend accessible aux lecteurs des siècles suivants et à nous aujourd'hui. Répondant à sa devise "la mort n'y mord", la plupart de ses poèmes gardent toute leur fraîcheur, toute leur insolence, alors que Maître Clément vient de fêter ses cinq cents ans.
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