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ISBN : 1684051592
Éditeur : IDW Publishing (01/05/2018)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Showcasing the beautiful black and white art of the renowned Spanish artist in this science-fiction space opera first published in the 1980s.

Faye has been assigned what should be an easy mission, transporting a group of criminals in suspended animation, but after her ship is struck by a meteor and crashes, the plague-stricken prisoners escape and Faye must head out and capture them in this original graphic novel.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  06 juin 2018
Ce tome contient une histoire complète et indépendante de toute autre. Il commence par une introduction rédigée récemment par Esteban Maroto, expliquant que cette histoire avait été commanditée par l'un des responsables éditoriaux du magazine 1984, publié par Warren Publishing, le même éditeur que celui des magazines Eerie et Creepy. L'histoire aurait dû paraître au début des années 1980, mais le magazine 1984 a fait faillite et seuls les 2 premiers chapitres sont apparus dans un autre magazine, remaniés par un autre scénariste, sans l'accord des auteurs. Ce tome présente l'histoire originale et complète en noir & blanc, écrite par Bruce Jones, dessinée et encrée par Esteban Maroto.
Dans l'espace, Faye est responsable du vaisseau spatial Valérie-Anne qui ramène sur Terre 8 dangereux prisonniers, maintenus inconscients, cryogénisés. Elle est aidée dans sa tâche de gardienne de détenu et de pilote, par l'intelligence artificielle Alice, habitant le corps d'un petit robot en forme d'oeuf avec des bras mécanique et flottant dans les airs. Pour passer le temps, elle vérifie régulièrement l'état des caissons cryogéniques, et elle écoute les informations, une élection planétaire se déroulant sur Terre, dans laquelle le candidat Theodore T. Axton semble bien parti pour accéder à la présidence. Un matin, elle se réveille et apprend qu'Axton a été élu. le même jour, un objet non identifié percute le vaisseau Valérie-Anne, neutralisant momentanément les systèmes de sécurité et provoquant un choc au cours duquel Faye perd connaissance. Lorsqu'elle se réveille, les 8 prisonniers ont regagné connaissance et ont pris la poudre d'escampette à bord des navettes auxiliaires.
Quand elle regagne connaissance, Faye reprend contact avec Harry, son supérieur hiérarchique sur Terre. Il lui explique que le système de sécurité du vaisseau Valérie-Anne ne permettra sa remise en route qu'à condition que les prisonniers aient réintégré leur caisson cryogénique, ou qu'ils aient été déclarés morts. Alors même qu'elle explique qu'Alice a été détruite, Harry lui répond qu'il peut lui donner les informations sur la localisation de chacun des prisonniers pour qu'elle se charge de les traquer, de les neutraliser et de les ramener, ou à défaut de les exécuter. Ils sont tous des meurtriers multirécidivistes, et l'un d'entre eux (Frank Branner) est porteur d'une maladie mortelle. le criminel le plus proche s'appelle Jacob Mallory et se trouve une planète recouverte de jungle, dépourvue de civilisation. Par contre, c'est un traqueur professionnel, mais a priori il n'est pas armé, alors que Faye embarque à bord de la navette restante avec un fusil. Ayant atterri sur la planète, elle repère les traces de Mallory, manque de périr empalée sur des pieux au fond d'un trou (piège confectionné par Mallory) et est observée une étrange créature primitive anthropoïde armée d'un arc. Si elle réchappe des pièges de Frank Mallory, elle devra encore traquer Starker, Frank Branner, Urzak, Gilda Thayer, William Conely, Steven Luis et Scott Lester, sur autant de planètes différentes.
Dans son introduction, Esteban Maroto explique que le récit a été construit pour répondre à une demande de 12 épisodes de 8 pages, à publier dans autant de numéros du magazine 1984. En termes de réalisation du récit, il ajoute qu'il n'a pas pu participer au scénario ou y apporter quelque chose car il l'a reçu complet, réalisé par Bruce Jones. Il précise que Jones est un scénariste accompli (voir par exemple Somerset Holmes avec Brent Anderson), ainsi qu'un dessinateur au début de sa carrière, et qu'il a apprécié la qualité de son écriture, bien pensée pour la bande dessinée. Effectivement au fil de son avancée, le lecteur peut percevoir les coupures entre les chapitres, et ressentir l'écriture en chapitre. En particulier, le principe de poursuivre un criminel après l'autre permet d'y consacrer à chaque fois un chapitre de 8 pages. En outre, à chaque criminel correspond une planète différente avec des caractéristiques différentes, aboutissant finalement à une histoire courte pour le traquer et neutraliser. Cela installe à la fois une forte de rythme rapide, et à la fois une sensation de mécanique un peu trop régulière. Comme l'indique Maroto, chaque chapitre repose sur les apports du dessin pour raconter l'histoire, et ne se limite pas à des situations répétitives, ou à une histoire ne présentant d'intérêt que sa révélation finale.
Au cours des différents chapitres, Bruce Jones fait preuve de son inventivité, à commencer par les planètes et les situations dans lesquelles Faye doit retrouver chaque fugitif. Pour le premier, elle fait preuve de ressources physiques, sans se transformer en une chasseresse extraordinaire, ainsi que d'une forme de retenue qui lui sauve la vie. Pour la seconde traque, elle doit essentiellement sa survie aux conseils d'Harry, le correspondant terrien qui reçoit et traite des informations par le biais de la caméra embarquée de Faye, située dans sa ceinture. Par la suite, les victoires (ou absences de défaite) de Faye découlent rarement de ses capacités physiques, mais plus de la coopération avec d'autres, ou de sa capacité à écouter les conseils. le scénariste fait en sorte que le comportement de son héroïne ne soit pas calqué sur celui d'un héros mâle et viril, mais relève d'une autre forme de stratégie. Toutefois, il n'arrive pas à réussir à se tenir complètement à l'écart de tous les stéréotypes. À 2 ou 3 reprises, Faye doit sa survie à l'intervention d'un homme qui la sauve. En outre, pour répondre aux exigences éditoriales, elle se retrouve dénudée à plusieurs reprises pour être plus attractive aux yeux d'un lectorat mâle.
Néanmoins, il est fort probable que ce qui a attiré le lecteur soit plus la perspective de lire un récit illustré par Esteban Maroto, qu'une histoire de Bruce Jones, quelles que soient les qualités de ce dernier. Il a peut-être déjà lu la précédente réédition du même artiste, réalisée par IDW : Lovecraft: The Myth of Cthulhu. Esteban Maroto est un artiste espagnol qui a collaboré à plusieurs reprises aux magazines édités par Warren Publishing, et qui est resté dans l'histoire des comics pour avoir conçu et illustré le bikini en cotte de mailles de Red Sonja. Au-delà de ce titre de gloire, ses pages possèdent des caractéristiques qui en rendent immédiatement identifiable l'auteur. Il détoure les contours avec un trait très fin qui donne parfois l'impression d'être tremblé par endroits, du fait de son irrégularité. Les irrégularités donnent plus de texture à ce qu'il dessine, et la finesse une certaine élégance. Effectivement, Faye est une belle jeune femme élancée, à la silhouette parfaite, et très séduisante. En fonction des séquences, l'artiste reste dans des postures naturelles quand elle est dénudée, ou alors il peut exagérer certaines postures plus suggestives pour mettre en avant son postérieur. Cependant il reste dans un registre d'un érotisme léger, à l'opposé de la vulgarité de poses lascives ou suggestives de type pornographique. le lecteur constate bien une composante aguichante, sans qu'elle ne devienne un centre d'intérêt principal du récit.
Dès la première page, le lecteur peut admirer l'élégance des compositions d'Esteban Maroto. Il fait en sorte que chaque page comprenne une bonne densité d'informations visuelles avec quelques aplats de noir lui donnant du poids. Mais il ne représente pas tout avec le même niveau de détail pour rester lisible. Il pense le plus souvent sa narration visuelle à l'échelle de la page, avec des certaines cases sans bordure pour donner plus de liberté aux personnages, ou pour les faire interagir avec les autres cases. Il lui arrive de composer des dessins en pleine page, ou d'avoir un dessin débordant sur d'autres cases. Il impressionne rapidement le lecteur avec son savant dosage d'informations donnant juste ce qu'il faut de consistance à chacun des mondes, pour montrer qu'ils sont tous différents et en quoi la mission de Faye est impactée par ces caractéristiques. Il sait montrer le nécessaire pour que le mécanisme imaginé par Bruce Jones fonctionne, qu'il s'agisse de la particularité d'une colonie de termites, ou des couloirs d'un vaisseau spatial. Maroto ne dessine pas dans un registre photoréaliste, ce qui n'empêche pas que ses images capturent et transcrivent l'essence de l'intrigue, aussi bien pour une jungle propice aux pièges que pour une zone d'espace occupée par des vaisseaux délabrés, comme autant de navires dans la mer des Sargasses.
Même s'il a du mal à chasser l'impression de chapitre très régulier, le lecteur se rend compte qu'il attend avec impatience de voir la nouvelle planète et de regarder Faye évoluer dans ces environnements à chaque fois différents. Il prend grand plaisir aux effets sortant de l'ordinaire des dessins, comme par exemple ces représentations des ombrages en plage blanche, principe à priori étrange et idiot, mais provoquant une surexposition teintée d'onirisme. Il tombe sous le charme de la grâce Faye, et de l'exotisme plus conceptuel que descriptif des différentes planètes. Il apprécie le rythme des péripéties quand l'action prend le dessus. Il perçoit comment Esteban Maroto s'est mis au service du récit, même s'il n'a pas pu l'enrichir du point de vue de l'intrigue. Il reste un peu sur sa faim avec une fin trop ouverte et un peu en décalage avec le reste du récit.
A priori, le lecteur est surtout venu pour se délecter des pages d'Esteban Maroto. Il sait qu'il aura droit à une intrigue bien troussée par Bruce Jones. Effectivement celui-ci fait preuve d'inventivité, même si à la lecture le découpage en unité de 8 pages donne un rythme un peu trop mécanique. Il peut être un peu déçu par le dénouement du récit, trop rapide pour être pleinement satisfaisant. Il se rend vite compte que ses attentes sont comblées en ce qui concerne les dessins d'Esteban Maroto, très élégants, étonnamment évocateurs et porteur d'une narration visuelle fluide et sophistiquée.
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