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ISBN : 2372580302
Éditeur : Taurnada Éditions (07/09/2017)

Note moyenne : 3.82/5 (sur 30 notes)
Résumé :
San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite.
C'est dans cette ville de l'Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes.
Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d'un être cher.
Mais le voilà mêlé au meurtre d'un notable.
Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien.
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Tostaky61
  05 novembre 2017


La nuit porte conseil... ou pas...
J'ai pour habitude de rédiger mes chroniques dès la dernière page de ma lecture tournée. En quelques minutes, les mots me viennent, quelle que soit l'heure, souvent inspiré, parfois moins. J'aime faire ressortir mon ressenti à chaud.
Le problème avec Le meurtre d'Odoul Bridge, c'est... comment parler d'un livre qu'on a aimé simplement parce que c'est un polar classique.
Comment donner envie aux amateurs de littérature policière de découvrir, si ce n'est fait, un livre, une plume, d'un auteur de romans qui travaille dans la droite ligne tracée par les maîtres du genre.
J'avais écrit quelques lignes dans ma nuit de pleine lune bourguignonne. Au réveil j'ai décidé de les reprendre.
Voilà tout à fait le genre de polar que j'aime.
Quand Calvin Tenesson, époux d'une riche femme d'affaires, est retrouvé assassiné, la police, en la personne du francophobe et homophobe Lieutenant Larkin, interroge son french coach de vie, Michaël Ballanger, qui ne comprend pas très bien ce qui lui arrive et décide de mener sa propre enquête.
Avec Le meurtre d'Odoul Bridge, je découvre donc l'écriture de Florent Marotta.
Un roman efficace, sans discours superflus,  qui tient ses promesses et va à l'essentiel, bref, qui nous donne ce qu'on attend d'un polar. Une lecture rapide, addictive. Une enquête, du suspense, de l'action. Un personnage principal qui sort des clichés du classique enquêteur. Ni flic, ni privé,  ni avocat ou journaliste. Un simple "coach de vie", un métier dont, pour ma part, je ne saisis pas trop les subtilités ni l'utilité,  mais qui paraît être en vogue. Il n'y a pas de sot métier paraît-il et puisqu'il y a des clients,  pourquoi pas...
Voilà et puis sinon, il y a des gentils pour qui on tremble, des méchants à qui on n'aimerait pas avoir à faire, et des pourris qui trahissent leurs idéaux, parce que dans notre monde, malheureusement, ça existe aussi.
Les nuits de Michaël Ballanger sont hantées par de terribles cauchemars,  des images d'un passé qu'il ne pourra jamais oublier,  il se pourrait même que ce passé le rattrape,  mais ça... seul Florent Marotta a la réponse, moi, j'ai ma petite idée...

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sonfiljuliesuit
  15 octobre 2017
J'ai eu le plaisir de découvrir la plume de l'auteur avec cet opus au titre évocateur et avec lequel on sait de suite dans quoi le lecteur va être embarqué et cela dès les premières pages, puisque l'on assiste à un assassinat… On entre directement dans le vif du sujet sans perdre de temps.
Je dois dire que l'auteur réussit à faire monter la pression, pour ensuite attaquer un chapitre plus lent avec la présentation de Michael Ballanger, coach de vie… ce qui permet au lecteur de reprendre son souffle… On imagine mal la présence d'un coach de vie dans un thriller, mais l'auteur arrive très bien à construire son personnage. Un homme qui a tout perdu… Et qui pour se reconstruire… Ou se punir… A décidé de partir vivre à San Francisco…
Mais il va se retrouver confronter à ses démons en plongeant dans cette enquête, malgré lui… Au moment de mourir, l'homme a composé un numéro, le sien. C'est plus fort que lui… Il doit comprendre…
C'est un personnage meurtri, très bien construit par l'auteur, mais que j'ai trouvé parfois exaspérant… Tout en étant attachant… L'auteur réussi à l'étoffer et le rendre sympathique… Surtout quand on le voit se démener pour résoudre cette enquête malgré quelques bâtons dans les roues…
Il ira jusqu'au bout… Comme pour exorciser sa culpabilité…
J'ai beaucoup apprécié le personnage du journaliste Sean Pilgrim, complètement parano, et de Kim, call-girl à ses heures qui se destine à devenir psy, qui aimerait bien que leur relation dépasse le stade de l'amitié… Des personnages secondaires construits avec maîtrise, qui étoffent le récit en lui donnant plus de caractère.
Le rythme est dense et avec peu de temps morts… Sauf pour nous livrer les états d'âme de Michael Ballanger, qui se retrouve confronté à ses démons avec l'arrivée de sa fille et cette enquête qui va raviver ses blessures. Ce qui en fin de compte le rend plus humain… Sans cela le personnage m'aurait fait penser à une pub de l'homme parfait…
Le récit se lit vite, bien et avec enthousiasme même si l'on connaît l'identité du tueur bien avant la fin… Ce qui retire quelque peu le suspense que je cherche lorsque je me plonge dans un thriller. Sans retirer, malgré tout, un avis positif lorsque j'ai refermé ce livre en ayant lu un bon bouquin qui regroupe tous les ingrédients pour passer un bon moment : meurtre, mensonges, manipulations…
L'auteur fait succéder le tout avec talent en abordant des sujets qui trouvent écho dans notre quotidien : l'homophobie, les risques d'internet et l'espionnage auquel nous serions confrontés, le racisme….
Je n'ai lu aucun livre de l'auteur, mais j'ai hâte de pouvoir me plonger dans un de ses autres opus.
Je remercie Joël et les Editions Taurnada pour leur confiance et surtout pour m'avoir permis de découvrir un nouvel auteur.
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vincent34380
  23 septembre 2017
Michael Ballanger, coach de vie, s'est exilé aux Etats-Unis, après le drame qui a fait exploser sa famille. Il prodigue à ses clients des conseils de psychologie pour s'épanouir dans leur vie professionnelle ou personnelle. Là-bas, il rencontre un succès grandissant dans sa méthode de coaching. Il a même sa propre émission de radio. Sa méthode : « toujours dire la vérité au client, même si elle est dure à entendre ».
Au sortir d'une consultation, un de ses clients est assassiné, près de l'O'Doul Bridge. le lendemain, alors qu'il dîne avec un ami, Michael reçoit un coup de fil de la police, demandant à le voir pour « affaire le concernant », sans plus de détails. Il n'accorde pas trop d'importance à cette demande et part en weekend avec son amie Kim, à son chalet de Shaver Lake où la police vient le chercher, au beau milieu du weekend. le Lieutenant Larkin, véritable caricature de flic borné, lui reproche de n'avoir pas répondu à la convocation, et d'avoir pris la fuite. le dernier numéro composé par la victime était justement celui de Michael.
Or, Calvin Tenneson, la victime, était marié à Teagan Robbins-Tenneson, présidente de l'empire pharmaceutique Robbins, ce qui semblerait expliquer le zèle excessif de Larkin.
Michael ne peut donner beaucoup d'informations aux policiers, malgré leur insistance. En consultation, Calvin lui avait dit qu'il souhaitait changer de vie, mais sans donner plus de précisions. Il a été assassiné non loin de Castro Street, le quartier gay de San Francisco, et le jour de son assassinat il conduisait une voiture de location. Ce besoin de discrétion cachait-il une liaison extraconjugale, ou bien une autre, moins avouable ?

Par ailleurs, sa fille Karine annonce à Michael qu'elle vient passer quelques jours chez lui à San Francisco. Leurs relations étaient pour le moins distantes depuis le drame. Ce séjour le fragilise psychologiquement, car malgré le bonheur de revoir sa fille, il est très inquiet de l'attitude qu'elle va avoir à son égard, et lui reviennent en mémoire les journées du drame vécu par la famille, dont il fut malgré lui le déclencheur.
« Mais la réalité était tout autre. On quittait difficilement son confort, ses habitudes. Il se racontait une fable et le savait, mais il s'en foutait. Dans son histoire, il n'y avait pas de morale. »
Michael, agacé par sa mise en cause et par l'attitude de la police, commence à enquêter de son côté avec l'aide de Sean Milgram, journaliste échotier d'une publication de la communauté gay. Avec l'aide de ce journaliste paranoïaque, mais aux multiples ressources, Michael va pouvoir avancer dans ses recherches, et explorer de front plusieurs pistes, du crime homophobe de skinheads nazis, jusqu'au crime crapuleux, impliquant la richissime veuve pas très éplorée.
L'intrigue en elle-même est assez simple et n'offre que peu de rebondissements. L'intérêt réside surtout dans les personnages qui peuplent ce roman. Michael, hanté par son drame passé, ne peut dormir sans l'aide de somnifères à moins de revivre (et nous les vivons avec lui), tous les évènements qui l'ont conduit jusqu'ici. Il y a en lui une réelle ambivalence, il paraît incapable d'appliquer les conseils de vie qu'il prodigue à d'autres. le Lieutenant Larkin et le détective Kukotch forment un binôme paradoxal : l'un borné, paresseux, raciste, xénophobe et homophobe; l'autre pondéré et plus intuitif, conscient des défauts de son supérieur, mais il doit faire profil bas, hiérarchie oblige. le journaliste Sean Pilgrim, dont la paranoïa atteint des sommets, apporte un réel plus, de par les éléments qu'il apporte à l'enquête. La présence des deux personnages féminins Karine et Kim est à mes yeux plus anecdotique, et influe peu sur le déroulement de l'histoire.
L'enquête n'est pas facile à mener, car Michael doit évoluer dans le milieu gay, qui demeure assez fermé et méfiant. Marqué à la culotte par le Lieutenant Larkin qui guette la moindre occasion pour le faire plonger, il doit également composer en plus des skinheads, avec des sbires à la solde de la veuve, une femme autoritaire et pleine de morgue, qui a l'habitude que tout le monde plie devant elle.
Les personnages sont attachants, l'écriture est vive, le rythme et l'action ne faiblissent pas. Les retours dans le passé insérés entre les chapitres nous aident à mieux comprendre ce qu'a vécu Michael, et comment il y fait face. Tout est réuni pour nous entraîner à la suite de Michael dans une histoire qui, si elle ne nous réserve pas de coup de théâtre, garde tout de même un attrait certain, et au vu du dénouement, laisse penser à une suite possible.
En somme, un bon roman pour une lecture fort agréable et distrayante.
Éditions Taurnada, Septembre 2017
Lien : https://thebigblowdown.wordp..
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Anaislectrice
  11 octobre 2017
[ A 100 à l'heure dans l'ouest américain ! ]
Forcément, la couverture m'interpelle et j'ai rapidement compris que j'allais accompagner les personnages dans un secteur qui attire tout particulièrement mon âme de voyageuse car j'ai prévu de m'y rendre l'an prochain ! J'ai donc été ravie de me retrouver aux côtés de Michael, le personnage principal, à travers les rues de San Francisco pour suivre sa folle enquête et ses nombreuses péripéties.
Le livre commence de manière tonitruante, une course poursuite, un meurtre. Les démarrages retentissants sont un peu la marque de fabrique de l'auteur. le décor est toujours planté très rapidement, pas le temps de s'ennuyer ou de se poser des questions, on entre directement dans le vif du sujet, ce qui crée à chaque fois ce besoin pour le lecteur de poursuivre sa lecture de manière boulimique pour savoir de quoi il en retourne. La suite n'est pas en reste et n'a rien à envier au début, le rythme de l'intrigue est soutenu, il n'y a que peu de moment de répit pour les personnages et pour les lecteurs.

[ Un trio détonnant ! ]
Nous suivons donc dans ce livre Michael, français expatrié à San Francisco depuis plusieurs années après un drame familial qui a bouleversé sa vie. Il a tout simplement fui son ancienne vie, laissant sa fille et son ex femme derrière lui. Et c'est justement au moment où il devient un élément clé dans le meurtre d'O'Doul Bridge que sa fille tout juste majeure décide de débarquer, non seulement pour tenter de renouer une certaine relation avec lui, mais aussi et surtout pour régler ses comptes. C'est donc un Michael en pleine tempête, dans un semi déchéance, que nous allons suivre. Ajoutez ensuite Kim, call girl de son état et amie proche de Michael, et vous obtiendrez un trio explosif !
La force de ce livre, c'est cette relation qui lie ces trois personnages. Profondément humains, profondément « normaux », ici on se retrouve face à des vrais gens, ce qui rend l'histoire totalement crédible. Ils sont assaillis par leurs doutes, leurs contradictions, leurs émotions, ils sont loin de l'image de super héros qu'on peut retrouver dans certains thrillers. Michael traverse de nombreuses introspections, il se retrouve un peu en position de faiblesse face à ces deux femmes sur qui il n'aura aucune autorité et qui décideront de faire partie intégrante de sa petite enquête pour l'aider à s'en sortir face à un flic qui s'acharnera sur lui plutôt que de chercher des preuves pour trouver l'assassin, D'ailleurs, ce flic ressemble plus à une caricature de l'américain puritain et homophobe qu'à un véritable enquêteur.
Michael est un personnage intéressant, dans le sens où s'il admet volontiers ses erreurs, il n'en reste pas moins rongé par la culpabilité, en restant incapable de tourner la page sur son passé malgré les milliers de kilomètres qu'il a mis entre lui et son drame. Son métier de coach l'amène à aider des gens à gérer leur vie, leurs émotions, et il y a une certaine ambivalence dans son comportement dans le sens où il est incapable d'appliquer à lui-même ce qu'il apprend aux autres. Il est un personnage parfois fragile, parfois battant, et j'ai beaucoup apprécié sa personnalité.

[ Et le style dans tout ça? ]
Malgré des histoires et des styles d'écriture totalement différents d'un ouvrage à l'autre, je retrouve ici certains thèmes qui semblent chers à Florent Marotta, comme ceux du drame familial ou du deuil impossible à faire parce qu'une des personnes les plus importantes de votre existence est morte. La plume de l'auteur est dotée d'une certaine sensibilité pour décrire ces sentiments profonds et violents, j'ai l'impression que c'est un peu une part personnelle de lui-même qui prend le dessus sur l'écrivain qu'il est, lorsqu'il développe justement cette souffrance. C'est un peu comme s'il prenait part entièrement à l'histoire en ancrant ses propres émotions personnelles dans son texte, et sans prendre de distance avec elles de manière à les faire ressentir de manière puissante à ses lecteurs. Attention, je ne parle en aucun cas d'éléments autobiographiques ou réellement personnels, c'est juste que je trouve que ces émotions qui gravitent autour de ses personnages sont tellement exacerbées qu'ils en deviennent profondément réalistes, attachants, et qu'on arrive facilement à s'identifier à eux.
[ le mot de la fin ]
Ce que j'aime chez Florent Marotta, c'est qu'il sait perpétuellement se renouveler. J'ai lu trois livres de lui et chacun est tellement différent qu'on aurait l'impression d'être face à plusieurs auteurs différents. J'apprécie particulièrement les écrivains qui savent se renouveler en nous proposant quelque chose de totalement différent, ils prennent le risque de sortir de leur zone de confort, de prendre par surprise le lecteur qui du coup, ne sait jamais à quoi s'attendre.
Je reste très marquée par ma lecture de son livre le prix de la vérité, et j'ai apprécié cette fois que mes émotions soient un peu moins malmenées par l'auteur, qui m'a servi cette fois un bon thriller divertissant sans pour autant broyer mes sentiments.
Lien : https://anaisseriallectrice...
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LeslecturesdeKevin
  07 septembre 2017
Aujourd'hui est le jour de la sortie nationale de ce roman plutôt original et je voudrais remercier Taurnada de me l'avoir fait découvrir quelques jours plus tôt. Je n'ai pas pu refuser car quand j'ai lu le résumé et l'extrait disponible, je voyais quelque chose de nouveau, d'original dans l'histoire. Arrivé à la fin de ma lecture, je peux dire que j'ai assez bien apprécié ce roman de Florent Marotta.
Tout d'abord, ce qui m'a fait apprécier ce roman est, comme mentionné dans l'introduction, son originalité. Donner un côté nouveau à un livre ou un genre littéraire est un pari assez risqué. Soit ça retombe du bon côté et ça plait aux lecteurs, soit, à contrario, ça peut retomber du mauvais côté et faire un flop total. Comme vous pouvez le devinez, j'ai apprécié de risque et le résultat qu'il donne. Lorsqu'on lit un thriller ou un policier, on a l'habitude d'être plongé dans un cadre sérieux qui se concentre sur l'enquête et sa résolution. C'est un cadre que j'aime énormément. Ici, le ton était plus léger tout comme le cadre. C'était différent. On abandonnait le sérieux pour se réfugier dans un univers qui misait plus sur l'humour. Les détails sur l'enquête étaient plus réduits pour faire place à une seconde intrigue sur le passé du personnage en question. Les normes habituelles de ces genres étaient chamboulées et il fallait s'y habituer rapidement. C'est un peu comme les couverts. Nous sommes habitués d'utiliser une fourchette et un couteau pour manger la plupart de nos repas. Si un jour, nous décidons de prendre des baguettes pour manger notre plat, nous aurons un certain temps d'adaptation. Certains abandonneront, d'autres continueront jusqu'au bout et trouveront cette expérience intéressante. J'ai abandonné les baguettes depuis longtemps. Par contre, je n'ai pas lâché ce roman une seule seconde.
Ensuite, le personnage principal était assez intéressant. Là, par rapport aux autres romans du genre disponibles sur le marché du livre, nous nous trouvions encore dans l'inédit. Les traits du personnage étaient plus adoucis, moins durs et froids. Il y'avait également une certaine distance entre le lecteur et le héros principal mais cette distance, à la place d'être handicapante, était confortable. le caractère du personnage étant assez détonnant, il était plus facile de le regarder en tant que spectateur que de courir avec lui, de le suivre à la trace. Et comme vous pouvez le voir, certes, cela n'a pas rapproché le lecteur du héros mais n'a pas joué en défaveur du roman. D'ailleurs, c'est assez original pour un thriller de ne pas être proche, collé au personnage et je pense que ne pas l'être est assez nouveau, ce qui fait que nous apprécions un peu ce changement. Ce qui m'a également plu dans ce livre est que nous apprenons son passé, par morceaux, par rêves. On ne se rapprochait pas de lui dans le danger mais plus dans la découverte de son passé. C'est pour cela que nous étions distants dans l'action et la prise de risques et plus proches lorsque nous découvrions ce qu'il a vécu.
Pour terminer, je ne peux pas terminer cet avis sans parler de la plume de l'auteur. J'avais déjà découvert le talent de Florent Marotta dans un thriller assez sombre et un roman de fantasy. Alors, le découvrir dans un policier un peu décalé m'a assez surpris. Et en même temps, je me suis dit « pourquoi pas », pourquoi ne pas le découvrir dans un autre genre, voir si cela lui convient, voir si cela me plaît autant que les romans précédents. Je pense que certains lecteurs aimeront ses romans d'avant et apprécieront celui-là, d'autres aimeront celui-là et apprécieront les autres. Tout dépend de leur genre préféré. En tout cas, je dois avouer être impressionné par un tel changement de plume entre deux livres. Un vrai caméléon. Son style d'écriture en fonction de l'histoire qu'il imagine. Beaucoup d'auteurs se cloisonnent dans un seul et même genre. À chacun de leur livre, on découvre les mêmes subtilités et malgré cela, on aime leurs romans car ils ont une plume affûtée. Dans le cas de Florent Marotta, c'est différent et plus nuancé. Il arrive de changer de plume comme de genre littéraire et on ne retrouvera pas les mêmes subtilités. On appréciera ses oeuvres d'une manière différente. Certains ouvrages auront un coup de coeur tandis que d'autres auront juste une bonne appréciation et je trouve cela assez excitant. Prendre un livre d'un auteur que l'on connait sans savoir à quel point on va apprécier le roman. C'est un mystère et comme tout mystère, cela nous emballe !
En conclusion, si vous voulez découvrir un roman un peu décalé par rapport aux autres tout en passant un moment sans prise de tête, je vous propose de découvrir ce récit de l'auteur caméléon, Florent Marotta ! Encore merci aux éditons Taurnada.
Lien : http://leslecturesdekevin.bl..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
nathavhnathavh   29 novembre 2017
C'est drôle comme on est souvent plus prompt à croire les puissants que les petits.
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nathavhnathavh   29 novembre 2017
Les enfants. Les êtres les plus difficiles qu'il n'avait jamais eu à affronter. Dur d'aimer quelqu'un à ce point et de se sentir à la fois si impuissant.
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nathavhnathavh   29 novembre 2017
Il s'était toujours représenté l'enquête judiciaire comme un jeu de piste. Observer, déduire, faire preuve d'intuition.
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nathavhnathavh   29 novembre 2017
Je suis toujours un grand journaliste, nuance. Je me suis mis à mon compte parce que c'est le meilleur moyen de garder une parole libre. Le journalisme c'est un monde pourri qui s'évertue à ne surtout pas trop égratigner le pouvoir.
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nathavhnathavh   29 novembre 2017
Tu passes la journée à dire à tes clients de se battre et toi ... Faites ce que je dis et pas ce que je fais.
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