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ISBN : 2020047136
Éditeur : Seuil (01/10/1977)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Les idées reçues ont la vie longue. Depuis le XVe siècle, nous vivons sur celle forgée par les hommes de la Renaissance que le Bas Empire romain est une période sans intérêt, méprisable. Perçue à travers le prisme de la Rome classique qui la précède ou celui de la civilisation médiévale à venir, elle n'a jamais été considérée pour elle-même. L'objet de ce li... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
DOGONColas
  12 novembre 2016
Court mais dense, ce livre évocateur a pour ambition d'exposer à un public large une réévaluation de l'Antiquité tardive, un temps défini entre l'Antiquité cicéronienne et le haut Moyen Age. L'ouvrage oeuvre ainsi à réhabiliter un temps dénoncé par les Modernes comme un temps de décadence, début du Moyen Age trop souvent décrié comme un temps d'obscurité intellectuelle et culturelle par les auteurs de la Renaissance.

Cette publication posthume de H-I Marrou est très plaisante à lire et permet d'appréhender autrement cette période aucunement « décadente » ; les méditations de l'auteur doivent cependant être prises avec du recul, les hypothèses avancées sont souvent très suggestives et discutables en particulier sur la « nouvelle religiosité » qui s'inscrit dans la théorie d'une théologie de l'histoire chère à l'auteur.
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KarlErickHorlange
  17 mars 2018
De même que Huizinga a remis en cause la version d'une fin de Moyen Âge décadente, Marrou démontre avec pertinence que la fin de l'Antiquité fut bien autre chose qu'une plongée dans la Barbarie. Ce livre est donc indispensable pour qui s'intéresse à l'Antiquité.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   30 septembre 2014
Pour nous, qui venons après l'Aufklärung, Hegel et Darwin, la notion de « devenir » est comme naturellement associée à celle de progrès ; pour les Anciens au contraire - on ne le répétera jamais assez -, la genesis, c'est le passage de la puissance à l'acte, du non-être à l'existence, donc avant tout un changement, qui s'oppose à l'immutabilité de l'Être : ce qui a commencé doit nécessairement finir un jour.

Depuis l'origine - enfin, disons depuis Hésiode (l'âge d'or, l'âge d'argent... l'âge de fer) -, les Anciens ont toujours été familiers avec l'idée d'un déclin inévitable.

Pour nous en tenir à Rome, comment ne pas évoquer, avec Santo Mazzarino, le passage où Polybe nous montre Scipion Émilien, le jour même de la prise et de la destruction de Carthage, citer en pleurant les vers fameux de l'adieu d'Hector à Andromaque :

Il viendra le jour où elle périra la sainte Ilion
Et Priam, et son peuple...

Scipion, nous dit Polybe qui était alors à ses côtés, pensait à sa propre patrie et craignait pour elle, en songeant à l'instabilité des choses humaines. Polybe lui-même a formulé, dans son livre VI, une théorie de l'évolution historique : les régimes politiques, assimilés à des organismes vivants, doivent nécessairement passer par trois étapes, la croissance, la maturité, le déclin.

Tous les grands historiens de Rome, Salluste, Tite-Live, Tacite, jettent sur leur temps le même regard mélancolique, expriment la même tristesse devant le déclin commencé. (pp. 120-121)
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ClioInoClioIno   10 décembre 2016
J'imagine le lecteur assez déconcerté : plus nous accumulons de témoignages en faveur de l'antiquité tardive, de son originalité, de sa fécondité, plus s'estompe à ses yeux l'image traditionnelle de la fin du monde antique. Il est bien vrai que l'historien est embarrassé lorsqu'on lui demande d'apporter un témoignage ayant directement enregistré l'événement. C'est un fait, les contemporains de l'écroulement de l'Empire romain d'Occident n'en ont pas pris conscience.
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enkidu_enkidu_   28 septembre 2014
La foi chrétienne implique toute une théologie de l'histoire : elle affirme l'existence et l'application progressive dans le temps d'un plan conçu et disposé par Dieu pour réaliser le salut de l'homme, rachetant le péché, et conduisant la création à la fin voulue par le Créateur : la véritable histoire de l'humanité est cette histoire du salut, Heilsgeschichte ; la réalisation de ce plan divin, de cette oikonomia, implique toute une pédagogie divine, une éducation graduelle de l'humanité devenant peu à peu capable de recevoir la révélation plénière et le don de l'Esprit. (pp. 74-75)
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DOGONColasDOGONColas   29 juillet 2016
(le sport athlétique) n'avait pas cependant complètement disparu mais, très tôt miné par les ravages du professionnalisme qu'à notre tour nous connaissons bien, ces concours qui, dans l'ancienne Grèce, avaient constitué la base de l'éducation libérale ne sont plus que matière à spectacles. Qu'on ne s'y trompe pas: les dix jeunes filles en bikini de la célèbre mosaïque de Piazza Armerina ne sont que des athlètes pour la montre. Leur quasi-nudité ne sert qu'à donner plus de piquant à leur exhibition équivoque en sous-vêtements.
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Video de Henri-Irénée Marrou (1) Voir plusAjouter une vidéo

Henri Irénée Marrou : Saint Augustin et l'augustinisme
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