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ISBN : 2715814224
Éditeur : Balland (29/08/2002)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 18 notes)
Résumé :
Un jour de novembre 1746, une sage-femme dépose à l'hospice des Enfants-trouvés du parvis Notre-Dame un nourrisson âgé de deux jours. Il est le fils d'un dénommé Jean-Jacques qui se pique d'écrire des opéras, des essais et qui fréquente des philosophes. Tandis que l'enfant, Baptiste, est envoyé en nourrice à la campagne, son père écrit le Discours sur les Sciences et les Arts qui lui vaudra le premier prix de l'Académie de Dijon et lui permettra, lui le provincial, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
SandyLivres
  11 juillet 2012
Jean-Jacques Rousseau, grande célébrité du 18ème siècle et un des acteurs du siècle des Lumières.La lumière n'a pas toujours ébloui son esprit concernant ses enfants : "Faites ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais".
Isabelle Marsay nous immerge dans une époque terrible où le manque d'hygiène faisait mourir une grande partie des enfants abandonnés.
Pendant 5 ans, Jean-Jacques Rousseau aura eu avec sa compagne (une servante prénommée Thérèse où son droit de parole n'est certainement pas une priorité de l'époque) 5 enfants tous laissés à l'Hospice Saint Vincent de Paul.
L'un d'eux, Baptiste aura une drôle de destinée.
Ce roman est une également un voyage vers les femmes fortes de l'époque : les accoucheuses, les nourrices comme la merveilleuse Jeanne qui l'élèvera comme son fils.
Ce roman amène la réflexion sur des sujets importants abordés : l'adoption, l'hygiène, la médecine parallèle (les guérisseurs), la mort, l'amour.
La lecture très intéressante et enrichissante est entrecoupée de texte de Jean-Jacques Rousseau donne vraiment envie de s'intéresser d'avantage à ce grand philosophe.
Un très grand MERCI aux Editions Ginkgo et à Babélio.
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sylvaine
  30 mars 2012
Isabelle Marsay s'intéresse depuis longtemps à Jean-Jacques Rousseau épluchant sa vie , son oeuvre,s'interrogeant sur la contradiction flagrante existant entre les écrits et la vie de ce grand philosophe .
C'est en Décembre 1764 que paraît à Genève un pamphlet anonyme (en fait écrit par Voltaire) attaquant Rousseau au "nom de la morale et de la religion en révélant son secret":l'abandon des 5 enfants qu'il a eu hors mariage avec sa compagne Thérèse .Il était alors courant de confier les nouveaux nés à l hospice des Enfants-Trouvés près Notre Dame à Paris .Les moeurs sous le règne de Louis XV étaient beaucoup plus libres qu'avant et avoir des enfants hors mariage se voyaient fréquemment.Comment Rousseau a t'il pu agir ainsi lui dont la devise était " Accorder ses paroles et ses actes.Trouver l'harmonie entre soi et le monde"Faut' il le condamner , ne pas le juger ?
Pour mieux nous faire toucher du doigt la gravité d'un tel abandon à cette époque , I Maray imagine la vie qu'aurait pu avoir Baptiste le fils aîné de Rousseau abandonné en Novembre 1746.Nous voilà paris avec cet enfant en Picardie , nous vivons avec ce petit monde de paysans de journaliers , à la merci d'une mauvaise récolte .Nous le voyons grandir , devenir jeune homme et le suivons sur la route de son destin.
Ce livre se lir facilement , le fond historique du roman est riche d'enseignement .Agréable lecture mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable.
lecture réalisée dans le cadre de Masse critique janvier 2012
Merci aux éditions Gingko et à Babélio
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Litterature_et_Chocolat
  11 juin 2012
“Celui qui ne peut remplir ses devoirs de père n'a point le droit de le devenir.”
.
On ignore généralement que le grand penseur de la parentalité a abandonné, contre le gré de leur mère, les cinq enfants qu'il a eus avec Thérèse Levasseur entre 1746 et 1752. Isabelle Marsay imagine, dans le Fils de Jean-Jacques, le destin du fils aîné de Rousseau placé en nourrice, à une époque où 70% des nourrissons abandonnés à l'hospice mourraient avant d'avoir un an. Rousseau ne semblait pourtant pas ignorer cet état de fait.
.[...]
Dans cet excellent roman-fiction, Isabelle Marsay met en lumière les contradictions flagrantes et la lâcheté de Jean-Jacques Rousseau, sans porter de jugement. L'auteur se contente en effet d'alterner très judicieusement des tranches de vie (imaginée) du fils aîné de Rousseau avec des écrits de ce dernier sur les devoirs et obligations qui incombent aux parents. On plonge dans le quotidien d'un siècle où la modernité n'était encore qu'un concept, la mort et la maladie le lot banal de toutes les familles. Gageons que la lecture de ce roman déclenchera un regain d'intérêt pour un philosophe dont on fête en grande pompe le tricentenaire de la naissance actuellement.
Lien : http://litteratureetchocolat..
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marysedepe81
  15 avril 2012
Difficile pour ne pas dire impossible de ne pas être touché par ce roman. D'une part la description fidèle des moeurs du XVIII ème siècle est très bien rendue, très vivante, d'autre part les conditions de vie des petites gens et surtout des enfants de cette époque fait frémir. Nous sommes loin de l'enfant-roi tel qu'il est devenu depuis quelques décennies. Jean Jacques Rousseau ne pouvait ignorer le destin presque toujours funeste des enfants abandonnés de cette époque. Il est d'autant plus difficile de ne pas porter de jugement sur cet homme cultivé, instruit (dans les deux religions catholique et protestante), aisé, qui n'aura aucun scrupule à rejeter les cinq enfants que lui donnera la femme qui partagera toute sa vie, sans tenir compte de son avis à elle et de sa douleur.
Cela mis à part c'est un excellent roman, bien écrit, d'une lecture facile et sensible, que j'ai lu jusqu'au bout malgré le sujet pour moi difficlement supportable. Peut-être a-t-il souffert de venir après la lecture d'autres romans sur ce thème : C.J Box (3 semaines pour dire adieu : l'histoire d'une adoption qui tourne mal), Dermot Bolger (un seconde vie : ce tentenaire adopté qui décide de rechercher sa mère biologique )
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Sand94
  10 mai 2012
Isabelle Marsay nous décrit les conditions de vie de tous ces enfants abandonnés dans un siècle qui s'ouvrait à la Lumière des réflexions philosophiques sur l'homme, la liberté, l'éducation, etc. L'auteure nous met au sein de l'horreur du destin de ses enfants, dont la plupart n'atteignait pas l'âge d'un an, et, pour les plus “chanceux”, étaient confiés à des nourrices qui, en donnant leur lait pour quelques sous, se souciaient souvent fort peu du bien-être de ces petits êtres. Rousseau finalement incarne parfaitement l'aspect paradoxal de ce siècle encore englué dans un certain obscurantisme et à la fois porté par les lumières voulant remettre l'homme au centre des préoccupations. A l'époque évoquée dans le roman, le taux des enfants abandonnés était très important et exponentiel, à tel point que l'on pensait les envoyer en Lousiane pour obtenir de la main d'oeuvre facile et pas chère, on faisait peu de manières dans un siècle où l'esclavage n'était pas encore abolie. Ces enfants bâtards et nourris aux frais de la France devaient rendre ainsi compte des dépenses effectuées pour eux.
Baptiste, fils naturel de Rousseau et de sa compagne, Marie-Thérèse le Vasseur, va connaître une vie que la majorité des enfants abandonnés n'auront pas, mais ce destin, imaginé par Isabelle Marsay, est surtout les faits du hasard et de la bonté d'une femme.
Lien : http://leslivresdegeorgesand..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Litterature_et_ChocolatLitterature_et_Chocolat   11 juin 2012
Il y a des règles établies, informez-vous de ce qu’elles sont et vous saurez que les enfants ne sortent des mains de la sage-femme que pour passer dans celles d’une nourrice. (Lettre à Suzanne Dupin de Francueil, le 20 avril 1751)
.
Depuis que les mères, méprisant leur plus cher devoir, n’ont plus voulu nourrir leurs enfants, il a fallu les confier à des mères mercenaires qui, se trouvant ainsi mères d’enfants étrangers pour qui la nature ne leur disait rien, n’ont cherché qu’à s’épargner de la peine. Il eût fallu veiller sur un enfant en liberté: mais quand il est bien lié, on le jette dans un coin, sans s’embarrasser de ses cris. Pourvu qu’il n’y ait pas de preuve de négligence de la nourrice, pourvu que le nourrisson ne se casse ni bras, ni jambe, qu’importe, au surplus, qu’il périsse ou qu’il demeure infirme le reste de ses jours. (Emile, Livre I)
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SandyLivresSandyLivres   02 juillet 2012
Un père, quand il engendre et nourrit des enfants, ne sait en cela que le tiers de sa tâche. Il doit des hommes à son espèce, il doit à la société des hommes sociables, il doit des citoyens à l’État. Tout homme qui peut payer cette triple dette et ne le fait pas est coupable, et plus coupable, peut-être, quand il la paye à demi. Celui qui ne peut remplir ses devoirs de père n’a point le droit de le devenir. Il n’y a ni pauvreté, ni travaux, ni respect humain qui le dispensent de nourrir ses enfants et de les élever lui-même. Lecteurs, vous pouvez m’en croire. Je prédis à quiconque a des entrailles et néglige de si saints devoirs qu’il versera sur sa faute des larmes amères et qu’il ne sera jamais consolé. (…)
Mais que fait cet homme riche, ce père de famille si affairé efforcé, selon lui, de laisser ses enfants à l’abandon ?
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SandyLivresSandyLivres   02 juillet 2012
Une chaumière que les nobles ou les riches bourgeois auraient qualifiée de tanière ; car, enfin, ces rustiques, ces rustres, ces manants aux visages tannés, courbés les deux tiers de l’année sur leurs terres, n’étaient-ils pas plus porches des bêtes que des êtres humains ?
En vérité, ces vilains n’existaient que pour nourrir les gens de bien ; dussent-ils quelquefois manquer du pain ou des blés qu’ils avaient semés…
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SandyLivresSandyLivres   02 juillet 2012
« Femme qui meurt fait trois bonheurs ! » répétait inlassablement son époux, reprenant un dicton qui circulait dans les tavernes où s’encanaillaient les maris. … - sa disparition engendrerait, en effet, trois bonheurs : des épousailles assorties de grandes ripailles, une belle épousée et surtout une nouvelle dot qui permettrait à Thomas de boire un peu plus souvent du bon vin en mangeant du petit salé…
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SandyLivresSandyLivres   02 juillet 2012
Tout laissait présager qu’à trois ans, cette fillette au regard clairvoyant, au menton obstiné, savait : que sa vie serait faite d’efforts constants et de combats, que les bergères épousaient rarement des princes, que la dinde allait toujours au dindon, la truie au cochon et la sourde au muet…
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Videos de Isabelle Marsay (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Isabelle Marsay
Des Livres & Nous D. Picouly et I. Marsay .Émission Des Livres & Nous. Rencontre avec Daniel Picouly (écrivain et présentateur télé) à propos de son roman La nuit de Lampedusa présentée par Alexandra Oury à la librairie Martelle + rencontre avec Isabelle Marsay au sujet de Quand tout se tait. PLUS D'INFOS SUR LE BLOG DE L'EMISSION : www.deslivresetnous.tv
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