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Jean-Marie Saint-Lu (Traducteur)Arturo Pérez-Reverte (Préfacier, etc.)
EAN : 9782757814062
472 pages
Éditeur : Points (04/06/2009)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 39 notes)
Résumé :

" Le soir du 23 juin 1956, fête de la Saint-Jean, le dénommé Bande-à-part surgit des ombres de son quartier habillé d'un costume d'été cannelle flambant neuf. " Manolo Reyes, le beau voyou de Barcelone. passe ses journées à voler des motos et baratiner les filles. Ce soir-là, il se faufile dans les jardins d'une élégante villa du quartier San Gervasio dans le seul but de séduire la jeune fil... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
unetassedebonheur
  26 mai 2014
Manolo, le beau Manolo, le voyou de Barcelone, met son beau costume et entre dans le parc de la maison de San Gervasio, pour conquérir celle qui représente la beauté même, Térésa. Mais pas seulement, et le lecteur sent rapidement l'odeur du danger, l'inquiétante incertitude d'entrer en territoire ennemi.

Nous sommes à Barcelone, à un moment social et politique bien précis, à mi-chemin de cette longue période du franquisme. Térésa, jeune fille de bonne famille, appartient à ce milieu catalan, dont les rejetons jouaient à prédire la chute imminente du franquisme pendant que les ouvriers se debattaient entre la lutte révolutionnaire et les avantages que le système leur donnait. Et Manolo, dit Bande-à-part, vole des motos, baratinent les filles, mais au jeu de l'amour, tel est pris qui croyait prendre.
Les critiques ont été très sévères à la sortie du livre, ne pardonnant pas a Juan Marsé ses positions. Pourtant Manolo Reynes reste un des personnages de la littérature espagnole les plus marquants, et on comprend pourquoi...la sensualité des personnages, dont on ne sait s'il faut les envier ou pas, cette belle histoire d'amour, vouée à l'échec mais à laquelle on essaie de croire, comme à celle de Julien Sorel et Louise de Reynal.
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tristantristan
  30 novembre 2019
Barcelone du temps de Franco à la fin des années cinquante. Beaucoup de coucheries dans ce roman. Je n'ai pas aimé.
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moravia
  06 avril 2013
Premier roman que j'ouvre de cet auteur.
Livre inégal où il y a des creux ( j'étais prêt à laisser tomber ), et quelques collines où l'on sent un petit air frais ( qui me donnait un brin d'espoir ).
A t'il fait mieux ?
A essayer un autre livre.
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CATHY69
  10 février 2017
Prenant, plein d'émotion, une ambiance "dolce vita" une écriture superbe. A LIRE ABSOLUMENT
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
VanessaVVanessaV   23 octobre 2013
En fait, ce furent là les seuls jouets de son enfance, des jouets qu'il ne devait jamais casser ni mettre au rebut. Il grandit en beauté et en intelligence, avec une disposition rare pour le mensonge et la tendresse. [...] De son contact quotidien avec la faim il lui resta une lueur animale dans les yeux et une façon particulière de pencher la tête que seuls les imbéciles prenaient pour de la soumission. Très vite, il connut la vérité la plus arrogante et la plus utile de la misère: qu'il n'est pas possible de s'en délivrer sans risquer sa vie. Ainsi, dès son enfance, il eut besoin de mensonge autant que de pain, autant que de l'air qu'il respirait. Il avait la vilaine habitude de cracher souvent; cependant, si on l'observait attentivement, on remarquait dans sa façon de faire (les yeux fixant soudain un point de l'horizon, un complet désintérêt pour son jet de salive et pour l'endroit où il atterrissait, une intime et secrète impatience dans le regard) cette résolution ferme et irrévocable, fille de la rage, qui souvent fige le visage des paysans sur le point d'émigrer et de certains jeunes provinciaux qui ont pris la décision de s'enfuir un jour vers les grandes villes.
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Valotte11Valotte11   26 janvier 2019
Non, mon garçon, l’idée que tu te faisais de Teresa au lit n'était pas entièrement exacte : car on peut à coup sûr posséder une créature aussi adorable que celle-ci, aussi instruite et respectable (certes, ses défenses morales ne sont pas aussi solides que le proclame la respectabilité de sa classe) mais il n’est pas toujours possible de posséder le monde qui va avec. Sache-le, il suffit de caresser une seule fois cette belle chevelure d’or, ces genoux de soie pleins de soleil, il suffit d’abriter dans la paume de sa main ce double univers de fraise et de nacre pour comprendre qu’il est le luxueux enfant d’un effort social et qu’il faut le mériter par un effort semblable, qu’il ne suffit pas de tendre tes serres tremblantes et de t’en saisir.
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Valotte11Valotte11   22 janvier 2019
Avec le temps, il devait connaître tant de sourires aussi inaltérables et permanents que celui-ci qu’il en viendrait même à penser que, comme l’argent, l’intelligence et la couleur saine de leur peau, les riches héritent aussi de ce sourire perpétuel comme les pauvres héritent de dents rongées, de fronts aplatis et de jambes tordues.
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tristantristantristantristan   29 novembre 2019
c'était une de ces coiffures laborieuses où l'on peut deviner les éléments, reconnaissables entre tous, de la lutte quotidienne contre la misère et l'oubli, la coquetterie féroce des grands solitaires et des ambitieux supérieurs.
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tristantristantristantristan   29 novembre 2019
Lorsque, enfin, il se décida à pousser la grille du jardin, sa main, comme celle de certains alcooliques quand elle saisit leur second verre, cessa de trembler, son corps se redressa, ses yeux sourirent.
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Video de Juan Marsé (6) Voir plusAjouter une vidéo
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