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Danielle Wargny (Traducteur)
ISBN : 2746713209
Éditeur : Autrement (30/11/-1)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 171 notes)
Résumé :

Olivia et Emily, des demi-sœurs, vivent une enfance heureuse dans l'Angleterre des années 1950. Jusqu'au jour où Mo et Pa font un troisième enfant : Rosie, la petite princesse, leur préférée. Une vraie peste. Peu à peu, Rosie parvient à empoisonner l'existence de toute la famille, poussant Olivia et Emily dans leurs derniers retranchements. Comment s'en débarrasser ? Coups bas, manipulations en tous genre... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (57) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
08 septembre 2015
Angleterre, années 50. Olivia et Emily sont demi-soeurs depuis que leurs parents se sont remariés ensemble. Mais bientôt vient une nouvelle petite soeur : Rosie. Des rivalités et des jalousies naissent entre les trois soeurs et coups bas et quiproquos enveniment la situation entre les filles puis femmes.
J'ai passé un bon moment avec ces femmes qui n'arrêtent pas de se tirer dans les pattes en jouant les naïves. Entre les soeurs, la mère, la tante ou la nièce, il n'y en a pas une pour rattraper l'autre, toutes calculatrices. J'ai bien aimé l'humour de l'auteur, c'est léger et on ne culpabilise pas… de choisir un camp.
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pyrouette
15 septembre 2016
La vie d'une famille recomposée avec tous les coups bas, les disputes et plus si affinités ! Olivia et Emily, soeurs par le mariage du père de l'une et de la mère de l'autre, se détestant enfants, vont apprendre à s'unir et tisser de véritables liens à la naissance de la petite peste, leur soeur Rosie. Pa et Mo ravis de réunir leur famille par cette petite et comme tout parent, ne voient rien des chamailleries des trois filles. Rosie réussira à diviser pour mieux régner jusqu'à la cinquantaine pas très réjouissante des deux aînées, obligées de revenir vivre dans la maison familiale. Pa est mort, laissant toute la place aux femmes de sa vie. La suite ? Réjouissante, cynique et mortelle ! La flasque a toute sa place dans cette fin d'histoire, surtout ne respirez pas les vapeurs d'alcool.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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memma
20 décembre 2016
En guise d'introduction à la chronique de ce petit roman, je voudrais dire un mot des lectures honteuses. Car, quoi qu'on puisse prétendre, il y a des lectures honteuses : on n'obtient pas le même regard en face quand on explique que pendant ces vacances, on a encore relu Proust avec le même plaisir et quand on dit qu'on a lu Fantômette. Par ailleurs, certaines lectures procurent un plaisir imbécile, sans réflexion, ce type de plaisir qu'on peut avoir tendance à dissimuler.
J'aime tant connaître les lectures honteuses des gens, les livres qui ne sont pas dans la bibliothèque du salon, ceux dont on parle au dessert, quand le vin a adouci les défenses et fissuré les architectures. Mais voilà : il y a là une injustice masculin / féminin bien connue. De façon générale, le honteux féminin est sentimental, quand le honteux masculin oscille entre l'érotique et le noir noir noir, quel qu'il soit. Et qui dit l'un est niais et/ou attendrissant ; qui dit l'autre (homme ou femme) passe pour qqun qui en a et à qui on peut taper sur l'épaule.
Or pour mon malheur, mis à part qques romans américains, mon honteux est quasi tout entier rivé sur les choses anglaises, toutes les choses anglaises, du gothique échevelé aux vieilles dames qui donnent dans la décoration florale. La lecture de San Antonio ou de Chandler me plaît, mais elle me demande un certain effort ; Pierre Louÿs m'amuse mais je surmonte d'abord une certaine gêne. Or je m'abîme de satisfaction inconditionnelle à lire quelque chose comme Willa Marsh.
J'ai lu Meurtres entre soeurs après Une famille délicieuse, dont il peut être la version parodique. Tous les décors récurrents - dont je situe à tort ou à raison l'origine dans la Promenade au phare de Woolf - sont inversés : la maison est bien là, mais elle est au bord de l'autoroute (et non plus au bord de la mer) ; la mère aimante qui lit des histoires à ses nombreux enfants devient une vieille ivrogne ; les « dear sisters » deviennent des filles rusées et virtuellement empoisonneuses. C'est le versant violent du même et il n'est pas moins agréable et drôle.
On pourrait croire du Sharpe, d'ailleurs, si un détail ne ramenait à la décoration florale : tous les personnages demeurent innocents, sinon en intention, du moins en fait (un peu comme dans le Crime de Lord Arthur Savile). En réalité, ce roman illustre assez bien l'illusion d'innocence qui nous tient, tous autant que nous sommes.
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nataly
22 décembre 2013
je me suis lancée totalement par hasard dans ce roman de villa marsh, et j'ai été prise dans la vie des trois soeurs "emma, liv et rosy"
cette histoire est hautement cynique, pleine d'humour , de tendresse
on entre entièrement dans le jeu du chat et de la souris , avec emma et liv d'un coté, et rosy de l'autre
ici l'humour anglais décrit parfaitement bien leur sentiments ainsi que leurs envies, leurs espiègleries, leur méchanceté parfois, pour une guerre entre soeurs qui va meme nous faire rire devant certaine perfidie
je vous le conseille vivement
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LireEnBulles
13 mai 2017
Meurtres entre soeurs est écrit par Willa March, qui est en fait le pseudonyme de Marcia Willet. Cette dernière est née en 1945, dans la région de Somerset, au Royaume-Uni. C'est à l'âge de 50 ans qu'elle se mit à écrire pour la première fois, et est depuis l'auteur d'une vingtaine de romans, publiés dans 16 pays. Quatre de ses romans sont parus sous son pseudonyme. En France, vous le trouverez chez le Livre de Poche.
Emmy et Olivia sont demi-soeurs, dont le père de l'une a épousé la mère de l'autre, pour former une nouvelle famille. du moins essayer. Vivant dans la vaste campagne de Londres d'après-guerre (1950), la famille va vite accueillir un bébé, Rosie, censé consolider ce bonheur. Mais la réalité va en être toute autre. Parce qu'avec l'arrivée de Rosie arrive naît une nouvelle atmosphère, celle d'un couple uni par la tendresse d'un nouveau-né, et qui va presque en oublier les deux autres enfants. Rosie devient vite le centre d'intérêt des heureux parents, la petite princesse, que les deux soeurs ne supportent pas. Elles ne voient en Rosie qu'une petite fille pourrie gâtée au caractère insupportable. Olivia et Emmy vont alors se mettre à fantasmer la disparition de cette nouvelle petite soeur qu'elles considèrent comme une intruse.
Avec ces personnages féminins Will Marsh présente diverses personnalités au lecteur. D'abord avec les deux aînées, Olivia la fifille à son papa, et Emily celle de maman. Elles savent très bien tirer profit d'eux en les manipulant et en les faisant culpabiliser afin d'obtenir ce qu'elles veulent. Alors vous vous doutez bien que la naissance de Rosie n'est pas ce qu'elles souhaitent. Et la cadette n'est pas en reste, puisqu'elle est une manipulatrice née et va prendre un malin plaisir à gâcher la vie de ses demi-soeurs. Les années passent, elles grandissent, mais ne perdent en rien de leurs venins et deviennent encore plus vipères que durant leur enfance.
Une relation nourrie par la haine pure va alors s'installer au fil du temps, et avec elle le cynisme de l'auteure qui ne manque pas de piquant. le récit diabolique imaginé par Willa Marsh se met en marche progressivement, pour ne plus s'arrêter, ne laissant personne indemne. L'humour y est présent et oh so british. Nul doute, qu'il faut aimer ce genre et la répartie qui va avec. le décor des années 50 apporte quelque chose de chaleureux et froid à la fois, nous entraînant avec lui dans les recoins de la vie de cette famille. Les pages se tournent inlassablement et facilement, tant on veut savoir ce qui va se passer… Ces trois soeurs vont-elles finir par s'attendre avec l'âge et la sagesse qui dit-on vient avec ? L'une d'elles va-t-elle craquer et commettre l'irréparable ? Tantôt anges, tantôt diablesses, le trio ne laisse aucune d'entre elles connaître le repos, voulant chacune toujours plus que les autres. Naïf est celui qui leur donne le bon dieu sans confession.
Willa Marsh dépeint un portrait de famille cinglant et humoristique sans tomber dans l'excès. Son style est proche d'une Agatha Christie sous acide n'ayant pas de limites que celles qu'elle souhaite. On se laisse facilement porter par l'imagination dynamique du récit, car ici pas de place pour l'ennui. Et si les autres romans de Marsh sont du même acabit, vous pensez bien que j'irais y jeter un oeil avec intérêt.
En conclusion, Meurtres entre soeurs est un mélange du genre littéraire et celui du polar, où la jalousie est la véritable instigatrice des "meurtres". Une lecture utilisant habilement la psychologie de ses personnages en arrivant à les encrer dans un quotidien qui pourrait bien être le nôtre. Alors si l'humour décapant et spécial des Anglais ne vous fait pas peur, c'est le moment de vous lier à cette famille pour le meilleur et surtout pour le pire. Une petite pépite de l'humour à l'anglaise à savourer sans modération.

Lien : https://lireenbulles.wordpre..
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
OwlyOwly03 avril 2010
A l'âge de cinq ans, Rosie connaît ses parents sur le bout des doigts et les fait manger dans le creux de sa main. A dix ans, elle pourrait en remontrer à Iago, question rouerie. Lorsque ses sœurs rentrent, aux vacances, elle les observe attentivement. Elle devient championne de stratégie en deux temps trois mouvements. Elle n'a jamais entendu l'expression "diviser pour régner", mais elle sait parfaitement la mettre en pratique.
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AxelinouAxelinou26 avril 2015
- C'est curieux, dit Em. J'ai l'impression que tu es bien plus ma soeur que Rosie.
- Tu te souviens de ce que disait Pa ? demande Liv. Molly O'Grady et la femme du colonel sont plus soeurs que si elles étaient du même sang. Quelque chose comme ça. C'est une citation de Kipling.
- C'est sûr que quand je pense à Rosie, le sang me monte à la tête, s'exclame Em avec véhémence.
- Je ne pense pas que ce soit ce que voulait dire Kipling.
- Mais Kipling n'avait sans doute pas une soeur du même acabit que Rosie.
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pyrouettepyrouette09 septembre 2016
Le rire tient la peur à distance et fait reculer cette insécurité liée au monde adulte qui les frôle dangereusement.
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marcelpoismarcelpois18 août 2014
Rosie douillettement installée dans la maison de Rup à Chelsea, mène une existence de plaisir et de fêtes ininterrompues. Bien qu'ils aient l'intention de fonder une famille, ils ne se sentent pas encore prêts. Après tout, Rosie est si jeune, et Rup n'est pas tout à fait "établi".
-Etabli comme quoi ? demande Livy à Em, sur un ton caustique.
-Comme le plus grand couillon de Londres, répond Emmy.
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steambooksteambook08 octobre 2012
Ce n'est pas parce qu'on trouve la mort obscène qu'on peut s'y soustraire."

"A l'âge de cinq ans, Rosie connaît ses parents sur le bout des doigts et les faits manger dans le creux de sa main. A dix ans, elle pourrait remonter à Iago, question rouerie. Lorsque ses soeurs rentrent des vacances, elles les observe attentivement. elle devient championne de stratégie en deux temps trois mouvements. Elle n'a jamais entendu l'expression "diviser pour régner", mais elle sait parfaitement la mettre en pratique."
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