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EAN : 9782746734289
476 pages
Autrement (05/03/2014)
3.71/5   61 notes
Résumé :
« - Je connais un secret. Elle se mit à sourire légèrement, d'un air malin. Sa voix était plus forte, maintenant, et elle avait pris cette vieille intonation chantante. La peur piqua Nest au ventre. »

Mina et Nest vivent à Ottercombe House, imposante demeure familiale plantée au coeur de la lande, entourées de leurs chiens et unies par le souvenir d'une enfance idyllique. L'arrivée de Georgie, la soeur aînée atteinte de démence sénile, fait ressurgir ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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Ambiance familiale, british et très cachotière .

Le récit commence de nos jours en compagnie de deux soeurs, pas toutes jeunes. Mina s'occupe de Nest, qui est handicapée. Un sujet d'angoisse surgit : l'arrivée de leur soeur aînée, Georgie, atteinte d'une démence débutante. Cet hébergement est provisoire, mais laisse craindre aux soeurs des conséquences néfastes, car Georgie laisse entendre inopinément et à qui veut l'écouter qu'elle connaît un secret. Or des secrets, le lecteur en découvrira à la pelle au cours des 400 pages du roman. de ceux qui nécessitent d'être révélés mais pas n'importe quand, n'importe comment, ni à n'importe qui!

Au fil des évocations et des souvenirs, on fait connaissance avec cette famille, le père distant, éloignant femme et filles pour vivre ses amours illicites. C'est lui qui présente à sa femme esseulée Timothy, un de ses amis, qui deviendra une sorte de père Noël pour les enfants. Les amours adolescentes, laissent place à des passions dévorantes, pendant la guerre et c'est le drame, bien plus complexe qu'on peut le supposer

Viendra le temps des révélations.

Malgré le nombreux personnages qui gravitent autour de Mina et Nest, ainsi que les sauts d'époque, les repères sont vite acquis et on s'y retrouve facilement

L'ambiance est encore une fois très anglaise , on y boit beaucoup de thé et les chiens aux noms improbables occupent une place non négligeable.

L'évolution des moeurs est clairement décrite : quelques dizaines d'années seulement séparent les convenances encore très corsetées d'avant guerre et les échanges de mails avec des inconnus via des forums.

En filigrane, mais sans amertume, l'auteur aborde les tracas que ne manque pas de procurer le vieillissement et son cortège de renoncements inéluctables.

Ajoutons les magnifiques descriptions des lieux, qui ne peuvent émaner que d'un auteur amoureux des lieux , et l'on aura une idée de cette lecture très agréable.


Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Je connais un secret...

Dois-je vous le révéler?

C'est dans une charmante demeure familiale anglaise que vivent Mina et Nest. A quelques pas de la mer et au milieu de la lande, ses deux soeurs savourent leurs journées paisiblement en compagnie de leurs chiens.

Seulement, elle se retrouvent dans l'obligation d'accueillir leur soeur aînée pour quelques temps. Georgie perd un peu la tête. Les souvenirs du passé se mêlent au présent depuis son retour dans la maison de famille. Et c'est avec un air menaçant qu'elle joue avec les nerfs des deux cadettes, en affirmant connaître un secret. Les évènements du passé refont surface et des révélations éclatent au grand jour.

J'ai choisi ce livre en premier pour la couverture, une très elle tasse de thé anglaise et pour le titre "Une famille délicieuse". Je n'ai pas lu le résumé et j'ai eu raison de faire confiance au hasard car je n'ai pas été déçue par l'histoire. J'ai vraiment apprécié chaque personnage de cette famille d'où une sérénité se dégage malgré les épreuves endurées. de belles descriptions des lieux m'ont permis de voyager sur les magnifiques côtes anglaises et j'ai pu me plonger quelques temps dans les années 30.

Une excellente découverte! Certains pourront penser que les secrets dévoilés étaient prévisibles mais cela ne m'a pas empêchée de passer un agréable moment de lecture.

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Mina, la seconde de la fratrie et Nest la dernière, ayant atteint un âge respectable toutes les deux, vivent dans la maison familiale avec trois chiens. Mina a toujours vécu là s'occupant de sa mère malade. Au décès de cette dernière elle a continué en s'occupant de Nest, victime d'un accident de la route qui se déplace en fauteuil roulant et rumine sa culpabilité. Les deux soeurs ont leurs petites habitudes bien ancrées et le cérémonial du thé, signe de quiétude, est très important.

Je ne peux en dire plus sur cette famille nombreuse et complexe. Ah, si l'arrivé de la soeur aînée Georgie pour un séjour temporaire et souffrant de sénilité. Elle n'arrête pas de répéter qu'elle connaît un secret. Hors, des secrets il y en a beaucoup dans cette famille.

C'est une ambiance anglaise, une lecture différente et appréciée. Mina a une personnalité sereine que rien ne peut atteindre. Une résilience qui a déteint jusqu'à Nest et les autres membres de la famille au fur et à mesure que nous en faisons connaissance. Nous remontons dans le passé pour mieux revenir dans le présent et malgré les nombreux coups durs de la vie, une sorte de bien être règne dans cette histoire et ça fait un bien fou. J'ai tourné les pages avec avidité, pressée de retrouver les deux soeurs, le soir après des journées assez désagréables et intenses en émotion.

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Ah la fameuse tentation de Venise (qui d'ailleurs je le signale pour les puristes qui ne manqueront pas de l'écrire dans les commentaires est plutôt celle de Naples) ! Willa Marsh me soumet bien à la tentation mais son livre ne m'invite pas à prendre l'avion pour atterrir à l'aéroport Marco Polo et prendre un bateau-taxi qui foncera à travers la lagune pour atteindre la Sérénissime. Il m' incite davantage à embarquer dans un ferry pour Plymouth et dès les portes de la cale ouvertes à partir sur les routes qui mènent vers la Cornouailles et sa charmante capitale,Truro.

D'aucuns diront et je ne pourrais pas leur donner tort que j'évoque souvent la Cornouailles anglaise. Vous l'aurez deviné, elle sert de décor au roman et les descriptions m'ont rappelé de jolis souvenirs. Je ne renâcle même pas devant la couverture qui serait affreusement kitsch si elle n'était pas si terriblement british. Il existe des concours de tasses fleuries en Angleterre lors de foires aux plantes et de comices agricoles. Il faut être anglais, je crois, pour se livrer avec sérieux à ce genre de loisir ! Revenons ou plutôt venons-en à l'histoire. Deux soeurs âgées, la très tendre et très positive Mina et sa cadette Nest, en fauteuil roulant, vivent à Ottercombe, dans la maison de leur enfance, au bord de la mer. Il y a bien longtemps que la demeure ne bourdonne plus de cris, de rires, de chamailleries et de jeux. la famille s'est dispersée, certains de ses membres ont disparu et les plus bruyants à présent sont les trois petits chiens de Mina : Polly Garter, le Chapitaine et Boyo Bon-à-rien. Les deux femmes se sont créés leur monde, un univers "rétréci" par les contraintes de la vieillesse et du handicap, mais tout à fait supportable.

L'arrivée de leur soeur aînée, Georgie, qui va passer quelques semaines avec elles, le temps qu'une place se libère en maison de retraite, risque de bousculer voire de détruire cette harmonie fragile. Atteinte de la maladie d'Alzheimer, Georgie, qui a toujours aimé connaître les secrets de tous pour avoir barre sur eux, menace de révéler au grand jour des événements tabous de la vie familiale.

Parallèlement, à Truro, une de leurs nièces, Lyddie, récemment mariée à Liam, un séduisant gérant de bar, n'est pas sous l'emprise du passé mais s'interroge sur son présent. Elle se retrouve plus souvent en compagnie de Nemrod, son bouvier, que de son époux, accaparé par son métier.

Une famille délicieuse est un roman plein de tasses de thé, de personnages attachants, de chiens au caractère bien trempé et d'air iodé. Rajoutez un vieux camping-car, quelques squelettes dans les placards et l'assurance de passer un moment 100% british.

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C'est l'histoire d'une grande famille, deux des soeurs vivent ensemble dans ce qui a été la résidence secondaire, une demeure très anglaise quelque part sur la côte, isolée, pas trop grande, pleine de souvenirs. Mina est un peu la chef de famille maintenant, vu de l'extérieur on pourrait penser qu'elle s'est sacrifiée toute sa vie mais elle est heureuse, elle a ses livres et ce qu'ils lui apportent l'a toujours rendue ouverte sur le monde, sur les autres. Pour les deux mois à venir, elle va devoir accueillir l'aînée de la fratrie, qui verse lentement dans la démence sénile. Elle le fait volontiers, bien sûr, et les neveux et nièces pas loin vont aider, mais cette famille a, comme les autres, ses secrets et le bavardage inconséquent de qui n'a plus toute sa tête peut provoquer bien des dégâts… Un roman vraiment très attachant qui allie la plus pure tradition britannique à une réelle modernité, c'est super sympa de voir Mina en grande relation épistolaire sur le net (je me suis fait avoir comme une bleue par la révélation finale, rien vu venir !) et en même temps c'est adorable la façon très désuète de voir la vie de Lydie (la nièce, une jeunette), même si ça ne paraît pas très plausible. Il y a des chiens partout, on se promène sur les Landes, on fait des aller et retours du passé à nos jours, avec toujours une petite tasse de thé et on voudrait ne jamais en sortir, rester pour toujours au coin de la cheminée. Une atmosphère enveloppante très réussie.

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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation

La voix de leur mère est aussi calme, aussi musicale que le chant du ruisseau, et tout aussi envoûtante, habile à les apaiser, à faire s'effacer et s'évanouir leur univers familier pour les attirer dans un autre monde: le pays de l'imaginaire, celui des "Il était une fois".

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Le soleil de ce début d'automne entrait par la porte principale, tombant à l'oblique, en bandes de lumière poudrées d'or. Il lustrait la vieille banquette, flamboyait sur la grande plaque de cuivre qui couvrait la table de chêne, touchait d'une lueur tendre les coloris fanés de la large tapisserie de soie accrochée au mur sous la galerie. Une paire de bottines en caoutchouc se trouvait juste à l'extérieur, jetée négligemment sur le dallage de granit ; abandonnée sur le coussin usé de la banquette attendait une corbeille de jardinier en osier, chargée de ficelle, d'un sécateur, d'un vieux déplantoir et de torsades de papier contenant de précieuses graines.

Le chant atténué des grillons, à peine audible par-dessus le murmure du ruisseau, soulignait la tranquillité de l'instant. Bientôt le soleil se déroberait, passant par-delà l'épaule de la falaise pour rouler vers la mer, et de longues ombres ramperaient sur la pelouse. Il était cinq heures : l'heure des enfants.

La chaise roulante sortit silencieusement de l'ombre, ses roues avancèrent doucement sur le sol de mosaïque craquelé, avant de marquer une pause à l'entrée du salon. Son occupante se tint là, immobile, tête baissée. Elle prêta l'oreille à d'anciennes voix, vieilles de plus de soixante ans. Contempla le chintz éraflé, abîmé par les petits pieds et les sandales à boucle. Devant elle, une broderie encadrée, une scène à moitié finie...

Chut ! Quelqu'un raconte une histoire. Les enfants ont fait cercle autour de leur mère : les deux plus grandes partagent le sofa avec leur petite soeur, calée entre elles ; une troisième fille est allongée par terre sur le ventre, elle fait un puzzle, son pied levé battant l'air - signe de vitalité réprimée. Une autre fillette encore est assise sur un tabouret près de la chaise de sa mère, avide des images qui embellissent le récit.

- Je vais vous raconter quelque chose, dit la Conteuse, mais gardez-vous de trop remuer, de tousser ou de vous moucher sans cesse... et ne tordez pas vos mèches. Puis, quand j'aurai fini, je veux que vous alliez immédiatement au lit.

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On se demande comment l'esprit des gens fonctionne vraiment. On dirait que chez certains, il manque un petit bout, ou qu'ils pensent sincèrement disposer d'un droit divin pour opérer hors des règles usuelles, celles qui balisent la conduite de la plupart des gens.

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Le désespoir - l'ennemi de l'intérieur - était toujours là, prêt à foncer pour se tailler une place en un moment joyeux, à plaquer au sol un instant de fragile contentement.

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- Elle a toujours aimé ce sentiment de puissance. Sous-entendre des trucs et angoisser tout le monde. Mais à la fin, c'étaient toujours des choses qu'elle avait imaginées, ou à moitié entendues.

- Le souci, c'est que lorsqu'on a un secret coupable, ce genre d'attitude peut vous mettre sur les nerfs. Certaines personnes ont été assassinées pour s'être comportées comme Georgie.

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