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Jean-Pascal Bernard (Traducteur)
ISBN : 2749911982
Éditeur : Michel Lafon (25/03/2010)

Note moyenne : 2.92/5 (sur 45 notes)
Résumé :

Il y a trois ans, l'avocat John Henderson a vu son petit garçon tomber dans le lac qui bordait sa villa de Black Ridge. Son fils ne s'est pas noyé, ni heurté la tête, il est mort, c'est tout.

Sans qu'on puisse trouver la moindre explication à ce drame. Divorcé depuis, John est maintenant serveur dans une pizzeria. Une nuit d'insomnie, il reçoit un étrange e-mail : " Je sais ce qui est arrivé. "

Cela suffit à l'attirer à Bl... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
GribouilleLechat
  15 juin 2016
J'avais choisi ce roman un peu au hasard, parce qu'il faisait partie d'une sélection de livres gratuits dans le cadre d'une opération "2 achetés, 1 offert" et il s'est révélé être une très bonne surprise.
D'après la couverture ainsi que le résumé au dos, je m'attendais à une histoire sombre, à l'ambiance pesante, oppressante, et je n'ai pas été déçue !
Dès le prologue, le ton est donné. Un couple vit dans une maison au bord d'un lac entouré de sombres forêts, avec leurs deux garçons, l'un âgé de 4 ans, l'autre de 9 mois. S'étant aperçu de l'absence de l'aîné, ils commencent à le chercher partout et le retrouvent tout au bout d'un ponton de bois qui s'avance au-dessus du lac, leur tournant le dos. Fous d'angoisse, ils crient son nom, mais l'enfant ne réagit pas, ne se retourne pas. Enfin, quand le père arrive à quelques pas de lui, il se retourne doucement et le regarde comme s'il ne savait pas ce qu'il faisait là. Puis soudain, son visage se fige en un masque de terreur pure, il crie "non !" deux ou trois fois, et tombe raide mort. Les médecins légistes seront incapables de donner une cause du décès, l'enfant semblant être mort "comme ça".
L'intrigue elle-même se déroule trois après, lorsque le père du garçon reçoit un mail d'une mystérieuse femme qui semble terrorisée et lui dit savoir ce qui est arrivé à son fils. Dès lors, il retourne à Black Ridge, ville morne et éteinte du nord-ouest des Etats-Unis près de laquelle ils vivaient au moment du drame, pour tenter d'obtenir des réponses.


La première chose qui m'a frappée, en commençant ce roman, c'est à quel point, immédiatement, le personnage principal, John, m'a paru sympathique. Si la perte de son fils l'a complètement anéanti au départ, elle ne l'a pas rendu aigri ni misanthrope, comme cela arrive souvent dans les livres et les films. L'intrigue se déroulant trois ans après la tragédie, il a eu le temps de sortir un peu la tête de l'eau et il a acquis une sorte d'équilibre. Certes, il est parti vivre ailleurs, très loin, il a complètement changé de vie et de métier et est beaucoup plus solitaire qu'avant, mais il ne s'est pas fermé aux autres. Il est toujours capable de rendre service (et même de grands services !) aux gens qu'il apprécie. Au début du livre, sa façon de raconter les choses et ses réflexions intérieures sont même teintées d'une forme d'humour discret qui m'a fait sourire à plusieurs reprises.
Fait intéressant, la plus grosse partie de l'histoire est racontée à la 1ère personne du singulier, du point de vue de John, ce qui amène le lecteur a être complètement en empathie avec lui et qui a sûrement contribué à me le rendre encore plus attachant. D'autant plus que les quelques chapitres perçus du point de vue d'autres personnages sont écrits à la 3e personne, donc de façon beaucoup plus impersonnelle.
Et j'ai trouvé ce procédé d'écriture très astucieux de la part de l'auteur.

Et heureusement que John est vraiment très sympathique et sain, car tous les autres personnages, à l'instar de l'ambiance, sont assez sombres, voire carrément inquiétant, pour certains. Il y a ceux qui sont terrorisés on ne sait par quoi ou par qui, ceux qui semblent mener la danse et donnent franchement des envies de meurtre, et ceux qui semblent ne pas se rendre compte que quelque chose cloche dans cette ville, ou pire, dont on a l'impression qu'ils cachent volontairement un énorme secret sous des airs de normalité.
Les mots qui me viennent à l'esprit, en repensant à cette histoire, sont "paranoïa", "sensation de danger", "ambiance pesante"...
Plus John essaye de découvrir la vérité, et plus il sent qu'il gêne, que certains habitants deviennent hostiles, y compris la police locale, qui lui conseille de plus en plus fermement de laisser tomber et de partir.
On a un sentiment de conspiration, tout le long, et de menace qui plane. Très vite, on a l'impression que cette menace est partout présente, comme si elle faisait partie de l'air ambiant. On ne sait pas vraiment d'où elle vient, même si on comprend assez rapidement qui tire les ficelles, et il y a une atmosphère sulfureuse. le doute est mis sur la nature même du danger : est-il d'origine humaine ou surnaturelle ?
Pendant tout le livre, on a un très fort pressentiment de piège en train de se refermer sur John et on a envie de lui dire de se tirer de là en vitesse. Plus son enquête avance, plus la tension monte, les événements se précipitent, des choses vraiment bizarres arrivent, plusieurs décès très étranges surviennent, les vérités se dévoilent, jusqu'au dénouement, où John est contraint de regarder l'incroyable réalité en face et de changer toutes ses certitudes pour pouvoir l'affronter.
L'écriture est très agréable, très fluide, et nous réserve même de très beaux moments. J'ai particulièrement apprécié un passage où John parle de son enfance, et en particulier de son père, et d'une habitude qu'ils avaient tous les deux. C'était très touchant, plein de tendresse et de nostalgie.
Je me souviens aussi d'un autre passage où l'auteur fait une très belle métaphore, comparant le quotidien à un parc d'attractions : ouvert et plein de monde et de lumières quand on vit pleinement et à fond, fermé et rouillé quand on retombe dans un morne train-train. J'ai beaucoup aimé cette image.
J'ai vraiment apprécié ce livre, d'autant plus que je ne m'y attendais pas vu les avis très mitigés que j'avais lu, et que je ne connaissais pas du tout l'auteur.

Conclusion : Un roman captivant, qui révèle toute sa saveur dès lors que l'on parvient à s'immerger totalement dans son ambiance sombre et oppressante, avec un personnage principal très sympathique et attachant.
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Angeliky
  20 juin 2015
Beaucoup de suspense tout au long du bouquin. On se met facilement dans la peau de John Henderson qui tente de trouver une explication à l'inexplicable, une explication à des phénomènes aussi étranges les uns que les autres. Ce que j'ai moins aimé dans ce livre est le dénouement. J'ai relu certains passages à deux reprises pour bien comprendre le dénouement mais je trouve que c'est un peu "tiré par les cheveux". J'aurais préféré une autre fin, un peu plus rationnelle.
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Bibliozonard
  12 novembre 2011
« Les vents mauvais » (2009)
Black Ridge, Etats-Unis, Washington, John Henderson ancien avocat et sa femme Carol vivent un drame qui provoquera une cicatrice immuable. La mort inexplicable de leur fils de 4 ans, Scott. Cet événement plongera chacun des parents dans un profond désarroi. Lui partira pour l'Oregon et y bossera comme serveur dans une pizzeria. Il se liera d'amitié avec le gérant Ted, sa fille Becki et Kyle le petit ami de la demoiselle. Carol, quand à elle, se dégotera une place à la bibliothèque de Black Ridge et vivra en appartement avec son deuxième fils Tyler encore bébé le jour du drame.
3 ans pendant lesquels Tom et Carol sont reclus dans leur dépression. Lui s'isole dans l'alcool, elle sombre dans la paranoïa avec des tocs en prime. Tout les deux sont contactés étrangement par des inconnus qui leur demandent de revenir au bercail.
Ellen Robertson, une de ces inconnus, veuve de Henry Robertson, sait ce qui est arrivé à Scott et son propre mari. Une mort identique. Rick et Brooke, les enfants héritiers d' Henry n'acceptent pas la présence de la belle mère. La pression s'intensifie…
Mais quel est le rapport avec Scott et ses parents ? Et les Robertson ? Des forces opèrent. Mais lesquelles ? Qui les poussent ? Des morts suspectes s'ajoutent, des trahisons se révèlent. La vengeance se réveille ? Black Ridge est suspecte.
L'auteur insiste bien sur le mal-être, la tristesse incomparable de John et Carol. Il insiste sur la folie d'Ellen que personne ne remarque ou refuse de voir, devenue cinglée depuis la mort de son mari Henry. Black Ridge et sa forêt respirant la hantise, le lac Murdo Pond, le village. L'ensemble forme un décor rudement bien monté. L'insistance sur la profondeur d'une ambiance malsaine, diabolique qui tapisse chaque recoin des lieux pour mettre le lecteur dans un état de crainte, voir de doute est longue. Cette atmosphère prend un peu le dessus sur le reste, sur l'intrigue. Toute l'action, le dénouement va crescendo à partir de la 2ème partie pour atteindre un feu d'artifice timide en 3ème et dernière partie.
L'écriture glisse, comme patin sur glace. Incontestable. le contexte sombre est bien défini. Les acteurs principaux sont bien décomposés, rongés et assurent dans leur rôle respectif sauf les Robertson trop mit de côté, un peu expéditif.
L'intensité des actions rapides nous téléportent vers une explication qui devient secondaire, qui déçoit. le lecteur restera en halène au finished par rapport à la force du mal qu'on zappe un peu vite au moment de la rencontrer. Un faux semblant sur une force maléfique qui semble bien timide. Un feu d'artifice gâché par quelques pétards qui ne se sont pas allumés. La trilogie des hommes de paille est plus aboutie et de loin meilleur.

Lien : http://lirecrire.over-blog.c..
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petitepom
  16 juin 2012
J'ai bien aimé ce policier pour son atmosphère, dès le départ, il y a une ambiance mystérieuse.
En effet, la disparition de Scott, le petit garçon est inexplicable ; quand son père revient sur les lieux de l'accident, il rencontre Ellen qui est elle aussi, victime de la mort d'un proche des plus étranges.
Nous suivons deux affaires, celle de ces morts soudaines et inexpliquées et les soucis d'un couple de gamin qui ont fait de mauvais choix avec des dealers de drogue.
John, va d'une part chercher des réponses sur la mort de son fils et aider Becki et son ami Kyle.
Tout le monde va se retrouver dans un petit village étrange où des forces maléfiques ou mal employés, modifient la vie des habitants.
C'est parfois déroutant mais tout s'explique et devient passionnant au fil des pages.
Commenter  J’apprécie          50
Yvonnele
  25 avril 2017
Il y a trois ans, l'avocat John Henderson a vu son petit garçon tomber dans le lac qui bordait sa villa de Black Ridge. Son fils ne s'est pas noyé, ni heurté la tête, il est mort, c'est tout. Sans qu'on puisse trouver la moindre explication à ce drame. Divorcé depuis, John est maintenant serveur dans une pizzeria. Une nuit d'insomnie, il reçoit un étrange e-mail : " Je sais ce qui est arrivé. " Cela suffit à l'attirer à Black Ridge, le seul endroit sur terre où il comptait ne plus jamais remettre les pieds, afin de trouver des réponses au mystère qui a anéanti sa vie. Des ombres planent sur cette petite bourgade, les objets semblent animés d'une volonté malfaisante, et les vents qui agitent la forêt glacent l'âme... Plus John creusé dans son passé et dans celui de Black Ridge, plus il s'expose, comme les autres, aux maléfices du lieu. Parfois, les vents mauvais s'abattent aussi sûr vous...
Voilà ce que raconte la quatrième de couverture, plus le bandeau rouge signé par Stephen King, ça a suffit pour que j'ai envie de le lire...mais quelle déception, rien à voir avec un thriller mêlant réel et fantastique, c'est lent, c'est lourd, c'est compliqué, je m'y suis perdue et finalement j'étais contente de le finir (eh oui, jusqu'au bout en lui laissant le bénéfice du doute!)
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
CathleroyCathleroy   17 janvier 2012
"cela lui rappelait de manière agaçante l'un des adages de son ex-mari, comme quoi on reconnaît un moral qui flanche à ce que le monde des objets se retourne subitement contre soi, comme si la tempête qui se prépare dans la tête affectait jusqu'au règne inanimé".
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GribouilleLechatGribouilleLechat   15 juin 2016
Retomber dans la routine après s'être enivré d'adrénaline, c'est un peu mourir avant l'heure. D'un coup, l'avenir semble s'éteindre, et le quotidien ressemble au squelette rouillé d'un parc d'attractions fermé. Il ne bourdonne plus de rires et de bavardages, ne sent plus la crème solaire et la barbe à papa, ne brille plus de néons éblouissants. Ce n'est plus désormais qu'un terrain désert et silencieux, dont on continue cependant à chercher la sortie, et le parking où l'on sait qu'il ne restera qu'une seule voiture.
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CathleroyCathleroy   17 janvier 2012
"Ce serait bien commode de pouvoir redessiner le passé, changer une chose ou deux, ici et là, certains gestes scandaleusement stupides par exemple, mais, si on le pouvait, le passé ne cesserait pas de bouger".
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GribouilleLechatGribouilleLechat   15 juin 2016
Il s'est enfin mis à pleuvoir. Une pluie irrévocable, battante, qui m'a trempé si vite qu'il n'y avait plus aucune urgence à rentrer. Alors je me suis attardé, pour regarder les gouttes rebondir sur les flots et piqueter le sable. Ce n'est qu'au terme de ma seconde bière que j'ai levé le camp.
Une chose était certaine : ce vendredi soir ne resterait pas dans les annales de la bringue.
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GribouilleLechatGribouilleLechat   15 juin 2016
Je suis resté quelques minutes à discuter le bout de gras, sans apprendre grand-chose sinon que ma vision de l'humanité, pourtant moyennement optimiste, restait plus riante que certaines. Quand les opinions du gus concernant la politique locale, les homosexuels et les Amérindiens sont devenues trop déprimantes, je suis reparti vers l'hôtel.
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Vidéo en anglais. M.M. Smith parle de son roman "The Servants" ("Les domestiques").
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