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EAN : 9782916488608
236 pages
Éditeur : Editions La Louve (27/03/2013)
3.79/5   7 notes
Résumé :
Dans le cimetière des Augustins, entre les hautes herbes jamais nettoyées, une tombe récente était ouverte et la terre de rivière fraîchement remuée faisait un petit monticule noir tout à côté du trou. À quelques pas, un corps emmailloté de drap crasseux était allongé : celui de l’occupant théorique de la fosse. Tout pourri et puant comme se doit de l’être un cadavre de quinze jours, le mort avait ceci de particulier qu’il arborait, planté à la place du cœur, un lo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  03 février 2013
PARUTION le 27 Mars 2013
Marre de ce temps pourri ? Marre de la crise ? Marre de l'ambiance du moment ? Envie de se changer les idées ? de passer quelques bonnes heures à rigoler ? Non, ne sautez pas sur votre téléphone pour appeler vos potes. Gardez justement quelques heures pour savourer le nouveau livre de Jean-Louis Marteil, "L'Assassinat du mort". J'espère que vous avez déjà lu le tome précédent, "La Chair de la Salamandre" (voir plus haut)... Sinon, vous savez ce qu'il vous reste à faire... Et cela vous permettra de patienter jusqu'à la sortie de celui-ci (je préfère le répéter, au cas où quelqu'un aurait déjà lu ce billet en diagonale... Si je le chope celui-là d'ailleurs.... Va passer un sale quart d'heure !)

Bon alors, oui, comme je fais partie des privilégié(e)s, j'ai pu lire en avant-première le texte. Il y a des jaloux ? Croyez-moi, on ne s'ennuie pas une seconde. Et puis, avec des personnages portant les doux surnoms de Godet-fendu, Pisse-dru ou Plate-couille, vous avez déjà compris que vous n'allez pas pleurer (enfin si, mais de rire). Quant à l'histoire, elle est tout aussi délirante : un assassinat, un mort, un poignard... Mouais, vous allez me dire que c'est plutôt courant... Eh, réveillez-vous, on n'est pas dans une partie de Cluedo là !!! Vous vous doutez bien qu'il n'y a rien de normal là-dedans, surtout quand ce mort l'est doublement : une première fois par la maladie, une deuxième par le fameux poignard. Ah, vous voyez bien ! Ça ne vous fait pas frétiller ça ? Ne comptez pas sur moi pour vous en raconter plus, je vous vois arriver, petits malins !

* Voir aussi le "Dictionnaire indispensable et commenté des insultes, surnoms et autres expressions à l'usage des lecteurs érudits de "La chair de la salamandre" et de "L'Assassinat du mort".
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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LiliGalipette
  25 mars 2013
Suite de la chair de la salamandre.
Nous sommes à Cahors, comme dans le premier tome des aventures de dame Braïda. le cadavre d'Enguerrand de Cessac, usurier de son état, a été déterré et un poignard a été planté dans son coeur. Assassiner un mort, voilà qui ne manque pas d'interroger les forces de l'ordre et les curieux. Et Braïda, l'intrépide héroïne du tome précédent, n'est pas en reste quand il s'agit de fourrer son joli nez dans ce qui ne la concerne pas. « Il fallait qu'elle en sache plus, cette histoire idiote de mort assassiné défiait son intelligence, et par tous les saints, ce ne serait pas en vain ! » Et pourtant, ce n'est pas comme si elle n'avait que ça à faire : depuis l'aventure précédente, elle a épousé Domenc et ils ont une fille qui tient apparemment de sa mère. La toute jeune Ava a une façon très nette de faire savoir ce qu'elle veut et surtout ce qu'elle ne veut pas. de plus, Braïda a repris les affaires de son père, feu Bertrand de Vers, et elle est déterminée à prouver qu'elle est aussi capable qu'un homme. Bref, tout ça pour dire qu'elle n'a pas vraiment le temps d'élucider les mystères de la cité cahorsine.
Depuis la découverte du cadavre, Aimard de Roquebrune et ses 5 coupe-jarrets d'acolytes ne font pas les fiers : le couteau de l'un d'entre eux a servi au « meurtre », mais a été perdu lors d'une bagarre au Mouton-Embroché, taverne de piètre réputation. Avec cette arme dans la nature, Aimard, Plate-couille, Godet-fendu, La Feuille et Les-Jumeaux (qui sont deux personnes sous un même nom... Ne cherchez pas à comprendre, lisez plutôt !) n'osent pas vraiment se présenter devant l'évêque de Cahors, Guillaume de Cardaillac. le prélat connaît le poignard et on sent confusément qu'il existe un secret entre lui et le chef des brigands. Si cette alliance paraît bien inamicale, elle semble plutôt lucrative. Quand La Feuille est assassiné et que ses compères sont menacés par une ombre, la terreur s'installe dans Cahors.
Tout semble relier au projet du pont sur l'Olt. « Quant à ce maudit pont, [...], je crains qu'il ne fasse un jour ou l'autre couler le sang, et avant même qu'en soit posée une pierre ! » Est-ce pour cela qu'on a déterré Enguerrand de Cessac ? Mord-Boeuf, le capitaine du guet, et son sergent Pasturat se grattent la tête : ils sont certes chargés de faire régler l'ordre dans la cité, mais ils n'ont pas pris beaucoup de matière grise depuis le premier volume. Ils brassent suffisamment d'air pour trouver de nombreux suspects. Il y a Maître Jacob, le médecin juif, mais aussi Dame Bermonde, la veuve du cadavre supplicié. Il y a également Arsende, la servante de la maison, et ses frères. Alors, qui a déterré le corps ? Et surtout, pourquoi ?
C'est toujours avec plaisir que j'ouvre un roman de Jean-Louis Marteil. En fait, les plaisirs sont multiples ! Tout d'abord, je me régale avec la langue colorée qu'il manipule, entre archaïsmes délicieux qui chantent comme un argot et argot tout court. Je suis particulièrement friande de ses notes de bas de page qui prennent le lecteur pour ce qu'il est, quoi qu'il puisse être ! Précision : il y a les notes de l'éditeur et les notes de l'auteur. Sachant qu'éditeur et auteur sont une seule et même personne, je suis tentée de crier à la schizophrénie, mais je tiens un modeste blog littéraire, pas un forum médical. Que le bonhomme se débrouille avec ses personnalités tant qu'il continue à me régaler avec ses romans.
Ce que j'aime aussi, c'est l'humour féroce que l'auteur manie à l'encontre des personnages qu'il n'aime pas et la tendresse bourrue dont il fait preuve pour ses héros. Oui, l'auteur est de parti pris, et alors ? Ne me dites pas que vous n'appréciez pas les sobriquets cruellement évocateurs dont il affuble certains de ses héros ! Et quand on sait que la Truie-Fouilleuse a été inspirée d'une personne réelle, je me demande un peu quelle ménagerie fréquente notre cher auteur, mais encore une fois, je ne tiens pas un forum animalier... Quand ce ne sont pas les noms, ce sont les actes : prenez l'évêque et osez dire que l'auteur n'a pas un fond d'anticléricalisme (mais on l'aime beaucoup quand même !). « Guillaume de Cardaillac se préparait, dans ses appartements, à s'en aller dire une messe en la cathédrale. Ce n'était point que cela l'amusât encore beaucoup, mais il était évêque, tout de même, et il fallait bien le montrer de temps en temps. » Pour contrebalancer tout ça, il y a Géraud et Pisse-Dru, des colosses garde-corps qui, s'ils ne brillent pas par leur intelligence, font preuve de coeur et de loyauté. Oui, l'auteur aime s'entourer de gens bien. Et puisque j'ai reçu ce livre bien avant sa parution, je me dis que je suis du bon côté.
Vous aimez l'histoire et les polars, mais vous ne pouvez pas vous passer d'humour et de jolies pépés intrépides ? Alors, L'assassinat du mort est pour vous. Ne me remerciez pas, remerciez Jean-Louis Marteil pour son imagination un peu barrée et son sens du bon mot ! Vous n'avez pas lu le premier tome, La chair de la salamandre ? Vous pouvez vous le procurer sur le site des éditions de ou dans toutes les bonnes librairies.
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keisha
  15 novembre 2013
Il aura fallu les rendez-vous de l'Histoire cuvée 2013 pour que je fasse connaissance avec Jean-Louis Marteil, son accent ensoleillé ainsi que son enthousiasme et bonne humeur communicatifs... Il ne m'étonne plus que ses romans n'engendrent absolument pas la mélancolie, et que je les lis avec un grand sourire intériorisé - parfois extériorisé! Brouillards et autres frimas pointant leur nez, c'est le moment de faire provision de peps!
Comme dans La chair de la Salamandre, nous sommes à Cahors, en l'an de grâce 1223. Cahors, ses rues sombres, le capitaine Mord-boeuf et le sergent Pasturat agents de la force publique, Guillaume de Cardaillac son évêque morfal toujours accompagné de molosses baveux... Ses tavernes plus ou moins bien fréquentées, telle celle de Tranche-tripe, au Mouton Embroché, où gosiers en pente se donnent rendez-vous, avec risque de bagarres homériques. Et pour terminer nos héros, Braïda et son époux Domenc, leurs serviteurs, y compris les gardes du corps Géraud et Pisse-dru. En gros les mêmes personnages que dans le précédent opus (enfin, les survivants, parce qu'il y avait eu du défunt, à l'époque).
Dans le cimetière des Augustins l'on retrouve le cadavre d'Enguerrand de Cessac, enterré depuis quinze jours, mais hors tombeau, avec un poignard dans le corps! Les rumeurs circulent, Braïda en particulier veut comprendre : elle aime comprendre et déteste ne pas comprendre. Nous allons suivre ses recherches, ainsi que les aventures des autres personnages, dans ce roman au rythme sans faille. Tout se bouscule jusqu'à une fin moins burlesque et plus émouvante.
Allez, je ne chipote pas mon plaisir et vous recommande chaudement la série, ainsi que la précédente, qui vit moines sur les routes...
Pour terminer, de jolis portraits de coupe-jarrets
"Celui-ci, qui était complètement idiot, n'était nullement responsable que l'on eût inventé l'écriture et le calcul. (...) le troisième n'eut point été trop laid si une lame, passant par là, ne lui avait emporté une oreille. Il faut dire, à la décharge de la lame, que ses oreilles étaient assez écartés du crâne pour y donner prise(...). Depuis on l'appelait La Feuille."
J'adore aussi les notes de bas de page où interviennent auteur et éditeur...(mais c'est pas le même?Tsst!)

Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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Belykhalil
  21 décembre 2013
La plume de l'auteur est aussi réaliste qu'ironique et on sourit beaucoup au détour de ces pages où les répliques des personnages sont tout autant malicieuses que leurs surnoms : Mord-boeuf, Pisse-dru, la Feuille… Je me suis d'ailleurs beaucoup amusée des quolibets très moyen-ageux de ces chers campaings. Plaisir que j'ai pu prolonger avec plaisir grâce au Dictionnaire indispensable, téléchargeable gratuitement sur le site de l'éditeur.
L'histoire, quant à elle, tient très bien la route. J'ai apprécié d'enquêter avec Braïda et, chose rare, j'ai fait les mêmes déductions au même moment sauf concernant un certain fantôme. C'est que cela peut-être lassant les Agatha Christie où il manque toujours au lecteur les éléments essentiels pour dénouer le mystère du crime !
Les personnages sont drôles et attachants, sauf les méchants et ça tombe bien. :p
Côté édition, rien à redire. C'est propre et clair et les petits dialogues en note de bas de page font preuve d'une jolie complicité entre l'auteur et l'éditeur.
Lien : http://belykhalilcriticizes...
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collectifpolar
  01 mars 2021
Dans le cimetière des Augustins, une tombe récente est ouverte. le corps de son occupant a un poignard planté à la place du coeur. Or, la cause de sa mort est une mauvaise fièvre, deux semaines plus tôt.
Du polar historique appliqué, sans originalité, qui cherche à faire médiéval. Un point positif tout de même l'humour de l'auteur. Peut-être les amateur du genre s'y retrouveront, mais là je reste circonspecte
Lien : https://collectifpolar.com/
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   03 février 2013
Le mort était plus mort que mort.
Bien que ce hardi concept dépassât de très loin les capacités d’entendement des soudards du guet, c’était bel et bien ce que donnait à comprendre l’étrange scène devant laquelle se trouvaient désormais réunis les sergents de l’évêque et leur chef.
Le capitaine retira son casque, se gratta la tignasse, et prit la mine absorbée d’un sanglier confronté à un problème d’astronomie. Mais il faut dire que ce capitaine-là n’avait jamais eu réputation d’être capable de résoudre quoi que ce soit. Lorsqu’il était jeune, quelques années en arrière, on le surnommait “Creux du cap” - ou “Tête creuse”, si l’on préfère... Toutefois, nul ne l’appelait plus ainsi. En fait, il avait gagné, l’an de grâce 1218, un nouveau surnom : alors qu’il était commis à la surveillance des troupeaux du seigneur évêque, il avait eu bêtement maille à partir avec un boeuf qui refusait de lâcher la vache implorante au cul de laquelle, quoique dûment castré, il s’était croché. Depuis, le capitaine du guet était surnommé “Mord-boeuf ”, car il avait convaincu - à sa manière personnelle - l’animal de lui obéir... Or donc, à cet instant, Mord-boeuf se grattait la tête et les cinq ou six sergents qui l’accompagnaient se demandaient s’il ne faudrait point convoquer séance tenante quelques curés, au cas où Satan se promènerait par là.
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LiliGalipetteLiliGalipette   27 janvier 2013
« Guillaume de Cardaillac se préparait, dans ses appartements, à s’en aller dire une messe en la cathédrale. Ce n’était point que cela l’amusât encore beaucoup, mais il était évêque, tout de même, et il fallait bien le montrer de temps en temps. »
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keishakeisha   15 novembre 2013
"Celui-ci, qui était complètement idiot, n'était nullement responsable que l'on eût inventé l'écriture et le calcul. (...) Le troisième n'eut point été trop laid si une lame, passant par là, ne lui avait emporté une oreille. Il faut dire, à la décharge de la lame, que ses oreilles étaient assez écartés du crâne pour y donner prise(...). Depuis on l'appelait La Feuille."
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LiliGalipetteLiliGalipette   27 janvier 2013
« Quant à ce maudit pont, […], je crains qu’il ne fasse un jour ou l’autre couler le sang, et avant même qu’en soit posée une pierre ! »
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LiliGalipetteLiliGalipette   27 janvier 2013
« Il fallait qu’elle en sache plus, cette histoire idiote de mort assassiné défiait son intelligence, et par tous les saints, ce ne serait pas en vain ! »
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