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Nicole Fyfe-Martel (Traducteur)Emile Martel (Traducteur)
ISBN : 2081245671
Éditeur : Flammarion (18/08/2010)

Note moyenne : 2.97/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Henry, dont le premier roman a été un succès international, vient d'achever, au terme de cinq ans de travail, son second texte. Mais devant le refus de ses éditeurs de se lancer dans l'aventure, Henry décide qu'il n'écrira plus. Il répond néanmoins scrupuleusement au courrier de ses lecteurs. Il reçoit un jour une nouvelle de Flaubert accompagnée de l'extrait d'une pièce de théâtre, et d'un mot lui demandant son aide. Pour toute signature, un simple prénom : Henry, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ledrake
  17 février 2011
Yann Martel aime les animaux et les allégories. Et encore plus les allégories par les animaux. Ce troisième roman entretient un lien particulièrement étroit avec son insigne prédécesseur et il en est même la résultante, s'il l'on en croît la similitude de parcours qu'entretiennent Yann Martel et son nouveau héros Henri. Ce dernier, lui aussi écrivain à succès, essuie un échec avec son nouvel effort, une tentative de fiction autour de l'Holocauste. Les éditeurs criant au blasphème, Henri rend son tablier et s'éloigne naturellement de cette vie d'auteur. Jusqu'au jour où il rencontre un morne taxidermiste, écrivain frustré à ses heures perdues qui lui fait partager sa pièce de théatre en chantier sur une ânesse (Béatrice) et un singe hurleur (Virgile) qui tentent de s'expliquer la barbarie innomée d'où ils sont parvenus à sortir. A travers cette histoire peu commune livrée par bribes, Henri croît voir se dessiner l'oeuvre qui lui a échappé.
Partant de là, Yann Martel, dans une mise en abîme assez vertigineuse, à écrire le livre impossible de Henri et livre une réflexion violente et déchirante sur la cruauté humaine, à travers le prisme de ce double dialogue : entre son héros et le personnage énigmatique du taxidermiste ; et entre l'âne et le singe. Que cette cruauté s'incarne dans l'Holocauste ou quelque autre évènement importe finalement peu, la résonance est la même et les questions universelles : Comment peux t'on raconter l'irracontable ? Dois t'on même le faire ? Quel rôle doit tenir la victime ou le témoin de la barbarie ?
Ce roman vaut surtout pour les pistes qu'il ouvre au lecteur (notamment les références ouvertes de Martel à d'autres ouvrages) et moins pour les quelques réponses que Yann Martel a bien voulu accorder : d'ailleurs ces dernières sonnent inachevées, à l'image des révélations finales sur les motivations réelles du taxidermiste, et il est aussi bien envisageable que ces dernières soient erronées.
Il vaut aussi pour Béatrice et Virgile, l'oeuvre dans l'oeuvre, dont chaque passage est une merveille d'écriture.
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SD49
  10 septembre 2010
Voici un livre dont je n'ai pas encore entendu parler sur les blogs.
Je l'ai donc pris au hasard dans les nouveautés de la bibliothèque.
Et je n'ai pas lu la quatrième de couverture.
J'ai beaucoup aimé ........ les trois premières pages de ce livre. le personnage principal qui est un écrivain nous parle des relations entre un auteur et ses lecteurs, ainsi que des rencontres qui en découlent parfois. Ces trois première pages sont vraiment très chouettes, bien écrites, intéressantes.
C'est ensuite que cela s'est gâté pour moi. Henry, le personnage principal, rencontre un taxidermiste qui a besoin de son aide pour la pièce qu'il est en train d'écrire. Il écrit une longue lettre à Henry (spéciale la lettre), et quand ils se rencontrent dans la boutique du taxidermiste on a droit à une longue liste d'animaux ainsi qu'à la longue liste du matériel nécessaire à cette profession.
La pièce de théâtre dont il est question met en scène deux animaux, Béatrice et Virgile, une ânesse et un singe, qui parlent de fruits dans un premier temps, puis d'un pays qui s'appelle chemise et c'est une chemise rayée, en rapport avec la tenue des déportés durant la guerre.
Alors, là j'ai décroché. Je ne voyais pas trop où l'auteur voulait en venir même si Henry avait écrit un livre sur l'holocauste. On passe alternativement des passages de la pièce de théâtre aux rencontres entre Henry et le taxidermiste (Henry aussi!).
Je me rends compte que je ne vais pas du tout vous donner envie de le lire, mais je n'en pouvais vraiment plus de cette lecture. Je ne sais plus où j'ai lu que c'était "une allégorie animalière", si j'avais su cela avant de l'emprunter et bien je ne l'aurais pas lu.
Ce livre n'était pas fait pour moi, même s'il est bien écrit, c'est la façon de traiter le sujet que je n'ai pas aimé.

Lien : http://pages.de.lecture.de.s..
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mayang
  22 septembre 2011
L'histoire commence d'une manière classique: un écrivain a en projet d'écrire un livre de fiction sur l'holocauste. Son projet est refusé et il décide de changer de vie et de métier. C'est alors qu'un étrange taxidermiste le contacte et lui demande de l'aide pour écrire une pièce de théatre dont les deux principaux personnages sont des animaux empaillés plongés dans des situations traumatisantes. Il va aller de découverte en découverte jusqu'à une fin tragique qui interpelle aussi le lecteur. le style ressemblerait à du Philip K. Dick, science fiction en moins , matiné de Paul Auster. Quoiqu'il en soit il s'agit d'un ouvrage intelligent qui nous amène à réfléchir sur la nature humaine.
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Morisoph
  08 mars 2011
C'est une douce ballade avec Yann Martel. Ça devient progressivement inconfortable puis il y a ce coup de poing final. À couper le souffle. J'ai beaucoup pleuré. Pour la première fois, je ne lisais pas un autre récit sur l'Holocauste, j'en étais le témoin, la responsable, la survivante.
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Pralinerie
  24 mars 2012
Etrange conte que celui-ci. Il est à la fois intéressant car il propose un autre regard sur l'holocauste mais il tourne en dérision le sujet, en fait un jeu littéraire et artistique. Cela me gène. Et cette lecture ne propose pas assez de questions selon moi. Elle propose une vision du mal, une réflexion sur celui-ci ainsi que sur l'absurde mais ne les questionne pas vraiment. Donc bonne lecture pour les extraits de la pièce fictive mais hors de la mise en abyme, guère de salut.
A découvrir tout de même.
Lien : http://pralinerie.blogspot.f..
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
ledrakeledrake   14 juillet 2011
VIRGILE : Selon moi, la foi, c'est comme être au soleil. Quand tu es au soleil, peux-tu éviter de créer une ombre ? Peux-tu te défaire de cette zone d'obscurité qui s"accroche à toi, qui épouse toujours ta forme, comme pour te rappeler continuellement à toi-même ? Non, tu ne peux pas. Cette ombre, c'est le doute. Et elle t'accompagne partout, pourvu que tu restes au soleil. Et qui ne souhaites pas être au soleil ?

BEATRICE : Mais le soleil est parti, Virgile, il est parti !
(Elle fond en larmes et sanglote bruyamment.)
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ledrakeledrake   14 juillet 2011
Il était contrarié. Sarah avait depuis longtemps perdu tout intérêt pour l'Holocauste, ou en tout état de cause pour son engagement artistique dans l'Holocauste. Et elle avait tort. Ce n'était pas qu'il voyait l'Holocauste dans tout. C'était qu'il voyait tout dans l'Holocauste, non seulement les victimes des camps, mais aussi les capitalistes et bien d'autres, peut-être même les clowns.
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ledrakeledrake   14 juillet 2011
VIRGILE : (l'air penaud, les mains de chaque côté du visage)
Comment peut-il y avoir quelque chose de beau après ce que nous avons vécu ? C'est incompréhensible. C'est une insulte.
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Videos de Yann Martel (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Yann Martel
A l'occasion de la rentrée littéraire, Yann Martel nous présente son quatrième roman, Les Hautes montagnes du Portugal (Grasset) dans lequel il explore la réponse de trois personnes face à la perte d'un ou plusieurs êtres chers à trois époques différentes du XXe siècle.
En savoir plus sur "Les Hautes montagnes du Portugal" : http://www.myboox.fr/livre/les-hautes...
Musique : Cannon_Silent Partner
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