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EAN : 9782070457014
608 pages
Éditeur : Gallimard (02/05/2014)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Le Nazgûl, un groupe de rock mythique de la fin des sixties, aurait pu devenir l'égal des plus grands si son chanteur, Patrick Hobbins, n'avait pas été abattu par un tireur inconnu lors du concert de West Mesa.
Le Nazgûl dont l'ancien imprésario vient d'être assassiné. Le Nazgûl a décidé de se reformer après vingt ans de silence et part en tournée pour faire résonner à nouveau le " rag de l'Armageddon ". Mais, dans l'ombre, on les manipule, et les forces des ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (33) Voir plus Ajouter une critique
greg320i
  18 avril 2014
S'il n'a pas defrayé la chronique c'est qu'il n'a pas été assez connu. Voilà mon point de vue.
S'il n'est pas effrayant ,il en reste du moins angoissant,voir troublant.
Pour l'histoire, le suspense et tout le reste ( c'est à dire beaucoup) , ne compter pas sur moi pour osé profaner le tombeau sacré d'Armageddon Rag.
Loin de moi l'envie d'être châtié ou taxé de corrompu pour l'avoir lu puis vous spoiler cela comme un malfrat .
Alors allons-y différemment.
Si je vous dit : George R. R. Martin ? Vous me répondez automatiquement Trône de fer , Fantasy, et bien d'autres mots-clés qui lui sont cher à ce bon vieux Georges. Seulement voilà ,, le voici avec un récit inclassable que les mots seuls désormais ne suffisent plus à lui rendre l'équitable hommage pour sa totale emprise sur le lecteur.
Donc pour ma part, comme le faisait à l'époque un autre Martin dans une petite école des fans sur France 2 (plus ou moins connu selon votre âge) je lève ma petite pancarte et dit : DIX sur DIX !
" - Comment ? Des étoiles ? Il n'y en aurait jamais assez voyons. "
Bref laissez moi vous invitez, vous envoûtez ,, vous tentez et vous sustenter à la surprise promise . Vous séduire quelques instants avec mon impression sur le ressentiment de cette lecture hors norme. le temps de vous laissez couler la salive .
Attention Découverte ! ( musique Ushuaia ) Comme un poeme sur le thème de la mort et des doutes sur les vivants ,on vivra une expérience unique et libératrice d'émotion en lisant ce roman taxé "devenu introuvable et qu'il faut redécouvrir d'urgence" dans sa quatrième de couverture .
Les mots donc ne saurer mentir sur sa qualité ( pour une fois ! ) et j'en rajouterai encore au corps de cet ouvrage que la rage dévore ; que la musique dite 'écrite' décore, embellie pour vous donnez son 'son' le plus profond .

Le récit d'un magicien , le fruit d'un auteur qui dépasse le stade d'écrivain standard. Et là encore j'ai du retard pour le glorifier à son mérite. Continuons donc :
Mais que de qualités sur un papier ,, d'entendre notre livre profaner et hurler les mots via un groupe " le Nazgûl " et vous jouez sa sérénade diabolique ,je dis chapeau. Déjà d'une . Bravo ( deux) . Extra (et hop de trois) .
Et ce régal plait autant à l'oeil qu'au quotient émotionnel.
Positivement bon, et méritant des éloges, ce roman saura donc ravir les fans 'terreur' et autres amateur d'histoires fantomatique . Mais mal vous en prendra de le classer dans un genre car c'est avant tout un livre sensation qu'il faut goûter ,tester et lire avec une pointe de riche avidité pour finir d'une traite ce cadeau céleste signé George R.R. Martin.

Au final , petite mise en garde pour l'interpréter à sa juste saveur :
Le lire, c'est l'approuver ,l'éprouver , le sentir, le ressentir, l'entendre , le percevoir ..
Comme vous pouvez le voir , c'est un texte qui marquera non seulement l'esprit avec ce système de phrasé musical qui donne le " LA" mais aussi une parcelle existentielle à découvrir pour vos émotions littéraire sonore.
Dès lors ce livre 'acheté-lu , adjugé-vendu ,bon-pour-la-critique' donnera le compte rendu : original , différent, intéressant , alléchant, attachant, attirant, attrayant, et tous les -ant que vous voudrez...

Un vrai bon coup de coeur , un coup salvateur dans les... écouteurs .
Car désormais entre lire et entendre , j'y perd un peu les sens .
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Arakasi
  25 novembre 2014
En leur temps, les Nazgûls ont été la voix de toute une génération. Ils ont chanté et hurlé la rage, les peurs et les espoirs de dizaines de milliers de jeunes gens, soulevé et enflammé des foules entières, affolé les médias et fait gronder des hordes de conservateurs échaudés… Mais cette ascension spectaculaire a pris brutalement fin le soir du 20 septembre 1971, quand un coup de feu tiré de nulle part a fracassé la tête du chanteur du groupe, Patrick Hobbins, alors qu'il interprétait sur scène la dernière création des Nazgûls « Armageddon/Resurrection Rag ». Panique totale. Des milliers de spectateurs fuient en hurlant le site du festival de West Mesa, laissant derrière eux les cadavres piétinés de pauvres malchanceux. le bilan est terrible : une dizaine de morts, la fermeture du festival, la ruine de la maison de production des Nazgûls et, finalement, la dissolution du groupe lui-même dont les trois membres survivants traumatisés se refusent à monter à nouveau ensemble sur scène. Ce spectaculaire martyr public hisse les Nazgûls au statut de légende et, si l'anonymat et l'oubli engloutissent bien vite les anciens musiciens, leurs chansons restent vibrantes et vivantes dans l'âme des nostalgiques des tumultueuses années 60.
Jusqu'au jour, une quinzaine d'années plus tard, où les Nazgûls sortent de leur tombes de la façon le plus lugubre qu'il soit : leur ancien impresario a été retrouvé dans sa maison de campagne, le coeur arraché, l'anniversaire même de la mort de Patrick Hobbins – meurtre affreux qui semble faire échos aux paroles d'une ancienne chanson du groupe « Baby you cut my heart out, Baby you make me bleed ! ». Sandy Blair, ancien fan des Nazgûls et écrivain en panne d'inspiration, mène l'enquête pour un journal spécialisé dans la musique Rock, pas tant dans l'espoir de débusquer un éventuel meurtrier que pour le plaisir un peu masochiste de remuer les cendres de son propre passé.
Blair est en effet confronté à l'éternelle question de tous les trentenaires : quand ai-je cessé d'être un jeune rebelle pour devenir un crétin mature et responsable ? Que sont devenus les choses auxquelles je croyais, les amis que j'ai aimés, les salopards que j'ai honnis ? C'est donc les mains dans les poches que Blair se lance sur les routes des Etats-Unis, mais son road-trip nostalgique va vite prendre une tournure plus effrayante et plus violente qu'il ne l'avait imaginé. Car les Nazgûls sont sur le point de remonter sur scène et ils y joueront une musique comme personne n'en a jamais entendu et n'en entendra après eux, oh non ! Une musique à réveiller les morts…
Malgré l'excellente opinion que j'ai de l'oeuvre de George R.R (Raoul ? Robert ?) Martin en général, j'ai longuement hésité à me lancer dans son roman « Rock and Roll », et pas seulement parce que je suis une sale radine et que je voulais absolument le trouver d'occasion. C'est que le Rock, il faut bien reconnaître que je n'y connais pas grand-chose, en dehors des indémodables classiques comme les Rolling Stones ou les Beatles, et que j'avais peur d'être larguée face à ce roman qui promettait d'être très générationnel et donc pas forcément accessible à n'importe quel glandu de moins de quarante ans. Et j'avais tort, car George R.R (Ricky ? Rafael ?) est décidément un grand auteur et il pourrait blablater pendant 600 pages de courses de bagnoles qu'il n'en serait pas moins passionnant – et pourtant Dieu sait que je déteste les courses de bagnoles.
Pour rester dans les métaphores voiturières, la moindre des choses est de dire que « Armageddon Rag » ne commence pas sur les chapeaux des roues. le roman débute tranquillou au rythme des déambulations mélancoliques de Sandy Blair à travers les Etats-Unis à la recherche de son temps perdu. Tout ceci est réellement intéressant et fort bien écrit, mais malgré le voile oppressant qui semble peser sur le récit, on a un peu de mal à savoir où l'auteur veut en venir… Puis sans nous prévenir, Martin enfonce brutalement l'accélérateur, met la sono à fond et, avant d'avoir eu le temps de dire « Oh fuck », nous voici en train de foncer à tout allure dans un décor apocalyptique où rugissent les baffles et explosent les champignons atomiques. Ca gueule, ça hurle, ça frappe du pied, ça fracasse des guitares dans des gerbes d'étincelles ! C'est du grand art. Moi qui suis à peu près insensible au Hard Rock, j'avoue avoir vibré comme un câble électrique au récit des concerts des Nazgûls qui rythment la dernière partie du roman. Les fans purs et durs de fantasy seront peut-être un peu déçus – faut avouer que l'aspect fantastique du roman reste assez discret – mais les autres auraient tort de se priver de cette ébouriffante partie de jambes en l'air littéraire !
George R.R Martin, je t'aime.
(Ouais, ça fait groupie, mais au moins on ne pourra pas me reprocher de ne pas être dans l'ambiance.)
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Tatooa
  17 octobre 2014
Quel livre étrange...
Sisi ! Je vous jure ! Un livre qui part un peu dans tous les sens, foisonnant, l'enquête de Sandy n'étant finalement qu'un prétexte (et elle peine vraiment à avancer, d'ailleurs...). Un condensé de contre-culture pour les nuls (dont j'étais, mais ça c'était avant Armageddon Rag), entre autres, et de musique, car on n'y parle que de ça, à tel point qu'on regrette de n'avoir pas la bande son qui va avec, la "music to wake the dead" et les Nazgûls en concert le prochain week-end !
Une immersion dans la nostalgie de Mai 68, de la solidarité, de la volonté de changer le monde pour un monde "meilleur", Peace and Love mes frères et soeurs. Martin est un passionné de musique diverse et variée, et il sait transmettre sa passion, ça, il n'y a pas de doutes !
Un livre qu'on appréciera différemment en fonction de l'âge auquel on le découvre, je pense. Car, pour étrange que ce soit, ma propre nostalgie de mes jeunes années révoltées s'est réveillée au son de Supertramp, passant pour la première fois dans ma voiture, inopinément et de façon troublante en coïncidence avec ma lecture de ce bouquin...
Très nostalgique, voire bourré de regrets, ce livre. Car ils ont bien changé, les amis soixante huitards de Sandy. Et s'ils sont tous sympathiques, ils semblent tous avoir mal vieilli, sauf, peut-être Froggy (je pense que c'est une référence à Kermit du Muppet Show, mais je n'en suis pas sûre..., en tous les cas il m'y a bien fait penser !), Sandy n'étant pas en reste et ne sachant plus, finalement, qui il est ni où il va, dans ce road-trip vers son passé.
Davantage une étude de société et psychologique qu'un vrai roman de terreur, ce livre met vraiment longtemps à démarrer. Même si l'ambiance est intéressante, les références pléthore, et le sujet bien traité, servi par une écriture et une traduction impeccable, il reste que je suis un brin restée sur ma faim; il y a des passages incontestablement fantastico-terrifiques, mais ils ne durent pas. On revient très, trop vite à une normalité des plus banales.

Bref, j'ai pris un grand plaisir à le lire, mais je suis quand même un brin déçue...
C'est un bon bouquin, mais il n'a pas grand chose à faire en "terreur". Tout juste un peu fantastique, quoi...
Bon, étant donné que j'ai appris un tas de choses et découvert des groupes et des musiques que je ne connaissais pas du tout, et que c'est fabuleusement bien écrit, je ne peux pas mettre moins que 4, tout de même...
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Yanoune
  30 juin 2020
Armageddon Rag.... Ou le bouquin acheté à sa sortie, soit en 2012 et jamais lu... Ouais c'est vieux, je dépile... mais c'est pas le pire.. j'ai honte...
Pich :
Sandy est dans les choux, tanqué à la page trente sept... tanqué dans sa vie, tanqué dans son couple.. tanqué... une vraie dune meuble qui l'englouti doucement... sournoisement...
Alors quand un ennemie d'hier, lui propose du boulot, d'écrire un article/enquête couvrant la mort, l'assassinat d'un impresario tombé dans l'oublie... Imprésario du plus grand groupe de rock, entré dans la légende depuis qu'un calibre vingt-deux à forte pénétration a explosé le crâne de Hobbit le chanteur en plein concert y a bien dix ans de ça, bin il accepte... même si tout le monde lui dit que c'est une connerie... qu'il a autre chose à foutre, une histoire de page trente-huit à écrire...
Mémory Lane pour Sandy, cauchemar Lane aussi... où tout se mélange, le coup de regard derrière l'épaule...
La jeunesse enfuie, les idéaux, les copains éparpillés, les musiques rangées au placard parce que l'heure est à ce putain de Disco de merde.. t'inquiète Sandy je te comprends bien, sur plein de trucs je te comprends bien.. Même si on est pas de la même génération...
Et le bizarre qui s'invite sans qu'on lui ai rien demandé... l'horreur et le sang qui gicle partout, tant dans les souvenirs que dans la réalité...

C'est rigolo pendant toute ma lecture j'avais Robert Plant qui m'accompagnait.. Les Nazgûl pour moi c'était Led Zeppelin... et depuis, d'ailleurs, ils tournent sur ma platine, mais pour avouer Led Zep tourne beaucoup sur ma platine... ^^
Même si peut-être c'est pas d'eux dont parle G.R.R.Martin, ça colle pourtant bien je trouve (les années/ certaines paroles/ Tolkien/soit disant occultisme/problème de dope/premier groupe dit de métal/meilleur groupe de tous les temps)
- Meilleur groupe de tous les temps ? Tu déconnes ?
- Non... mais je suis partiale... et puis je suis pas la seule à le dire.. mais bref... et j'ai un sourire. Et puis Plant en Hobbit pourquoi pas.. même si je le vois plus en elfe aliéné..^^
Bon... sauf peut-être que Led Zep c'est un groupe anglais et que les Nazgûl c'est groupe ricain... Pas grave juste pour dire que j'avais de la musique dans les oreilles, celle-là et puis celle des autres citée, fredonnée, entendue au détour d'une radio, phase nostalgie pour le héro...
La musique, le rock mais pas que, suinte de ce bouquin, ouais tant d'autres trucs..
Martin mélange tout, réalité, onirisme, cauchemar, occultisme...
Croire, faire, lutter, aimer, grandir, fuir... et tous leurs dérivés, les mots les plus utilisés dans ce bouquin...
'Cause you know sometimes words have two meanings
And it makes me wonder.... oooooh it makes me wonder...
Un livre générationnel, qui regarde derrière son épaule, et qui soupire grandement de voir d'où on est parti et où on est arrivé..
Un livre traumatisme... Parce que ce qui est arrivé est traumatique, et pourtant au final rien n'a changé..
La fin des années soixante et les années 2019/2020... toujours le même combat, toujours les mêmes képis, les même coups de matraques et les même cris.. de détresse, de terreur, de colère... toujours..
Un roman qui parle d'un temps que les moins de vingt ans bla bla bla.. et pourtant si...
La même rage, la même peur.. même si les sujets de pourquoi on se bat, les musiques ne sont plus vraiment les mêmes.. et encore c'est à voir...
.. Martin a la rage, elle aussi elle suinte, au milieu de la nostalgie et de la tristesse.. le bouquin date de 1983 et R.R. Martin est né en 1948.. c'est de lui dont il parle, Sandy c'est lui, un peu.. Northwestern, journalisme, objecteur de conscience et tout...
Les idéaux d'une génération, qui faut bien admettre à franchement retourné sa veste, tellement qu'elle craque de tout côté....
Faut dire qu'il s'en sont pris tellement dans la face.... tant sur le concret, que dans le dedans... une violence toujours, pour tout... celle de l'époque, celle de l'establishment comme on dit, et puis celle dans leur propre camps.. je me rendais pas vraiment compte de ce que Manson avait laissé dans son sillage... je voyais juste l'horreur, ça a été bien bien plus profond que ça.
Le roman est classé dans l'horreur... et oui, mais pas celle que l'on croit, que l'on imagine, la vraie horreur.. l'horreur est dans la réalité... dans tant de choses qu'ils ont vécu, pas besoin d'en rajouter tant que ça.. celle-là fout bien plus la gerbe que l'autre, la inventée... enfin je trouve.
Martin égrène les trauma de cette génération... dont Altamont à été le crépuscule et la mort annoncée... le Glas...
Fin de partie l'armageddon a bien eu lieux.... les victimes immolés, la terre dévastée, les rêves piétinés, et nous nous battons toujours, le combat est sans fin...
Il ne restera de nous que des os, des cris et des musiques que le vent éparpille...
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Taraxacum
  18 mai 2014
Le Rock est mort, vive le Rock ! Et au passage, vive Masse Critique et Babelio qui m'ont permis de découvrir ce petit bijou et vive les éditeurs qui ont eu la bonne idée de le rééditer!
Quand je dis petit bijou, rien à voir avec sa taille: Armageddon rag pèse 600 pages, de quoi se mettre de la matière sous la dent, même pour une lectrice compulsive dans mon genre. Lectrice compulsive qui tient d'ailleurs à témoigner de la difficulté à le reposer: je ne me suis endormie qu'à une heure qu'on devrait plutôt qualifier d'aube parce qu'il fallait que je sache la suite, là, maintenant, et tant pis pour l'heure.
Armageddon rag commence comme un roman policier, balance dans le fantastique et les visions d'Apocalypse mais reste avant toute chose une ode à la musique et une plongée dans le Rock. Oui, je mets une majuscule, mais c'est la moindre des choses en sortant de ce livre!
Jamie Lynch est le personnage par qui tout commence: ancien impresario d'un légendaire groupe de rock, les Nazgûl, le voilà qui est retrouvé le coeur arraché dans son bureau. Comme dans une des chansons légendaires du groupe, d'ailleurs, un groupe dissous dans le sang une dizaine d'années avant quand un inconnu abattit le chanteur en plein concert lors du festival de West Mesa. Pour le personnage principal, ancien fan, journaliste devenu écrivain, voilà venu l'occasion d'un voyage sur les traces de son passé , d'ami perdu de vue en star déchu. Que sont devenus les ideaux de sa jeunesse, tous ceux d'une génération qui voulait changer le monde? Auraient ils échoué? La mort de l'impresario et la renaissance éventuelle des Nazgûl est-elle une nouvelle chance , ou un piège?
C'est violent, ça subit une toute petite baisse de régime au milieu, mais si légère que j'ai quand même collé 5 étoiles, ça chante la colère, la rébellion et la musique, mais aussi la difficile introspection de l'âge qui vient, quand on regarde en arrière et qu'on se demande si on a été fidèle à ses ideaux.
Au début; le virage fantastique, dont le lecteur se demande sans cesse s'il est réel, ou juste rêvé, m'a semblé étrange, mais ça monte ensuite comme une sorte de crescendo jusqu'à exploser.
Un livre envoûtant que je vais me dépêcher de coller dans les mains d'autres lecteurs et lectrices!
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critiques presse (3)
SciFiUniverse   15 mai 2012
On sent ce livre très proche du témoignage. On se demande quelle part d'autobiographie réside dans ce texte.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Elbakin.net   11 avril 2012
A la fois thriller haletant saupoudré de surnaturel (allez, disons-le, de magie !) et réflexion sombre sur une certaine époque, Armageddon Rag s’avère avant toute chose un très bon roman, passionnant et à dévorer en poussant le volume des basses au maximum.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
LeMonde   02 avril 2012
Vaste fresque sur l'Amérique des années Reagan, ce roman prenant est aussi un des meilleurs livres écrits sur le rock.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   12 octobre 2014
Le New Jersey Turnpike inspirait à Sandy une haine qui dépassait l'entendement. C'était une saloperie d'autoroute constamment engorgée par la circulation qui traversait les secteurs les plus pourris qu'on pouvait trouver de ce côté de Cleveland, un no man's land puant de décharges toxiques, de raffineries et de casses automobiles. Elle était en outre perpétuellement plongée dans un brouillard grisâtre pestilentiel, des miasmes de monoxyde de carbone, de gaz d'échappement aux relents de diesel et de produits chimiques cancérigènes, et une simple bouffée de ce mélange suffisait pour raviver toutes ses peurs d'antan.
Il lui était fréquemment arrivé de se faire arrêter sur cette autoroute, pour des infractions imaginaires prétextes à une fouille du véhicule à la recherche de produits illicites. Les flics de la route étaient alors aussi hippiesphobes que les autres et ils avaient pris l'habitude de se mettre à l'affût pour guetter les chevelus et les intercepter avec un zèle confinant à l'obsession.
+ Lire la suite
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TatooaTatooa   10 octobre 2014
Ce n'était pas une journée que Sandy Blair aurait pu marquer d'une pierre blanche. Son agent avait réglé l'addition, d'accord, mais cela ne compensait pas le refus essuyé au moment de solliciter un report de la date de remise de son manuscrit. Le métro avait fait son plein de beaufs et prenait son temps, une éternité, pour le ramener à Brooklyn.
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VALENTYNEVALENTYNE   06 décembre 2014
- Allez, Sanders, allons sur la jetée. Je t’offrirai une saucisse de Franckfort, boire une crème glacée, et nous ferons un tour sur les chevaux de bois. Sais-tu qu’ils ont construit des appart qui surplombent le manège ? Je désirais en louer un quand je suis arrivé d’Oakland, mais numéro 3 n’a pas voulu en entendre parler. Elle n’est pas poète pour un rond, crois-moi. Imagine un peu … Se réveiller et s’ rendormir aux accents de l’orgue à vapeur, et n’avoir qu’à baisser les yeux pour voir des gens tourner en rond juchés sur leurs jolis chevaux bariolés. Ils tournent, et tournent, et tournent encore, tout comme nous.
– Et les saisons tournent, et tournent, et les chevaux de couleurs vives montent et descendent, (*) cita Sandy.
– Nous sommes prisonniers du manège du temps, conclut Froggy.


(*) Joni Mitchell the circle Game
And the seasons, they go round and round , and the painting ponies go up and down. We’re captive on the carousel of time.
+ Lire la suite
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okkaokka   19 août 2017
p.281.
Qu'attendez-vous de lui ?
- Qu'il se conduise en homme, qu'il fasse son devoir.
- En homme ? C'est un homme, pauvre con ! Un homme qui est resté fidèle à ses idéaux et s'est battu pour les défendre. Vous rêviez qu'il devienne un bourreau, qu'il aille raser au napalm quelques villages et vous rapporte un collier d'oreilles de bridés. Vous auriez trouvé ça super, sans comprendre qu'il serait allé là-bas parce que vous l'aviez terrifié. Il aurait pu y laisser sa peau, et ça aurait été encore plus chouette, pas vrai ? Vous auriez eu dans la salle aux trophées deux portraits bordés de crêpe pour le prix d'un seul.»
Sur le front du Boucher, la veine redevenait visible. « Robert a donné sa vie pour son pays et je ne vous permets pas de souiller sa mémoire, Blair !
- Merde ! » Sandy ne pouvait plus retenir ses larmes, ni s'empêcher de crier. « Le vrai héros des deux, c'est Slum et non votre Robert adoré ! Faut-il posséder du courage pour massacrer des gens, espèce de monstre assoiffé de sang ? Une machine peut exécuter les instructions qu'on lui fournit, et se retrouver sur la trajectoire d'une balle relève avant tout de la malchance.
+ Lire la suite
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TatooaTatooa   16 octobre 2014
- Tu n'es ni meilleur ni pire que moi. Tu ne peux absolument rien changer à la façon dont va le monde, et moi non plus. Alors, pourquoi nous opposer ? Bois, baise et mets-t'en plein les poches. C'est celui qui a amassé le plus de fric avant de crever qui a remporté la partie.
- Va te faire voir, Lark.
- Steve. Où vas-tu comme ça, Blair ?
- Chez moi. Je rentre à la maison.
Lark éclata de rire.
- Pauvre con. Le grand écrivain, c'est toi. Tu devrais savoir que tu ne peux pas retourner au bercail. Tu t'es payé un bolide, mais c'est pour arriver plus vite nulle part.
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George RR Martin à la librairie Grangier le 3 juillet 2014
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