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ISBN : 2917689544
Éditeur : Actusf (02/09/2013)

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Huit des plus grands auteurs de la science fiction et de la fantasy rendent hommage à Jack Vance et à son cycle de la Terre Mourante sous la houlette de George R.R.Martin. Et parmi eux Neil Gaiman, Tanith Lee, Tad Williams et Lucius Shepard...
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
boudicca
  30 octobre 2013
On poursuit avec cette seconde partie de l'anthologie « Chansons de la Terre mourante » notre découverte de l'univers du désormais regretté maître de la science-fiction, Jack Vance, à qui certains des plus grands auteurs américains de fantasy ou de SF ont récemment tenu à rendre hommage. L'idée est simple et consiste pour les auteurs en question à écrire à leur tour une nouvelle prenant place dans l'univers de la Terre mourante de Vance. A George R. R. Martin, Robert Silverberg ou encore Glen Cook, succèdent ainsi Tad Williams, Tanith Lee ou encore Neil Gaiman qui se prêtent à leur tour à ce périlleux mais, selon leurs dires, jouissif exercice. Que vous soyez de grands connaisseurs de l'oeuvre de Vance ou totalement étrangers à son univers, dans les deux cas ces « Chansons de la Terre mourante » ne manqueront pas de vous séduire. A travers ces huit nouvelles, on découvre (ou retrouve) un monde proche de l'extinction tout à fait fascinant, plein de couleurs, d'exotisme, d'aventure et de dangers, peuplé de bêtes et monstres fabuleux coexistant avec une humanité tour à tour immorale, orgueilleuse, grotesque ou raffinée. de même, nul besoin d'être familier avec la prose de Jack Vance pour apprécier la saveur des dialogues extravagants échangés par ces personnages excentriques, ou de l'humour malicieux propre au maître que certains auteurs ont parfaitement réussi à reproduire.
Comme dans toute anthologie le niveau varie évidemment d'une nouvelle à l'autre. Certaines m'ont ainsi totalement laissée de marbre, à commencer par celles de Tanith Lee, Mattew Hugues ou encore John C. Wright. D'autres, en revanche, valent franchement le détour ! Avec « Les traditions de Karzh », Paula Volsky nous offre ainsi une nouvelle simple mais très bien construite consacrée à la quête désespérée d'un jeune homme pour trouver le remède au poison mortel qui le consume. Tad Williams réussit également son coup avec « La tragédie lamentablement comique (ou la comédie ridiculement tragique) de Lixal Laqavee » mettant en scène un charlatan opportuniste forcé de cohabiter avec l'une des plus redoutables créatures de la Terre mourante, un déodande. Pari également réussi pour Lucius Shepard et sa « Proclamation de Sylgarmo » qui met pour une fois en scène une femme et un guerrier, confrontés à l'astucieux Cugel, ainsi que pour Elizabeth Moon qui nous offre avec « Incident à Uskvosk » une nouvelle sympathique consacrée à un divertissement des plus étranges mais apparemment très en vogue : les courses de … cafards géants. L'ouvrage se clôt par ce qui constitue sans aucun doute la nouvelle la plus originale de l'anthologie (« Invocation de l'incuriosité ») dans laquelle Neil Gaiman propose pour une fois de faire un pont entre notre monde et celui de la Terre mourante.
Une seconde anthologie dans la droite lignée de la première et qui rend un bien bel hommage à ce grand monsieur qu'était Jack Vance. Quoi de mieux, pour terminer, que de donner la parole à Tanith Lee qui clôt sa postface par ces jolis mots : « Je ne peux croire que Jack Vance ait inventé la Terre Mourante. Au fond de moi je sais qu'il s'y rend souvent. D'ailleurs, il nous y emmène aussi, non ? » Rendez-vous courant 2014 avec la troisième et dernière partie de l'anthologie pour un ultime voyage.
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Walktapus
  06 avril 2015
Jack Vance, Jack Vance ! Si la moitié de ce que ces grands auteurs racontent est vrai, alors quelle influence incomparable il a eu sur tout un genre ! Ca le hisse au niveau des Tolkien ou des Howard.
Ce tome 2 comporte 8 des 22 nouvelles de l'anthologie-hommage originale. Parmi mes préférées, Tad Williams avec l'histoire la mieux ficelée peut-être, Paula Wolsky qui, selon moi, signe la nouvelle la plus délicatement vancéenne du lot, Lucius Shepard avec son style toujours aussi diablement évocateur.
Une mention spéciale à Matthew Hughes parce que son autre boulot est de rédiger des discours pour des hommes politiques, et je n'ai pas pu m'empêcher de penser que les dialogues bourrés d'hypocrisie rusée de Vance ont dû beaucoup l'inspirer.
Reste à trouver un intérêt à l'exercice. A quoi bon ? Hommage ou pastiche, la frontière est ténue. John C. Wright, en multipliant les références à toute l'oeuvre de Vance alourdit et épaissit son récit. Tanith Lee invite même Jack Vance en guest star. Et s'il est tentant d'imiter le style de Vance, c'est plus difficile qu'il n'y paraît. Un Silverberg s'y vautre lamentablement je trouve (dans le tome 1).
Finalement c'est peut-être Neil Gaiman qui a raison : « de temps à autre, je me surprends à écrire une phrase à la Vance, et chaque fois que cela m'arrive, je suis heureux, même si c'est un auteur que je n'ai jamais osé imiter. Je ne pense pas qu'il puisse l'être, d'ailleurs. » Il écrit la seule histoire du recueil qui ne fasse pas de l'imitation directe, mais elle m'a parue un peu bâclée et hâtive.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
WalktapusWalktapus   16 mars 2015
Canja Veck leur décrivit aussi les endroits incroyablement variés qui formaient la toile de fond de leurs aventures. Il leur parla d’Ascolais, de la blanche cité de Kaiin et de ses ruines, des terres saponides, dont les peuples aux yeux dorés vivaient par-delà les montagnes de Fer Aquila. Il évoqua le Pays oblique du Mur Tombant, la sauvage Kauchique, la funeste Olek’hnit, cette antique métropole, et quelques régions fermées et secrètes : les monts de Cobalt, et la redoutable forêt de Lig Thig, également appelée Grand Erm. Il mentionna même le royaume démoniaque de Jeldred, créé uniquement pour héberger le mal, ce qu’il réussissait à merveille. Et Embelyon, aussi, un alter-monde que le magicien invisible Pandelume avait façonné pour s’y cacher, un monde dont le firmament était comme une symphonie d’arcs-en-ciel. Et il leur décrivit l’Almérie, patrie du majestueux Cugel, autoproclamé l’Astucieux, moins un héros que le parangon de l’héroïsme. Un personnage captivant, aux longues jambes, adroit de ses mains, les doigts légers, ayant la chance des démons et la malchance des maudits, deux conditions s’annulant constamment l’une l’autre. Avec son intelligence aiguisée, Cugel était un parfait génie de la ruse mais il lui arrivait aussi à l’occasion de se comporter comme un nigaud absolu.
(Tanith Lee)
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boudiccaboudicca   28 octobre 2013
La forêt baptisée Grand Erm éveillait chez celui qui l'arpentait les mêmes sensations qu'une cathédrale en ruine. Des arbres cyclopéens s'élevaient tels des arcs-boutants dans les ténèbres pour monter jusqu'à la canopée, de laquelle cascadaient des masses de feuillage que l'on aurait prises pour des poutres fracassées. Le sol spongieux qu'ils foulaient se fractura en une succession de combes et de ravines, et la moindre surface autour d'eux se recouvrit de mousse et de lichen, si bien qu'une grosse souche devenait le château noir et orangé d'un ogre, un arbre abattu un pont féerique jeté entre un rocher d'un vert phosphorescent et un embarcadère de fougères sous lequel des araignées aux longues pattes tissaient des toiles quasi-invisibles. (Lucius Shepard, La proclamation de Sylgarmo)
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boudiccaboudicca   14 novembre 2013
Contemplant le monde en contrebas depuis les hauteurs, il éprouvait une profonde satisfaction à la vue de la grande cité silencieuse. Il y avait certainement des sorciers, des forêts sombres, des titans, des voleurs, des nomades et des déodandes. Et alors ? Que pouvaient-ils espérer faire de mal, puisque le monde sombrerait bientôt ? L'Histoire s'était mise en sommeil. Il ne restait plus de grandes guerres ou d'expériences à mener. Cette ère demandait seulement de boire de grandes gorgées de grog, avant que la vie sur terre ne ferme les yeux. (Guyal le Conservateur)
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WalktapusWalktapus   05 avril 2015
Les vers géants qui peuplent cette région sont particulièrement voraces et dénués de tout sens moral. Ne pleurez pas cette perte mais cultivez le détachement philosophique. L’on pourrait affirmer et prouver en toute logique que le cheval manquant n’a jamais réellement existé.
(Paula Volsky)
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WalktapusWalktapus   30 mars 2015
La nature de mon travail est, en échange d’une rémunération convenable, d’accélérer les lourdeurs juridiques, de rassembler des informations précieuses, de décourager l’effronterie, d’observer des nuances et, quand nécessaire, de trouver de quoi dissuader les scélérats.
-- John C. Wright
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George RR Martin à la librairie Grangier le 3 juillet 2014
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