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Critique de BazaR


BazaR
  08 novembre 2014
Rien à faire !
J'étais méfiant vis-à-vis de cette longue nouvelle des aventures de Dunk et l'Oeuf à cause de l'engouement actuel concernant G.R.R. Martin et son oeuvre, et la façon dont nos chers éditeurs français profitent du filon en triplant le prix de l'original (en découpant un livre en trois). En manque de ma drogue Westerosienne depuis un an j'ai craqué pour le petit précieux sorti cet été (2014) et lâché les 15€ demandés.
Et je me suis régalé.

J'avoue, j'ai apprécié l'objet-livre. C'est rare pour une nouvelle de se voir emballé comme ça. Ici les mots ont de l'air pour respirer contrairement aux éditions de poche. J'ai aimé la police de caractère employée pour exprimer les pensées de Dunk, qui imite une élégante écriture manuscrite. Et l'oeuf de dragon illustré sur la couverture est superbe. Bref, en lisant, j'avais l'impression de conduire une luxueuse BMW série 4 toute neuve : ça coûte honteusement cher mais le plaisir est au rendez-vous.

Mais soyons clair, c'est avant tout l'histoire racontée qui m'a plu, tout à fait dans la lignée des deux nouvelles précédentes sur Dunk et l'Oeuf. Chevalier désargenté, Ser Duncan le Grand dit Dunk se dirige vers le Nord avec son écuyer l'Oeuf dans le but de vendre ses services aux Stark qui luttent contre les Fer-Nés. Attiré en chemin par les prix offerts lors du tournoi qui clôturera les noces de Lord Beurpuits, il décide de tenter sa chance. Il ne s'attend pas à se retrouver dans un vrai sac de noeuds d'intrigue. Les partisans de la vieille rébellion Feunoyr n'ont en effet pas tous renoncé à détrôner le roi Targaryen.

Le manque d'action ne m'a pas gêné ; c'était déjà le cas dans « l'Épée Lige, la deuxième nouvelle consacrée à nos héros. de même l'absence totale de magique et de fantastique n'entraîne pas de manque (sauf si c'est ce qu'on vient chercher). de fait il y a largement de quoi boire et manger dans la description de ces nobles médiévaux qui festoient et joutent, qui complotent et combattent. On trouve des parangons de noblesse pure, des traîtres, des roublards, des lâches. On s'attend presque à voir Ivanhoé lancé au galop, une lance de tournoi en main. Tout cela est cousu ensemble avec les fils d'une intrigue politique dont l'importance se dévoile peu à peu. Seule manque la présence d'une forte personnalité féminine.

Rien de tout cela n'est nouveau bien sûr, et l'on trouvera des acteurs et des situations semblables le long de l'oeuvre principale « A song of Ice and Fire ». Mais j'étais en manque je vous dis. Et cette dose de Westeros était de la bonne, pure à 90% au moins.
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