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ISBN : 2749929016
Éditeur : Michel Lafon (16/03/2017)

Note moyenne : 3.65/5 (sur 459 notes)
Résumé :
Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s'aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (141) Voir plus Ajouter une critique
Saiwhisper
  03 octobre 2017
Le club des lecteurs de ma médiathèque a repris et, avec lui, ses lectures variées vers lesquelles je ne me serais pas forcément tournée… Pourtant, comme souvent avec la sélection proposée, j'ai fait une bonne découverte avec ce titre qui, hélas, m'a rappelé la chanson « Cargo de nuit » d'Axel Bauer non-stop… Croyez-moi, cette chanson sans arrêt pendant deux jours qui ressurgit à chaque fois que je voyais ces mots, il y a de quoi péter une durite… C'est pourtant une belle façon de dire « je t'aime » entre les deux personnages principaux, Yanis et Véra, dont le quotidien va être mis à rude à épreuve. Tous deux sont des protagonistes qui ont su me toucher et m'inquiéter. On les découvre fusionnels, amoureux, complices et heureux… Jusqu'à ce que certaines tensions viennent noircir le tableau. Luc, le frère de Véra et collaborateur de Yanis, va rendre la vie dure à ce dernier qui va envisager de prendre le large afin de se mettre à son compte… Et c'est là que le personnage de Tristan intervient. Gentil, généreux et attentionné, il va aider financièrement Yanis afin que celui-ci puisse monter sa boîte dans le bâtiment. Il semble très intéressé par l'investissement et le talent de Yanis et va être aux petits soins avec Véra ainsi que leurs trois enfants… Malheureusement, c'est très vite la descente aux enfers pour ce couple qui va mal vivre ce changement de travail et l'omniprésence étrange de cet ami charitable. Vous voyez déjà où tout cela va aboutir, n'est-ce pas ? Rien qu'avec ces personnages, on devine ce qu'il va se passer… Et c'est le gros reproche que j'ai à faire sur ce livre : il n'y a aucune surprise ! Même si le reste m'a plu, le scénario est bien trop transparent ! le pire, c'est que Véra dit elle-même que Tristan est trop généreux pour que ce soit normal… Sans parler de son frère ou de sa meilleure amie qui essayent (en vain) de l'avertir. Puisque que tous ont tous des doutes au sujet de Tristan, pourquoi vont-ils dans son jeu ? Il y a des paires de claques qui se perdent…
Agnès Martin-Lugand a une belle plume simple, travaillée, agréable et fluide. Malgré quelques longueurs, je suis aisément rentrée dans l'histoire et n'ai pas voulu lâcher ce roman dont je voulais connaître la conclusion. Les protagonistes sont crédibles et bien dépeints, ce qui permet un attachement assez rapide. La narration alternée entre le couple permet d'avoir une vision d'ensemble. C'est sans doute pour ça que j'ai apprécié le livre dans son ensemble : j'ai aimé Véra, Yanis et leurs bouts de chou (l'adorable Violette, le petit Joachim lucide et compréhensif ainsi que le jeune Ernest). J'étais peinée pour cette famille qui a toujours connu le bonheur et la stabilité. Au début du livre, leur quotidien était vraiment parfait… Ce fut un véritable crève-coeur de voir le mensonge s'immiscer entre eux, suivi par l'alcool à profusion et la cigarette… D'autant plus que cette chute est lente, progressive et efficace… On en vient à se demander comment Véra ou Yanis vont faire pour s'extirper de ce bourbier. de plus, il fut impressionnant de voir à quel point certains personnages sont manipulateurs et sans vergogne !
Même si on connaît la trame scénaristique rien qu'en lisant le résumé et que l'on devine tout de A à Z, j'ai été prise par cette histoire qui m'a occupée l'esprit le temps du week-end… Ces deux narrateurs sont vraiment touchants et attachants. Si vous cherchez un récit bien écrit mettant en scène un couple amoureux qui va passer par tous les états, n'hésitez pas à découvrir ce titre. Ceux qui aiment les textes mettant en avant la manipulation devraient également trouver leur compte. À l'inverse, si vous souhaitez une histoire originale et surprenante, passez votre chemin, car tout est tissé de fil blanc… Sur ce, je vais écouter une ultime fois « Cargo de nuit » en espérant m'exorciser une bonne fois pour toutes…
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marmotte-g
  13 octobre 2017
Malgré un résumé peu palpitant il s'avère que l'histoire est prenante et se lit très facilement. Certaines péripéties sont inattendues et on se demande si l'amour de Yanis et Vera va résister au machiavélisme de Tristan.
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EnjoyBooks
  29 mars 2017
J'ai toujours cette musique dans la tête d'Agnès Martin-Lugand.
(Genre : Contemporain).
Editions : Michel Lafon
Prix : 18,95€ (Partenariat)
Date de parution originale : 16 mars 2017
Résumé : Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s'aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin…
Mon avis : LIVRE COUP DE COeUR ! Comme chaque année depuis 3 ans, j'attends le roman d'Agnès Martin-Lugand avec une grande impatience. La majorité ont été des coups de coeur et celui-ci ne fait pas exception à la règle. J'ai toujours une petite appréhension en commençant ses histoires. Peur de ne pas retrouver ce que j'avais aimé la fois précédente. Peur aussi de ne pas retrouver les mêmes sentiments éprouvés. Pourtant à chaque fois, je me fais berner… et j'adore ça ! J'avoue ne pas être totalement fan de la couverture. Je vous avoue également que je n'avais pas lu le résumé avant de débuter ma lecture. Je fais confiance à l'auteur et avec Momoko, ma comparse de lecture, on a bien fait.
L'auteur démarre fort dès le début avec un prologue assez bizarre. On suit un homme sortant de l'atelier d'architecte de Luc et Yanis. L'homme en question croise sur son chemin Véra et ses enfants, se rendant au travail de son mari (Yanis). Ce point de vu m'a mis mal à l'aise, comme si j'étais en train d'épier cette petite famille. Mais ça a le mérite d'intriguer et de rendre curieux. L'histoire commence ensuite. On fait la rencontre de Véra, Yanis, leurs enfants, Luc, Charlotte et Tristan. Comment vous dire que dès les 40 premières pages, j'ai ressenti les choses intensément. Et j'ai même failli avoir ma larme ! Chapeau à Agnès Martin-Lugand pour ça.
Les personnages m'ont tellement touché. Surtout Véra et Yanis en ayant leur deux voix dans le roman. Véra est une femme exquise, amoureuse, sensuelle, altruiste… elle donne tellement aux autres. Et son bonheur est communicatif. La voir entourée de sa famille et de ses amis, c'est tellement gratifiant, énergisant. C'est la femme qui fait des choix audacieux, qui a le sens des priorités et qui sait observer. Yanis est un homme profondément bon, touchant par son côté enfantin et par son manque de confiance. Ces deux là ont fait battre mon petit coeur. Surtout avec la scène de la rencontre et ce rituel où ils se murmurent : « J'ai toujours cette musique dans la tête ». Luc, Charlotte, les enfants (surtout Joachim) ou encore Tristan sont des personnages à découvrir absolument. Tous sont creusés, approfondis pour en devenir presque réel… et c'est ce qui est si bon avec les histoires de l'auteur.
Lorsque je lisais, je n'avais pas envie de m'arrêter. Même si les chapitres sont un peu longs, les mots s'avalaient et se dégustaient. L'alternance des points de vue donne au récit cette fluidité qui lui va bien. J'ai pensé au départ que le roman était un peu lent, que tout était peut-être trop facile pour nos personnages… mais au final, Agnès Martin-Lugand distille des indices dans son histoire. Des éléments qui nous font dire que c'est bien plus compliqué que ça en a l'air en surface. On s'imagine plein de choses, même le pire. Surtout quand on est du point de vue de Véra et qu'on ne dispose pas de celui de Yanis : grande frustration. En fait, l'auteur prépare son terrain pour la suite. C'est comme si on était au sommet d'une montagne et que d'un coup, on était poussé dans le vide.
Les sujets abordés par l'auteur sont tellement intéressants et vrais. Elle nous parle d'amour, de famille, d'amitié, d'ambition professionnelle et surtout de choix de vie. Ce sont des thèmes bien traités, avec une réelle réflexion autour de chacun d'eux. Comment un couple au sommet de leur bonheur peut-il dégringoler aussi bas à cause de sacrifices ? Est-ce que ces sacrifices en valent-ils vraiment la peine ? En écrivant la chronique, j'ai certaines phrases qui me reviennent en tête. Des phrases touchantes, émouvantes, qui m'ont limite fait pleurer parce que c'est d'un réalisme fou. Tout comme d'une sincérité folle. Les personnages sont vrais et ne se cachent pas, c'est là toute la force des romans de cette auteure française.
Est-ce que je parle de la plume d'Agnès Martin-Lugand ? Oui forcément, pour ceux n'ayant pas encore lu les ouvrages de l'auteur. Une plume qui vous transporte littéralement dans le quotidien des personnages. Vous voyez les scènes comme dans un film : vous voyez Véra chuchoter à Yanis du bout des lèvres « J'ai toujours cette musique dans la tête. Vous voyez Yanis remettre une mèche de cheveux de Véra derrière son oreille… Ce côté visuel amène forcément un fort ressenti émotionnel. Et c'est grâce à son style que l'auteur nous procure tout ça. La fin m'a beaucoup plu même si j'ai eu assez peur. Agnès Martin-Lugand signe encore une fois un roman sincère, beau et touchant. Une histoire sur les choix d'une vie, sur l'évolution d'une carrière et sur la volonté qu'on y met à la réussir. C'est un roman différent de ce qu'elle a pu écrire… mais c'est toujours aussi bien ! Vivement le prochain, merci Agnès !
Ma note : 9,5/10.
Lien : http://enjoybooksaddict.blog..
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mlseditions
  07 juin 2017
J'aime bien lire les romans de cette auteure car je sais que je vais passer un moment de détente agréable. Ce roman ne déroge pas à la règle, il se lit facilement dans un style simple et moderne.
Ici, nous avons l'histoire de Vera et Yanis qui ont tout pour être heureux, filent le parfait amour avec leurs enfants. Yanis souhaite devenir autonome professionnellement et par le biais de la rencontre avec Tristan, accède à son rêve.
Le conte de fées est planté, oui mais....
la vie n'est pas un conte de fées et la réalité les rattrape et pas que la réalité d'ailleurs... Je ne dévoile pas la suite.
Le roman est agréable et montre que la vie peut basculer du jour au lendemain. Je trouve que le portrait familial est un peu exagéré, un peu à l'eau de rose, même si cela créé par la suite un contraste voulu. D'autre part, je trouve le dénouement un peu trop rapide. tout à coup, tout s'enchaîne et la solution apparaît comme par magie. C'est dommage car cela donne une impression de "bâcler la fin". La fin est également prévisible avec le happy end. Sinon, j'ai apprécié les rebondissements proposés, la description psychologique des personnages. Bref, un roman qui se lit rapidement et qui procure un bon moment de détente. L'auteur est fidèle à son style et aux portraits de femme qu'elle affectionne dans ses romans.
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Plumette
  26 avril 2017
Qu'est-ce qui me pousse vers le dernier roman d'Agnès Martin-Lugand ? le bon souvenir des précédents, d'abord. Ensuite, l'envie de vibrer à l'unisson de « héros » simples auxquels je puisse m'identifier facilement, me transposer à leurs côtés dans leur quotidien et dans des bouleversements qui les feront flancher tandis que je resterai dans la sécurité de mon canapé, explorer toute la palette des émotions humaines sous le regard tendre et bienveillant de l'auteure qui malmène ses personnages dans les dures vicissitudes de la vie, mais jamais jusqu'au point de non-retour... Bref, la promesse de partager un moment la vie d'êtres qui nous sont familiers par mille et un aspects, traverser leur quotidien chamboulé et voir comment tout le monde ou presque trouve son équilibre à la fin. C'est tout tracé, ça va faire du bien, le malfaisant de la bande étouffera dans sa méchanceté où s'adoucira, l'amour vaincra – plus tard si ce n'est tout de suite, le bonheur s'incrustera dans les petites choses insignifiantes. Ce sera un peu codifié, truffé de clichés, mais délicieux. Agnès Martin-Lugand a foi dans le genre humain, dans ses contemporains, dans la vie en général. Voilà pourquoi j'y retourne.
Je n'ai pas été déçue avec « J'ai toujours cette musique dans la tête », j'ai trouvé ce à quoi je m'attendais. Du coup, c'est évidemment sans grande surprise.
Véra et Yanis et leurs trois enfants vivent un bonheur total. Au sein de cette famille chacun trouve sa place, les enfants se nourrissant de l'amour et de l'attention de leurs parents, et les parents s'aimant comme au premier jour. Comme l'exprime leur phrase fétiche, ils ont « toujours cette musique dans la tête », celle de l'amour qui enchante leur vie au quotidien.
Ils sont déstabilisés par le changement professionnel du mari, Yanis, architecte autodidacte qui décide de se mettre à son compte pour permettre à son génie de s'exprimer sans entrave. Malheureusement il lui manque la rigueur d'un véritable gestionnaire. La première commande peut cependant lui permettre de se faire un nom. Elle lui vient d'un énigmatique homme d'affaire, Tristan, qui lui accorde toute sa confiance pour un contrat exceptionnel. Tristan va jusqu'à se porter caution auprès de la banque afin de lui mettre le pied à l'étrier. Conscient de l'enjeu, Yanis investit tout son temps et toute son énergie dans ce projet, délaissant femme et enfants. La vie bien réglée de ces derniers bascule d'abord dans l'aventure, puis dans le chaos. Véra voit peu à peu son mari lui échapper. Leurs trois enfants se sentent abandonnés et voilà le bonheur familial et conjugal sérieusement menacé. Tandis que Tristan, devenu leur ami et soutien infaillible, s'avère d'une aide précieuse, Yanis s'enfonce dans les difficultés, le couple se déchire, et la famille se décompose.
Le roman présente une originalité du côté de la narration : un chapitre, une voix. L'auteure donne toute à tour la parole à Véra et à Yanis, qui se partagent le récit, chacun apportant son regard sur les événements et comblant la narration de ce que l'autre ne sait pas. Les dialogues, très présents, participent à la peinture des caractères et à la progression de l'intrigue. le langage des personnages se veut au plus près de la langue courante, voire familière, que nous pratiquons quotidiennement. Pas d'effet de style, c'est simple, réaliste, sans recherche particulière.
Une réserve de taille : l'intrigue avance trop lentement à mon goût. Le suspens qui augmente vers le dernier tiers apporte un peu de piquant, trop tard cependant car je m'étais laissé bercer jusque-là par le lent récit de la dégradation de la situation. Lent au point de faire parfois du surplace. Et de me dire que le changement de genre, du récit intimiste au suspens plus marqué, ne sonne pas assez juste. Quant au fin mot de l'histoire, et bien... je m'y attendais un peu.
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critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec   22 mai 2017
Romancière inspirée qui dépeint magnifiquement la vie quotidienne d’un couple et d’une petite famille, Agnès Martin-Lugand a exploré avec brio les dérapages de l’ambition dans ce roman très prenant.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   18 mars 2017
Nous connaissions chaque parcelle de nos corps, nous savions quel geste, quelle caresse ferait frémir l’autre, et pourtant à chaque fois que nous faisions l’amour, nous explorions une nouvelle facette, un nouveau plaisir. Nous redécouvrions la connaissance que nous avions de l’autre et de ses désirs. La peau chaude des mains de Yanis, alliance de callosité et de douceur, me faisait toujours tressaillir, trembler, ses baisers provoquaient toujours autant de musique dans ma tête et mon cœur. Il regardait avec un mélange d’adoration et d’admiration mon corps marqué par mes trois grossesses. Pour lui, mon ventre qui ne serait plus jamais plat, mes hanches plus larges, les quelques vergetures et mes seins moins volumineux depuis que j’étais maman m’avaient rendue plus attirante encore à ses yeux, plus sexy. Il me rendait belle.
Repus d’amour, somnolents, dans les bras l’un de l’autre, nous luttions contre le sommeil. Comme pour faire durer la magie de la journée.
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mlseditionsmlseditions   07 juin 2017
il y avait encore six mois de ça, avant que Yanis se mette à son compte, avant que tout m'échappe, avant que je ne comprenne plus rien, ce soir aurait été un soir normal. Aujourd'hui, ce dîner représentait un véritable événement, nous étions cinq à table. Yanis nous faisait l'honneur de sa présence. Enfin, de son enveloppe corporelle, puisqu'il n'ouvrait la bouche que pour ingurgiter son satané pinard.
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veroniquemasaguveroniquemasagu   30 juillet 2018
P 365 : Si me sacrifier me permet de le sauver, de faire qu’il existe encore d’une façon ou d’une autres, je le ferai. Mais tu n’auras jamais sa vie. Parce que je ne serai plus jamais heureuse, les enfants non plus. Yanis est notre souffle, notre énergie, notre lumière, toi, tu seras notre enfer, nos ténèbres.
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acta49acta49   23 juillet 2018
déterminé que je lui connaissais quand elle prenait de grandes décisions.
– Écoute-moi. Et s’il te plaît, ne m’interromps pas toutes les deux secondes…
Je ricanai. Notre vin arriva, je nous servis et en avalai une bonne rasade.
– Vas-y.
Elle soupira profondément, certainement pour se donner du courage.
– Tu veux nous protéger, les enfants et moi, tu veux t’occuper de nous. Je te connais par cœur… Je sais que pour toi, notre famille et notre bonheur sont ce qu’il y a de plus important. Mais si tu n’es pas heureux, nous ne le serons pas non plus. Il faut que tu te rentres ça dans le crâne ! J’ai l’impression que tu as perdu toute confiance en toi pour le travail. Sinon pourquoi refuserais-tu de te lancer ?
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SlaySlay   19 janvier 2018
Il ne me rejoignit que deux heures plus tard, au beau milieu de la nuit. Je n’avais toujours pas fermé l’oeil, mais je fis semblant de dormir. Il se coucha, sans un geste pour moi, et se tourna sur le côté. Je ne bougeai pas, j’écoutai sa respiration. Je sentais la tension qui émanait de lui et je ne savais pas quoi faire, remplie d’un sentiment d’impuissance, j’aurais voulu le booster, lui injecter une dose de confiance en lui, lui réinjecter la dose de folie qu’il semblait avoir perdue brutalement. Il ne s’endormit pas. Moi non plus.
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Videos de Agnès Martin-Lugand (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Agnès Martin-Lugand
Interviews croisée des auteures Agnès Martin-Lugand ("À la lumière du petit matin", éd. Michel Lafon), et Agnès Ledig ("Dans le murmure des feuilles qui dansent", éd. Albin Michel), aux micros de Laurence Bellon et Constance Lecat.
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