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EAN : 9782956116400
Éditeur : Ellen Raven Martin - Auteure (25/07/2017)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Le temps est venu pour un nouvel ordre mondial. Les conflits armés font le bonheur des marchands de mort, membres de l'organisme qui chuchote à l'oreille des grands de ce monde. On crache sur son nom : Conglomérat, tout comme on s'incline face à son gigantisme. Des cendres des États-Unis est née la Fédération, amalgame de quatorze Districts gouvernés par la despotique et non moins sulfureuse Présidente Erika Lawson. Face à la rébellion qui fait rage, celle-ci doit p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Wolkaiw
  15 juillet 2019
Bon, j'avais une petite idée de ce dans quoi je m'embarquais en commençant la lecture de Project Viper - rencontre avec l'auteure au Summer Geek Festival de Mons - je me doutais donc que l'histoire serait sombre et bien souvent violente, mais je ne m'attendais pas à ce que les enjeux politiques et économiques soient aussi prononcés et développés. J'ai plongé au coeur d'un monde corrompu et malsain où la pleine puissance côtoie la misère, un univers futuriste au sein duquel les êtres que l'on appelle "augmentés" cohabitent avec des individus plus normaux, un récit qui voit la ferraille fréquenter la chair dans un cliquetis métallique.
Bienvenu dans les années 2070, vous n'avez qu'à fermer doucement vos paupières et vous vous retrouverez projetés dans un futur sombre et impitoyable. Plus que jamais les grands (par l'argent j'entends) de ce monde gouvernent tout. La société est découpée en districts plus ou moins pauvres, plus ou moins développés. Les grosses entreprises et superstructures, les gros organes de direction et notamment le Conglomérat régissent la vie de tout un chacun. Lors des réunions, les porte-feuilles et contacts des membres s'affrontent, c'est à celui qui aura un coup d'avance sur l'autre, à celui qui sera le plus craint et respecté. C'est également là-bas, en compagnie des puissances et de leurs idées que va naître le Project Viper, le noeud de cette histoire.
Je pourrais sans doute vous parler pendant des heures des enjeux de ce livre, de la rébellions et des rebelles qui tentent de renverser le pouvoir en place, des solutions et expérimentations mises en place par les puissants... Oui, cela me prendrait des heures tant l'univers est fouillé, tant on ressent une certaine densité ainsi qu'une profondeur non négligeable. Tout est solide et cohérent, cimentant les fondations de cette saga qui s'annonce vraiment surprenante. L'auteure nous chouchoute, nous dorlote mais attention, pas trop tout de même. Il ne faut pas négliger tout ce qui se trame ni la folie et la cruauté de quelques personnages... On sent, dans ce premier tome, comme une volonté d'accompagner le lecteur, de lui faire comprendre la naissance et l'intérêt des Vipers.
Ellen Raven Martin a opté pour des chapitres relativement courts qui permettent de suivre plusieurs personnages et de fluidifier l'intrigue. Nous nous familiarisons avec quelques noms tels que Skylar, Blayne, Zeera ou encore Aryan, des prénoms qui nous accompagnent et apparaissent comme des éléments de repères qui guident le lecteur. J'ai particulièrement aimé Skylar, son caractère et ce qu'il inspire, c'est un homme fort et honnête, capable de reconnaître ses erreurs, un individu qui n'hésite pas à se sacrifier pour sauver ceux qu'il aime. Son personnage est vraiment travaillé, j'ai assisté, impuissante, à la déchéance de cet homme, au calvaire qu'il a subi, a tout ce qu'il a enduré. L'auteur n'y est pas allée avec le dos de la cuillère concernant son traitement. C'est douloureux, cruel, violent, c'est un homme que l'on va briser.
Skylar n'est pas le seul que l'on va tenter de changer, par changer j'entends bien des choses croyez-moi. En parallèle de ce que subit Skylar, le profil de Blayne se dessine. C'est également un homme fort, courageux et déterminé. Ils peuvent sembler assez similaires mais bien des choses les différencient, ne serait-ce que la façon dont on va se servir d'eux... Aryan Turner, le gérant, le big boss, celui que tout le monde craint et respecte en même temps, celui que tout le monde haït également, veut mettre au point des sur-hommes... Oui, des sur-hommes ; des individus non seulement soumis mais aussi entièrement dévoués à sa cause. C'est là que les Vipers entrent en jeu.
Ce premier tome, selon moi, se divise en différentes parties bien que cela ne soit pas indiqué comme telle. le prologue introduit et contextualise l'histoire, puis nous découvrons Blayne ainsi que Skylar, ensuite survient leur mise en situation, les épreuves et les tests avant de finalement intégrer un nouvel environnement et assister à de croustillants affrontements. C'est un parcours bien juteux que celui proposé par l'auteure, un chemin complexe et dangereux où coups bas et trahisons sont légion. Certaines parties sont davantage enrichissantes et approfondies, d'autres sont plus orientées vers l'action et c'est tout aussi bien!
Ce livre c'est aussi des êtres que l'on appelle augmentés, ils ont en effet subi une augmentation, que ce soit à la suite d'un accident ou de manière intentionnelle et délibérée, ces augmentations se profilent comme des améliorations des capacités des individus. Elles peuvent aussi bien concerner les yeux que les bras et toutes les autres parties du corps, elles ne sont pas constituées de chair et d'os mais de métal, de câbles et autres joyeusetés. C'est donc un univers dans lequel la technologie occupe une place prédominante et vous n'êtes pas sans vous douter qu'une telle avancée dans le domaine des sciences puisse faire naître quelques réticences... On trouve donc aussi bien des réfractaires que des détracteurs à ces augmentations. Cette situation illustre parfaitement l'état d'esprit de la société, et ce peu importe l'époque, quant à l'idée de progresser, d'aller encore et toujours plus loin...
On se demande jusqu'où l'homme est-il prêt à aller ? À quoi est-il prêt pour dominer ses semblables ? Ellen Raven Martin, avec une plume totalement maîtrisée nous invite à plonger dans la noirceur du monde qu'elle décrit, elle instaure une ambiance très mystérieuse ainsi qu'une atmosphère que l'on devine parfois violente voire malsaine. Tout est loin d'être clair et les ambitions de certaines trouvent un écho dans le désir de quelques autres. L'argent et la folie permettent d'arriver à bien des finalités, et ce peu importe les moyens employés. Aryan Turner souhaite des Vipers, alors son souhait sera exaucé, quel qu'en soit le prix.
C'est une famille atypique qui va donc se créer autour du personnage d'Aryan Turner, autour de cet homme d'affaires surpuissant ; des êtres augmentés dont l'utilisation nous sera dévoilée plus tard. Les membres qui composent cette fratrie semblent autant d'armes dont dispose le père pour mener à bien ses projets. Bien qu'il s'agisse d'êtres humains, d'hommes et de femmes réunis autour d'une même personne, les sentiments occupent peu de place, à l'inverse des manipulations et trahisons. On se prend à vouloir en connaître plus sur cette famille, à arpenter les sinueux sentiers du passé à la recherche de ce qu'ils étaient...
Plusieurs réflexions nous viennent à l'esprit, ce livre nous interroge sur la "création" ainsi que les expérimentations et processus qui mènent à elle. On en vient à se poser des questions en matière d'éthique et de morale : pourquoi la torture ? Pourquoi un traitement spécifique ? Dans quel but ? Cela est inextricablement mêlé à la problématique du pouvoir et la façon dont on l'utilise, aux raisons qui nous poussent à en faire usage. On se retrouve donc avec de multiples thèmes et interrogations... L'humanité des individus prend elle ou non le pas sur ce qu'on souhaite qu'ils deviennent ? Je laisse le deuxième tome y répondre.
En définitive, avec le premier tome de Project Viper nous plongeons au coeur d'un univers sombre et violent qui ne laisse pas de répit aux personnages. Entre manipulations, pouvoirs et rébellions, les enjeux politiques de ce livre sont colossaux. On se plaît à suivre la création de ce qu'on appelle le Project Viper, de sa conception à sa réalisation en suivant de nombreux stades - parfois assez cruels. L'auteure possède une plume maîtrisée et très fluide qui nous entraîne au coeur de la noirceur de la société, sans toutefois négliger d'y apporter une pointe de douceur par moments. J'ai hâte de retrouver Skylar et Blayne, les principaux personnages de cette série, dans le prochain tome!
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Aryia
  29 juillet 2019
S'il y a un sous-genre de la science-fiction que je n'ai que très peu exploré encore, c'est bien le cyberpunk … Pourtant, les thématiques abordées ont de quoi m'attirer : humanité plongée dans le chaos social suite à un progrès technologique et/ou politico-économique néfaste, intelligences artificielles, androïde, cyborg, société violente et décadente, multinationales ... Mais jusqu'à présent, je n'avais pas osé passer outre la mention « âmes sensibles s'abstenir » qui accompagne généralement les ouvrages de cyberpunk … En tant qu'hypersensible, je n'étais pas vraiment certaine d'être parée à plonger dans ce genre d'univers ultrasombre et violent. Mais finalement, après avoir survécu sans trop de séquelles psychologiques aux ouvrages d'Aurélie Wellenstein, je me suis dit qu'un peu de cyberpunk ne me ferait ni chaud ni froid, et j'ai allégrement accepté la proposition d'Ellen Raven Martin. Et j'ai vraiment drôlement bien fait : loin de me traumatiser, ce premier tome a su me divertir et me faire passer un bon moment de lecture !
Le Conglomérat. Une association de diverses industries essentielles au bon fonctionnement de la Fédération. Une association largement dominée par Pinxit Industries. Aryan Turner, PDG de cette multinationale fabriquant les meilleures augmentations cybernétiques du monde, propose à ses collaborateurs un projet qui, officiellement, leur assurera le soutien inconditionnelle de la Présidente, grande actionnaire du Conglomérat, et qui, officieusement, fera de lui un des hommes les plus craints et respecté du pays. Il s'agit du Projet Black Viper : créer des surhommes. Non pas de simples cyborgs augmentés, non pas de simples droïdes mus par une intelligence artificielle. Non. Les Vipers seront un mélange parfait entre l'homme et la machine, des agents plus efficaces que le plus efficaces des robots, capables de prendre des initiatives … mais totalement dévoués à leur créateur, incapables de trahir …
Entre auteurs, on dit souvent que « le personnage principal, c'est celui qui souffre le plus ». Autant vous dire qu'Ellen Raven Martin a appliqué ce dicton à la lettre : ceux que nous pouvons considérer comme les protagonistes centraux de cette histoire – à savoir, Blayne et Skylar – sont indéniablement ceux qui souffrent le plus. D'ailleurs, leur souffrance elle-même – physique pour le premier, psychologique pour le second – fait partie intégrante de l'intrigue : elle est au coeur-même du processus consistant à faire d'eux des Vipers. On ne va pas se mentir : certains passages sont tout simplement insoutenables. Briser. Soumettre. Renaitre. Telles sont les trois étapes que vont traverser nos deux « héros » – si l'on peut dire, car il n'y a pas une once d'héroïsme dans ce roman, rien que les plus sombres facettes de l'âme humaine. Petit à petit, on les voit renoncer à leur propre identité, à leur propre humanité. Blayne et Skylar deviennent progressivement le Centurion et l'Ombre. Au gré des tortures et des manipulations, au fil des expérimentations, des greffes et des formatages mémoriels, on est témoin de leur déchéance, de leur déshumanisation.
D'un côté, c'est un processus terrible : on souffre pour ces deux hommes, qui ne sont certes pas des saints, mais qui ne méritent clairement pas un tel traitement. Car les scientifiques chargés de « mettre au point » les agents Vipers sont de véritables monstres, qui aiment observer et produire la souffrance chez autrui. Ils n'épargneront rien à nos deux protagonistes : tortures physiques et psychologiques sont le lot quotidien de ces deux cobayes qui n'avaient rien demandé. C'est parfois à la limite de l'insoutenable … Et pourtant, deux choses viennent « atténuer » l'horreur de ces monstrueuses expérimentations humaines : l'insertion des rapports des scientifiques, factuels et détachés, qui créent une sorte de « distance » dérangeante (les sujets d'expérimentation ne sont plus que des matricules) mais bienvenue sur le plan émotionnel … et la personnalité de Zeera, la médecin que nous suivons le plus. Zeera est folle à lier, sadique à point, et elle a un sale caractère. Elle est détestable … mais je dois avouer avoir une once d'affection pour elle. Car sur bien des points, Zeera me rappelle la mère d'un de mes personnages de jeux de rôle textuel (personnage que j'ai tant aimé incarner que je compte lui donner une nouvelle vie dans un roman). de plus, sa folie a quelque chose d'assez … sympathique chez un personnage de roman, car on sait pertinemment qu'elle ne va pas sortir du livre pour nous disséquer, donc on peut se permettre de sourire à chacune de ses interventions.
Avec ce premier tome, Ellen Raven Martin nous invite donc finalement à faire la « connaissance » de ces deux individus qui vont devenir les deux premiers agents Vipers. Il s'agit indéniablement d'un tome introductif destiné à nous faire comprendre la genèse de ce projet dément et inhumain : transformer un être humain en machine. Il ne se passe finalement rien d'autre que la transformation physique et psychique de ces deux hommes en véritables « chiens de garde », agents implacables car dénoués de toute volonté autre que celle d'obéir aveuglément à leur « Père », Aryan Turner. Quelques intrigues secondaires sont mises en place, mais j'avoue qu'elles ne m'ont pas passionnées : j'avais le sentiment qu'elles n'étaient là que pour « pimenter » artificiellement la situation, et non pas de préparer le terrain pour les tomes à venir. Adeptes des rebondissements à répétition, sachez que ce premier tome est un peu « maigre » de ce point de vue-là … mais on sent que le meilleur reste à venir et que l'action est prête à débuter dans le tome suivant !
En bref, vous l'aurez bien compris, bien que ce ne soit pas un coup de coeur, j'ai vraiment apprécié ma lecture. Il y a quelque chose d'assez fascinant dans ce processus de déshumanisation programmée, de déchéance planifiée, de deux hommes au fort caractère qui se transforment bien malgré eux en bras armés d'un homme dont on ne sait finalement rien. Derrière cette sombre histoire se cachent finalement la décadence de l'humanité, dont les nouvelles divinités s'appellent « argent » et « pouvoir ». Ellen Raven Martin nous plonge au coeur d'un univers où les hommes ne sont plus uniquement de chair, mais également de métal : prothèses de toutes sortes, implants cérébraux de traduction. Mais un homme est-il encore un homme si tout son corps n'est plus que technologie ? A vouloir « transcender » la nature humaine en créant un homme « parfait », sans la moindre infirmité ou faiblesse physique ou psychique, ne risque-t-on pas au contraire de tuer tout ce qui fait qu'un homme est un homme ? Une chose est sûre : les deux Vipers que nous présente ce livre n'ont plus rien à voir avec les hommes qu'ils étaient au début de l'histoire … Et il ne fait aucun doute que nous n'avons encore rien vu : heureusement que j'ai le second tome sous la main !
Lien : http://lesmotsetaientlivres...
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Nenvyal
  03 mai 2017
Merci aux éditions L'Ivre-Book de m'avoir permis de donner mon avis ! =D
Le résumé m'intriguait et je ne pensais pas au début que ça allait être sombre. xD Pourtant le speech donnait quelque indice. J'ai vraiment aimé ma lecture. Au début, on se demande ce qu'il se passe. Nous sommes directement dans l'ambiance et dans cet univers. Aryan Turner a pour projet les Viper, des êtres d'exceptions augmentés (donc cyborg quoi) à son service et surtout sous ses ordres. Qu'est-ce qu'il va se passer ? Faut lire ! En plus, c'est un monde où est née la Fédération où il y a 14 Districts et présidait par une Présidente mais le Conglomérat est quoi vraiment la dedans ?
Ce premier tome est comme une introduction, une mise en place d'un début d'un projet, c'est un peu le cas de le dire. Nous ne rentrons pas totalement encore dans cet univers, on connait le fonctionnement mais pas le reste. C'est un roman mêlant « dystopie », anticipation, science-fiction mais plus particulièrement le cyberpunk. Je ne sais plus si j'en avais déjà lu, j'aime beaucoup voir des films sur les cyborgs. C'est noir mais pas totalement. C'est vrai que j'ai arrêté un moment donné car je n'étais pas dans ma période de lire du sadisme mais finalement je pense que j'aurais pu continuer et ne pas prendre une pause. Beh oui, c'est beaucoup plus intense dans les premières pages (50 je dirais). Passé la barre des 50, j'ai fini d'une traite (bonjour insomnie !). Pour revenir, au début, j'avais cette boule de mal être, devant ce qu'il se passait. Oh les pauvres ! Au moins on voit bien tout un cheminement de pensées, d'évolutions, de changement pour arriver à ce résultat : être Viper.
L'histoire est aussi des complots, des trahisons qui sont certes des sujets classiques mais qui ne gênent pas dans la lecture puisque c'est un peu en second plan mais tout aussi important. Les bases sont présentes. Un monde que je n'ai pas envie de vivre même si y a les cyborgs. Un monde dur où l'argent prime et un peu la loi des plus forts. Quelques points m'ont fait penser à notre réalité, ne me demandez plus lesquelles, là j'en serai incapable. En prime, c'est un peu la guerre constante dedans. =P
Zeera, je l'aime bien en tant que salope (genre au début, un petit sourire à chaque fois qu'on la lisait) mais elle perd un peu de son charme au bout d'un moment. C'est une femme indépendante et faut pas l'emmerder. Indice : elle aime le sang. Il y a aussi Blayne et Skylar, deux hommes au passé différent qui vont se rencontrer. Nous voyons comment ils vont changer, comment ils s'en sortent et dans quel état ils sont. Et Aryan Turner, cet homme énigmatique, puissant tantôt sympathique, tantôt calculateur qu'on apprécie malgré qui il est. J'avoue que je me pose des questions sur énormément de personnages. Je n'arrive pas encore à bien les cerner, du coup je me mets à douter. Une chose, je me méfie ! Au moins ça et j'ai hâte de lire la suite pour voir l'expansion de cet univers. D'autres personnages font leur apparition, j'en ai appréciés et d'autres détestés ! N'empêche je doutais des personnages au fur et à mesure. Qui sont les méchants ? Qui sont les gentils ? Qui est réellement cette personne ? Pourquoi ? PourQUOI ? POURQUOI ? Un univers qui cache encore ses secrets puisque il est fascinant, prenant, interrogatif.
En parlant de ça, c'est assez psychologique. L'autrice met bien en avant le cheminement psychologique dans les concepts de soumission, de manipulation, de remodelage, de briser autrui ou encore d'influence, de chantage, d'endoctrinement.
C'est le premier roman d'Ellen Raven Martin. Une écriture fluide et addictive. En plus, nous imaginons très bien ces scènes de tortures physiques et psychologiques. Il y a beaucoup de point de vue dedans, on ne s'y perd pas et au fur et à mesure de la lecture, on prend plaisir à tourner vite les pages pour savoir ce qu'il se passe de partout. Un peu moins Skylar au bout d'un moment car il me brisait le coeur.

C'est un premier tome prometteur qui nous dévoile un peu ce monde mais surtout ses personnages dont certains je ne suis pas arrivée à cerner. C'est assez psychologique. Un univers fascinant qu'on a hâte qu'il se dévoile davantage. Un début qui nous amène dans cette histoire de A à Z malgré ma coupure personnelle (je voulais juste un monde de bisounours et pas comme celui-ci =P).
Lien : http://de-fil-en-histoire.bl..
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luciebernard98
  10 mai 2018
A travers cette chronique, je vais partager avec vous mon avis sur le livre « Project Viper, tome 1 : Rising » écrit par Ellen Raven Martin. Je remercie chaleureusement l'auteure de m'avoir offert ce roman en SP. J'ai été agréablement surprise par le scénario de cette histoire et j'ai donc passé un agréable moment de lecture.

Ce premier tome fait office d'introduction. En effet, il est truffé d'informations concernant le monde futuriste et la fondation du project viper. Par conséquent, l'auteure a privilégié les descriptions et la psychologie des personnages au détriment de l'action, ce qui n'est pas pour autant dérangeant puisque le scénario, malgré quelques petits défauts, est logique et bien construit.

Lorsque j'ai commencé ma lecture, j'ai eu un peu de mal à me plonger dans l'univers. En effet, je n'arrivais pas à comprendre les liens et l'évolution entre les différentes découpes. Les descriptions restaient très vagues et j'avais l'impression d'avoir été jetée au milieu du quotidien tumultueux de Skylar sans bouée de sauvetage. Heureusement, par la suite, le scénario a trouvé un certain équilibre qui m'a permis de savourer ma sombre lecture.

Le roman se passe dans un futur proche, en 2071. Des guerres ont ravagé le monde, mettant le gouvernement en péril. Dans les villes à moitié détruites, des groupes de rebelles émergent pour tenter de contrer l'influence des grandes industries technologiques visant à créer des augmentations de qualité pour rendre les humains plus puissants et les améliorer. La technologie est donc fort présente dans cet univers, notamment grâce aux androïdes, aux mécha-chiens et aux cyborgs dotés de prothèses métalliques de toutes sortes. La richesse incarnée par Pinxit Industries crée un contraste saisissant avec le reste de l'univers plongé dans la débauche.

Les personnages, quant à eux, présentent des psychologies distinctes et uniques. Entre force et faiblesse, entre détermination et lâcheté, les héros nous en font voir de toutes les couleurs ! A travers ces derniers, l'auteure personnifie des valeurs contraires qui ne peuvent que heurter la sensibilité des lecteurs. Les protagonistes sont nombreux dans cette histoire, mais certains sortent vraiment du lot. Tout d'abord, Skylar est un héros qui éveille l'empathie du lecteur. En effet, ce courageux rebelle va tomber entre les mains du gouvernement et subir d'épouvantables tortures qui le détruiront petit à petit jusqu'au plus profond de son âme. Je me suis immédiatement attachée à ce héros pour la sensibilité qu'il dégageait, mais son comportement à la fin de ce premier volet m'a vraiment déçue. Brisé et soumis, j'ai vraiment eu l'impression qu'il n'arrivait plus à penser par lui-même et ce personnage d'abord très important c'est par la suite laissé écraser par les autres jusqu'à n'être plus qu'une ombre sans réelle consistance. Au contraire, Blayne, un rescapé, se révèle être un homme au tempérament volcanique et sa tolérance face à la souffrance fera de lui un cyborg puissant. Pourtant, malgré sa force, il sait faire preuve de compassion et de droiture envers ses pairs. Ensuite, Aryan Turner, dirigeant de Pinxit Industries, semble être le stéréotype de l'homme d'affaire sûr de lui et déterminé. Pourtant, sa vision d'une humanité améliorable fait de lui un personnage atypique et intrigant. J'ai hâte d'en découvrir plus sur ses desseins à travers le project viper, tome 2. Enfin, Zeera Kinglsey incarne une scientifique faisant preuve d'un sadisme et d'une folie excentriques. Travaillant dans une base militaire peuplée de vauriens et réputée pour ses expériences démentes, sa personnalité aliénée fera d'elle une héroïne aussi détestable que fascinante qui a retenu mon attention tout au long de ma lecture. Il faut attendre la fin de ce premier tome pour que les autres membres du project viper fassent leur apparition. J'ai trouvé dommage qu'ils n'aient pas été introduits plus tôt dans le récit car cette avalanche de nouveaux protagonistes perd un peu le lecteur et ne lui permet pas de s'attacher. En effet, leur psychologie n'est pas approfondie comme il se doit et laisse le lecteur sur sa faim.

Concernant la plume de l'auteure, je l'ai trouvée très fluide, malgré quelques petites maladresses. le vocabulaire est à la fois simple et adapté au contexte. Les descriptions sont claires et concises, ce qui permet de bien s'imaginer les décors et les scènes, même les plus sanglantes.

En résumé, il s'agit d'un roman mettant en scène un univers surprenant et des personnages variés. Je n'ai pas souvent eu l'occasion de lire des romans appartenant au genre du cyberpunk et j'ai été ravie de découvrir cet ouvrage. le tome 2 est d'ailleurs déjà commencé...
Lien : http://rectoversooo.weebly.c..
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sandrineDecroix
  01 juillet 2019
Je remercie Simplement Pro et Ellen Raven Martin pour l'envoi du service presse. Merci Ellen également pour le tome 2 que je lirai avec plaisir à la rentrée.
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Ellen Raven Martin nous présente un ouvrage cyberpunk (Le cyberpunk est un genre de la science-fiction très apparenté à la dystopie et à la hard science-fiction. Il met souvent en scène un futur proche, avec une société technologiquement avancée (notamment pour les technologies de l'information et la cybernétique) de qualité.
Ce premier tome "Rising" nous plonge au coeur d'un univers futuriste (divisé en Districts) où la violence est le lot de tous les jours. le monde est dirigé par le Conglomérat et la Fédération. le premier trouve à sa tête Pinxit Industrie, autrement dit Ayran Turner un homme d'affaires sans pitié, et l'autre la despotique Présidente Erika Lawson. Entre les deux: la rébellion.
Comme le Conglomérat se réunit, il, ou plutôt Ayran Turner, décide de voter en faveur du projet "Black Viper": des cyborgs dotés d'une âme humaine. Ce qui dépasserait de loin les IA (Intelligence Artificielle) habituelles.
Si Turner dit vouloir par ce biais fournir des "armes parfaites" à la Présidente pour mater la rébellion, on peut naturellement se douter que ses projets sont plus personnels.
Ceci validé, les premiers cobayes aux expérimentations scientifiques arrivent au Centre de de recherche de l'Harmattan. Ils se retrouvent vite entre les mains de Zeera et / ou du docteur Cordier. Leur point commun? Leur goût prononcé pour la souffrance d'autrui et la cruauté.
Ainsi, débarquent Blayne et Skylar qui subiront (le mot a toute son importance) les "transformations nécessaires" à leur renaissance.
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J'ai vraiment bien aimé ce premier tome. On est vite happé par la lecture et les personnages haut en couleur. Cordier est une vraie pourriture. Ce que subit l'un des deux cobayes (vous verrez lequel en lisant ce livre) est absolument révoltant. Si Zeera semble un peu moins "cruelle", ne vous y trompez pas: ce n'est qu'une façade. Elle est capable de tout, surtout du pire, pour parvenir à ses fins.
Blayne et Skylar sont deux rescapés d'une certaine façon, totalement manipués et reconditionnés pour n'obéir qu'à une seule et même personne: Ayran Turner. Jusqu'où ira leur dévotion? J'ai hâte de le découvrir. Malgré toutes leurs souffrances, j'ai bon espoir pour eux car ils sont parvenus à garder leur humanité… et certains souvenirs. Notamment celui de leur vrai nom. J'espère sincèrement que cela les aidera.
J'ai une petite préférence pour Skylar, plus… torturé. Mais tous les personnages sont très bien décrits (Blayne, Skylar, Zeera, Cordier, Turner, M. V, les mécha-chien (prononcé Méca-chien)etc.) tant physiquement que psychologiquement. Cela permet pour la plupart de pouvoir se les représenter et s'y attacher (ou les détester).
L'univers est plutôt bien construit bien que l'histoire des Districts, du Conglomérat et de la Fédération aurait mérité un prologue à part entière pour plus d'explications et une meilleure compréhension pour le lecteur.
De même, il y a un petit souci dans la chronologie de certains faits. Principalement quand Skylar rejoint Turner en laissant L Harmattan ainsi que Blayne derrière lui. Lorsque celui-ci le rejoint à son tour, on a l'impression qu'il ne s'est passé que quelques jours, alors qu'il semblerait que ce soit plusieurs semaines si ce ne sont des mois. En effet, Blayne apprend que Turner aurait "élevé" lui -même son "fils aîné" (c'est ainsi que Turner nomme les Vipers: ses "fils"). Or pour ce faire cela demande du temps. Temps qui n'a pas semblé se dérouler. Bon, je vous rassure, cela n'empêche absolument pas la lecture de ce premier tome très, très prometteur.
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En bref:
un très bon ouvrage cyberpunk avec un univers qui reste encore à découvrir plus en profondeur et une plume qui nous happe avec une facilité déconcertante.

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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
LadyRavenyaLadyRavenya   27 février 2018
— Vous avez compris, dit Stevens.
— Quoi ? demanda Skylar.
— Vous avez compris que vous êtes là par la volonté du Conglomérat. Non… mieux encore : par la volonté seule de Pinxit.
Skylar baissa les yeux, honteux.
— Oui…
— Ainsi, et depuis que vous êtes là, continua Stevens, une question trotte dans votre esprit. Qu’est-ce que vous me voulez. Quelle raison pousse Aryan Turner à dépenser tant d'argent et de temps pour vous ? Vous me l'avez répété très souvent, ces derniers mois : « tuez-moi »… Beaucoup de gens vous croient mort. Si vous étiez vraiment un échec, vous tuer et construire d'autres agents serait bien plus économique, et bien plus simple. N’est-ce pas, Kenway ?
— Oui…, fit tristement Skylar.
— Vous avez soi-disant vécu dans les Districts reculés. Le District quatorze. Vous avez une idée de sa crasse et de son peuple. Vous connaissez les magouilles et la corruption, le chantage et les meurtres. Vous savez nettement dans quelle société vous vivez.
Vous avez fréquenté beaucoup de gens opposés à la Présidence et au Conglomérat. Et je pense, je devine, que vous avez dû apprendre d’eux leur vision du futur. Et puis, je connais Erika Lawson, elle n'est pas du genre à résister de convaincre les autres… surtout face aux médias. Comme Aryan Turner. Ils adorent faire ça, des envolées lyriques dans l’espoir d’amener les gens à leur cause.
Les rebelles prétendent être opposés au contrôle. Ils cherchent à amener les gens vers eux, vers un soulèvement. Et la Présidence, elle, pense qu'elle gouverne pour le bien du peuple, tandis que le Conglomérat le dirige vers son futur…
Je vais vous apprendre quelque chose. Entendez bien ces mots et souvenez-vous d'eux jusqu'à la fin : tout ceci est faux.
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Video de Ellen Raven Martin (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ellen Raven Martin
Parce que le Cyberpunk est un genre littéraire que j'adore, parce qu'elle est jeune de pleine de talent et qu'elle aime faire souffrir ses héros, il fallait que je vous fasse découvrir et écouter le témoignage d'Ellen Raven Martin. Parce qu'elle a aussi fait le choix de l'auto édition et que ce n'est pas facile. https://www.ellenmartin.fr/
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