AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782800146898
80 pages
Éditeur : Dupuis (05/03/2010)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Bien loin du rêve américain, Wander Antunes et Jaime Martin nous entraînent sur les routes poussiéreuses du sud des États-Unis, à la suite de milliers d’homeless chassés de chez eux par la crise de 1929. L’un d’entre eux, Tom, fuit l’ombre d’un passé que l’on devine douloureux. Misanthrope muré dans le silence et la solitude, il va pourtant accepter de partir à la recherche d’un enfant disparu. Le visage de l’Amérique qu’il va rencontrer, au gré de ses pérégrination... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
gill
  02 juillet 2012
Un homme, jeté à la rue par la crise de 1929 aux USA, rencontre fugitivement dans le train un enfant lui aussi vagabond.
Plusieurs jours plus tard, à la demande de son père, il se lance à sa poursuite. Et pour cela il devra se frotter à l'Amérique des années 30...
Cet excellent album, au graphisme sobre, est sombre.
Il fait le récit tragique de personnages précipités à terre par le racisme, l'intolérance et la pauvreté dans une société dure et sans pitié pour ses propres enfants.
C'est aussi un superbe hommage au grand écrivain humaniste qu'était Jack London.
Commenter  J’apprécie          130
alouett
  09 novembre 2011
Wander Antunes parvient rapidement à mettre en place les bases de son scénario : un contexte social agressif, des paysages arides et une ambiance austère servent de décor. En premier plan, un homme frustre, désillusionné et affichant un certain dégoût de la vie tente de survivre… un état d'esprit que le lecteur ressent pleinement. Malgré tout, j'ai trouvé ce récit saccadé, comme s'il cherchait son rythme ; une impression qui me quittera dans le dernier quart de l'album. On passe d'un événement à l'autre sans disposer de réelles transitions. Certains passages n'apportent aucune valeur ajoutée à l'album ; ils se contentent d'enfoncer le personnage dans une sorte de misérabilisme et de repli sur soi tout en accentuant l'aspect agressif de l'environnement dans lequel il évolue. Par exemple, je cherche encore quelle est l'utilité de la conversation que l'on suit durant sa garde-à-vue. Ce passage brouille les pistes avec un personnage secondaire qui s'évapore au bout de quelques planches. Ces détours narratifs m'ont parfois perdue… j'ai un gros grief à l'égard du rythme saccadé de l'histoire. La conséquence directe : je n'ai ressenti aucune empathie pour le personnage principal jusqu'à ce que je le vois épuisé, affamé et sujet à des hallucinations. Pour moi, les 56 premières pages de l'ouvrage ne sont qu'une longue (et pénible) introduction à la métamorphose tant attendue de cet homme.
Le traitement graphique en revanche dispose d'une réelle consistance. Il sert de liant à ce drame humain qui se déroule sous nos yeux mais son aspect défraichit (délavé) n'aide pas le lecteur à s'investir aux côtés du héros. Les couleurs sont fades : beaucoup de jaunes (poussiéreux), de gris (moroses) et de bleus (très froids) complètent les illustrations. Quelques touches éparses de couleurs vives s'immiscent dans certains passages et tonifient l'univers. Leur présence incongrue matérialise le rêve et l'espoir de changement… mais elles sont trop rares !
Un road-movie atypique où se mêlent solitude, racisme et rencontres fortuites. Mon accroche tardive avec cette histoire et son personnage me restera en mémoire. Blogueurs, je vous ai peut-être trop lus sur cet album… je m'en étais fait une autre idée et je m'attendais à quelque chose de fort et de poignant. Mais j'ai trouvé l'ensemble assez fade, à l'image des couleurs de l'album. C'est seulement dans les 20 dernières pages que j'ai trouvé le personnage humain et intéressant… ce qui est largement insuffisant pour moi ! Je sors déçue et insatisfaite de cette lecture qui ne me marquera pas…
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Hathaway
  14 février 2013
Comme de nombreuses familles américaines, celle de Tom a volé en éclats après la crise de 1929. Il a perdu sa maison, sa femme s'est suicidée et il se voit contraint d'errer à travers ce pays qui a ruiné ses rêves, à la recherche d'un travail. Sur les routes qu'il arpente ou dans les trains qu'il prend clandestinement, il croise des gens qui, comme lui, sont dans la misère, il croise la police qui n'hésite pas à les chasser à coups de fusils, il croise des Noirs qui sont traités comme des moins que rien et il croise des enfants qui mendient pour survivre. Un jour, il tombe sur Buck, un gosse qui admire Jack London et qui rêve de devenir marin. Tom hésite, il a envie de suivre ce garçon, de l'accompagner... Finalement ses pas le guident en ville où il fait la connaissance d'un homme très malade qui va donner un nouveau but à sa vie.
"Toute la poussière du chemin" nous plonge dans cette Amérique de l'après-crise où règnent le chacun pour soi, la misère, la violence, un incroyable racisme, le mensonge et la mort. "Tout le pays est à genoux". Au milieu de ce chaos, on découvre Tom, qui derrière ses apparences cache un grand coeur et n'hèsite pas à aider son prochain même si les conséquences sont lourdes. On apprend au fil des pages que Tom est hanté par le souvenir de sa femme Martha et qu'il se sent coupable. Il se jette à corps perdu dans la quête que lui confie l'homme malade qu'il rencontre en ville : retrouver son fils. L'affaire n'est pas simple mais Tom n'abandonne pas et son chemin malgré toute la poussière, le conduit quand même vers un petit rayon de soleil. C'est ce que l'on retient en refermant cette bande-dessinée, de l'espoir et de la vie, malgré tout, même dans les périodes les plus noires.
L'histoire en est presque secondaire tant la critique des hommes est acerbe. Les dessins, simples mais efficaces renforcent, à coups de visages angulaires cette critique. Les couleurs sont claires, il n'y a pas beaucoup de textes et le tout ne donne pas un ensemble aussi lourd que l'histoire. C'est ce qui aide, il me semble, à retenir la touche d'espoir finale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
ivredelivres
  02 septembre 2010
1929 dans le sud des Etats-Unis, la misère pousse sur les routes des familles entières. Un homme va croisé le chemin d'un jeune garçon. Sous un dehors bourru l'homme est immédiatement touché par le destin de cet enfant qui rêve de devenir marin et qui raconte à qui veux l'écouter les histoires d'un certain Jack London.
L'homme est ce qu'on appelle un hobo, un vagabond, un SDF, proie facile pour la police, il a tout perdu dans la tourmente économique : sa terre, sa femme...
Il travaille, il va d'un emploi saisonnier à un autre, toujours spolié, parfois frappé. La misère au quotidien. La mort rôde partout. La vie pour Tom est difficile mais ce n'est rien à côté de celle des noirs dans ces états du sud où la violence raciste est omniprésente et les lynchages jamais punis.
Le héros de cette très belle BD reste fier et digne dans l'adversité, il refuse l'injustice et sait fait preuve de compassion.
Cette Amérique là est celle de Faulkner, de Steinbeck, celle des marathons de danse de la grande dépression.
J'ai apprécié le graphisme qui sert très bien la dureté du récit en livrant des visages marqués, où se lit la douleur. le scénario est simple mais fort dans sa simplicité.
J'ai lu il y a quelques mois Hard Times un livre passionnant sur cette période, écrit à partir de centaines de témoignages, cette BD est un très heureux complément à ce livre.
Lien : http://asautsetagambades.hau..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
chocobogirl
  05 mai 2010
Etats-unis. Tom est un vagabond, un hobo qui se déplace clandestinement à bord des trains. Comme de nombreux autres avec lui, il a tout perdu avec la crise de 1929 : sa maison et sa femme qui n'a pas supporté leur ruine. Désormais, il vit de petits boulots ici et là, selon le travail qu'il trouve au cours de son chemin.
Mais Tom est un homme bon et il n'hésite pas à proposer son aide, quitte à devoir chercher dans toute le pays un jeune garçon en fugue, croisé précedemment sur sa route !
"Toute la poussière du chemin" est une histoire assez dure qui nous plonge dans la tourmente du krach financier qui a jeté à la rue bon nombre de famille. Les vagabonds prolifèrent, la police les poursuit sans état d'âme, les enferme sous le moindre prétexte ou les tue comme des cafards, les enfants orphelins mendient et se cherchent une nouvelle famille, les pères de famille sont réduits à voler pour nourrir leurs enfants, les veuves sont violées,...
Bref la vie est dure, très dure.
Là dessus, vous pouvez rajouter un racisme plus qu'apparent : les noirs sont pendus, on les accuse pour la moindre raison (un retard, ...) et on les utilise pour mieux camoufler les travers des blancs.
Au milieu de tout ça, Tom suit son chemin. Il a, lui aussi, sa croix à porter et il cherche inconsciemment le pardon. A travers sa quête d'un jeune fugueur, c'est sa propre route qu'il cherche. Et c'est avec joie qu'on verra ce personnage attachant trouver la lumière et un sens à sa vie.
Le dessin aux traits épais, les couleurs légères, permettent à cet album de ne pas tomber dans une noirceur absolue.
Ce road-movie poussiereux, qui m'a rappelé l'ambiance de "des souris et des hommes", entraine le lecteur dans une société américaine faite de haine, d'injustice et de misère humaine et sociale que seule l'humanité de Tom sauve du marasme.
Il n'y a qu'un pas à faire (que je franchis allègrement) pour penser que seul la bonté et l'amour sauveront le monde... (oui je sais, vu comme ça, ça a un coté bisnounours )
Lien : http://legrenierdechoco.over..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (5) Ajouter une citation
alouettalouett   09 novembre 2011
Écoutez, je ne sais ce dont cette crise vous a délesté. Votre argent peut-être… votre amour-propre… Mais je suis sûr d’une chose : elle ne vous a pas ôté un gramme d’humanité !
Commenter  J’apprécie          30
alouettalouett   09 novembre 2011
Comme tant d’autres, je ne suis qu’un fantôme errant sans but sur ces chemins tristes et poussiéreux
Commenter  J’apprécie          30
alouettalouett   09 novembre 2011
Vous savez, maintenant que j’en ai marre de me battre et qu’j’ai perdu tout ce qui m’restait d’orgueil, j’vais aller en ville mendier une assiette de soupe ou un morceau d’pain
Commenter  J’apprécie          10
mandarine43mandarine43   08 juillet 2011
[ une planche ]

http://www.lefigaro.fr/medias/2010/05/11/20100511PHOWWW00132.jpg
Commenter  J’apprécie          00
Erik_Erik_   05 octobre 2020
Les pierres font partie du chemin.
Commenter  J’apprécie          00

autres livres classés : Crise économique (1929)Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Histoire et généralités sur la Normandie

TOUS CONNAISSENT LA TAPISSERIE DE BAYEUX, QUI EN EST LE HÉROS ?

RICHARD COEUR DE LION
ROLLON
MATHILDE
GUILLAUME LE CONQUERANT
GUILLAUME LE ROUX

20 questions
38 lecteurs ont répondu
Thèmes : histoire , célébrité , économieCréer un quiz sur ce livre