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ISBN : 2414045396
Éditeur : Edilivre-Aparis (24/03/2017)

Note moyenne : 4.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :
À travers ce recueil de nouvelles, l'auteur nous fait partager les sentiments de personnages pour qui la mort est une libération, parfois même la seule solution à une situation qui les dépasse. Partez à la rencontre de cet adolescent qui ne voit pas d'intérêt à vivre la vie qui l'attend, de cet homme qui se bat contre le cancer, de cet autre qui préfère la mort à la honte familiale, tout comme celui prêt à donner une ultime preuve d'amour.Bien souvent, la mort effra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Jmlyr
  20 novembre 2017
J'ai QUELQUES BONNES RAISONS D'AIMER ce florilège de 11 nouvelles aussi bien écrites les unes que les autres. J'ai retrouvé ce style bien signé que j'avais découvert dans
« PRISCILLE » et que j'aime toujours autant. Pas de clichés classiques, mais un vocabulaire toujours diversifié, des tournures originales et imagées. Un vrai plaisir littéraire !
J'ai entamé ma lecture aux alentours de la Toussaint, hasard du calendrier ou pas, et je l'ai dégustée tranquillement. Pour moi, ce livre ne pouvait pas être lu d'une traite tant il invite à une réflexion profonde sur le sens de la mort, la vie, son impact… etc. Ça tombait bien, je manque de temps en ce moment ! C'est audacieux d'avoir envisagé les bénéfices secondaires du trépas, pour le principal intéressé (!) ou ses proches, dans toutes sortes de situations.
Je ne détaillerai pas chaque titre ici, ils sont trop nombreux ! Je les ai lus au gré de mes envies, de mon humeur. Frédéric Martineau nous propose, de manière insidieuse, de nous questionner au sujet de situations qui se vivent dans notre monde, en balayant tout le panel des sujets graves, des actes de terrorisme aux guerres de religion, des excès du transhumanisme à la simple querelle familiale cristallisée depuis des années, en passant par la criminalité, etc. Il sonde les raisons du suicide quand il s'agit de rompre avec un héritage généalogique empreint de nazisme, ou encore nous montre jusqu'où des adolescents sont prêts à aller pour parvenir à créer un Buzz inégalé sur Internet… quand les jeux vidéo deviennent leur réalité.
Je tiens à mettre un drapeau rouge cependant sur la nouvelle qui m'a interpelée et que j'ai lue en premier :
« L'infirmière ». Je voudrais tordre le cou au fantasme qui court toujours, et heureusement que l'auteur, parfaitement renseigné, signale au passage que la blouse est obsolète dans la plupart des services, les pantalons-tuniques la remplaçant. Mais il revisite d'une manière très personnelle les traitements dispensés en Soins palliatifs ! Si l'idée peut paraitre séduisante à certains, elle est tout de même éloignée de la réalité. En soins palliatifs, les personnes sont mourantes, mais ont encore leurs mains, à priori !
Par contre, il faut savoir que si la France, à l'instar d'autres pays (Allemagne, Belgique, Pays-Bas...), a ouvert une formation « d'assistant sexuel pour handicapés" depuis 2016, le recours à ce type de personnel reste assimilé à une forme de prostitution et punissable par la loi... le chemin est long pour l'accès au plaisir pour tous.
Ce recueil est tout simplement un livre philosophique !
Pour aller plus loin sur ce sujet controversé, j'ai trouvé ce lien :
Lien : https://informations.handica..
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Commenter  J’apprécie          759
oran
  13 août 2017
Un titre et un récit qui, pour moi, sont totalement en inadéquation avec l'illustration de la couverture de ce livre quelque peu trash où on découvre la Mort personnifiée en une jeune créature féminine sanguinolente et menaçante. Il faut donc faire abstraction de cette image vile pour se plonger avec plus de sérénité dans cette lecture.
Non, la mort présente dans les onze nouvelles que composent cet ouvrage est à l'opposé de cette vision horrifique. Elle n'est pas ténèbres, elle est même symbole gémellaire de la vie, de l'espoir, du renouveau, de la réconciliation, de la fidélité, de l'honneur. Ici, elle ne vole pas la vie, elle la prend avec le consentement de celui qui la lui donne. Si la mort est l'aboutissement logique de la vie, ici elle n'est pas fatalité subie, elle n'est donc ni négation ni absurde. Si avec elle des vies s'envolent, c'est pour que d'autres s'enracinent plus profondément, si des destins s'achèvent, c'est pour que d'autres perdurent, se structurent, s'étayent, s'enrichissent. Elle peut être facétieuse, amicale même, libératrice dans tous les cas . Elle se substitue à la vie, avec générosité, quand cette vie n'est plus que souffrance, honte, abstraction, néant.
Des récits inspirés par le quotidien, l'actualité, la proximité, le vécu. Exceptés deux. le premier nous plonge au coeur du XV ème siècle, il raconte les déboires de l'espagnol Juan de l'Huerta lorsqu'il sculptait les gisants monumentaux de Jean sans peur et de Marguerite de Bavière, chefs d'oeuvre qu'on peut admirer au musée des beaux -arts de Dijon. Une occasion d'apprécier, de visu, la réalité de ce que nous rapporte Frédéric Martineau ! L'ultime chapitre est une anticipation. Que deviendrait le monde, l'humanité, si après-demain une conjugaison ou une conjuration de savants découvrait, sur terre, la vie éternelle ?
Un style particulièrement élégant, des histoires -pas des contes -auxquelles on croit, qu'on lit avec grand intérêt, qui poussent à se poser et à réfléchir sur le prix de la vie, sur celui de la mort. Voilà de bien bonnes et multiples raisons d'apprécier ce livre qui parle sans ostentation, avec réalisme , philosophie et un brin d'humour de la mort et de la vie .
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
JmlyrJmlyr   02 novembre 2017
L'INFIRMIÈRE

Ses préjugés sur les personnels hospitaliers s’évanouirent. Quel imbécile il avait été de les railler ! Quelle patience ! Et quel courage ! Passer ses journées à côtoyer la mort, la maladie, les odeurs, la mauvaise humeur, la détresse eût été au-dessus de ses forces. Comment supportaient-ils cela ? Des saints, ces gens-là ! De véritables saints ! Ils le réconciliaient avec la nature humaine. Tout n’était pas perdu en ce bas monde tant qu’y vivaient des anges dévoués à leurs congénères dans les pires instants. Ils méritaient triple salaire.

Page 113
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JmlyrJmlyr   18 novembre 2017
MACABRE RENDEZ-VOUS

Thomas ne s’intéressait qu’à sa réalité numérique. Les tentatives maternelles pour l’inscrire à des activités sportives et culturelles échouaient. Sa génitrice cherchait à le sortir autant que possible du monde imaginaire dans lequel il évoluait trop souvent à son goût. Lui expliquait, lorsqu’elle insistait, ne pas souffrir d’épilepsie et ne pas craindre de se transformer en tueur psychopathe à force de dézinguer à tout-va des ennemis parcourant un univers factice. Les statistiques confortaient sa défense : près de cent millions d’aficionados se passionnaient pour les scénarios de Call of Duty sans que la criminalité augmentât de concert dans les pays où la franchise atteignait des sommets de popularité.

Page 83
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JmlyrJmlyr   09 novembre 2017
UNE VIE VOLÉE


Un livre le troubla plus que les autres : Le chant du bourreau, de Norman MAILER. L'auteur américain avait obtenu le prix Pulitzer avec son roman qui retraçait les neuf derniers mois de la vie de Gary GILMORE, reconnu coupable d'un double meurtre et exécuté par un peloton dans la prison d'État de l'Utah en 1977. Ce fut la première fois qu'un condamné rejeta la clémence, les recours et exigea l'application de la sentence.

Page19
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JmlyrJmlyr   20 novembre 2017
POINT FINAL ?

Lorsque les circonstances l’exigeaient, les religions et les croyances ne dédaignaient pas les violences. Elles trainaient un lourd passif de massacres et de guerres sanglantes sans que le bonheur de l’homme en découle. Il y avait toujours des fondamentalistes, des extrémistes ou des fous de Dieu persuadés d’accomplir une sainte mission pour exécuter la sale besogne.

Page 196
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JmlyrJmlyr   11 novembre 2017
LES DEUX FRÈRES

Elle s’apprêtait à entamer des études de langue lorsqu’elle tomba enceinte. La grossesse la fit renoncer. Les maternités s’enchaînèrent et elle se contenta du rôle de mère au foyer, un emploi à temps plein qui la combla. Durant les disputes sérieuses du couple, elle regrettait de dépendre du salaire de son mari et de ne pouvoir claquer la porte, ses petits sous le bras.

Page 41
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Videos de Frédéric Martineau (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Martineau
Fréderic Martineau, auteur de "La malédiction de Nostradamus" interviewé sur Arcana.
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