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ISBN : 2842631617
Éditeur : Le Dilettante (13/10/2008)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Réédition d’une novella parue au Dilettante en 1986 en même temps que deux romans chez d’autres éditeurs.
Une longue nouvelle à lire comme un journal de noyade où chacun apporte à l’autre le secours d’une bouée de plomb, la vue d’un naufrage rapide.
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Marti94
  26 mai 2015
Je suis enchantée. J'étais passée à côté de cet auteur que j'ai lu grâce à Nicolas Delesalle qui le cite comme auteur essentiel dans « un parfum d'herbe coupé » très beau premier roman.
Je ne regrette pas ce moment de lecture que j'ai adoré malgré la noirceur du sujet.
« Ceux qui n'en mènent pas large » de Jean-Pierre Martinet est un texte court datant de 1986 qui se lit avec délectation. Comme le montre la couverture de Tardi, c'est l'histoire d'un dépressif donc ce n'est pas drôle a priori mais j'ai trouvé ce récit cruel plein d'autodérision.
D'abord le nom du narrateur « Georges Maman », à quelque chose de comique. Cet acteur raté est au bout du rouleau. Il raconte son désarroi et une soirée de beuverie qu'il va passer avec Dagonard, un raseur graveleux, réalisateur de mauvais films pour la télévision. Il va pouvoir le taxer ne touchant plus d'indemnités des Assedic.
Les deux « anti-héros » sont drôles et pourtant tragiques devant leurs litres de gros rouge et la boîte de Canigou qu'ils n'hésitent pas à manger et à trouver bonne. Durant la soirée, il va aussi se passer un tas de choses que Maman ne comprend pas : un poster de Lauren Bacall qu'il ne se souvient pas d'avoir punaisé au mur, un réveil dans une baignoire, un ascenseur qui fout le camp, entre autres…
Il y a chez Jean-Pierre Martinet une ironie permanente qui donne le ton et des descriptions impitoyables. « Ceux qui n'en mènent pas large » est un journal de naufragé qui a des choses à dire, des messages à faire passer sans drame, et moi je les ai entendus.
Lu en mai 2015
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mediatheque-de-valence
  28 avril 2009
Une paire de perdant.
Georges Maman, acteur raté qui se déshumanise, sort de moins en moins de chez lui et cherche par tous les moyens de se faire du fric.
Il rencontre Dagonard, ancienne connaissance, qui l'invite à diner. Les deux compères vont s'enfoncer dans la nuit et n'en ressortiront pas indemne.
L'écriture de Martinet est très noire mais chaque phrase a un humour et une ironie ravageuse.
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MarianneDesroziers
  29 avril 2010
Un livre mineur de Martinet, mais un très bon livre quand même, plus drôle que d'habitude même si l'on sent poindre derrière le cynisme de cet antihéros les regrets de Martinet de n'avoir pas réussi en tant que cinéaste.
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lotoise
  24 avril 2014
Noir, cynique, angoissant, gluant comme la poisse, pessimiste et bouleversant. Magnifique !
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Citations & extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
MarianneDesroziersMarianneDesroziers   29 avril 2010
L'air devenait irrespirable. C'était à cause de Marie Beretta. Chaque fois qu'il pensait à elle, il étouffait. C'était une souffrance qu'il n'aurait pas su décrire. Même un génie de l'écriture, un Chandler, un Mac Coy, aurait baissé les bras. D'ailleurs qui lui demandait de décrire cette souffrance ? Juste le sommeil. Juste le sommeil consolait. Ou peut-être la mort, comment savoir ? Où était la ligne de partage des eaux ?
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Marti94Marti94   26 mai 2015
L’essentiel était d’avoir un projet, comme les autres. D’avancer au même rythme que lui, tranquillement, de le caresser, de le bichonner sans cesse. De vieillir avec, sans risques, sans révolte, jusqu’à la fin. Oui, c’était là l’essentiel.
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Marti94Marti94   26 mai 2015
Comédien, j’aimerai bien l’être un peu plus, figure-toi. Depuis le début de l’année, j’ai à peine totalisé huit jours de boulot. Et encore, rien que des panouilles. Même plus droit aux Assedic. C’est la merde, si tu veux savoir…
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SBysSBys   09 janvier 2016
Ce fut un délice. Une éternité qu'il ne s'était pas senti aussi bien. Presque heureux aurait-il pu dire, si ce mot avait signifié quelque chose pour lui. Rien de tel que ces petits plaisirs négatifs, où l'on passe juste de la souffrance à l'absence de souffrance, pour vous redonner un bref instant le goût de vivre.
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SBysSBys   09 janvier 2016
- Tu es quand même bizarre, tu as l'air de te foutre de tout.
- Effectivement, je me fous de tout.
- C'est pas comme ça, en tout cas, que tu vas remonter la pente, ma vieille...
- Qui te dit que j'ai envie de remonter la pente? Tu la remontes, toi?
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