AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782070462728
352 pages
Éditeur : Gallimard (20/10/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Le beau court les rues : il y est désespérant, et la peinture ou plutôt la rage de peindre paraît la plus grande des folies". Eugène Delacroix (1798-1863) a connu une gloire paradoxale. Si sa Liberté guidant le peuple est sans doute un des tableaux les plus célèbres du monde, si son portrait ornait naguère les billets de cent francs, sa personnalité reste mal connue. Peintre génial, passant indifféremment d'oeuvres d'inspiration religieuse ou littéraire à d'autres p... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Jacopo
  20 janvier 2019
Voilà un biographie intéressante et très proche de la réalité, puisque l'auteur à puisé beaucoup dans le journal de Eugène Delacroix qu'il a écrit pendant plusieurs années. de court chapitre qui illustre bien l'esprit et la démarche de l'artiste à travers son périple de l'histoire, sa vie, et son art. Cela permet de se sentir proche de l'artiste et de l'homme qui parcours sa vie comme nous avec des hauts et des bas. Bonne raison pour salué son courage d'avoir maintenu sa ligne créative si longtemps malgré tout. Un grand plaisir de redécouvrir cet artiste de la liberté.
Commenter  J’apprécie          110
MonCharivariLitteraire
  12 août 2017
Un fou croisé jadis à Marseille avait prédit: "cet enfant deviendra un homme célèbre; mais sa vie sera des plus laborieuses, des plus tourmentées, et toujours livrée à la contradiction". Il n'aurait pas pu être plus juste à dévoiler le destin d'Eugène Delacroix. Tout d'abord enfant privilégié né dans un foyer riche et prestigieux puis orphelin avec peu d'argent. Il passe sans cesse du plus grand bonheur au plus grand désespoir avec une grande propension à la mélancolie. L'homme à la santé fragile est à la fois dandy, misanthrope, timide et mondain. Il se réfugie dans son travail et produit au fil des ans des chefs d'oeuvres toujours controversés que cela soit les massacres de Scio, la mort de Sardanapale, la liberté guidant le peuple ou sa dernier grande oeuvre la lutte de Jacob et de l'ange à la chapelle des Saints-Anges. L'homme aux amitiés fidèles (Georges Sand, Chopin), fascine. Baudelaire lui vouera une grande dévotion. Brisant les carcans, se refusant d'être classer dans une quelconque catégorie, même celle des romantiques, il mènera son chemin et deviendra une inspiration pour toute une nouvelle génération d'artistes tels que Fantin Latour et Monet qui l'observaient de leur atelier.

Frederic Martinez signe une belle biographie, bien écrite et documentée. Nous suivons avec délices la vie du peintre, ses bonheurs comme au Maroc et ses chagrins. L'écriture est agréable. Les chapitres courts permettent une lecture aisée. Peut être est ce que cela manque parfois un peu de souffle mais nous ne sommes pas face à un roman mais une biographie au sens stricte du terme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
panurge
  10 mai 2019
UN DESTIN A LA BERLIOZ ?
Berlioz coincé entre Beethoven, Schubert et Wagner...Delacroix serré entre David, Ingres d'un côté...Monet, Manet de l'autre...
Un peintre romantique ? Un peintre du mouvement, de l'explosion des couleurs, de l'imaginaire furieux...Delacroix reste un mystère.
Cette biographie très bien découpée en petits chapitres, riches de citations issues du journal du Maître, remarquablement articulée se lit vite, crée un premier contact intéressant, incite à aller plus loin. Coup au but !
Commenter  J’apprécie          10
ClemenceLebovic
  25 juin 2018
Biographie d'Eugène Delacroix, ce livre très complet s'intéresse, dans un style enlevé, à la vie du peintre mais aussi et surtout à sa personnalité, à son caractère passionné et tourmenté. L'oeuvre de Delacroix traduit sa force de caractère, le mouvement, la précision, les toiles immenses, les croquis sur une feuille blanche… Tout nous parle de l'artiste, mais on ne s'en rend compte qu'en s'imprégnant de sa personnalité de dandy parisien, passionné d'Italie qui ne la verra jamais, émerveillé par ce qu'il découvre lors de son voyage au Maroc et en Espagne. Les chapitres du livre, court, très bien écrit, nous font suivre les traces du plus grand peintre romantique. Ses amis, ses amours, sa relation à sa profession, aux admirateurs, Charles Baudelaire en tête de file et à sa ville, Paris. Nous somme avec Delacroix de la première et à la dernière page et ont s'attache irrémédiablement à lui.
Lien : https://proposweb.com/2017/0..
Commenter  J’apprécie          20

Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
JacopoJacopo   07 janvier 2019
Faisons tout avec tranquilité ; n'éprouvons d'émotion que devant les beaux ouvrages ou les belles actions. Travaillons avec calme et sans presse. Sitôt que la sueur commence à me gagner et mon sang à s'impatienter, tiens-toi en garde. La peinture lâche est la peinture d'un lâche.
Commenter  J’apprécie          40
MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   12 août 2017
La tristesse gît dans la douceur des choses. Delacroix si sensible à la beauté, craint de ne pouvoir la dire: c'est le supplice de l'artiste. Ces ciels si purs, ces bleus, ces rouges qui ne mentent pas lui tournent la tête. réchappé de la grisaille, le voici au bagne du beau, parmi les merveilles de cet éden en couleurs: il faudrait peindre comme un forcené pour fixer son image.
Commenter  J’apprécie          10
JacopoJacopo   07 janvier 2019
Une chose m'afflige, je ne sais pas à quoi l'attribuer ; j'ai besoin de distractions, telle que réunions entre amis, etc. Quant aux sédutions qui dérangent la plupart des hommes, je n'en ai jamais été bien inquiété, et aujourd'hui moins que jamais. Qui le croirait ? Ce qu'il y a de plus réel pour moi, ce sont les illusions que je crée avec ma peinture. Le reste est sable mouvant.
Commenter  J’apprécie          10
MonCharivariLitteraireMonCharivariLitteraire   12 août 2017
Les audaces des massacres de Scio paraissent bien timides en comparaison. L'incendie, dont on ne voit pas les flammes alors qu'elles embrasent les rouges du tableau, met le feu aux conventions de la peinture d'histoire. On dirait un cauchemar de Victor Hugo peint par Rubens. les corps se tordent, se convulsent. le sol disparaît sous les ors, les pierreries, les objets épars.
Commenter  J’apprécie          10
JacopoJacopo   06 janvier 2019
Le bonheur d'un homme qui sent la nature, c'est de la rendre.
Cent fois donc heureux celui qui la réfléchit, comme un miroir sans s'en douter, qui fait la chose pour l'amour de la chose et non pas de la prétention d'être le premier.
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Frédéric Martinez (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Martinez
La chronique de Gérard Collard - John Fitzgerald Kennedy
autres livres classés : biographieVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
1120 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre