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EAN : 9782283031568
192 pages
Éditeur : Buchet-Chastel (15/03/2018)

Note moyenne : 3.28/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Que se passe-t-il dans les bibliothèques la nuit, derrière les portes closes et les banques de prêt désertes ? Les lecteurs choisissent-ils leurs livres, ou est-ce plutôt l'inverse ? Vient-on en bibliothèque pour travailler, voyager, ouvrir ses mails ou avoir chaud ? Et si la bibliophilie était un sport de combat ? Partant de l'univers policé de la Grande Bibliothèque et retraçant l'histoire de la lecture publique, ce roman nous mène jusqu'aux forêts urbaines où s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  10 juin 2020
Entre le documentaire sur la Grande Bibliothèque, et le récit fantastique, l'écrit de Cyrille Martinez semble peiner à trouver son identité.
C'est certes une mine d'or concernant le fonctionnement non seulement de cette bibliothèque mais de toutes les autres, et le mécanisme est démonté par différentes approches. La bibliothécaire, qui n'est pas uniquement cet être asexué et revêche derrière le guichet d'accueil, les lecteurs qui furent diserts jusqu'à ce que le silence leur soit imposé et surtout, mais c'est sans doute la limite de l'ouvrage la parole est donnée à un « jeune livre en colère ». Certes les réflexions que suscitent son intervention sont intéressantes, et pose les vraies questions survenir des livres, mais, même si l'écriture est agréable, le procédé est un peu artificiel.
Qu'en penseront les professionnels de cette filière? Amusés par le procédé qui n'empêche pas que l'analyse soit approfondie et assez exhaustive?
J'aurais sans doute préféré un véritable essai, qui lorsque l'auteur est adroit peut ne pas être un pensum.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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fanfanouche24
  27 avril 2020
Acquis en mars 2018, à la Librairie Caractères [ Issy-Les- Moulineaux ] - Lu 25 avril 2020
Cyrille Martinez , bibliothécaire et écrivain, nous livre un ouvrage tout à fait désopilant… en s'inspirant de son expérience personnelle pour décrire avec ironie et virulence le destin de la Grande Bibliothèque, habitée par des lecteurs les plus éclectiques et aux opposés, un directeur obsédé par le tout-numérique et un "jeune livre en colère" .Ce dernier procédé est original, insolite… mais m'a médiocrement persuadée. Il reste que cette lecture est des plus plaisantes et instructives… abordant de nombreuses questions concernant les Bibliothèques, la Lecture publique, le numérique, les changements de comportements des lecteurs, les peurs suscitées par les évolutions technologiques, trop brutales, le consumérisme à tout crin…une culture qui se doit d'être rentable….
Une lecture jubilatoire, pleine de malice et d'ironie sur la Bibliothèque François Mitterrand mais aussi par extension, les digressions et observations peuvent concerner le monde des bibliothèques, dans leur ensemble… ainsi que le métier de Bibliothécaire, pas toujours connu, dans ses réelles fonctions (compétences) …ayant évolué à pas de géant ces trois dernières décennies !
Une lecture qui ne manque pas de sel…, faite pour tous les passionnés de littérature, et concernés par les différents canaux de la diffusion de la culture sans omettre toutes les problématiques touchant la Lecture publique…ceci sur un ton polémique et facétieux !!! Il y a aussi des rappels très bienvenus sur l'Historique de la Lecture publique...ainsi qu'une évocation précieuse des changements des usages...
J'ai choisi , pour achever ce billet, un extrait assez long, très significatif:
" Je cligne des yeux. Une porte de verre s'ouvre et se ferme automatiquement derrière moi : me voici dans la salle de lecture.
Silence.
Comme celui des lieux de culte, ce silence fait peur, intimide, il respire la crainte. A quel châtiment s'exposerait celui qui oserait le rompre ? Je préfère ne pas y penser.
Même si la salle de lecture est placée dans un bâtiment dont la forme rappelle celle d'un cloître, nous ne sommes pas dans une église, nous sommes dans une salle consacrée à la lecture publique. Le silence qui règne ici est conçu spécialement pour la lecture.
Il fut un temps où la salle était bruyante, la Bibliothèque sonore. On pratiquait la lecture à voix haute, on déclamait. Les textes étaient lus, joués, performés.
Les lecteurs-performeurs rivalisaient d'ingéniosité pour s'attacher un auditoire. On fréquentait la bibliothèque à la fois pour lire et pour écouter lire, afin que le texte nous soit révélé lors d'une lecture à voix haute.
Mais tout aussi bien y venait-on pour passer le temps. On savait qu'ici on retrouverait des amis, on ferait des rencontres. C'était un lieu de vie, il était agréable d'y sociabiliser. Pendant que les lecteurs travaillaient, les non-lecteurs bavardaient, s'apostrophaient, s'invectivaient. S'il fallait en venir aux mains, ils en venaient aux mains. Le moine en charge de la surveillance de la Salle laissait faire. Faute de règlement intérieur sur lequel s'appuyer, il ne se sentait pas habilité à intervenir; il s'instruisait dans son coin.
A cette époque, les lecteurs et les livres s’accommodaient de l'agitation et du bruit. Quand, un beau jour, une grosse voix a tonné.
SILENCE ! "
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Harioutz
  27 juillet 2018
Original par ses dimensions (plutôt petit 13x18), sa première de couverture en noir et blanc, et sa taille de police (très petite 8!), ce roman sur les bibliothèques, les lecteurs et les livres ne passionnera que les amoureux de ces lieux silencieux ... dommage, l'idée de faire parler le livre était drôle, mais le résultat est un peu limité à mon goût !
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fertiti65
  19 juillet 2018
J'ai vraiment bien aimé ce livre. Moi qui travaille en médiathèque, j'ai retrouvé le monde des bibliothèques avec plaisir. Très belle description de la Bibliothèque Nationale de France François Mitterrand. Tout ce que vous avez toujours voulu savoir dans le monde des bibliothèques sans jamais oser le demander.
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argali
  01 septembre 2018
Ce livre qui nous donne l'illusion d'être un roman fantastique est en fait un essai sur la Bibliothèque nationale et de la lecture publique. A travers l'histoire d'un lecteur, d'un livre puis d'une bibliothécaire, on découvre l'histoire d'un lieu, d'un métier et de leur évolution. de la bibliothèque privée (librairie) réservée aux riches instruits, à la bibliothèque informatisée, le lecteur nous raconte la grande et la petite histoire de la Grande Bibliothèque de Paris, de sa création au 16e siècle à nos jours, égratignant au passage un Président et des manières de faire despotiques sous couvert de culture.
Le livre nous conte l'histoire de l'intérieur : la rivalité supposée entre classiques et jeunes livres qui finiront probablement dans les oubliettes des réserves, les livres nobles et les autres. Il nous confie aussi son agacement des écrans qui éloignent des livres et des pseudos lecteurs qui viennent travailler sur leur portable dans la salle de lecture sans jamais ouvrir un ouvrage.
La bibliothécaire donne enfin sa version des faits en professionnelle. Et ses collègues goûteront probablement mieux son intervention que le lecteur lambda même s'il en comprendra tout l'enjeu. Bibliothécaire et écrivain, Cyrille Martinez s'inspire visiblement de son expérience.
J'ai bien aimé ce livre précisément documenté, au ton ironique et mordant qui se lit comme un roman. Il nous parle de livres (quel bonheur) et de lecture : son importance, ses richesses, ses enjeux, les dangers qui la guettent… comme celui de consommer les livres comme n'importe quel autre produit. Que reste-il de nos lectures quand le livre est fermé et oublié sur une étagère ? Qu'en avons-nous retiré ?
Un ouvrage déroutant mais agréable à lire et qui fait l'éloge de la lecture.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   27 juillet 2018
Je cligne des yeux. Une porte de verre s'ouvre et se ferme automatiquement derrière moi : me voici dans la salle de lecture.
Silence.
Comme celui des lieux de culte, ce silence fait peur, intimide, il respire la crainte. A quel châtiment s'exposerait celui qui oserait le rompre ? Je préfère ne pas y penser.
Même si la salle de lecture est placée dans un bâtiment dont la forme rappelle celle d'un cloître, nous ne sommes pas dans une église, nous sommes dans une salle consacrée à la lecture publique. Le silence qui règne ici est conçu spécialement pour la lecture.
Il fut un temps où la salle était bruyante, la Bibliothèque sonore. On pratiquait la lecture à voix haute, on déclamait. Les textes étaient lus, joués, performés.
Les lecteurs-performeurs rivalisaient d'ingéniosité pour s'attacher un auditoire.
On fréquentait la bibliothèque à la fois pour lire et pour écouter lire, afin que le texte nous soit révélé lors d'une lecture à voix haute.
Mais tout aussi bien y venait-on pour passer le temps. On savait qu'ici on retrouverait des amis, on ferait des rencontres. C'était un lieu de vie, il était agréable d'y sociabiliser. Pendant que les lecteurs travaillaient, les non-lecteurs bavardaient, s'apostrophaient, s'invectivaient. S'il fallait en venir aux mains, ils en venaient aux mains. Le moine en charge de la surveillance de la Salle laissait faire. Faute de règlement intérieur sur lequel s'appuyer, il ne se sentait pas habilité à intervenir; il s'instruisait dans son coin.
A cette époque, les lecteurs et les livres s’accommodaient de l'agitation et du bruit. Quand, un beau jour, une grosse voix a tonné.
SILENCE !

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fanfanouche24fanfanouche24   26 avril 2018
Ce livre, je ne connaissais pas son titre, je ne savais pas de quoi il parlait, je ne savais à quoi il pouvait ressembler. Tout ce que pouvais en dire, c'est que je ne l'avais jamais lu. Lui, en revanche, avait une idée de qui j'étais. Il avait pris connaissance de mon profil de lecteur. Mes goûts et mes attentes ne lui étaient pas étrangers.
Un livre m'attendait à la Grande Bibliothèque et j'avais la faiblesse de croire qu'il avait été écrit spécialement pour moi. (p. 9)
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fanfanouche24fanfanouche24   03 novembre 2018
La lecture silencieuse a été adoptée, le calme et le silence sont devenus des biens communs, ils se sont imposés auprès des lecteurs de toutes les bibliothèques. Comme éléments du patrimoine, il convient de les préserver, dans l'intérêt de chacun. C'est pourquoi, en déménageant, la Bibliothèque n'a pas seulement transféré ses collections physiques, elle a également emporté son silence.
Comme on a installé les livres dans les nouveaux magasins, on a placé ce silence très ancien, et de très grande qualité, dans les nouveaux locaux. de sorte que la nouvelle Salle de lecture a bénéficié dès son ouverture d'un silence fabuleux. La deuxième partie du Trésor. (p. 34)
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fanfanouche24fanfanouche24   24 avril 2020
Ceux de la Tour des Romans sont de loin les plus demandés: entre 1 000 et 1 500 volumes sont en moyenne consultés par jour. (...) Ils (les lecteurs) viennent s'enquérir d'un ou de plusieurs ouvrages susceptibles de répondre aux questions qu'ils se posent, de satisfaire leur curiosité, d'assouvir leur soif d'apprendre, ou de leur procurer un plaisir de lecture. Ce sont les Lecteurs de Romans (...) Bien sûr, il leur arrive de se montrer sensibles aux éditions rares, aux tirages de tête, aux exemplaires annotés par des écrivains renommés, pourvus de jolies dédicaces, signes d'une amitié intellectuelle entre deux sommités. mais ce goût esthétique pour l'objet-livre ne saurait les détourner de leur principal sujet d'attention: le récit, les personnages, l'histoire qui nous emporte et nous fait voyager, qui amuse ou tourmente, distrait, interpelle, instruit, édifie, conforte, inquiète, interroge ou rassure. (p. 27)
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somsom   06 août 2018
p. 100 Aujourd’hui, force est de constater que les Livres de Littérature sont incapables de répondre à nos attentes : ils sont sérieux quand on veut s’évader, ils sont fantaisistes et légers quand on a besoin d’avoir des réponses sérieuses. Un grand nombre nous semble autocentré, inaccessible, déconnecté de la réalité, éloigné des préoccupations des gens. Entre les livres bâclés et les prises de tête, entre les démagogues et les élitistes, les couillons et les cérébraux, les futiles et les prétentieux, il est difficile de trouver son compte. Nous ne remettons pas en cause qu’une petite partie reste intelligente et plaisante, mais au fond le problème est autre. Le problème, c’est que lire de la littérature ne rapporte rien. Personne ne peut dire le contraire, lire n’a jamais été une activité très rentable à court terme. Même si cela ne coute presque rien, le fait est que la lecture rapporte peu.
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