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ISBN : 2330133758
Éditeur : Actes Sud (04/03/2020)

Note moyenne : 4/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Après avoir perdu leur emploi, Jacobo et Irene quittent Madrid pour un petit village près d’Almería, où ils occuperont la vieille ferme délabrée héritée des parents, le temps de se remplumer un peu. À leur traîne : une adolescente boudeuse de quatorze ans, furieuse d’avoir abandonné ses amis pour venir s’enterrer dans ce trou avec des parents qui ne comprennent rien à rien.
Dans un décor de Far West andalou – chaleur écrasante, bottes d’herbe sèche soulevées ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
missmolko1
  24 mars 2020
J'avais envie de découvrir Agustin Martinez depuis un petit moment et j'ai profité de la sortie de ce nouveau roman pour enfin le lire. La mauvaise herbe est un thriller efficace, prenant mais qui pèche par certaines maladresses.
Jacobo, se réveille à l'hôpital et on lui annonce que sa femme est morte et que sa fille (de quatorze ans) est accusée d'avoir commandité le meurtre de ses parents. Imaginez le choc, pour lui qui a récemment perdu son travail et a dû quitter la ville avec sa famille pour s'installer dans une maison décrépite au milieu d'un village paumé. La fille est-elle coupable ou juste une ado en pleine rébellion ? Jacobo est-il si innocent que ça ?
C'est un véritable voyage dans l'Espagne rurale, désertique, sous une chaleur pesante. Il y a comme un petit air de western façon ibérique dans ses pages et l'ambiance y est bien particulière. C'est la petite touche charme de ce roman, qui détonne car ce n'est absolument pas l'image de l'Espagne que l'on connait. On est très loin des plages a touristes, des villes magnifiques, du patrimoine et de la culture. Ici, on est paumés au milieu de nulle part et à part ce petit village, il n'y a rien autour. Village ou tout le monde se connait mais chacun cache ses secrets…
Suspense addictif et le récit très prenant. Difficile de lâcher le roman avec de connaitre le fin mot de l'histoire. On est pris par l'intrigue, les personnages tellement complexes qui cachent très souvent leur jeu et ne montre qu'une seule facette de leur personnalité.
Le livre traite d'un sujet intéressant : la criminalité chez les jeunes, sujet peu souvent abordé dans les romans et le désarroi des parents face à la montée de la violence, du sexe, de la drogue. L'adolescence est un âge difficile comme nous le montre très bien l'auteur.
Je reste malgré tout un peu déçue par le style confus et le manque de repères temporels précis. On fait constamment des allers-retours entre passé et présent et j'ai trouvé difficile de s'y retrouver : quels événements arrivent quand ? Combien de temps avant le meurtre ? A quelle époque ? Bref, j'aurai aimé un peu plus de clarté ou peut-être un meilleur découpage en termes de chapitres.
Enfin je suis également un peu déçue par la fin du roman qui va trop vite. le roman est lent à démarrer et soudain tout s'accélèrent. C'est encore plus confus, on a l'impression que l'auteur s'est précipité pour en finir au plus vite et je trouve ça dommage.

Lien : https://missmolko1.blogspot...
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Analire
  27 mars 2020
Les parents de Miriam sont attaqués chez eux en pleine nuit. Sa mère, Irene, meurt sur le coup, tandis que son père survit miraculeusement, avec néanmoins un poumon en moins et plusieurs mois d'hospitalisation. Miriam est accusée de cette attaque : des textos compromettants échangés avec ses amis Nestor et Carol la montrent comme la coupable idéale. du haut de ses treize ans, elle aurait commandité le meurtre de ses parents et payer de sales types pour qu'ils se débarrassent d'eux. Impensable selon Nina, l'avocate de la jeune fille. Cette dernière va faire tout ce qui est en son pouvoir pour lever le voile sur cette affaire. Mais elle est bien la seule à croire à l'innocence de Miriam : l'ensemble du village de Portocarrero, les amis, la famille et même Jacobo, son père, la pensent coupable.
L'auteure entremêle avec brio les temporalités et les points de vue, pour nous donner une vision globale de l'affaire et nous laisser nous forger notre propre avis sur la question. Je dois avouer que l'ambiance générale du livre est assez particulière. En effet, je n'ai pu m'attacher à aucun des personnages puisque tous me paraissaient suspects. À mes yeux, ils étaient tous, chacun, à tour de rôle, coupables. Agustin Martinez a réussi à bâtir un réel suspense autour de l'identité du tueur qui nous retourne la tête, nous fait nous questionner constamment et fait voler en éclats chacune de nos suppositions. Vous pourrez essayer autant que vous le souhaitez de chercher le coupable, vous n'y arriverez pas ! Seul le dénouement apporte un point final et un éclaircissement à cette histoire.
Le meurtre d'Irene et la tentative d'assassinat sur Jacobo vont mettre en lumière les affaires lugubres et cachées de certains habitants de Portocarrero. Celui que l'on surnomme « le Blond » serait l'amant d'Irene, celui avec qui elle se serait sentie belle, jeune, séduisante. En parallèle, il semblerait que le Blond trempe dans des affaires illégales de vol. On découvre également Nestor, le neveu du Blond, dont le carnet d'adresses bien rempli comporte des numéros de personnes peu recommandables… Comme quoi, si petit soit ce village, si proche soient ses habitants, chacun est porteur de lourds secrets bien enfouis, qu'ils veulent à tout prix garder cachés.
J'ai bien aimé que l'auteur aborde une thématique que j'ai très peu croisé dans les romans : la criminalité chez les jeunes. Une façon tout a fait novatrice de mettre en garde les parents et leurs progénitures contre les délits plus ou moins graves qu'ils pourraient être amenés à faire et les conséquences qui en découleraient. On y retrouve bien évidemment des thématiques plus communes, comme la drogue et le sexe, la jalousie, la tromperie, le mensonge, les violences domestiques…
Pour terminer de vous parler de ce polar, je dirais que son rythme est agréable : la narration commence rapidement, puis à tendance à ralentir, avant de reprendre de la vitesse pour finir par un sprint effréné vers la vérité. Quelques pages supplémentaires au dénouement n'auraient pas été de refus, puisque l'auteur nous lâche sa bombe en très peu de lignes, avant de mettre un point final à son récit. Un développement un petit peu plus poussé des raisons de ce meurtre et de l'aspect psychologique du meurtrier ressenti après celui-ci, aurait été apprécié.
Un polar mystérieux, bien mené, rythmé, qui m'a envoûté et m'a habilement retourné l'esprit. Dommage que la fin manque de développement !
Lien : https://analire.wordpress.co..
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fran6h
  01 avril 2020
Quand, comme Miriam, tu as treize ans et que tes parents, vivant un moment difficile, décident de s'installer dans le désert andalous au nord d'Almeria, dans le bled familial où tout le monde se connaît et s'épie, non seulement tu n'es pas enthousiaste, mais lorsque tu comprends qu'en plus il n'y aura pas trop d'internet et de 4G, alors là il y a de quoi devenir furieuse. de là à avoir envie de tuer ... il n'y a qu'un pas !
Ces parents là sont des loosers, alors comment une ado pleine de rêve peut espérer quelque chose dans ce contexte ? Plus de travail, plus d'argent, plus de perspectives. le couple lui-même s'en trouve ébranlé.
Dans une ambiance minérale mêlant moiteur torride et désoeuvrement, c'est toute la famille qu'il faut reconstruire. Mais quand un matin on retrouve la mère abattue et le père gisant, le poumon perforé, on comprend que quelqu'un a perdu patience. Tout accuse Miriam.
La police, l'avocate, le père de famille, les villageois, tous vont s'échiner à dénicher la vérité. de multiples pistes s'ouvrent, et l'auteur de nous balader, semant des indices en même temps que le trouble. A partir d'une narration complexe et de personnages bien campés, les éléments se mettent progressivement en place. Et, avec le vent du Sud, étouffant, éreintant, viendra le temps où dissimulations et mensonges devront cesser.
Merci à Babelio et Masse Critique pour cet envoi.
Lien : http://animallecteur.canalbl..
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hmurgia
  25 mars 2020
Un roman policier sombre et aride comme la région du sud de l'Espagne où l'histoire se déroule... Un soir Jacobo et sa femme Irene sont victimes d'une fusillade dans leur pauvre maison proche de Portocarrero. A sa sortie du coma, il apprend qu'on suspecte sa fille de 14 ans, Miriam, d'avoir organisé cette attaque : un échange de messages le prouve. Mais Nora, une avocate qui a connu Irène avant sa mort, prend la défense de Miriam et va chercher à l'innocenter. Elle s'installe dans le village et comprend comment l'arrivée d'Irène et Jacobo a bouleversé la communauté et attisé rancoeurs et jalousies. Entre souvenirs de chacun des protagonistes et enquête de Nora, une histoire dégoulinante de sueurs et de sang. Un très bon roman.
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viduite
  26 mars 2020
Qui, au fond, est innocent, une très jeune fille peut-elle commanditer le meurtre de ses parents, le manque d'argent, l'isolement d'une sociabilité mensongère conduisent-ils toujours aux pires ? Agustín Martínez entremêle toutes ces questions dans une intrigue qui, dans un perpétuel jeu de masque, révèle les arrangements de tout un village, perdu dans le désert Andalou. La mauvaise herbe joue admirablement de la temporalité et des points de vue pour happer son lecteur dans la révélation des failles et souffrances de tout ce village.
Lien : https://viduite.wordpress.co..
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
AnalireAnalire   28 mars 2020
C'est donc ça, grandir ? Acquérir cette capacité à faire semblant, comme si on ne savait pas ce qui se passait sous nos yeux ? Et pendant ce temps, gérer le quotidien : Qu'est-ce que je fais à manger ? On dirait qu'il va faire froid.
Ils me donnent la nausée.
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AnalireAnalire   26 mars 2020
Au fond, c'est un peu égoïste. On voudrait que le bébé ne parte jamais. - Carmela pensait à voix haute plus qu'elle ne parlait à Nora. - C'est l'amour parfait. Ton bébé t'adore. Il a besoin de toi et ne te juge pas. Tu peux te planter autant de fois que tu veux, il viendra toujours chercher tes bras pour un câlin... Jusqu'à ce qu'il grandisse.
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missmolko1missmolko1   24 mars 2020
Peut-on haïr sa fille ?
La haïr comme on éprouve de l'aversion envers certaines personnes, certains gestes, certains goûts. Le haut-le-cœur au moment d'avaler de la viande en putréfaction ; est-ce possible de ressentir ce genre de frisson à la vue de ta propre fille ? Peut-être devrais-je tourner la question autrement : m'autorisez-vous à haïr ma fille ?
Miriam a tué ma femme, sa mère. Elle a essayé de me tuer.
Ma petite Miriam.
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AnalireAnalire   27 mars 2020
On peut divorcer d'un mari. Une fille, tu l'as pour toujours.
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AnalireAnalire   25 mars 2020
Traverser la vie sans faire de vagues semble être le meilleur moyen de rester vivant.
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