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Édouard Jimenez (Traducteur)
EAN : 9782841113743
252 pages
Éditeur : Editions Nil (01/10/2009)
3.34/5   32 notes
Résumé :

Dix ans ont passé depuis qu'il a vu Luciana B. pour la dernière fois. A l'époque, il était tombé amoureux d'elle. Bien qu'elle fût la secrétaire personnelle du célèbre auteur de romans policiers Kloster, il l'avait engagée pour taper en cachette les pages de son propre livre. Aujourd'hui, il ne reste plus rien de la jeune fille gaie et séduisante qu'il a connue. Que s'est-il passé? Luciana se racon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Annette55
  04 janvier 2020
Drôle de livre:
Thriller psychologique à la limite du fantastique , qui baigne le lecteur dans une atmosphère trouble, pétrie d'inquiétude , diffuse, sans que l'on puisse lâcher cet ouvrage ... Lu d'une traite ...
Le narrateur revoit Luciana dix ans après leur dernière rencontre ...
A l'époque , elle était la secrétaire personnelle d'un célèbre auteur de romans policiers, Kloster.
Aujourd'hui elle n'est plus que l'ombre d'elle même, rien ne subsiste de la jeune fille gaie et séduisante qu'il a connue ...
Elles se raconte : terrifiée , désespérée, elle a vu mourir la plupart de ses proches dans des circonstances étranges : père, mère, frère ....
Alors histoire de vengeance? Vendetta ?
Qui manipule qui?
Qui croire ? le récit de Luciana ou celui de Kloster?
Hasard, manipulation , Destinée ? Crime parfait ? Accidents opportuns ?
Jalousie entre deux écrivains ? Folie ? Morts suspectes ?
Entre Réalité et fantasme, l'enchaînement est diabolique , la logique implacable , l'auteur est mathématicien , il joue avec des probabilités , jeux de go et de hasard...
Ce livre est une réflexion sur la littérature et le châtiment , amoureux des lettres , l'auteur s'étend sur la façon de faire de l'écrivain «  Henry James  »
Un exercice de style, intelligent, à la construction implacable à la fin dramatique et curieuse .
Est ce que la littérature peut influer sur le cours d'une vie ?
Qui a mené le jeu ?
L'écrivain est de nationalité argentine, né à Bahia Blanca en 1962.
«  La réaction à l'imposture est le mépris; au mépris, la haine, à la haine, l'homicide » .
Giacomo Casanova.
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le_Bison
  18 juin 2014
10 ans qu'il n'avait pas vu Luciana et voilà qu'aujourd'hui elle l'appelle, apeurée, effrayée, une question de vie et de mort. Que faire, que dire. Écoute ma belle, t'es bien gentille, on sait peut-être embrassée il y a une décennie mais tu n'avais pas voulu aller plus loin, alors oublie-moi maintenant. Mais non, il l'a écouté jusqu'au bout, ils se sont convenu d'un rendez-vous, autour d'un verre ou d'un café. Et puis elle lui a raconté une histoire abracadabrante comme quoi elle subirait la terrible vengeance de Kloster. Toutes les personnes qu'elles aiment disparaissent autour d'elle. de façon bien étrange et mystérieuse. Mais, Kloster, ce grand écrivain argentin…
Un roman dans le roman. Deux écrivains, une femme qui était belle avant, avec tant de sensualité lorsqu'elle tapait à la machine les phrases de ces deux auteurs, ce chemisier presque transparent que j'avais tant envie d'arracher par cette journée de chaleur. Luciana B. B comme belle. B comme brune. Femme fragile que j'aurais envie de protéger et de croire. Car toute la question est là, dans ce thriller psychologique. Croire au récit de Luciana ou faire confiance à Kloster ? Elle me parle, se confie, me raconte ses dix dernières années, j'ai envie de la croire ; je suis peut-être encore un peu amoureux. Kloster s'explique, sans se démonter de ces accusations gratuites. Il est confiant, sûr de lui, un grand écrivain bien meilleur que moi, une renommée indiscutable. J'ai envie de le croire aussi. Mais ces morts ? Kloster ou un certain hasard ? Qu'en disent les lois de la probabilité ?
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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MaiteBravo
  27 avril 2014
Connaissez-vous la nouvelle "Continuité des parcs" de Julio Cortázar? On y voit un homme assis tranquillement à lire un livre dont un des personnages va en fait le tuer à la fin. le roman de Guillermo Martinez fait penser à ces jeux littéraires que Cortázar et Borges ont poussé au quasi génie. Ne vous attendez donc pas à quelque chose d'émouvant, mais plutôt à quelque chose d'intelligent, d'érudit, de précis, et même s'il s'agit d'un roman, de court. En effet, je ne crois pas qu'il y ait de "gras" dans ce roman de 230 pages.
Quand il commence, le narrateur, un écrivain, revoit Luciana B au bout de dix ans. A l'époque, elle avait été sa secrétaire pendant un mois, celle à qui il dictait son roman, et il s'était enflammé pour elle. Cette attirance était aussi liée au fait qu'elle était la secrétaire personnelle du célèbre auteur de romans policiers Kloster. Luciana servait un peu à se mesurer à lui. Vous avez donc là les trois personnages principaux. Aujourd'hui, il ne reste plus rien de la jeune fille gaie et séduisante qu'il a connue. Pourquoi? Parce qu'elle a successivement perdu son petit ami, ses parents, et son frère. le coupable? D'après elle, Kloster. le roman se divise donc en trois parties. Dans la première, Luciana, à moitié folle de chagrin, raconte sa version au narrateur. Dans la seconde, c'est Kloster qui la lui raconte. Enfin, dans la troisième...on trouvera une partie de la réponse dans Les Carnets d'Henry James et un volume de la Bible.
Guillermo Martinez est mathématicien et ça se sent, dans la mécanique du roman et dans sa réflexion sur le châtiment. C'est aussi un véritable écrivain. Alors qu'il ne se passe pratiquement rien dans le roman, puisque tout a déjà eu lieu, alors qu'il s'agit simplement de personnes qui racontent quelque chose à quelqu'un, et des réflexions de ce dernier, alors qu'aucun personnage n'est tout à fait sympathique, il est difficile de résister à l'effet avalanche de ce roman. Une fois que vous êtes dedans, vous êtes emporté. Je lirai donc d'autres romans de cet étrange Guillermo Martinez.
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mohane
  25 septembre 2013
Dix ans se sont écoulés depuis que le narrateur n'a pas revu la belle et insouciante Luciana, dont il était tombé amoureux alors qu'il l'avait engagée pour taper son roman tandis que la jeune fille était déjà la secrétaire personnelle de Kloster, un auteur de romans policiers aussi énigmatique que charismatique.
Lorsque Luciana se présente au domicile du narrateur « pour une question de vie ou de mort », c'est le choc. La (plus toute) jeune femme n'accuse pas seulement le poids des ans, elle apparaît terrifiée, au bord du désespoir car vivant dans l'angoisse permanente qu'un autre de ses proches meure d'une manière accidentelle et violente, mais, selon elle, toujours douteuse. Elle est en effet persuadée que chaque mort est l'oeuvre machiavélique de Kloster qui aurait décidé de se venger d'elle à cause d'une plainte pour harcèlement sexuel qui aura eu pour l'auteur des conséquences inattendues mais tragiques.
Mais tout ceci est il réel, fantasmé, le résultat d'un simple mais malheureux hasard ou bien encore celui d'une puissance supérieure invisible ? La littérature peut elle influer sur le cours d'une vie au point de provoquer une série d'évènements? Troublé, le lecteur- tout comme le narrateur- oscille entre ces différentes versions mais qu'on lise ce roman comme un habile polar, un thriller psychologique ou un récit à la limite du fantastique, ce qui est certain, c'est qu'une fois entamé, il est impossible de lâcher La Mort lente de Luciana B. !
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Christian-Estevez
  06 février 2020
Treizième ouvrage et septième roman de l'argentin Guillermo Martinez, « La mort lente de Luciana B. » est la démonstration la plus probante, à nos yeux, dans toute l'oeuvre de l'auteur, que l'on peut allier le métier de mathématicien et celui d'écrivain de fiction.
D'ailleurs, plus que jamais, Guillermo Martinez nous fait la preuve que tout bon « polar » et/ou « Thriller », ne peut exister sans la rigueur de la science des chiffres, qui est aussi celle de l'ordre et de la Raison par excellence !
Construit en trois parties qui sont les trois versions de l'histoire qui est présentée au narrateur, avec le plus grand sens mathématique (ce qui y inclus une certaine froideur dans le style qui pourrait, il est vrai, rebuter une partie de son lectorat), Guillermo Martinez nous embarque dans un récit (ou trois?) véritablement digne des meilleurs « polars » angoissants du genre.
Et comme si cela n'était pas suffisant, l'auteur nous gratifie d'une fin travaillée à la façon des deux grands auteurs argentins que furent Julio Cortazar et Jorge Luis Borges, dont il se montre le digne descendant littéraire.
Note : 4,5/6 étoiles
(Critique disponible dans le dossier spécial grande rentrée littéraire 2019 - partie 2/2, du numéro d'octobre 2019 de "FemmeS du Monde magazine)
#LaMortdeLucianaB #RobertLafont #GuillermoMartinez #FemmeSduMondeMagazine #ChristianEstevez
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   05 juin 2014
Pourquoi lui dire oui alors qu’en mon for intérieur je pensais non ? Pourquoi ne pas me débarrasser d’elle sous n’importe quel prétexte, et ne pas mettre entre nous mille kilomètres de distances. Il y a des fois, dans la vie, de rares fois, où l’on perçoit le tournant fatal, vertigineux, qu’un acte dérisoire peut provoquer. Le désastre qui nous menace à la suite d’une décision banale. Ce soir-là je savais par-dessus tout que je ne devais pas l’écouter davantage. Et pourtant, comme incapable de résister à la force d’inertie de la compassion, ou de bonnes manières, je me levai et la suivis dans la rue.
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Annette55Annette55   04 janvier 2020
«  Moi qui m’étais si souvent moqué des poses romantiques, des écrivains qui se glorifiaient de recevoir des ordres de leurs personnages, de ces fables au sujet de l’inspiration .Moi qui avais tout au plus écrit phrase par phrase , encombré d’hésitations , de regrets , de calculs infinitésimaux , j’étais à présent entraîné par cette marée de violence vociférante et primitive, qui ne laissait ni temps ni espace aux doutes , qui s’exprimait à travers moi dans un accès de fureur bienvenu. »
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galyalaingalyalain   19 juillet 2020
Il y avait bien longtemps que je n’avais pas assuré la totalité d’un cours, mais à peine ai-je saisi la craie que je fus envahi d’un sentiment de bien-être, les mots me venaient sans hésiter et je retrouvai, tel un chien qui reconnaît son maître, l’éloquence que je croyais avoir perdu à jamais. Dans l’enchaînement des affirmations, des réfutations et des exemples, j’éprouvai presque un phénomène d’hyperventilation, l’euphorie pédagogique. Je me souvins des théologiens qui affirment que la simple activité de prier peut provoquer à elle seule la foi, comme une réaction mécanique ou un précipité. Il m’avait suffi de la répétition de petits rituels, la craie sur le tableau, les phrases d’introduction et sans doute – hypothèse que je ne pouvais écarter - le regard fasciné de cette étudiante, pour que se produise à nouveau le sortilège, que ce cours que j’avais donné si souvent reprenne vie, et que les plaisanteries habituelles arrivent à point nommé.
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UnityUnity   09 janvier 2013
- La fiction concurrence la vie, affirmait James, et c'est exact. Mais si la fiction est vie, si la fiction crée de la vie, elle peut aussi créer la mort. Moi, j'étais un cadavre après avoir enterré Pauli. Et bien qu'un cadavre ne puisse plus aspirer à créer de la vie, il peut encore créer de la mort.
- Qu'est ce que ça signifie ? Qu'il y a aussi des morts, dans votre roman ?
- Il n'y a que des morts.
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BMRBMR   25 août 2015
[...] Ses romans, dès les premiers paragraphes, éblouissaient, tels les phares d'une automobile sur la route, et l'on découvrait trop tard qu'on s'était transformé en un lièvre terrifié, figé et palpitant, incapable de faire autre chose que de continuer à tourner les pages, hypnotisé.
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Videos de Guillermo Martínez (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillermo Martínez

Interview de Guillermo Martinez pour son roman "Moi aussi, j'ai eu une petite amie bisexuelle"
Retrouvez le roman "Moi aussi, j'ai eu une petite amie bisexuelle" sur Fnac.com : http://livre.fnac.com/a6573483/Guillermo-Martinez-Moi-aussi-j-ai-eu-une-pet...
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