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EAN : 9782072788918
352 pages
Éditeur : Gallimard (20/08/2020)
3.48/5   420 notes
Résumé :
Lola vit en Bretagne au-dessus du bureau de poste où elle travaille. Elle est jolie, sage et boiteuse. Elle ne désire rien et se dit comblée par son jardin. Dans son portefeuille, on ne trouve que des photos de son potager et, dans sa chambre, face au grand lit où elle s'interdit de rêver, trône une armoire de noces pleine des coeurs de ses aïeules.
Dans la région d'Espagne où sont nées ses aïeules, quand une femme sent la mort venir, elle brode un coussin e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (139) Voir plus Ajouter une critique
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sur 420 notes
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Kirzy
  28 août 2020
°°° Rentrée littéraire 2020 #8 °°°
J'ai été émerveillée par le Coeur cousu, bouleversée par du Domaine des murmures. Ces sentiments m'ont habitée durant la lecture des Rose fauves, mais pas de façon continu car ce roman m'a par moment échappé, tellement foisonnant que j'ai mis un peu de temps à faire le lien entre les différents récits proposés sur trois périodes, jouant sur différents registres … jusqu'à ce que les dernières pages éclairent ma lecture et la subliment.
En général, je n'apprécie pas plus que ça les romans où les auteurs laissent entrevoir les coulisses de la naissance de leurs livres. Je trouve cela souvent convenu et surtout, j'aime la part de mystère qui entoure l'objet livresque que je tiens entre les mains. Ici, Carole Martinez se met en scène avec le personnage d'une narratrice qui s'exile trois mois dans un petit village breton pour se consacrer à l'écriture d'un livre. J'ai été souvent agacée de retrouver les mêmes poncifs habituels sur les affres de la création et la vampirisation du réel. Soit. J'ai trouvé quelque peu artificielles ses discussions avec Lola, la postière boiteuse, qui lui inspire le personnage personnage central de son prochain livre. Soit.
Mais Carole Martinez a un talent de conteuse hors pair et elle a réussi à m'emporter, malgré mes réserves initiales. En fait, il faut accepter de se perdre dans ce roman très singulier et alors s'offrent au lecteur des images fortes, comme sorti d'un rêve étrange : cinq coeurs cousus alignés dans l'armoire de Lola, cinq héritages de ses aïeules transmis de mère en fille,  chacun bourré de petits papiers racontant tous les secrets de la vie d'une femme qui les écrit sachant sa mort proche et qu'ils ne seront jamais lu ; des roses magiques voraces, dévoreuses de jardins et d'esprit, au parfum entêtant, annonciatrices de plaisirs charnels débridés mais aussi de mort, nées du sang versés dans les tranchées de la Grande guerre.
L'auteure s'amuse à construire méticuleusement un récit foisonnant qui bourgeonnent de partout, balançant entre réel et fabuleux, effaçant la frontière traditionnelle réalité et conte jusqu'à une porosité assumée, le tout enveloppée dans un écrin ciselé où la langue se fait lyrique et élégante, pour dire le bonheur de vivre comme sa douleur. Car tout n'est pas « joli » dans l'univers de l'auteure et la poésie sait se teinter de noir. Thanatos n'est jamais très loin d'Eros, un coeur ça saigne, une rose ça pique.
Et comme toujours chez Carole Martinez, on retrouve de beaux portraits de femmes, à commencer par celui de la grand-mère de Lola, Inès Dolorès dont le coeur cousu s'ouvre pour être lu et révéler à Lola comment apprendre à se connaître. Formidable Inès Dolorès dont le coeur décousu révèle toute la fougue et la sensualité. Elle semble prendre par la main sa petite fille pour la guider dans une sarabande échevelée. Et c'est très fort de voir la sage postière taciturne, solitaire dans sa forteresse mentale érigée pour ne pas avoir à faire face aux dangers du monde, s'ouvrir au regard des autres et s'autoriser au désir. En découvrant la vie de sa grand-mère, elle s'interroge sur sa propre histoire et y trouve la force de briser la malédiction qui s'abat sur les femmes de sa lignée afin de se déprendre du passé et de ses fantômes.
Une belle variation hors du temps sur le thème de la liberté féminine et de la libération des désirs, un conte empli d'histoires d'amour, de secrets de famille et transmission, tout autant qu'un hommage subtil à la puissance de l'écriture.
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Kittiwake
  07 novembre 2020
Dans ce petit village de Bretagne où la narratrice fait escale pour aller à la rencontre des personnages qui nourriront peut-être son inspiration, tout commence par ce haut-lieu de la communication qu'est le bureau de poste, où les tricoteuses alignées semblent suggérer qu'il y a foule au guichet. Alors que leur présence constitue plutôt un flux d'infos en continu, un réseau social local et prolifique.
Derrière le guichet, l'austère Rosa, raide, fermée, au delà de ce que son infirmité pourrait lui offrir en prétexte. Issue d'une longue lignée de femmes cruellement éprouvées dans leurs amours et leurs maternités, Rosa se protège en érigeant autour d'elle des barrières d'austérité, et en exerçant un contrôle méticuleux de ce qui fait sa vie : la poste, le jardin.
La rencontre des deux femmes fait naître l'histoire du roman qui se construit sous nos yeux, mêlant les légendes d'un autre âge, les errements de l'imagination, induits par les confidences et les secrets révélés des coeurs cousus.

La lecture est une sorte de parcours en équilibre sur une corde de funambule , et le meilleur moyen pour ne pas chuter est de lâcher prise, et de se laisser porter par les mutiles facettes de ce récit, poétique et onirique, avec de temps à autre un rappel à une réalité tangible, la narratrice en train de créer son oeuvre.
"Je ne pense pas qu'il y ait une frontière nette entre la réalité et la fiction. le roman surtout nous entraîne sur des territoires flous, ils occupent les lisières."
On retrouve le style d'écriture de l'autrice, cet qui fit le succès de Coeurs cousus, ou de du Domaine des murmures. Et il est sans doute préférable de les avoir auparavant lus, pour ne pas se laisser déstabiliser par cette navigation à vue aux confins des rêves et de la réalité.
Grand plaisir de retrouver la conteuse de talent, qui sait emporter le lecteur dans ses divagations merveilleuses.
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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fbalestas
  19 août 2020
On se souvient avec bonheur du « Coeur cousu » ou du « Domaine des murmures », et un nouveau livre de Carole Martinez à l'occasion de la rentrée littéraire est toujours attendu avec impatience.
Le coeur cousu, justement, parlons-en.
Carole Martinez ne se doutait pas, après une lecture dans une librairie, qu'une lectrice viendrait lui dire que ces coeurs cousus existent bel et bien sous forme de traditions du fond de l'Espagne : avant de mourir, une femme confie ses secrets sur de fines bandelettes de papier, qu'elle cout ensuite à l'intérieur d'un tissu en forme de coeur, confiant ses récits intimes à l'éternité.
A moins que quelqu'un ne découse les liens de tissu, mais il n'est pas dans la tradition de trahir les morts.
A partir de cette découverte, Carole Martinez tisse à son tour une histoire, ou plutôt deux histoires, l'une enchâssée dans l'autre :
Nous partons donc en Bretagne, où elle imagine une postière bretonne, prénommée Lola, qui n'a « rien pour elle » et qui boite. Elle se rend tous les jours à son bureau de poste, vit seule dans le logement de fonction attenant, et n'aurait « rien de particulier à raconter » si ce n'est que son armoire recèle cinq coeurs cousus issus de sa famille espagnole.
La narratrice, qui est aussi l'autrice, va faire sa connaissance, et n'aura de cesse que de découvrir les secrets enfouis dans les coeurs. Or le premier, celui fait de tissu à paillettes, s'effiloche et laisse entrevoir quelques bandelettes de papier. Lola et la narratrice vont ensemble déchiffrer la petite écriture…
Commence alors la seconde histoire, celle de Dolores Ines, fille mal aimée par une mère qui s'est suicidée, enfermée par son père dans un jardin couvert de roses, qui décide un jour de s'échapper par le vaste monde, parce qu'un jour un cheval s'est égaré dans son jardin, et qu'elle s'est éprise du beau cavalier qui le montait …
Et voici que s'ouvre une troisième histoire, en effet miroir : Lola va progressivement s'ouvrir à la vie et au désir, elle aussi, avec un dénommé William D.H., un acteur réputé qui joue un soldat de la Première guerre mondiale, un dénommé Pierre auquel il s'identifie peu à peu et puis totalement.
On retrouve bien ici tous les thèmes chers à Carole Martinez : son goût pour la couture comme pour la nature, la présence des fleurs et leurs senteurs, la sensualité et tout ce monde à la frange du fantastique – le merveilleux - qui fait sa marque de fabrique.
Mais ici les fleurs ne sont pas sympathiques, elles sont même vénéneuses. Ici ce sont les effluves générées par ces étranges roses, dont les graines étaient dans le coeur cousu, qui mettent à mal la narratrice. On songe à Boris Vian et à « l'écume des jours » dans lequel Chloé est victime d'un « nénuphar » qui lui dévore le poumon.
Mais d'où vient alors ce sentiment que Carole Martinez ne parvient pas vraiment à entrer dans son histoire, qu'elle reste sur le seuil, observant ses personnages, sans vraiment les animer ? Et pourquoi nous abreuver de ces « Making of » d'écrivaine, quitte à nuire à la fluidité des deux histoires qu'elle nous déplie ?
La réponse vient peut-être page 220, de l'autrice elle-même : « Il me semble que je ne désire plus rien que ce livre que je n'arrive pas à écrire ». Nous y voilà.
Je ressors perplexe de cette lecture. J'ai l'impression qu'elle est partie sur une « fausse bonne idée » : celle d'imaginer le contenu de ces coeurs cousus espagnols, mêlé à l'histoire de cette Lola bretonne qui boite et qui devient subitement l'amoureuse improbable d'un acteur star de cinéma. Et ses propres errances et hésitations en tant qu'autrice n'apportent rien au récit en définitive.
Merci à Babelio et aux Editions Gallimard de m'avoir envoyé cet exemplaire via Masse critique.
Je garde un sentiment mélangé donc, avec le souvenir de quelques beaux passages, mais assorti d'une certaine déception en refermant ce « coeur décousu » où je n'ai pas retrouvé la magie du « Coeur cousu » précédent.
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sylviedoc
  14 août 2020
Ceux qui lisent mes commentaires le savent : je suis une inconditionnelle de Carole Martinez, et pas seulement parce que j'ai eu la chance de la rencontrer à plusieurs reprises, et que c'est une femme passionnée et passionnante, qui a le pouvoir d'enthousiasmer son auditoire en partageant mille et une anecdote avec lui. Quand elle vous raconte sa grand-mère espagnole avec ses croyances, qu'elle vous encourage à la "rêvasserie" d'où surgissent les idées les plus folles (et qu'elle pratique assidûment !), qu'elle vous explique ses tourments jusqu'à que son premier roman soit enfin édité, elle vous entraîne dans son monde et vous n'avez plus envie de la quitter.
Et une fois de plus, la magie a opéré sur moi, même si ce roman est à la fois dans le droit fil du "Coeur cousu" et en même temps totalement différent de ses précédents romans parce qu'elle est elle-même un des personnages de l'histoire, et se met en scène en train de l'écrire.
D'ailleurs, au départ, ce devait être une toute autre histoire, un "Barbe-bleue contemporain", qui finalement ne verra pas le jour cette fois. Non, là c'est l'histoire de Lola Cam, une postière coincée et boîteuse, héritière d'une longue lignée mi-espagnole mi-bretonne. Lola possède, cachés dans son armoire, cinq coeurs en tissu renfermant les secrets de ses aïeules. L'un deux s'est déchiré, celui de son arrière-grand-mère. Et l'auteure va imaginer devenir l'amie de la postière, jusqu'à ce que celle-ci l'autorise à découvrir avec elle le contenu de tous les petits billets qui se sont échappés et qui retracent la douloureuse histoire de cette femme, victime d'une malédiction qui hantera ses descendantes. le coeur contient également quelques graines, que Lola, férue de jardinage s'empressera de semer. Et cette graines vont très rapidement échapper à tout contrôle, donnant naissance aux "Roses fauves" qui donnent leur titre au roman. Sans trop en dévoiler, on va suivre plusieurs histoires en parallèle, celle de Lola et des vieilles habituées de son bureau de poste, celle d'Ines Dolores, l'aïeule qui a confectionné le coeur blanc, et celle de Carole Martinez en train d'essayer d'écrire son roman tout en étant de plus en plus fascinée par la saga des Dolores successives. Les roses constituent le fil conducteur entre ces différentes partie, et elles ne sont pas toujours de simples belles fleurs...
Je ne me lasse pas de l'écriture de Carole Martinez, si particulière, empreinte de poésie mais qui sait se faire si dure aussi. Quand elle glisse vers le fantastique, elle nous emmêle, nous entraîne si bien qu'on ne sait plus ce qui est vrai et ce qui relève de la pure fantasmagorie. Et comme en plus elle parsème ses histoires d'éléments autobiographiques de-ci de-là, on est totalement immergé, perdu, et on en redemande. Ses personnages sont totalement crédibles au départ, voire banals, comme Lola. Mais ça ne dure pas, oh non !Et voilà que tout d'un coup on est au beau milieu d'un conte, et la magie opère.
Mais pourquoi "seulement" 4 étoiles, du coup ? Il s'en est fallu de peu, mais voilà, la fin n'a pas fonctionné sur moi, il m'a manqué quelque chose, et je me suis sentie un peu flouée.
Mais peut-être Carole Martinez se réserve-t-elle pour une suite éventuelle, après tout il reste d'autres coeurs à découdre...
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Patrijob
  15 août 2020
Quel privilège de pouvoir découvrir en avant-première le dernier roman d'une auteure de talent dont j'ai lu avec émotion trois des précédents ouvrages !
Je remercie Babelio de m'avoir proposé ce challenge et les éditions Gallimard de m'avoir envoyé cet exemplaire en primeur.
J'ai découvert Carole Martinez avec du domaine des murmures et La terre qui penche.
Mes critiques sur Babelio étaient alors rares et timides et mes mots maladroits pour exprimer mon ressenti.
Et pourtant, son univers si particulier qui conjugue habilement histoire et merveilleux sans sombrer dans le fantastique incompréhensible, a su me plaire.
À tel point que, lorsque j'ai croisé le chemin de son premier roman "Le coeur cousu", je n'ai pas hésité un seul instant et me suis replongée avec délice dans l'atmosphère étrange et pourtant tellement humaine qui caractérise son oeuvre.
Les roses fauves revient avec bonheur sur cette tradition ancestrale du coeur cousu qui veut que chaque femme parvenue au crépuscule de sa vie laisse en héritage à sa fille un coeur de tissu rempli de bandelettes de papier sur lesquelles elle s'est épanchée et qu'il est interdit d'ouvrir.
Pourquoi la destinée de Lola, postière du petit village de Trébuailles, l'a-t-elle condamnée à une vie solitaire à l'abri de son jardin, parmi les roses ?
La réponse se trouve-t-elle dans les confidences que ses aïeules ont faites à leur coeur cousu avant de rendre leur âme à Dieu ?
La narratrice qui n'est autre que l'auteure elle-même, est à la recherche de l'inspiration et d'un lieu tranquille pour se consacrer à un projet de roman.
Son choix n'est pas fortuit et la rencontre de ces deux femmes, ainsi que les secrets qu'elles vont percer ensemble en ouvrant les coeurs cousus dont Lola est la gardienne, vont bouleverser leur quotidien et les faire voyager dans le temps.
Lola va-t-elle parvenir à briser la malédiction qui condamne depuis toujours sa lignée à porter les enfants de leurs amours mortes ?
La plume de Carole Martinez, fidèle à elle-même, est un enchantement pour le coeur et l'esprit.
On parcourt l'histoire de Lola et de ses ancêtres accompagnés par le parfum lourd et entêtant des roses.
Un parfum qui frise parfois l'écoeurement, telle une malédiction.
Le thème de l'auteur en mal d'écriture a été maintes fois traité et on retrouve ici les éléments classiques qui le composent habituellement, à savoir la recherche d'un lieu inspirant et qui prête à l'introspection, la rencontre fortuite avec un personnage atypique, le déclenchement d'un processus de l'imaginaire et l'envie d'en faire un roman.
L'auteure s'est prêtée à cet exercice avec plus ou moins de succès, certains passages étant parfois un peu nébuleux ou emmêlés, telles les conversations entre les vieilles du bureau de poste.
Toutefois, le récit, qui nous transporte dans l'Espagne passée au son de la soleá, reste attachant tant il procure un plaisir de lecture intense.
+ Lire la suite
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critiques presse (3)
Liberation   28 septembre 2020
Une lignée féminine, d’étranges roses… les sortilèges de Carole Martinez.
Lire la critique sur le site : Liberation
Culturebox   22 septembre 2020
Carole Martinez poursuit son œuvre romanesque en forme de contes merveilleux avec Les roses fauves, son quatrième roman [...] qui narre l'histoire d'une lignée de femmes espagnoles au destin à la fois passionné et tragique.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeMonde   16 septembre 2020
Un labyrinthe de hasards et de rencontres se déploie dans le beau nouveau roman de l’auteure du « Cœur cousu », qu’il prolonge.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (168) Voir plus Ajouter une citation
PRPPRP   13 septembre 2021
Qu’il est difficile d’échapper à ce qu’on a connu enfant, à ce que nos parents, réels ou imaginaires, nous ont dessiné du monde. (page 86)
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PRPPRP   13 septembre 2021
Parfois je ne désire rien. Ni les grands arbres du dehors, ni le printemps brusque et coupant, ni l’été aveuglant. Parfois je ne désire rien. Ni l’eau fraîche sur mon visage au matin, ni le parfum du pain, ni le sucré, ni chant, ni cri, ni voix amie. Rien, je ne désire rien.
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PRPPRP   13 septembre 2021
J’attrape mon portable sur la table de nuit et le rallume. Cet objet s’installe dans ma vie, je l’oublie de moins en moins, il est devenu ce que je touche en premier le matin et en dernier le soir. Peu à peu, il avale tout : réveil, montre, agenda, appareil photo.
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PRPPRP   13 septembre 2021
Mais on n’ouvre pas une tombe, même pour y rejoindre sa mère et tenter de la comprendre, même dans l’espoir d’un baiser.
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PRPPRP   13 septembre 2021
Jadis et aujourd’hui craquent comme des coquilles de noix, secoués par les mêmes rafales.
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