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EAN : 9782707329165
221 pages
Éditeur : Editions de Minuit (08/10/2015)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Ils l’ont attaquée, conspuée, condamnée, sous tous les prétextes, sous tous les régimes, avec les meilleures ou les pires intentions, pour de mauvaises raisons et parfois même pour de bonnes. Ils ont exilé les poètes, brûlé leurs livres – ou en ont simplement formulé le souhait. Voilà 2500 ans que la littérature est sujette à toutes les critiques et toutes les accusations de la part de philosophes et de théologiens, de prêtres et de pédagogues, de scientifiques et d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Vermeer
  09 juillet 2016
Depuis Socrate, la littérature a toujours été critiquée soit pour son pouvoir de nuisance, soit pour son inutilité. Il est loin le temps mythique de la Grèce la plus ancienne (celle d'Homère) où la littérature était à la fois art, poésie et porteuse d'un discours d'autorité et de vérité.
Aujourd'hui la littérature est toujours attaquée mais elle a perdu de son danger. Chez les hommes poltiiques, elle est symbole d'élitisme et l'attaque est souvent populiste (la fameuse attaque de N Sarkozy contre "la princesse de Clèves"). Des sociologues comme Bourdieu ont gommé l'apport à la formation de la personnalité pour n'en faire qu'un instrument de domination des élites. Dans les sociétés aristocratiques, il était de bon ton chez certains grands seigneurs de mépriser la littérature alors que dans les sociétés démocratiques c'est le peuple qui la méprise. Elle n'est plus vue comme l'instrument privilégié de la culture, de l'identité (particulièrement en France) car ses enjeux financiers sont moindres que ceux des arts visuels.
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Philliber
  01 mars 2019
Belle analyse de quatre procès condamnant la littérature, depuis Platon au moins, tout en insistant à chaque fois sur une fonction ou un aspect d'icelle : en autorité, en vérité, en moralité, ou au nom de la société. Permanence de cette histoire en creux de la littérature, qui "serait ce qui reste" (page 184 ) après les récurrents assauts antilittéraires.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
EleusisEleusis   03 février 2016
Diogène Laërce rapporte que, dans sa jeunesse, Platon "écrivit des poésies, d'abord des dithyrambes, puis des poésies lyriques et tes tragédies". Un jour, "tandis qu'il s'apprêtait à concourir pour la tragédie, il entendit Socrate et brûla ses poésies devant le théâtre de Dyonisos". Alors âgé de vingt ans, il décida de consacrer le reste de son existence à la philosophie. Tel fut le premier adieu à la littérature dont on ait conservé la trace. Tel fut le premier autodafé de poésie, par les mains du prince des philosophes. Claire est la leçon : poésie et philosophie ne sont pas compatibles, mais c'est parce qu'elles se disputent les mêmes pouvoirs, les mêmes territoires - et les mêmes hommes.
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EleusisEleusis   03 février 2016
Apollon fut le dieu de la poésie et de la vérité. Depuis Héraclite, il n'est plus que celui de la poésie. Ainsi tombent les idoles et se brisent-elles.
La critique de la littérature s'exerce toujours au nom d'une autre autorité : religieuse, politique, philosophique. On ne renverse le pouvoir que pour en mettre un autre à la place :
- C'est une révolte ?
- Non, Sire, c'est une révolution.
Or, pas de coup d'Etat sans Etat ou sans pouvoir : s'il y eut une antilittérature, c'est que la littérature fut d'abord une puissance.
Ou, pour parler plus précisément, il y eut avant Héraclite une puisse, et à cette puissance perdue, oubliée, nous donnons aujourd'hui le nom de littérature.
Littérature est nostalgie d'un pouvoir déchu.
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mouette_liseusemouette_liseuse   14 décembre 2016
La littérature est objet de scandale. Elle l'a toujours été. C'est ce qui la définit.

Lecteur, tu es averti : si tu ne veux pas être scandalisé, jette ce livre avant qu'il ne soit trop tard. Autrement, sois le bienvenu et sache que le scandale ne sera pas toujours où tu crois.
Page 9
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natalieHnatalieH   27 mars 2016
La littérature est le discours illégitime par excellence
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Videos de William Marx (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de William Marx
William Marx, professeur titulaire de la chaire Littératures comparées 2020-2021 "Les bibliothèques invisibles" La suite de cet enseignement est à découvrir ici : https://www.college-de-france.fr/site/william-marx/course-2020-2021.htm Il y a les bibliothèques visibles, les bibliothèques matérielles, constituées d'étagères et de livres parmi lesquels il est possible de circuler physiquement. Et puis il y a les bibliothèques invisibles ou immatérielles. Invisibles, elles peuvent l'être pour plusieurs raisons : parce qu'elles sont mentales, parce qu'elles sont cachées, parce qu'elles sont perdues, parce qu'elles n'existent pas encore. Or, ces structures invisibles ne sont pas les moins prégnantes ni les moins vastes : il y a plus de livres oubliés ou perdus que de livres dont on se souvient. Peut-on reconstituer ces oeuvres disparues ou qui n'ont jamais vu le jour ? Peut-on concevoir d'autres bibliothèques, d'autres étagères, d'autres listes ou canons, où figureraient d'autres textes que nous ne connaissons pas, perdus, oubliés, négligés ? Ou, pour le dire autrement, y a-t-il une place pour une littérature autre ?
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