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ISBN : 226407504X
Éditeur : 10-18 (02/01/2020)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 416 notes)
Résumé :
Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l'épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien tout à fait ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (175) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  08 mars 2019
Ce livre est juste inouï d'intelligence et de lumière ! Assurément un des mes meilleurs livres contemporains que j'ai lus depuis longtemps !
Un tour de force magistral qui parvient à fusionner des genres très différents avec évidence et classe folle. Improbable cocktail pourtant que de faire cohabiter sans sensationnalisme ni voyeurisme :
- un essai-plaidoyer surpuissant ( car subtil ) contre la peine de mort et une passionnante réflexion sur les travers du système judiciaire américain
- une enquête criminelle haletante de type True crime à la Truman Capote, on sent que l'auteur a avalé des kilomètres d'archives et de retranscriptions judiciaires pour nous les présenter sous la forme d'un quasi thriller
- un récit autobiographique bouleversant tournant à l'introspection personnelle et familiale jusqu'à parvenir à la résilience
2003 : Alexandria Marzano-Lesnevich est étudiante en droit à Harvard et choisit d'effectuer son premier stage auprès d'un cabinet spécialisé dans la défense des détenus du couloir de la mort en Louisiane. La première affaire à traiter : celle de Ricky Langley, un pédophile qui a étranglé un enfant de 6 ans, Jeremy Guillory. Elle qui est farouchement opposée à la peine de mort voit ses certitudes s'écrouler en visionnant la video des aveux, envahie par une pulsion de haine et une envie de voir Ricky mourir.
Car ce n'est pas Ricky Dangley qu'elle voit et entend, c'est son grand-père qui l'a violée à maintes reprises durant son enfance, dans un silence familial assourdissant. Elle ne sera pas avocate mais écrivaine. Ecrire pour faire partir le poids de la souffrance, pas pardonner, non, être juste apaisée, se libérer de cette empreinte mortifère.
Le titre originel est plus fort que cette simple empreinte : «  the fact of a body », « la preuve par le corps ». Dans cette collision de deux faits réels douloureux ( Ricky a tué Jérémy – son grand-père l'a violée ), c'est le corps qui porte tout : son corps à elle depuis l'anorexie jusqu'aux souffrances invisibles aux yeux d'une famille dans le déni ; le corps de Jérémy qui lui seul détient la vérité qui est au coeur du procès ( Jérémy a-t-il été tué ou violé puis tué ? ).
Ce livre est bruissant de dix mille réflexions, éclairant des Lumières de la Raison des événements terribles tout en laissant battre son coeur dans des pages profondément incarnées et émotionnellement intenses.
Inoubliable.
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Ladybirdy
  22 mai 2019
Alexandria Marzano-Lesnevich nous livre dans L'empreinte un récit bouleversant à mi-chemin entre le récit autobiographique et un récit journalistique dont il faut souligner le travail d'orfèvre qu'il y a derrière. Bravo à elle.
En 1992, en Louisanne, un petit garçon de 6 ans, Jérémie croise la route de Ricky Langley, farouche pédophile de 26 ans. L'enfant n'y survivra pas. Les aveux du pédophile tombent trois jours plus tard. Incarcéré dans le couloir de la mort, la partie adverse clame la peine de mort.
Alexandria suivra cette affaire de près effectuant alors un stage au barreau.
On suit en filigrane l'empreinte sur Alexandria de deux histoires. Celle de Ricky et la sienne. Violée de nombreuses années petite par son grand-père, la pédophilie, les traumatismes, le choix du pardon sont au coeur de ce récit.
Alexandria est aussi fermement opposée à la peine de mort. Quand elle suit l'affaire de Ricky Langley, ses certitudes vascillent car ses propres souvenirs refont surface. Peut-on pardonner l'horreur ? Peut-elle être excusable et cachée sous les faux-semblants d'une maladie mentale ou bien sur les maltraitances vécues par ces mêmes bourreaux, victimes jadis? Peut-on mettre sous silence les agissements pervers sous prétexte de protéger la famille ? La protège-t-on d'ailleurs en fermant les yeux ?
C'est 470 pages de plaidoyer ce roman. Au coeur même de la machine judiciaire, dans les tripes saignantes du vague à l'âme et des blessures individuelles et collectives.
Alexandria Marzano-Lesnevich prend à bras le corps le cas Ricky Langley, ça la secoue, ça réveille les ombres de son passé. Elle écrit avec beaucoup de pudeur et de retenue. Les émotions sont sous la couche des horreurs, pas de larme coulant à flot.
En Amérique, c'est la pluie qui mouille les visages. Parce que les anges dans le ciel pleurent ces enfants dont la vie s'est arrêtée dans les bras d'un adulte à l'amour assassin.
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marina53
  06 mai 2019
En 2003, alors étudiante en droit à Havard, Alexandria Marzano-Lesnevich, âgée de 25 ans, effectue un stage dans un cabinet d'avocats de la Nouvelle-Orléans. Aux stagiaires présents, une femme leur passe, au cours d'une conférence, une vidéo leur présentant les aveux d'un homme, enregistrés en 1992, dont le deuxième procès vient de se terminer. Condamné à mort 9 ans auparavant, le jury le condamne aujourd'hui à la perpétuité. Son crime : avoir tué Jeremy Guillory, un enfant de 6 ans. Son nom : Ricky Langley. Pourtant farouchement opposée à la peine de mort, les certitudes de la jeune étudiante vacillent. Commence alors pour elle des années aux côtés de Ricky et Jeremy mais aussi une plongée au coeur de son passé tourmenté, jusque là enfoui...
Passionnant de bout en bout, L'empreinte fait montre d'un travail de recherche et de précision remarquables, mais aussi d'introspection, presque salvatrice. Partant de procès-verbaux, d'articles de presse, d'articles de tribunaux ou encore de reportages télévisés, Alexandria Marzano-Lesnevich retrace avec fidélité, adresse et intelligence aussi bien les faits criminels que le déroulement des procès, la vie, de son enfance à l'âge adulte, de Ricky Langley ou encore les conséquences. Une enquête saisissante et fourmillante (des milliers de pages consultées, 10 ans de réflexion et de reconstitution, de nombreux voyages) qu'elle entremêle avec son propre vécu. Son enfance dans la grande maison grise, les violences subies, les secrets de famille, les silences imposés. Une double enquête qui n'a qu'un seul but : la vérité. Ce récit, aux thèmes aussi divers et tragiques que l'inceste, la pédophilie et la peine de mort, est doté, à la fois, d'une force et d'une sensibilité rares. Émouvant et dramatiquement captivant...
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nameless
  27 mars 2019
« Cette vidéo m'a amenée à réexaminer tout ce que je croyais, non seulement au sujet du droit, mais au sujet de ma famille et de mon passé. Il aurait peut-être mieux valu pour moi que je ne la voie jamais. Il aurait peut-être mieux valu pour moi que ma vie puisse demeurer dans la période d'avant, plus simple ». La vidéo dont parle Alexandria Marzano-Lesnevich, c'est celle des aveux de Rick Langley, meurtrier de Jeremy, 6 ans, en 1992, qui remet en cause son viscéral engagement d'avocate contre la peine de mort.

A l'occasion de l'étude du dossier Langley, Alexandria revit, bien malgré elle, les souvenirs enfouis de son enfance, souillée par son grand-père qui a abusé d'elle et de sa soeur des années durant sans jamais être inquiété, malgré les révélations faites par Alexandria à ses parents. Au nom de la cohésion familiale, appliquant à la lettre ce principe d'éducation qui a bousillé tant de gosses : « Ce dont on ne parle pas n'existe pas », les parents d'Alexandria, qui vont à la messe le dimanche, se voilent pudiquement la face, s'inquiétant à peine de son énurésie tardive ou de son anorexie adolescente. La psychologue consultée leur dit ce qu'il souhaitent entendre : « Faire comme s'ils n'étaient pas affectés, faire comme si ce qui s'est passé est sans conséquences ». Ce silence fait écho aux silences déjà en cours dans la famille, à propos du décès prématuré d'une jeune soeur. Pourtant, le corps d'Alexandria a gardé une empreinte interne du pervers pédophile sous la forme de cicatrices vaginales découvertes par une gynécologue à l'âge adulte. Mais ses parents aiment à croire qu'ils peuvent contrôler le passé, le nettoyer comme on désinfecte une scène de crime, qui une fois lessivée, redevient une simple chambre.

Il s'agit d'une lecture bouleversante sans aucune distanciation romanesque, et que je ne souhaite pas « noter » car comment juger un témoignage poignant, une prise de parole arrachée aux ténèbres de la mémoire, un traumatisme définitif. Les convictions d'Alexandria vacillent lors de l'intervention de Lorilei, la maman de Jeremy au procès du meurtrier de son jeune garçon : « Même si j'entends le cri de détresse de mon enfant mort, j'entends, également, l'appel à l'aide de Ricky Langley ». L'image que personnellement je retiens, c'est celle de cette grand-mère, totalement consciente, ni sourde ni aveugle, qui pleurniche hypocritement en priant sur une image pieuse pendant que son mari monte l'escalier pour aller violer leurs petites filles.

"Si nous ne mentionnons que les moments de bonheur, peut-être seront-ils les seuls à exister". N'en étant pas intimement convaincue, je souhaite beaucoup de force à Alexandria dans les suites médiatiques occasionnées par son ouvrage. Dans une interview récente, elle déclare que malgré son succès planétaire, ses parents refusent d'en parler, soucieux d'oublier le passé.
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Kittiwake
  14 avril 2019
C'est parce que le petit Jeremy est mort à 6 ans, victime d'un délinquant, proie de hasard d'un jeune homme déjà repéré et condamné pour des attouchements et qui la renvoie à de douloureux souvenirs, ou au moins ce qu'il en reste lorsque la mémoire a censuré l'impensable,
qu'Alexandria Marzano-Lensnevich a pris la plume.
Pour décortiquer les circonstances du drame, refaire l'enquête, analyser les insuffisances du processus judiciaire, étudier méticuleusement les histoires des personnages, du criminel comme de leur famille. Pour comprendre. Comprendre comment on peut en arriver à commettre de tels méfaits, et quels sont les mécanismes à l'origine de ces aberrations. Rôle de l'inné et de l'acquis, responsabilité de l'éducation?
Cette quête n'est pas anodine, l'auteur le révèle rapidement, elle fut elle même victime d'attouchements, de la part de son grand-père et circonstances aggravantes, les faits ont été soigneusement camouflés, bien que connus de la famille, experte pour taire tout ce qui peut faire des vagues.
Des questions plus générales en découlent.
Sur la peine de mort. Faut-il être pour ou contre? Faut -il établir une hiérarchie des délits pour déterminer de qui devrait relever de la peine capitale ? Il ne suffit pas de se prononcer précisément pour s'en sortir. C'est ce que l'auteur a pu constater quand, dans le cadre de son métier puisqu'elle fut un temps avocate, elle défendait l'abandon de la peine de mort, mais l'a souhaitée dans ce cas particulier du meurtre de Jeremy.
De même, il faut se mettre dans la peau d'un juré, plutôt favorable à une exécution sur des arguments d'inhumanité du crime, ne peut se résoudre à prononcer la sentence pour l'accusé qui lui fait face en chair et en os. Les convictions basées sur la théorie peuvent être malmenées lorsqu'elles sont confrontées au réelle

Outre le caractère passionnant de ce débat intérieur, il faut reconnaître à l'auteur un talent de conteuse, qui fait de l'empreinte un récit captivant. Les deux récits se mêlent et tentent de répondre à la question fondamentale : le pardon est possible?
Lien : https://kittylamouette.blogs..
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critiques presse (4)
LaLibreBelgique   21 mars 2019
Alexandria Marzano-Lesnevich entremêle autobiographie et enquête pour "donner un sens à ce qui ne sera jamais résolu".
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LaCroix   08 mars 2019
Entre thriller et autobiographie, ce récit d’une ex-étudiante américaine en droit montre l’évolution de son engagement contre la peine de mort lorsqu’une affaire la confronte à son propre passé.
Lire la critique sur le site : LaCroix
LeMonde   24 janvier 2019
En tissant des fils entre la vie de Ricky Langley, assassin d’enfant, et la sienne, l’écrivaine américaine offre une admirable réflexion sur les secrets de famille.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Telerama   23 janvier 2019
L’Empreinte raconte et entremêle ces deux histoires dramatiques, celle de Ricky Langley et celle d’Alexandria Marzano-Lesnevich elle-même, pour composer un récit magistral et bruissant de mille réflexions...
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (139) Voir plus Ajouter une citation
HortanceHortance   10 février 2020
Qui sait comment chacun trouve sa place dans une famille ? Les rôles sont-ils assignés ou choisis ? Et au demeurant, même entre frères et soeurs - même entre jumeaux -, on ne grandit pas dans la même famille. On n'a pas le même passé.
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HortanceHortance   10 février 2020
Un individu peut brûler de haine contre sa mère et tout de même l'aimer suffisamment pou vouloir faire sa fierté.
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enjie77enjie77   14 mai 2019
Mon père laisse la clim à fond et j'ai beau me plaindre à lui et à ma mère, il refuse de m'écouter ou ne parvient pas à me croire. Et ce qu'il dit n'est pas faux : il a trop chaud et j'ai mal mais pourquoi irais-je penser que ma douleur doit l'emporter sur son inconfort!
C'est la logique à laquelle, je ne trouverai jamais d'explication : dans ma famille, une douleur ce sera toujours la mienne ou la tienne, à monter l'une contre l'autre et à mettre en balance, jamais une douleur collective, jamais une douleur de famille. Est-ce que ce qu'il se passe dans une famille est le problème de la famille ou le problème de celui ou de celle qui en est le plus affecté? Il a un coût ce genre d'individualisme antagoniste.



Page 179
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palamedepalamede   03 juin 2019
... je suis contre la peine de mort. La mort, c’est ce dont j’ai peur. La mort, c’est ce qui a emporté ma sœur ; la mort, c’est ce que les adultes redoutent pour mon frère ; la mort, c’est ce dont je fais des cauchemars. À travers les livres de ma mère et les histoires de mon père, j’ai commencé à envisager la Constitution comme un document d’espoir. La loi que j’aime tant peut donc imposer la mort ? Peu importent les raisons évoquées dans les livres de droit. C’est là que ça commence : avec horreur. À partir de cet instant, je serai toujours contre la peine de mort. 
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AmakirAmakir   12 septembre 2019
J'entends d'abord les oiseaux. Là où j'habite, leurs chants sont noyés par la circulation, les piétons qui hurlent dans leur téléphone portable, les bribes de musique qui s'échappent par les vitres des voitures, les klaxons et le pépiement artificiel des feux, la voix qui indique que c'est le moment de traverser, le babil incessant de mes propres pensées tandis que je vaque à mes occupations du jour. Le vacarme urbain. [...]

Le chant des oiseaux, lui, s'impose, éclatant, de même qu'une ligne mélodique volette au-dessus du brouhaha qui la sous-tend, toute contrepoint et légèreté. [...]

Nous roulons en silence. Le ciel est devenu d'un gris plus dense, le chant des oiseaux se fait plus pressant, scandé de cris perçants, et je me demande si les oiseaux annoncent quelque chose. Les tombes continuent de fondre sur nous, des rangées et des rangées de plaques de métal, des rangées et des rangées de noms invisibles, les corps enterrés en dessous. [...]

Le silence éclate avec une force choquante une fois le bruit du moteur estompé. Ce sont les oiseaux, je m'en rends compte. Ils se sont tus. [...]

Sous mes pieds, l'herbe est trempée, spongieuse.
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Videos de Alexandria Marzano-Lesnevich (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexandria Marzano-Lesnevich
Rencontre avec Alexandria Marzano-Lesnevich autour de son ouvrage "L'empreinte : récit" aux éditions Sonatine.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2287055/alexandria-marzano-lesnevich-l-empreinte-recit
Notes de Musique : Youtube Audio Library.
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