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Critique de Alfaric


Alfaric
  07 janvier 2015
Durant les années 1990 j'ai été un manga addict enchaînant titres sur titres… avant de finalement passer à autres choses avec la généralisation des séries dépassant les 50 tomes. Maintenant que la médiathèque municipale est bien achalandée dans ce domaine, je m'y remets de plus belle. En tant qu'amateur fantasy, mon premier s'est porté sur le phénomène "Fairy Tail"…
L'univers des mangas est pleins de conventions à et de gimmicks éculés, et la galaxie shonen est de loin la plus touchée par les effets de modes en étant régulièrement victimes de guerres des clones… Mais cela faisait bien longtemps que je n'avais pas lu un titre aussi impersonnel. Je ne connaissais pas du tout l'auteur Hiro Mashima, et pourtant j'ai l'impression de le connaître son style et ses idées depuis une éternité tellement tout est repiqué d'ailleurs. C'est quand même bien dommage pour un mangaka qui n'a jamais subit l'influence d'une école ou d'un mentor de n'avoir pas su apporter de véritable plus-value personnelle à ses nombreux emprunts / hommages…


Ayant fait mon deuil du manga d'aventure à la lecture du tome 2, j'ai démarré le tome 2 avec de bonne résolutions pour partager les délires de l'auteur.
Las, le premier récit de ce volume consacré à l'opération « Day Break » est particulièrement médiocre : il faut récupérer un livre chez un vilain digne d'un Bob l'éponge, entouré de sbires qui ne ressemblent à rien menés par un bodybuildeuse est-allemande déguisée en soubrette (qui pour ne gâcher est repiquée à Yoshihiro Togashi…). Ça hurle, ça grimace, ça cabotine, ça pète des câble dans tous les sens et en permanence. Pour moi, ce fut pénible à lire !
Cette histoire de message paternel caché dans un sortilège littéraire, joliment mis en scène, aurait pu rattraper le tout. On sent encore une fois que tout ce qui touche aux valeurs familiales revêt une importance particulière pour l'auteur au vu de son vécu (voir critique du tome 1). Mais tout est gâcher par cette planche où le magicien romancier s'ampute de la main droite car trop honteux d'avoir écrit le pire livre de sa carrière (à moins qu'il ne s'agisse de l'inverse)… Dans un chambara brut et sans concessions, j'aurais déjà tiqué, mais là dans un shonen léger, joyeux et délirant c'est un peu beaucoup n'importe quoi…

A ce stade, on passait de la badasserie à la fadasserie, et j'étais parti pour mettre 1 étoile sur 5 et bien rager comme il faut…
Mais miracle, on introduit dans le second récit le très fun et très cool personnage d'Erza Scarlet. Enfin un personnage avec un peu de classe qui ne passe son temps à s'époumoner en cabotinages stériles, enfin quelqu'un de sérieux parmi les magiciens branlous et racailles de Fairy Tail ! (bon on fera encore du fanservice relou pour otakus, puisque qu'elle possède tout un dressroom de Barbie guerrière et dominatrice… ^^)
Erza recrute Natsu et Grey pour châtier Eisen Wald, une guilde clandestine dirigée par Shinigami Eligoal, un aéromancien au look gothique à souhait (tous les airs de ressemblance avec Bleach ne sont sûrement que pures coïncidences… ^^). Equipés de Lullaby, la flûte de mort, ces derniers mènent une attaque terroriste contre la gare d'Oshibana (sûrement une relecture de l'attaque au gaz sarin du métro de Tokyo par la secte Aum Shinrikyō le 20 mars 1995).


J'enchaîne avec optimisme sur le tome 3…
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