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ISBN : 2732485926
Éditeur : Editions de la Martinière (30/08/2018)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Avec La Massaia, écrite sous l’Italie patriarcale de Mussolini, Paola Masino brosse un tableau tragi-comique du mariage et de la condition de la femme, dont le rôle ultime (et unique) serait celui de mère au foyer. Pour avoir osé s’attaquer aux institutions et aux valeurs exaltées par le fascisme, elle voit son livre soumis à la censure. La version qui sera publiée en épisodes dans une revue, entre 1941 et 1942, sera considérablement expurgée. Deux ans plus tard, al... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  15 août 2018
Ce roman singulier est construit autour d'un personnage haut en couleurs. La Massaïa débute sa vie dans une malle , en compagnie de détritus nauséabonds , se nourrissant de quignons de pain moisi. Recluse volontaire, autour de laquelle gravite une famille indifférente , ou résignée. Jusqu'au jour où sa mère entreprend de faire éclore la chrysalide, dans le but de lui faire suivre un chemin plus orthodoxe, à savoir prendre époux. A partir de là, la Massaïa endossera le costume de multiples personnalités, façonnées par le contexte familial ou social, et par l'apparition ponctuelle du jeune homme croisé le jour de son mariage.
L'originalité du personnage-clé et de l'histoire méritent que l'on se penche sur la genèse de ce roman. Surprise : Nascita et morte della Massaïa a été publié en Italie en 1945! Il aura donc fallu presque 75 ans pour que ce roman phare de la littérature italienne soit traduit en français.
Quant à son auteur, elle fut résolument moderne, et chaque page est un désaveu de la condition féminine de cette moitié de vingtième siècle.
Le roman a subi les conséquences de la guerre. Il devait être publié en 1939 sous une forme expurgée, destinée à éviter que l'on reconnaisse le pays , mais le bombardement de l'imprimerie fit remettre à plus tard la parution, ce dont l'auteur profita pour essayer de faire passer la première mouture.
Le récit a clairement le ton d'une fable, qui permet l'incursion du fantastique et de l'onirique, propice à désorienter le lecteur jusqu'à ce que l'on accepte de se laisser perdre dans les divagations du personnage. On pense bien sûr à Italo Calvino, particulièrement au début , mais aussi à Boulgakov, par le foisonnement et par l'impression que l'auteur s'est laissée emportée par son récit, l'imagination ayant pris les rênes de la trame. Mais derrière le burlesque, transparait à peine déguisée, la doléance qui dénonce l'injustice faite aux femmes, prisonnières d'un conservatisme aliénant.
Déroutant et nécessaire, on regrette que les lecteurs francophones aient pu être privés de cette pépite aussi longtemps.
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Bazart
  24 août 2018
Classique de la littérature italienne qui, jusqu'à présent , jamais publié en France : La Massaia, de Paola Masino est une fable littéraire, féministe et anticonformiste, écrite sous l'Italie fasciste de Mussolini.
llustration romanesque de la phrase de Simone de Beauvoir :”On ne nait pas femme on le devient”, le roman de Paola Masino pourrait être le pendant italien du “ Deuxième sexe”, sauf que contrairement au chef d'oeuvre de Madame de Beauvoir on n'a pas ici à faire avec un essai, mais une vraie oeuvre littéraire audacieuse qui empreinte à tous les genre

C'est aussi peut-être la limite du roman, cette tendance à aller dans tous les sens et tous les genres et du coup échapper à toute classification : est-ce un journal intime, une pièce de théâtre, une fable surréaliste- sans doute un peu trop surréaliste si l'on n'est pas fan du genre ou bien encore un pamphlet féministe.??..
Si l'on se laisse emporter par la force du sujet et le style (trop?) puissant et sure de l'écrivaine on découvre un roman audacieux et politique sur la condition féminine et la société patriarcale du XXe siècle...
Un roman féministe oui! Et alors? Comme l'était en son temps “Madame Bovary” et à notre époque” La servante écarlate” ... La Massaia,c'est plutôt Madame Bovari.. avec le "i" de l'Italie, quoi ! .
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Bibliooophilia
  14 septembre 2018
Considéré comme un chef d'oeuvre de la littérature italienne, La massaia naissance et mort de la fée du foyer est aujourd'hui publié en France grâce aux @editionsdelamartiniere, pour la rentrée littéraire 2018.
Quelques mots sur l'auteur, qui me paraissent important pour éclairer la lecture de cet ovni littéraire. Elle débute la rédaction de ce roman en 1940. L'Italie est alors en pleine montée du fascisme.
Paola Masino est contrainte, via son grand amour Bontempelli, à s'exiler à Venise. La vie vénitienne de l'époque est une réelle source d'angoisse pour l'auteur. Femme libre, indépendante, un chouia rebelle, elle ne supporte pas toutes ces obligations sociales et domestiques. C'est cela qui va lui donner matière pour rédiger La massaia.
Une histoire simple, mise en place de manière complexe, dans un style surréaliste et onirique. La "massaia" est une machine à nettoyer, à ranger. Mariée sans amour, elle se retrouve dans enchevêtrement de fonctions "féminines". Organiser des dîners, tenir sa maison, donner des enfants et tutti quanti. L'héroïne est condamnée, par son sexe, à vivre dans un cycle sans fin. Rien ne pourra la sauver de son destin de ménagère. Naitre une femme = avoir un destin de mère et de maitresse de maison uniquement.
L'écriture est pointue, profonde, ponctuée d'envolées lyriques. On assiste à un véritable mélange des genres, mi-fable, mi-théâtre, mi-parodie. L'auteur combine à merveille le rêve, le réelle et le fabuleux. Ce qui donne un roman étrange et explosif. Chose très déroutante à la lecture, il n'y a ni espace temps, ni lieu, ni prénom. Tout est intemporel et universel.
Merci beaucoup aux editions de la Martiniere pour cette belle découverte. Je le conseille vivement surtout en cette période d'affirmation féminine
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Amandine49
  12 septembre 2018
Quand on m'a proposé ce livre, je ne savais pas trop où je mettais les pieds. Même si je fais quelques écarts en lisant de la littérature blanche, ici il s'agit d'une fable (indiqué sur la quatrième de couverture). Mais ce qui m'a intéressé, c'est le côté inédit du livre (publié en Italie après la seconde guerre mondiale et après de nombreuses péripéties et jamais publié en France jusqu'à maintenant) mais aussi que l'auteure soit une femme engagée et féministe.
Elle a fréquenté aussi bien Paul Valéry que Joséphine Baker !
Si d'aventure ce livre vous tente, je vous conseille d'abord de lire le contexte dans lequel il a été écrit et aussi de lire la biographie de cette auteure inconnue en France. Cela m'a permis de placer ce livre dans son contexte avant de le commencer.
Il n'a pas été facile de rentrer dans ce livre, le fait que ce soit une fable fait que l'on a le droit à des situations invraisemblables. Il en est ainsi pendant tout le livre mais au bout de plusieurs pages, j'ai réussi à m'y habituer.
Le contexte du livre comme indiqué est l'Italie fasciste. Mais ce qu'il se passe et le message qui est véhiculé fait que ce livre pourrait se passer à une autre époque, un autre lieu et surtout de nos jours. C'est le point qui m'a le plus fasciné dans ce livre et m'amène à parler du thème centrale, la condition de la femme.
Au début on a cette enfant qui vit dans une malle. C'est son refuge. Mais elle prend conscience du monde qui l'entoure et décide de renaître une seconde fois. Sauf qu'elle va se rendre compte de ce que l'on attend d'elle: être une femme parfaite pour s'intégrer dans la société. Elle ne va pas rechigner et accepter tout jusqu'au mariage. Là elle découvre qu'elle doit jouer un autre rôle encore, celui de l'épouse et maîtresse de maison. Elle va se plier à ce nouveau rôle mais on sent à partir de là qu'elle se pose des questions et que tout ceci ne lui plait pas vraiment. Elle aimerait revenir en arrière mais cela sera difficile.
L'auteure nous décrit bien le rôle de la femme dans la société actuelle. Elle doit savoir tout faire, tout gérer pour garder son honneur. Dans l'histoire cela tourne parfois à la farce. On en arrive à des situations complètement dingues. Mais on comprend qu'elle n'a guère le choix. Toutes les facettes sont abordées sauf une qui ne l'est que vaguement vers la fin et cela m'a un peu surprise vu son importance pour moi dans le stéréotype actuel (mais qui devait être aussi important à l'époque de l'écriture de ce livre) : c'est celui de maternité. L'évocation ne dure que quelques pages et n'est pas très appuyé. Il est aussi question d'émancipation (toutes proportions gardées) à plusieurs moments, cela redonne un peu d'espoir même si il n'est que de courte durée.
Au final, c'est une lecture qui m'a plu. le style est très particulier, cela est peut être du au faite ce soit une fable. Mais l'auteure a très bien su nous faire passer des messages qui vont de la condition de la femme (le plus important) au poids de la société et de ses codes. Elle égratigne en même temps la haute société à travers des personnages très caricaturaux.
Ce n'est pas un livre qui conviendra à tous mais il est très intéressant de le lire aujourd'hui pour voir que les choses ont peu évoluées voir régresser par endroit ou sont restées un peu les mêmes.
Lien : https://leslecturesdamandine..
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Olivia-A
  02 août 2018
Elle a grandi dans une malle, à l'abri des pressions sociales et des obligations familiales, à se nourrir de croûtons moisis et à végéter au milieu de livres éparpillés. Mais sa mère allait mourir de chagrin alors elle honora sa requête : elle orchestra sa « vraie naissance ». Comme le papillon émerge de sa chrysalide, la jeune femme, une fois sortie de la malle, n'avait plus rien de commun avec la créature d'antan. Belle à la peau diaphane, elle éblouit ses parents et toutes leurs connaissances lors d'un grand bal, suite auquel elle fut donnée en mariage à un vieil oncle extrêmement riche. Là, La Massaia découvrit le fardeau imposé aux femmes : la responsabilité de la maisonnée. Elle tentera toute sa vie, et même au-delà, d'échapper au poids de sa domesticité, mais sans succès…
Conte fantasque et fantaisiste, La Massaia nous entraîne dans un monde étrange et inquiétant, proche du nôtre mais chargé d'esprits malfaisants, inflexibles et menaçants. Notre héroïne se débat au milieu d'eux, incapable de façonner sa vie comme elle le souhaite, obligée de prendre la fuite pour échapper, de temps en temps à toutes ses obligations. Femme parfaite, elle est la plus malheureuse de toutes, alors qu'elle passe pour être la plus accomplie. Tout le récit tourne autour du renoncement, du poids social et de la force de l'habitude, ces liens entravant les femmes quotidiennement sans qu'elles puissent choisir de s'en extraire. Plus encore que ces réflexions sur le genre et les inégalités associées, l'auteur exploite chaque péripétie du roman en y insérant des réflexions plus larges, sur la guerre et la paix, sur le commerce et la famille, sur la mort et la religion.
Paola Masino démontre ici une maîtrise incroyable du genre littéraire, mêlant tous les styles : théâtrale, poétique, épistolaire, fantastique et romanesque. C'est un récit surprenant où chaque page prend une direction différente de celle que nous, lecteurs, aurions pu imaginer. Rêve ou réalité ? le doute subsiste tout au long du roman, où chaque fantasmagorie est présentée comme foncièrement logique et réaliste, ayant sa place dans la vie de la Massaia. Parfois difficile à suivre, ce livre est tout de même une très belle découverte, qu'il aurait été dommage de ne jamais publier en France et je remercie les Editions de la Martinière de l'avoir fait.
Lien : https://theunamedbookshelf.c..
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critiques presse (2)
LeMonde   14 septembre 2018
Tantôt ébloui, tantôt sonné, le lecteur suit cette descente au foyer où le désir de mort dit assez quelle consigne l’auteure adresse à ses contemporaines : dédomestiquez-vous !
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   03 septembre 2018
Féministe, anti-conformiste, l'âme révolutionnaire, Paola Masino nous entraîne dans un conte drôle et inquiétant à la fois questionnant le sens de l'existence. Ni plus ni moins ; ouvertement. Et elle dresse pour cela un douloureux et incisif portrait de la vie de La Massaïa. D'une déconcertante actualité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   11 juillet 2018
Enfermée dans une malle, qui lui tenait lieu d'armoire, de lit, de buffet, de table et de chambre, emplie de couvertures en lambeaux, de quignons de pain, de livres et de vestiges funéraires (...) l'enfant n'aimait rien tant que broyer du noir. Elle réfléchissait, rongeait ses ongles incrustés de miettes de pain et de bouts de papier, et lorsqu'elle n'avait plus d'ongles ni de pensées à se mettre sous la dent, elle grignotait un quignon de pain et feuilletait des livres, en quête d'autres nourritures. (p. 16)
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Olivia-AOlivia-A   25 juillet 2018
Fini les amoureux crasseux contemplant les étoiles du haut de leur donjon et les demoiselles, vêtues de la même sempiternelle robe, soupirant, le regard rivé sur un pot de basilic. Ces temps-là sont révolus, le monde a perdu toute sa poésie aux yeux des femmes depuis que vous les obligez à s'occuper de leur maison. Préparer un repas, c'est prévoir la quantité de nourriture que vous engloutirez le lendemain, savoir combien il coûtera, de quoi il sera composé, craindre de gaspiller et d'être volé. Dormir, c'est sentir, à chaque inspiration, l'odeur de l'eau de Javel sur la taie d'oreiller ; lire, c'est garder l'oreille à l'affût de la bonne qui surgira pour prévenir que la facture de gaz est arrivée ou que le robinet de la salle de bains s'est cassé ; regarder par la fenêtre, c'est voir les domestiques de la maison d'en face qui battent le tapis.
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BazartBazart   24 août 2018
À la longue, ses terreurs nocturnes la rendirent encore plus étrangère à ses parents, d’autant qu’elle avait pris l’habitude de se reposer lorsqu’elle sentait les autres bien éveillés autour d’elle et prêts à la secourir. La nuit, elle plaçait une veilleuse au fond de sa malle et lisait jusqu’à l’aube sans oser lever les yeux de sa page, de peur de voir ces toiles d’araignées spectrales se refléter dans les airs, prêtes à s’insinuer sous ses paupières dès qu’elle les abaisserait.
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Olivia-AOlivia-A   26 juillet 2018
Certes, dans mon jeune âge, j'ai espéré et attendu la maternité mais, à peine suis-je devenue femme, que procréer m'est apparu comme la pire des violences. C'est comme si on m'avait dit, pour mon plus grand tourment, que mon coeur, mon cerveau, mon corps, seraient réduits en menus morceaux et distribués à des inconnus, mes futurs enfants. Le châtiment lié au péché originel, ce n'est pas l'enfantement dans la douleur, c'est cet émiettement de l'individu, cette communion forcée, cet oubli de soi, cette façon de donner un sens à son existence en cherchant sa raison d'être dans un autre, singulier, plutôt que dans tous les êtres vivants. Ah! si seulement je pouvais chérir chacun d'entre eux comme mon propre enfant ! Mais, comme cela ne se peut pas, je préfère n'être la mère de personne.
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BazartBazart   22 août 2018
À la longue, ses terreurs nocturnes la rendirent encore plus étrangère à ses parents, d’autant qu’elle avait pris l’habitude de se reposer lorsqu’elle sentait les autres bien éveillés autour d’elle et prêts à la secourir. La nuit, elle plaçait une veilleuse au fond de sa malle et lisait jusqu’à l’aube sans oser lever les yeux de sa page, de peur de voir ces toiles d’araignées spectrales se refléter dans les airs, prêtes à s’insinuer sous ses paupières dès qu’elle les abaisserait.
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Videos de Paola Masino (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paola Masino
Littérature italienne - Rentrée Littéraire 2018
Voici une petite fille qui a décidé de ne rien faire comme tout le monde. Elle a choisi de vivre? dans une malle. Oubliée de sa famille et de la société, entièrement absorbée par ses questionnements sur le sens de l?existence, elle ignore les devoirs qui incombent à toute femme. Car, sous l?Italie fasciste ? où l?on devine que se situe le roman ?, les femmes sont assignées au mariage et à leur foyer : « Des enfants, des enfants ! » assénait Mussolini. Sale, repoussante, cette étrange créature fait le désespoir de sa mère. Jusqu?au jour où elle cède à ses suppliques : adolescente, elle sort de la malle. Dans une riche propriété, la jeune fille mariée, entourée de domestiques, semble renoncer à ses idéaux, et tente à tout prix de devenir une parfaite maîtresse de maison : une Massaia.
À l?instar de son héroïne, Paola Masino (1908-1989) fut une femme moderne et émancipée, très critique à l?égard des valeurs réactionnaires du fascisme. Intellectuelle d?avant-garde, figure des cercles artistiques et littéraires du XXe siècle, elle fit scandale dans son pays par sa liaison avec l?écrivain Massimo Bontempelli, séparé de son épouse et de trente ans son aîné. Francophile, elle fut aussi la traductrice en Italie de Barbey d?Aurevilly, Balzac ou Stendhal.
Traduit de l?italien par Marilène Raiola Préface de Marinella Mascia Galateria
Découvrez La Massaia en librairie : https://bit.ly/2MGr4ka
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