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Emmanuel Carrère (Préfacier, etc.)Veronika Dorman (Traducteur)Anne Coldefy-Faucard (Traducteur)
EAN : 9782207256183
104 pages
Éditeur : Denoël (30/09/2004)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 29 notes)
Résumé :
" C'était il y a quatre ans. Pangloss, la librairie-maison d'édition de Manu, venait de publier la première traduction russe d'Astérix. Un jour s'y est pointé un type d'environ 45 ans, trapu, timide, qui a pendant presque une heure fait mine de feuilleter des livres avant de se jeter à l'eau, c'est-à-dire d'ouvrir son carton à dessin en demandant à Manu s'il voulait bien regarder son travail. Il avait entrepris de raconter sa vie en bande dessinée...

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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  08 octobre 2017
L'auteur des « Fils d'octobre » livre cette fois, toujours dans son style au crayon une biographie en BD naïve et en noir et blanc. C'est un résumé de cinquante années de vie d'abord en Sibérie, puis à Moscou.
Portrait sans concession de cette Russie pré et post Pérestroïka, avec toujours et encore l'alcool ayant décroché le premier rôle.
Les choses sont suggérées par touches, un peu comme le dessin, avec beaucoup de flou, d'imprécision mais énormément de force.
On ne peut pas dire que le dessin soit beau, mais il exprime une intensité qui relègue le dialogue au second plan, comme simple ponctuation des épisodes racontés.
Heureusement qu'un éditeur Français a décidé un jour de prendre cet auteur sous son aile pour nous le faire découvrir !
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Marti94
  17 mai 2017
En voilà une surprise. "Une jeunesse soviétique" est une bande dessinée au graphisme quelque peu naïf qui raconte une histoire qui ne l'est pas. C'est peut-être pour cela, parce que le contraste lui donne du caractère, qu'elle est assez réussie.
Nikolaï Maslov a eu l'idée de raconter sa vie parce qu'il aime dessiner et qu'il veut témoigner de ce qu'il a vécu dans un pays aujourd'hui profondément transformé.
Son histoire commence en 1971 dans un village de Sibérie où il vit avec ses parents et ses frères. Après son service militaire en Mongolie, il va tenter de trouver une place (sa place) car il ne veut pas suivre le chemin de la plupart des jeunes (et moins jeunes) qui ont comme seules échappatoires à une vie de résignés, les beuveries à la vodka.
Il va apprendre un métier mais surtout il va réussir à suivre une formation dans une école d'art à Moscou. Mais la mort de son frère va le faire dériver vers l'alcoolisme et l'hôpital psychiatrique.
On voit donc la Russie vu de l'intérieur. Il y a juste un petit inconvénient, c'est la construction de scénario avec le temps de la narration qui est très variable. Il y a beaucoup de détails sur une période très courte et des sauts dans le temps assez longs sans grands repères pour le lecteur. Bon, c'est un détail car les dessins suffisent à la qualité de cette bande dessinée.
Lu en mai 2017
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Florence94
  14 août 2012
L'auteur retrace 50 ans de sa vie en Russie, des années soixante-dix à nos jours. En fait, ce livre n'est pas un roman mais une bande dessinée en noir et blanc. Il y a très peu de texte, l'auteur s'exprime essentiellement par le dessin et je trouve le résultat excellent.Le récit commence en Sibérie en 1971 pour s'achever à Moscou en 2000. En 1971, l'auteur rêvait de devenir un grand dessinateur mais l'enchaînement de situations absurdes et l'accumulation de beuveries ne lui ont pas permis de réaliser son rêve. Il a fini, résigné, en gardien d'immeuble à Moscou.La vie dans les villes moyennes et les villages de Russie est décrite avec beaucoup de lucidité : les beuveries trop nombreuses, les ordres abscons, les guerres, la violence des personnes entre elles en particulier dans l'armée, et la douleur des mères qui perdent leurs fils trop tôt. Malgré tout cela, l'attachement qu'il a pour son pays est tout à fait palpable, en particulier à travers les paysages magnifiques qu'il dessine. J'ai adoré cette bande dessinée, autobiographique et quasi documentaire.
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benjetpascal
  08 mai 2012
Des bribes de souvenirs d'une vie soviétique mis en page au travers de crayonnés parfois crus, parfois naïfs mais qui tous – c'est indéniable - respirent l'authenticité. de l'authenticité, donc, mais également un certain flou dans le script, les transitions et le sens que l'auteur veut donner à son oeuvre, sans compter quelques faiblesses dans le texte.
En résumé, je qualifierais "Une jeunesse soviétique" de bande dessinée inhabituelle, potentiellement intéressante mais malheureusement enthousiasmante ni dans son fond ni dans sa forme.
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pilou62200
  26 décembre 2014
Une BD plutôt agréable à lire, mais qui transpire la mélancolie russe.
Le dessin est en noir et blanc, et lui aussi agréable.
A lire, pour ceux qui aiment sortir des sentiers battus de la BD commerciale.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Marti94Marti94   17 mai 2017
Un jour, Pacha a rapporté de la ville un livre sur les impressionnistes et le journal des communistes français, l’Humanité Dimanche : à l’époque, nous n’avons que cela.

Cézanne… Cézanne et Monet m’impressionnaient particulièrement. Comment arrivaient-ils à transposer, avec une telle puissance, leurs sentiments sur la toile ?
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SachenkaSachenka   20 décembre 2015
- À quoi ça sert d'aller défendre des gens au bout du monde, alors qu'il y a des bandits qui roulent des mécaniques sous notre nez?
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Marti94Marti94   17 mai 2017
Je quittais la Sibérie le cœur gros… Sur ce banc qui tenait à peine debout, j’ai pris conscience d’une vérité simple à crever : quand on fait partie d’un troupeau, peu importe qu’on y soit le premier ou le dernier…
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Marti94Marti94   17 mai 2017
Minute ! Ce serait ça, le sens de la vie ? On a le ventre plein et tout va bien ?... Et après ? Et l’âme ? Vous voulez quoi, pour l’âme ?...
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