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EAN : 9782757837009
470 pages
Points (03/10/2013)
4.17/5   30 notes
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Seuil, Fiction Cie - 01/1997)


« Je marchais dans le quartier turc de Veliko Tirnovo la bulgare, je parlais à des Serbes de Kumanovo la macédonienne, à des Alba-nais du Kosovo yougoslave, et l'interrogation était là, lancinante : est-il possible que "ça" arrive aussi ici ? Et dans ce cas, croyez-moi : "ça" arrivera bien aussi un jour chez nous... »

Cinq ans de périples dans les Balkan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
D'emblée, l'auteur se présente "Portrait de l'auteur en Européen" , puzzle d'une Europe rencontrée en un temps où existait encore la Prusse orientale, bien différente de la Communauté des 27 états actuels. Aujourd'hui, quand l'idée européenne vacille sous les buttoirs des financiers, triples A et dettes, et sous les discours souverainistes, lire le livre d'un Européen me fait chaud au coeur.

En compagnie du photographe dromomane, polyglotte et slovène Klavdij Sluban, il a parcouru les Balkans, de Durrës en Albanie à Sofia et Bucarest jusqu'à la Mer Noire. Balkans-Transit n'est pas le carnet d'un voyage, plutôt la somme de cinq ans de périples, de retours, de rencontres, de lectures aussi dans des Balkans secoués par l'implosion de la Yougoslavie et la chute du communisme.

Cet ouvrage fait découvrir des pays méconnus, l'Albanie, Pays des Aigles, et la Macédoine, pays dont même le nom est sujet de conflit. Très loin du voyage touristique, l'auteur ne s'attarde pas sur la description des ruines antiques. En revanche il plonge dans l'histoire de toutes les nations qui composent la mosaïques balkanique.

En Albanie, il raconte Skanderbeg, le héros national contre la progression ottomane (1443-1478), le roi Zog(1924-1939) mais aussi Byron 1823 et ses fidèles Souliotes, palikares et armatoles qui le suivirent dans la guerre d'Indépendance Grecque. Sur la route de Gjirokaster, ville de Kadaré, ils passeront près du Mont Grammos, frontière entre l'Albanie, la Grèce et la Macédoine où se déroulèrent les batailles de l'ELAS (1949), entre les andartes partisans communistes et les troupes gouvernementales soutenues par les Britanniques évocation de la dictature de Metaxas et du commandant Markos. histoire récente de la Grèce que j'avais oubliée. Dans ces territoires toutes les histoires se chevauchent comme toutes les littératures. Je ne connaissais pas Faik Konika, ami d'Apollinaire...Palimpseste de poésie, de batailles, d'histoire....

Balkans-Transit se lit aussi comme un roman d'aventure quand leur autobus branlant prend en chasse un automobiliste "psychopathe" ou quand les chauffeurs de taxi grecs refusent de les charger...

C'est surtout un récit de rencontres. Rencontres avec des chauffeurs de taxi, des universitaires, des gens ordinaires dans des cafés qui livrent des histoires extraordinaires. Est-il grec ou macédonien le chauffeur de taxi de Florina? Les gens ne livrent pas forcément leurs origines. Origines souvent mêlées. Hellinisations forcées d'Albanais ou de Macédoniens, purification ethniques, serbes ou bosniaques. le choix d'une langue pour communiquer va induire des rapports différents. le photographe slovène polyglotte maîtrise le Serbo-croate que tous comprennent mais qui peut aussi être source de conflits...

En Macédonie, le puzzle se complique encore. qui sont donc ces Macédoniens qui ont volé le soleil d'Alexandre aux Grecs? Grecs, Slaves, Turcs, Bulgares, Aroumains, Albanais, Roms, Juifs ont coexisté ou vivent encore ensemble. Baïram à Skopje, ou rencontre avec les moines de Prilep. Au hasard d'un carrefour de Prilep, le bust de Zamenhof "Autor dus Esperanto 1859-1919"....

la Bulgarie est qualifiée de Pays Sans Sourire et pourtant toute la partie du livre qui lui est consacrée contredit ce titre péremptoire, rencontres chaleureuses à Sofia avec une Arménienne (encore une autre ethnie) . L'histoire raconté est un peu différente, guerre de Crimée, insurrection contre les Turcs de 1877, Alliance balkanique 1912, les combattants prennent nom de comitadjis. Alliances hasardeuses du petit Tsar Boris III rencontré par Albert Londres....Et, bien sûr la période communiste Dimitrov, homme lige de Staline. Il passe aussi à Ruse, le Roustchouk d'Elias Canetti où l'on parlait espagnol depuis le 15ème siècle...

Passant le Pont de l'Amitié sur le Danube il termine le voyage en Roumanie, commençant le chapitre par une citation de Panaït Istrati. Bucarest, ville Lumière de l'Est mais aussi celle de Ceauscescu..

Je ne veux pas raconter ici tout le livre, seulement donner un aperçu de la richesse des références et de la mosaïque des populations balkaniques.

Maspero raconte son expérience dans Sarajevo assiégée, il fait l'impasse sur le Kosovo, où il n'a pu se rendre

"La guerre, elle a hanté mes voyages, elle hante ce livre. Les guerres du passé, avec la résurgence des obsessions nationalistes que le désespoir et la misère alimentent toujours"

écrit-il dans la postface de 1999.

"De ces voyages, je suis sorti, moi qui aime profondément ma patrie, renforcé dans un sentiment : la haine des nationalismes"

Est la dernière phrase du livre.

Depuis que je l'ai refermé, un mot me vient, fraternité.


Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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Au lendemain de l'effondrement des démocraties populaires en l'Europe de l'Est, entre 1992 et 1994, François Maspero part à la rencontre des pays du Sud de l'Europe orientale, de l'Albanie aux confins de l'Ukraine en passant par la Macédoine récemment indépendante selon un trajet prédéterminé.
Il part sans idée derrière la tête à plusieurs reprises, avec un compagnon slovène photographe et le désir de rencontrer les habitants des pays traversés.
Pour situer dans le temps les lieux traversés il lui est nécessaire de faire un point sur l'histoire car les Balkans qui « souffrent d'un trop-plein d'histoire» ne se laissent pas appréhender facilement. Maspero lui-même évoque, et ses interlocuteurs lui font régulièrement sentir, la part de subjectivité de cette histoire. Histoire que chacun n'interprète pas, ne voit pas du même oeil mais dont la vision influence encore les peuples autochtones et permet de comprendre un peu mieux les tensions entre ces peuples.
Une constante frappe après la chute du communisme, c'est la triste réalité des pays se paupérisant, la vie si banale avec, comme préoccupation, la survie quotidienne, l'ennui aussi. Des ruines décrépies de la Mitteleuropa en passant par la présence toujours prégnante de l'occupation ottomane et de ses vétustes tcharchia , l'époque communiste aura durablement dégradé l'environnement. Au-delà de l'aspect humain de ce récit ce que l'on retient ce sont les descriptions saisissantes. Des complexes industriels en déshérence, de grands hôtels en décrépitude, des villes à l'abandon, des gares désaffectées, de grands ensembles sordides omniprésents aux périphéries des villes, les moments de transit entre deux villes où le voyageur immergé au milieu de la population locale ressent les difficultés des déplacements et enfin les passages de frontière souvent tendus. En revanche selon les pays il mettra en avant la différence d'attitude quasi philosophique face à la réalité.

Sur le plan formel ce long récit se lit facilement. de nombreuses anecdotes personnelles sont rapportées le rendent vivant et parfois drôle. Il est enrichi de belles photographies en noir et blanc et d'extraits d'oeuvres de grands écrivains balkaniques ou de récits historiques.
Parfois Maspero s'interroge « Y-a-t-il rien à noter ou y-avait-il trop à noter ? »

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J'ai eu un vrai coup de coeur pour ce récit de voyages entrepris par François Maspero et le photographe Klavdij Sluban aux confins de la Bosnie, de l'Albanie, de la Bulgarie et de la Roumanie.

Balkans-Transit fourmille d'anecdotes, d'échanges et de chaleur humaine, mais aussi de nationalismes sous-jacents, de peurs et de suspicions envers celui qui serait d'une autre ethnie ou d'une autre langue malgré les répétitions auxquelles peu semblent finalement croire que les Balkans seraient constitués "d'un seul peuple".

J'ai été très touchée par les mots justes de François Maspero et les très belles photographies en noir et blanc de Klavdij Sluban, cette critique ne leur rend pas honneur ! A lire pour toute personne qui s'embarquerait pour un voyage dans les Balkans !
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Ce livre est réellement des plus captivant lorsque comme l'auteur, on a parcouru une bonne partie de la région décrite dans son oeuvre. Je me suis saisi de Balkans Transit aux éditions de poche paru en 2000.

Fort de plus de 400 pages, le livre est illustré des photos de Klavdij Sluban, le photographe d'origine slovène qui avec François Maspéro a participé durant des mois au voyage dans les Balkans.
Les 400 pages du livre sont issues d'un voyage effectué plusieurs années avant sa publication, pendant le conflit Yougoslave. Les récits sont très intéressants puisque l'auteur aborde la vie des Yougoslaves, Bulgares, Roumains et Albanais durant la période ou l'URSS n'est plus qu'une CEE, que la République Populaire d'Albanie n'est plus sous le règne de Hoxha, où Ceaucescu vient de disparaître du paysage politique roumain.

Partant de la région Albanaise via Durrës, les deux camarades de voyage traversent l'Albanie, passent par le Nord de la Grèce, la Macédoine, puis la Bulgarie et remontent vers la Roumanie avant d'arriver au bord de la Mer Noire.
La lecture n'aura pas été vaine, quelques éléments et extraits m'ont particulièrement interpellé:
- Par exemple, dans ses récits il fait référence à JC Guillebaud qui conclue que le libéralisme entraîne insécurité, vols, angoisse et abattement.
- L'urbanisme de Bucarest est analysé dans l'ouvrage "Bucarestul disparut" de G.Leahu.
- L'ouvrage "Les chiens de Mort" de V.Ierunca pour une littérature concentrationnaire vécue en Roumanie en relation à la torture et la prison de Pitesti.

Egalement, des analyses et conclusions émergent de cette lecture très enrichissante car documentée. Maspéro parle de guerres balkaniques qui ont tout éclacté car soutenues par un nationalisme récent qui n'a vocation que de profiter à quelques-uns. Je vous laisse imaginer lesquels...

-Le communisme s'écroule mais ses cadres reprennent le contrôle pour continuer à profiter, à cela s'ajoute la hausse des inégalités et de l'insécurité.
-Les nationalismes confronteraient les peuples, les sépareraient et briseraient la tolérance de l'un envers l'autre, d'une langue envers l'autre.
-Les pays d'occident décident de l'avenir des peuples et des pays qui devraient avoir la main mise sur leur destin. La lutte d'intérêts se fait au profit des plus forts.

Egalement, je retrouve malgré ces 10 années passées les populations spontanées, naturelles, dévouées et ouvertes aux occidentaux, serviables, chargées d'histoire et de vie.
Lien : http://deleurme.blogspot.com..
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Albanie, Macédoine du Nord, Bulgarie, Roumanie... François Maspero fait plusieurs voyages dans les turbulentes années d'après la chute du Mur. Il récite sans emballage le quotidien des populations toujours enfermées dans ce bout d'Europe, malgré la disparition du Mur. Pour ceux et celles qui ne connaissent pas la région, Maspero prend le soin de rappeler les conflits d'avant la période socialiste, ces quelques décennies de paix.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
." La plus belle récompense d'un voyage extraordinaire est bien de rencontrer des gens ordinaires, disons, comme vous et moi. Des gens qui ont traversé comme ils l'ont pu, sans faire d'histoires et sans forcément faire l'histoire, des évènements pas ordinaires. Qui nous rappellent que ces évènements-là auraient pu aussi bien arriver à nous, en leur lieu et place. Et, vraiment, avant toute chose, on ferait bien de se demander ce qu'on aurait fait en leur lieu et place. Le sentiment de se retrouver partout au milieu de la grande famille de l'espèce humaine n'a pas de prix - ne serait-ce que parce qu'il confirme que celle-ci existe. Ce n'est pas toujours évident.

C'est peut-être cela, le pari du voyage : au-delà de tous les dépaysements, des émerveillements ou des angoisses de l'inconnu, au-delà de toutes les différences, retrouver soudain, chez certains, le sentiment d'être de la même famille. D'être les uns et les autres des êtres humains. parfois, ça rate. parfois même, ça tourne mal. mais le pari vaut d'être fait, non?..."

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Le musée est composé comme une ode à la gloire des premiers occupants des Balkans, les Illyriens, dont la culture est la plus ancienne de l'Europe, étant entendu qu'après eux, les Hellènes, Achéens, Doriens, Byzantins, les Romains, les Slaves de tout poil, les Normands, les Angevins, les Vénitiens ou les Turcs - et j'en passe - n'ont été que des intrus. On ne plaisante pas avec les Albanais sur ces choses-là. De même que l'on n'aurait pas idée de plaisanter avec les Grecs quand ils vous disent que leur civilisation est la première du continent et leur patrie la mère de la beauté, avec les Bulgares quand ils vous affirment que leur pays est le creuset de l'écriture cyrillique et donc le ciment de la religion orthodoxe et de toutes les langues slaves (même si les Macédoniens leur dénient ce privilège qu'ils revendiquent pour leur compte - mais comme les Bulgares considèrent que les Macédoniens sont bulgares...), les Roumains quand ils vous soutiennent qu'ils sont les seuls vrais héritiers de l'Empire romain, les Serbes quand ils revendiquent d'avoir été les boucliers de la chrétienté contre les Turcs, etc.
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- Qui habite là, aujourd’hui ?
- Des Italiens, des Allemands. Ils viennent l’été.
Tristes ironies de l’histoire ; ce territoire tant convoité au cours des guerres balkaniques de 1912 et 1913, ce territoire où avait coulé tant de sang au cours de la Première puis de la Deuxième Guerre mondiale, où s’étaient succédé tant de massacres, d’expulsions, d’assimilations forcées, comme si chaque parcelle du sol méritait son poids de chair et de souffrances humaines, ce territoire-là était aujourd’hui aux normes des campagnes européennes : désertifié …Tout ce mal pour le purifier ethniquement et, en fin de compte, aboutir à en faire un pays mort, un pays de vacances pour des intrus définitivement étrangers, des étrangers venus de loin, ceux-là, pas des voisins haïs, mais des touristes indifférents ; et pourtant bel et bien les mêmes, ou leurs enfants, que les envahisseurs des années 39-44.
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Qu'on ne me parle pas d'une quelconque sauvagerie propre à je ne sais quelle particularité balkanique. Moi, c'est bien d'Europe et d'Européens que je parle. Sarajevo n'est pas différente de Skopje ou de Sofia, trois villes des Balkans, trois villes d'Europe : dans l'une on s'entretuait, dans les deux autres la vie était en apparence un long fleuve difficile mais paisible, qui les différenciait peu de Bruxelles ou d'Innsbruck. Mais jusqu'à quand? Srebenica avait été aussi douce à vivre que Bellac et Dubrovnik plus facile que Naples. Les Balkans n'étaient pas, ne sont pas, une parenthèse dans l'Europe et, s'il y a abcès, il n'est pas balkanique mais européen. Peut-être le plan Vance-Owen de partition ethnique de la Bosnie, panacée pour les têtes pensantes et décidantes du continent, était-il irréprochable du point de vue de la logique géopolitique. Mais alors, la Bosnie n'étant pas sur la Lune, il fallait, il faut s'attendre à le voir un jour, ce plan, au nom de la même logique géopolitique, préconisé pour une juste répartition ethnique des populations d'Aubervilliers et de La Courneuve.

La Bosnie n'est pas le seul endroit des Balkans où se côtoyaient, où se côtoient toujours des populations d'origine et parfois de parlers différents : Bulgares et Turcs, Macédoniens et Albanais ou Turcs, Serbes et Albanais, Albanais et Grecs, Roumains et Hongrois ou Tziganes, chaque peuple étant, selon le pays, la « minorité » d'un autre... Comment pouvais-je, après avoir tissé des liens si chaleureux et si divers dans chaque pays traversé, m'empêcher d'imaginer le cauchemar déferlant sur les visages aimés : l'ami torturé à mort, l'amie violée par les soldats d'une armée ou d'une autre, ou simplement par les bons voisins d'hier...

Ou alors avaient-ils, sur ce versant-ci des Balkans, contrairement à ceux du Nord, un secret de la vie en bonne entente, seraient-ils suffisamment forts pour exorciser la haine et la mort qui ravageaient les autres ?

Je marchais dans le quartier turc de Veliko Tirnovo la bulgare, je parlais à des Serbes de Kumanovo la macédonienne, à des Albanais du Kosovo yougoslave, et l'interrogation était là, lancinante: est-il possible que «ça» arrive aussi ici?
Et dans ce cas, croyez-moi : «ça» arrivera bien aussi un jour chez nous.
Oui, il fallait revenir.
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Côté grec l’autoroute filait parmi une profusion de panneaux publicitaires géants qui masquaient une plaine nue, sans arbres, un terre écorchée dont on voyait les os, trouée de carrières et jonchée de décharges. .. des rivières à sec débordant de sacs plastique : toute la déchéance du paradis capitaliste. Côté bulgare … la nature (re)disparaissait, tuée par des kilomètres d’installations industrielles dégradées. Les bennes en panne d’un transbordeur aux fils rompus oscillaient dangereusement dans le ciel, des wagons pourrissaient dans une gare de triage, des tronçons de routes inachevées s’arrêtaient au bord de la rivière planté de moignons de ponts. Toute la déglingue du paradis communiste…
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Vidéo de François Maspero
Ce premier épisode ne s'ouvre pas dans le silence de la lecture, mais dans l'agitation de la littérature engagée. Marie Fouquet, journaliste chez Livres Hebdo, nous raconte son enquête sur l'importance cruciale des librairies militantes en France, depuis la fondation de la librairie "La joie de lire" par François Maspero dans les années 60, jusqu'à des initiatives telles que "Les Parleuses" ou "Publico". Ces espaces de dialogue se révèlent être des points d'ancrage essentiels au sein des mouvements sociaux. Et les voix qui y grondent – hier comme aujourd'hui – résonnent dans l'épisode de ce podcast, grâce à la magie des archives.   Lauren Malka nous entraîne ensuite à Montreuil, où nous découvrons la toute jeune librairie "À la marge", dont le nom reflète la vision de ses fondatrices, Julie et Fanny et de leur marraine Titiou Lecoq : une librairie généraliste qui soutient les auteurs et autrices engagé.es. Notre podcast permet de s'y plonger, comme si on y était !   C'est ici, dans cette nouvelle librairie, que les éditions DUNOD interviennent pour mettre à disposition de Julie et Fanny, qui s'initient au métier, le savoir et les bonnes pratiques de sa "Boîte à outils du libraire", un ouvrage pédagogique signé Caroline Meneghetti et Jean-Christophe Millois.   Enfin, pour clôturer cet épisode, trois journalistes de Livres Hebdo se réunissent à la rédaction, au beau milieu de l'été, pour partager leurs coups de coeur pour la rentrée littéraire.   Enregistrement : juillet 2023 Réalisation : Lauren Malka Musique originale : Ferdinand Bayard Production : Livres Hebdo
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