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ISBN : 2845635818
Éditeur : Xo Editions (13/09/2012)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 81 notes)
Résumé :
Le cinquième roman de Cyril Massarotto, tout en pudeur, nous emporte avec humour et délicatesse aux frontières de la mémoire, des souvenirs et de l’amour filial. Depuis quelques mois déjà, Madeleine oublie. Oh, des petites choses, rien de bien inquiétant. Jusqu’au jour où elle s’aperçoit qu’elle a oublié le nom de son mari. C’est Thomas, son fils, qui lui apprend que son époux est mort, il y a près d’un an. Le diagnostic tombe : sa mère est atteinte d’Alzheimer.
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
OmbreetPoussiere
  22 juin 2018
Madeleine, une veuve âgée de 60 ans, sort du supermarché dans lequel elle faisait ses emplettes et ne parvient pas à se souvenir de quel modèle est sa propre voiture. Quelque peu paniquée, elle tente de joindre un certain « Max », qui ne figure plus dans son répertoire téléphonique, puis appelle au secours Thomas, « son fils préféré ». Elle sent parfaitement que quelque chose ne « tourne pas rond » chez elle.
Thomas va donc prendre sa mère en charge et en accord avec son frère et sa sœur, se rendre chez un médecin pour savoir de quoi il retourne. Le diagnostic est posé et le couperet tombe : c'est la maladie d'Alzheimer.
Dans ce roman témoignage écrit à deux voix, fait tenir une sorte de journal de bord à Madeleine et à Thomas, chacun narrant ses ressentis, ses désirs, ses craintes, ses peurs, ses espoirs au fil du temps qui malheureusement ne cesse d'avancer.
Ayant été « La première oubliée », je me suis retrouvée dans de nombreuses situations décrites par Cyril Massaroto. Est-ce que cela me permettra de trouver la même paix que le personnage principal du livre ? Rien n'est moins sûr, car ces maladies neuro-dégénératives sont terriblement éprouvantes pour tous les membres de la famille. Mais ceci est une autre histoire.
En revanche, j'invite les membres de Babelio à s'intéresser au déremboursement des médicaments concernant ces maladies en allant sur les sites concernés. Un simple calcul, très « égoïste » : sachant que cette maladie touche des personnes jeunes (à partir d'environ 50 ans), si vous avez eu la « malencontreuse » idée de faire des études et / ou une carrière, puis de devenir parents vers 40 ans, et que cette pathologie (Parkinson c'est encore plus jeune) s'invite, je vous laisse apprécier l'avenir radieux pour vos petits. Les médicaments ont vraiment un impact positif.
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Nadouch
  31 mai 2014
C'est la mode, me direz-vous, ces histoires d'Alzheimer. C'est la mode parce que c'est partout : il n'y a guère de familles désormais qui ne se trouve touchée, de près ou de loin, par ce fléau, naguère appelée "démence sénile", mais qui peut aussi toucher les plus "jeunes", comme la mère du narrateur, diagnostiquée "Alzheimer" à l'âge de 60 ans.
L'originalité de ce roman est, à travers les 8 années et quelque qu'aura duré la maladie, de faire parler à la fois la malade et celui de ses enfants qui a choisi de s'occuper d'elle. Évidemment, les pensées de la malade, surtout quand la maladie est bien installée, sont fantasmées, supposées, imaginées, extrapolées à partir des situations (souvent incongrues et loufoques, tristes à pleurer ou à rire nerveusement) du quotidien. Très finement, le calendrier est un peu brouillé, le journal de Madeleine commençant dès le diagnostic, "jour A", celui du fils Thomas attaquant directement lorsque la maladie a commencé son lent travail de sape.
Intéressant à bien des points, surtout 2 à mes yeux : d'une part, essayer de se mettre dans la tête du malade, essayer de retranscrire ce rien ou ce truc bizarre qui doit occuper son esprit (car quand on côtoie un malade, on est souvent amené, je le sais par expérience, à se demander "mais à quoi pense-t-il, là tout de suite", car on est face à un inconnu, bien souvent...); d'autre part montrer le fardeau que constitue cette maladie pour l'entourage, qui se retrouve à s'occuper d'une personne certes dépendante, mais souvent totalement étrangère, transfigurée par la maladie, parfois agressive, mutique, mais toujours amoindrie, métamorphosée.
Enfin, il y a quand même la question de l'oubli, le titre du roman étant très finement choisi, la fin y faisant écho avec une justesse et une sensibilité remarquables.
Je suis très contente d'avoir côtoyé ce dernier oublié, moi qui côtoie depuis 15 ans un "oublieux" ; cela m'a permis de voir à quel point, même si cette maladie connaît des évolutions et des manifestations très diverses, à des vitesses très dissemblables, le résultat pour l'entourage reste le même, à savoir se sentir démuni. Qu'il est difficile de se savoir oublié, même involontairement... Bref, une lecture forcément éprouvante lorsque l'on traverse une expérience similaire, mais finalement au résultat très positif, car ce récit plein de tendresse, d'humilité, d'autodérision (frisant l'humour parfois), réconcilie avec l'idée de la famille, avec une certaine idée du destin aussi...
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Croquignolle
  23 août 2015
J'ai dévoré ce récit à deux voix relatant les grandes étapes, plus difficiles les unes que les autres, de l'entrée et de l'installation de la maladie d'Alzeihmer dans la vie d'une famille. Quelles émotions !!! On passe du rire aux larmes, de la tristesse à une forme de sérénité, de la révolte au silence patient.
En théorie, ce parcours je le connais. En pratique, j'apprends à le connaître, jour après jour, ma maman étant atteinte du même mal. Alors c'est avec d'autant plus d'émotions que j'ai découvert les premières inquiétudes, les premiers oublis, l'indépendance qui s'éloigne, la peur qui s'installe, le lien qui se délie, l'approche de la mort décrit parThomas, le fils aimant et aidant et Madeleine, la maman malade.
Ce récit à deux voix est bouleversant de sincérité, de complicité, de pudeur, de simplicité, de tendresse et de force de vie.
N'hésitez pas : Une petite heure de lecture suffit pour apprivoiser ce mal ravageur présent dans bien des familles de notre temps, face auquel seul l'amour peut avoir le dernier mot.
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dubruitdanslesoreilles
  17 août 2014

Le premier oublié de Cyril Massarotto aborde un sujet grave et difficile à traiter.
Tout commence sur le parking d'un supermarché. Madeleine ne retrouve plus l'endroit où est garé son véhicule. Plus inquiétant, elle ne se souvient même plus de la marque de sa voiture. le numéro de téléphone de son mari n'étant pas dans le répertoire de son portable, elle décide d'appeler son fils Thomas, le cadet d'une fratrie de trois enfants. Quand celui-ci arrive, il apprend à sa mère que si elle ne trouve pas les coordonnées de son père, c'est tout simplement parce que cela fait un an qu'il est mort…
Très vite, le pronostique tombe, Madeleine est atteinte d'Alzheimer.

Entre fiction et témoignage.

Cyril Massarotto choisit un récit à deux narrateurs. D'un côté la malade, qui, consciente de son mal, va devoir vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. de l'autre Thomas, qui voit sa mère sombrer peu à peu et qui s'investira tellement dans la vie de cette dernière qu'il s'oubliera lui aussi d'une certaine manière.
J'ai senti l'auteur très à l'aise dans la structure du roman et je lui tire mon chapeau. Une chronologie décalée permet de visualiser une même action de deux points de vue différents, et ce à plus de cents pages d'intervalle. C'est un travail d'équilibriste que de garder le lecteur sur le fil de cette narration.
Thomas, c'est un peu Cyril Massaratto comme en témoigne ce passage :
« Ce que j'écris est une fiction, bien sûr, mais pas tant que cela : qui mieux que moi peut donner à ma mère la voix qu'elle a perdue ? »

Un concentré d'émotions.

La famille de l'auteur a elle aussi été touchée par la maladie à travers un oncle. La mère de l'écrivain s'en est occupée. Il y a transposition des sentiments de cette dernière dans les paroles de Thomas et Massaratto y ajoute beaucoup de lui (le protagoniste est auteur par exemple).
Ce texte est un concentré d'humanité qui fera chavirer tous les gens ayant des proches souffrants d'Alzheimer et qui permettra à ceux épargnés de prendre conscience du calvaire enduré par les malades et leurs familles.
Pourtant point d'excès de pathos ni de mièvreries. le roman est parfois drôle et empreint de poésie (Madeleine parle des personnes atteintes en employant le terme « les oublieurs ». Certains passages sont très difficiles et remuent les tripes. On est transporté par une palette complète d'émotions.
Le premier oublié est un magnifique témoignage qui secoue à l'intérieur.

Lien : http://dubruitdanslesoreille..
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chevrieraudrey34
  13 janvier 2014
Nous voilà plongé dans la douloureuse descente dans la maladie d'Alzheimer. C'est Thomas qui raconte, en alternance avec Madeleine, sa mère. Madeleine « l'oublieuse » parle de ce moment où tout a basculé, ce jour où elle a eu sa première grosse perte de mémoire (au point d'appeler à l'aide), officialisant ainsi sa maladie. Ce moment de panique sur le parking d'un supermarché alors qu'elle ne retrouve ni sa voiture ni son mari… quand le présent devient trop flou pour pouvoir continuer à cacher ses troubles de la mémoire à son entourage.
Thomas, le fils cadet, parle aussi du moment où tout a basculé (plus celui de sa mère, mais son moment à lui) : trois ans après que le diagnostic soit posé, ce moment où Madeleine l'oublie pour de bon (le vouvoyant même !) alors qu'elle se rappelle de tant de détails concernant Robert et Juliette, ses frère et soeur. Entre les deux : rien, le néant, Thomas n'existe pas, n'existe plus !
Alors que la détresse et la colère le submergent, Thomas l'oublié reste auprès d'elle pour le meilleur et jusqu'au pire…....
un livre superbe. un sujet touchant sur la perte de mémoire. on a envie d'en savoir plus au fil des pages sur cette histoire. la question se pose sur comment réréagirait-on a la place du personnage si un membre de notre famille venait a ne plus se souvenir de nous.. nous qui pourtant s'en occupons le plus.. très beau livre que je conseil.
un livre qui met en avant la dureté pour le malade et pour l'entourage qu'est la maladie d'Alzheimer. Un livre pleine de vérité, de douceur et d'amour.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
blandine5674blandine5674   28 août 2016
- Attention, dès que j’ai fini de te la poser, tu as dix secondes pour répondre, pas une de plus !
- Oui, j’ai compris ! Vas-y.
- Alors voilà. Dieu apparaît devant toi…
- Ça commence bien.
- Il claque des doigts et tu te retrouves dans une pièce un peu vieillotte. Dans cette pièce il y a un berceau, et dans le berceau, un bébé.
- Un bébé, dans un berceau ? Quelle surprise, ça commence fort !
- Attends, tu vas moins faire le comique. Dieu claque à nouveau des doigts, et un grand couteau apparaît dans ta main. Un couteau de boucher, hein, énorme, affûté commune une lame de rasoir. Là, Dieu te dit : ‘Je viens de nous transporter en Autriche en 1889. Ce bébé, devant toi, s’appelle Adolf Hitler. Tu as dix secondes avant que nous revenions dans le présent.’ Que fais-tu ? Dix secondes.
- Je dois tuer Hitler ? C’est ça ?
- J’en sais rien, à toi de me dire. Huit, sept, six…
- Mais je ne peux pas poignarder un bébé !
- Mais en faisant ça, tu sauves des millions de vie ! Quatre, trois…
- Attends, mais quand même, un bébé, je…
- Un, zéro ! Perdu !
- Mais il est nul, ton jeu ! Elle vaut rien, cette question ! En dix secondes, j’ai pas eu le temps de réfléchir ! Tuer Hitler, d’accord, mais en petit bébé…
- Alors ? Qu’est-ce qui est bien ? Qu’est-ce qui est mal ? Le tuer à coups de couteau ou pas ?
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grandcaffegrandcaffe   13 février 2014
Il y a sans doute des milliers de citations sur le temps qui passe et qu'on ne rattrape plus : les poètes ont écrit des odes éternelles, les philosophes ont édicté des préceptes définitifs, les chanteurs ont enrobés tout cela de mélodies parfois inoubliables ; mais il n'y a rien à dire sur le temps, car le temps n'existe pas. Le temps c'est un élément de calcul inventé par quelques physiciens ; pour nous, tous les autres, il n'y a pas de temps, juste la mort qui approche . Alors, avant la mort, il faut amasser les souvenirs comme des trésors que personne ne pourra nous prendre...Mais à maman, ses souvenirs, on les lui prend quand même.Ma mère est spoliée par Alzheimer. Le bâtard.
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LatornadeblondeLatornadeblonde   16 septembre 2013
Mon père était un immeuble, et nous étions si nombreux à vivre dedans. Alors quand son coeur s'est arrêté, on s'est retrouvés dehors, sans domicile fixe, à traîner notre amour avec nous comme un baluchon sur le dos.
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ETOILEEETOILEE   28 juin 2017
Je ne fais que ça, pleurer. C'est incroyable, on s'habitue. La preuve, depuis quelques années, j'ai toujours un paquet de mouchoirs sur moi ; je n'en avais jamais, avant, d'autant plus que je ne suis jamais enrhumé. Maintenant, j'ai toujours mes petits sèche-larmes dans une poche, tellement je suis coutumier du fait. C'est fou comme ceux qui vous aiment vous rendent tristes.
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CroquignolleCroquignolle   23 août 2015
L’écriture, c’est un volcan intérieur auquel il faut ouvrir la voie. Un écrivain doit savoir guider la lave, du ventre il la fait remonter par le cœur, puis dans le bras, pour la faire jaillir au bout de ses doigts. La lave ne doit pas passer par la tête, sinon le cerveau la refroidit et sa surface se fige. Un écrivain n’est que le guide de son feu intérieur.
Moi, j’ai la lave coincée dans le cœur ; c’est mieux qu’avant, quand je ne la sentais même plus dans mon ventre, mais il y a beaucoup de chemin à faire. Je sens que ça ne me brûle pas encore assez.
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Videos de Cyril Massarotto (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cyril Massarotto
Quelqu?un à qui parler de Cyril Massarotto .Retrouvez l'émission sur : http://www.web-tv-culture.com/ Voilà un auteur attachant ! Depuis son premier roman « Dieu est un pote à moi » en 2008, Cyril Massarotto s?est fait un nom en littérature et ses livres ont séduit un large public qui apprécie la sensibilité de ses histoires, la fragilité de ses personnages, la délicatesse de son écriture. On pourrait classer les romans de Cyril Massarotto dans la série des livres qui font du bien, ce que les libraires appellent les fameux « feel good bokks ». Ce serait un peu réducteur. Car finalement, Cyril Massarotto nous parle de nous, de nos vies, de nos amours, de nos choix, des petits bonheurs du quotidien et des difficultés à surmonter certains passages de l?existence. Des esprits chagrins vous diront qu?il ne s?agit pas là de grande littérature. Qu?importe, laissons les dire et ne boudons pas notre plaisir! Cyril Massarotto n?a jamais eu l?ambition d?obtenir le Nobel de littérature? Il lui faudra d?ailleurs attendre l?âge de 20 ans pour découvrir le plaisir de la lecture et ses premières pages d?écriture sont pour les paroles des chansons de son groupe de rock ! Et puis un jour, l?envie de raconter des histoires et d?exprimer par les mots la sensibilité et les émotions qu?il ressent en lui. Depuis, avec huit livres à son actif, Cyril Massarotto trace son chemin. Dans ce nouveau roman « Quelqu?un à qui parler », nous rencontrons Samuel. le jour de ses 35 ans, Samuel est seul devant son gâteau d?anniversaire. Il est un peu paumé et n?a personne à qui parler. Par jeu, il compose le n° de téléphone de la maison qu?il habitait enfant. Et là, surprise, un jeune garçon lui répond, c?est Samuel lorsqu?il avait 10ans. de ce point de départ, Cyril Massarotto nous entraine dans une émouvante histoire sur la famille, l?amitié, la difficulté à se construire, à exister avec les choix et les renoncements de toute vie. Et vous, si vous pouviez retrouver l?enfant que vous étiez à 10 ans, que lui diriez-vous ? Avez-vous concrétisé vos rêves de jeunesse ? Un joli roman, plein de délicatesse, de douceur et de sensibilité sans oublier une bonne dose d?humour. Voilà une petite pépite. « Quelqu?un à qui parler » de Cyril Massarotto est publié chez XO.
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