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Critiques sur Lettres à une disparue (36)
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Ptitgateau
  03 mars 2012
Dans un pays d'Amérique latine, non désigné dans le roman puisque l'auteur se place en témoin de toutes les disparitions survenues dans nombre de pays de ce continent, Mélina hurle sa souffrance en écrivant à sa fille enlevée avec son mari et sa petite fille. le roman se construit peu à peu avec ces lettres dans lesquelles Mélina livre des informations sur la détention de Paloma, imagine les conditions de sa détention, exprime l'espoir de retrouver sa fille. Dans ce magnifique écrit plein de poésie, alternent mélancolie, désespoir puis espérance. Lorsque j'écris ces lignes, je frissonne encore en me rappelant ces lignes dans lesquelles les sentiments sont si bien transmis.
Je n'en dis pas plus au risque de dévoiler l'histoire. Il s'agit d'un roman pour adolescents, (mon fils l'a étudié en 5ème), mais je me suis quand même demandé ce que pouvais ressentir un ado à la lecture de cette oeuvre qui suppose un accompagnement attentif de l'adulte.
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PaulineRead
  23 avril 2012
J'ai beaucoup aimé ce livre. Son principe, basé uniquement sur des envois de lettres m'a beaucoup séduit. L'amour de la mère envers sa fille disparue est très touchant. J'ai beaucoup apprécié le fait qu'elle fasse tout pour arriver à ses fins. Je le conseille vraiment, de plus pour les lecteurs qui n'aiment pas lire de gros livres il est très petit. C'est aussi le défaut que je lui trouve... A la fin du livre on reste un peu sur notre faim, on à l'impression de ne pas tout savoir. Mais en même temps ce livre étant uniquement basé sur des envois de lettres, l'auteur ne peut pas tout expliquer.
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Ziliz
  25 mars 2013
Période indéterminée dans une dictature d'Amérique du Sud. Melina écrit à sa fille adulte, des lettres qu'elle ne pourra pas envoyer : Paloma a "disparu" (sic) depuis six ans, en même temps que son mari et sa fille. La milice est venue les chercher en pleine nuit, avant de les emprisonner, les torturer et les tuer, probablement... Une "disparition", ce n'est pas un décès, il est impossible pour cette mère de faire son deuil : abattement, sentiment de révolte et espoir se succèdent... Melina retrouve une raison de se battre lorsqu'elle apprend que certains jeunes enfants ont survécu, adoptés par des familles de militaires. Quid de Nina, sa petite-fille ? La rechercher constitue désormais le seul combat possible.

Ce court roman est avant tout destiné aux collégiens. Le récit est intense, sans complaisance : l'auteur évoque les viols et tortures, sans s'y appesantir cependant. Une introduction auprès des jeunes lecteurs s'impose sur les dictatures - sud-américaines en particulier -, un fait géopolitique non enseigné à l'école. Précisons que Véronique Massenot a eu l'envie d'écrire cette histoire suite à des reportages radiophoniques sur l'Argentine qui l'ont bouleversée.

Un témoignage important, simple à lire bien qu'intense et direct. Une leçon d'Histoire, un bel exemple d'amour parental, une réflexion intéressante sur la difficulté pour un enfant de changer de famille.

A découvrir dès 12 ans.
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rabanne
  02 mars 2016
Magnifique récit, sous forme épistolaire, d'une mère à sa fille disparue.

Quatre ans, six ans, huit ans que Paloma, son mari et sa petite Nina ont été enlevés et ont "disparu".
Interrogés, torturés, puis tués ?
Cette mère, Mélina, ne peut oublier, ne peut se résoudre à cette disparition. Elle fait vivre sa fille à travers l'écriture de lettres qui s'adressent à elle...

Un texte court, simple et limpide, d'une grande portée universelle, et d'une puissante force émotionnelle.
Lecture souvent conseillée au collège, mais qui s'adresse forcément à tous.

(dès la 4e)
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AMR_La_Pirate
  10 février 2020
Dans les bibliothèques des anciennes chambres de mes enfants, il reste encore beaucoup de livres qu'il m'arrive parfois de relire. Ainsi, j'ai retrouvé ce très court roman épistolaire de Véronique Massenot, publié pour la première fois en 1998, Lettres à une disparue.

Dans un pays d'Amérique Latine qui n'est pas expressément nommé, sous un régime dictatorial, Melina pleure la disparition de sa fille, Paloma, de son gendre et de sa petite-fille, arrêtés ensemble par la police, littéralement enlevés, et dont elle n'a plus de nouvelles.
Les années passent et la douleur prend le pas sur l'espoir… Melina entame alors une correspondance à sens unique avec sa fille disparue, pour garder le lien, rester vivante. Elle mêle des détails de sa vie quotidienne actuelle et des souvenirs du passé heureux ou tragiques, se remémorant l'enfance de sa fille et les moments de bonheur en famille mais aussi ses états d'esprit lors de l'arrestation de Paloma, donnant des précisions sur la situation politique et sociale de son pays, racontant sans filtres les parcours de celles et ceux qui ont aussi été arrêtés(e), torturé(e)s et qui sont revenu(e)s. Il est aussi question des vols d'enfants de prisonniers, adoptés par des familles de militaires ou de miliciens et des procès à l'issue desquels certains enfants ont pu retrouver leur vraie famille.
« Disparaître n'est pas mourir »… Il est impossible de faire un travail de deuil ou de résignation et le yo-yo de l'espoir et de l'attente, du combat quotidien et de l'abandon est épuisant et mortifère. Écrire à la disparue devient une façon de continuer à exister, à tenir un rôle de mère et de grand-mère envers et contre tout, à puiser du courage. Peu à peu, les lettres tiennent lieu de journal d'enquête.
Le dénouement aussi sera épistolaire ; je ne veux rien divulgacher ici, sinon dire que l'émotion est au rendez-vous, que le lien rétabli avec la fille disparue va perdurer au-delà de la mort, dans une mémoire trans-générationnelle qui passe par les femmes qui vont se transmettre les lettres.

L'écriture allie la banalité de la vie et la transcendance de l'amour maternel. le style est sobre et naturel, sans pathos excessif ; l'auteure pose des faits et montre comment ces faits bouleversent la vie des individus sans porter de jugement. Mais, sous des dehors de lecture facile, ce court roman d'à peine quatre-vingt-dix pages est très dense, notamment autour de tout ce qui touche à la résilience, au désir ou non désir de vengeance, à la nécessité de se reconstruire et de grandir avec un vécu que l'on ne pourra jamais effacer.
L'enquête menée par Melina et son mari pour savoir ce qui est réellement arrivé à leur fille et à leur petite-fille devient peu à peu le moteur essentiel de la correspondance : la mère rend compte à sa fille disparue de ses avancées et cela donne de l'énergie et du rythme à l'ensemble du récit
Les lettres de Melina, non datées, sont intemporelles et universelles. Elles ont valeur de témoignage, de mise en lumière d'évènements historiques lointains par la distance mais pas si éloignés que cela dans le temps ; pour le Chili, par exemple, les méfaits de la dictature remontent aux années 1970-73 ; pour l'Argentine, c'est juste après vers 1976-83… Je ne sais pas si les collégiens de 2020 savent ce qui s'est passé dans ces deux pays : c'est peut-être l'occasion de faire des recherches si le rapprochement ne se fait pas d'emblée pour eux.

Un excellent roman, ciblé pour la jeunesse, mais à lire et relire en famille, propice aux discussions…

https://www.facebook.com/piratedespal/
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Corinne31
  30 septembre 2014
Assez étonnant ces lettres à sens unique et le sujet est grave... L'auteur parle de dictature, de torture mais de manière feutrée, sans trop heurter le jeune lecteur. Toutefois je pense que ce n'est qu'à partir de 13-14 ans qu'il pourra prendre toute la mesure de cette histoire que l'on découvre par petites touches au travers de ces lettres.
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Phooka
  08 septembre 2014
Je ne vais pas épiloguer sans fin sur ce livre, juste vous dire que si vous avez une demi-heure devant vous (et quelques kleenex), il vaut vraiment la peine d'être découvert et surtout il vaut la peine de le faire lire à vos enfants. C'est une source de discussions et de découvertes, un témoignage de l'histoire à ne pas manquer.

(lire la chronique complète sur le blog)
Lien : http://bookenstock.blogspot...
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ramettes
  23 mai 2013
Dans la première lettre nous avons les grandes lignes de ce qui c'est passé. Plus de 3 ans ont passé depuis la disparition de Paloma et Melina sa mère reprend pied. Elle se révolte contre ce coup du sort car elle prend conscience qu'elle s'est perdue. Ce perdre c'est capituler et croire que ça fille est décédée et ça elle ne le veut pas.
Six mois sont passés entre la première et la deuxième lettre. Des changements politiques ont redonné espoir aux familles de retrouver leurs disparus. Mais Melina ne revoit pas venir Paloma, son mari et sa fille. L'amitié est une chose irremplaçable pour retrouver le sourire.
On aborde le sujet de « la réconciliation nationale » et « des enfants adoptés de force ». Melina place son espoir dans sa petite fille peut-être adoptée.
La troisième lettre, il s'agit de l'enquête menée pour trouver la petite. Mais cela fait revivre à Melina lorsque plus jeune elle était une mère heureuse. C'est dur à accepter. Heureusement, Melina est entourée de gens bienveillants qui l'accompagnent. Mais c'est elle qui doit faire son chemin intérieur. On a plusieurs voix, plusieurs facettes dont celle d'une soeur qui a perdu un frère et dont la mère à choisi l'exil et l'oubli, puis la parole est donnée à un enfant « adopté ». Avant de passer à l'action.
La quatrième lettre « le verdict » positif Nina va revenir chez ses grands-parents après 6 ans d'absence. Melina s'interroge, comment Nina va prendre sa nouvelle vie.
La cinquième lettre : Nina reconstruit « le puzzle de sa vie ». Mais Melina n'a pas commencé son travail de deuil alors les choses plus compliquées. Melina est toujours soutenue dans cette épreuve.
Sixième lettre : ouverture vers l'avenir on a tout qui se met en place autour de ce cercle d'amis solidaires.
La septième lettre est une conclusion et une surprise.
Le temps passe entre chaque lettres.
J'ai trouvé ce bref roman destiné aux adolescents très pudique et sensible. Ce n'est un sujet facile a traité, elle n'hésite pas à utiliser les mots tels que torture, viol, assassinat et vol d'enfant.
Très belle lecture malgré la dureté du sujet. Emouvant mais sans pathos, c'est peut-être dû au fait qu'il s'agisse de lettres.
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talou61
  16 juillet 2016
Dans un pays soumis à la dictature, Mélina pleure.
Sa fille "portée disparue" est victime de la barbarie.
Contre la tristesse et l'oubli, elle lui écrit des lettres que personne ne lira...
La vie resurgit de cette longue nuit : Nina, la fille de Paloma, adoptée par ses bourreaux serait vivante !
Pour Mélina l'espoir renait et le combat ne fait que commencer.

Ce livre a été écrit par l'auteur après un reportage radiophonique effectué en Argentine par Daniel Mermet et diffusé sur France Inter
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Margot23
  06 mai 2012
Ce livre m'a fait pleurer. Tout d'abord au début quand on voit l'atrocité de l'affaire. Mais aussi à la fin quand on apprend que Mélina est décédée. Je ne met pas cinq étoiles car j'ai trouvé que l'histoire avec Nina se passait trop vite. Ou sinon, c'est un très bon livre, je vous le conseille.
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