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ISBN : B00GRSLFKI
Éditeur : Editions Seghers (30/11/-1)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
71 Pages. Quelques lettrines en noir et blanc. Coiffe en pied et 1er plat déchirés. Quelques rousseurs sans conséquence pour la lecture.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
coco4649coco4649   22 mai 2018
Poème à mon père


Extrait 4

  Tu as coulé ta vie entre les humbles comme une rivière coule entre les

roseaux
  humble toi-même mon père avec tes souliers qui faisaient eau,
  bafoué, bafoué et croyant à la justice
  sous ton chapeau moisi et tes pauvres chemises.
  – Tu es mort.
  Je me trompe quand je dis que tu dors : tu as les yeux grands ouverts
  Ma mère est une forme blanche qui va à tâtons sur la terre
  Vous vivez avec nous. La nuit ta tombe arbore une voile carrée, très pâle

sous la lune du tropique, et roule entre les caveaux chaulés
  La grille grince comme une écluse, tu as des feux de position verts et bleus
à tes doigts
  Jésus-Christ est ce phare tranquille sur les grands bois.
  Tu croises à fleur de racines partout où le traqué lutte et prie
  Tu dérades jusqu’à la maison à l’heure de la soupe et du pain gris

  qu’on partage avec toi en pleurant.
  Tu viens jusqu’à moi aux jours de grand vent, tu accroches une ancre aux

maïs
  Ta main frôle ma main lorsque je touche l’écorce fraternelle d’un bouleau
  et je fais tressauter ta tête de lumière aux cahots des chars de liberté.
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coco4649coco4649   22 mai 2018
Poème à mon père


Extrait 1

  Mon père tu dors en lit de semences sur l’eau de tes yeux
  Les larmes de ma mère descendent jusqu’à toi à travers le sol spongieux,

aux bras des graminées – sur ton ventre poussent la campanule et l’oseille.
  On m’a écrit « il s’en est allé d’urémie au mois d’août, on lui avait amputé

l’orteil
  il est mort dix jours après t’appelant tant qu’il a pu parler »
  Oh mon père ne sais-tu pas que ton front est la bouée de silence près de

laquelle le fils prodigue qui est comme un voilier revient l’heure où tes mains

se joignent pour le dernier croisement des mains ?
  Tu t’en es allé avec ta misère et ton veston brun troué aux coudes. La lettre

de ma mère est datée du 31 octobre quarante et un
   « Nous l’avons enterré à Saint-Jean dans le terrain de nôtre petite Odile,
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coco4649coco4649   22 mai 2018
Poème à mon père


Extrait 2

aujourd’hui
  nous lui portons une croix neuve que nous avons fait faire pour lui. »
  Tu es étendu de ton long sous la terre de mon pays ; elle est lourde de

tourterelles vers ton cou – tes poches sont pleines de pépins
  Tu as les pieds nus comme les mendiants qui venaient chercher le pain
que ma mère leur gardait au fond d’un vieux buffet luisant
  et qui psalmodiaient leur remerciement d’une voix douce et peureuse en se

courbant.
  Mes frères parfois s’arrêtent, mes sœurs font couler de leurs cheveux du

soleil à l’endroit de la terre où elles pensent qu’est ton visage terreux

  La route devant serpente avec sa plainte d’essieux

  L’église est proche, on entend grommeler le sacristain contre les pigeons

qui fientent sur le parvis.
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coco4649coco4649   22 mai 2018
Poème à mon père


Extrait 3

  Oh mon père, j’habite en contrée lointaine, je ne suis pas là lorsque fleurit

l’aloès dont tu aimais les fleurs et qu’ils te portent pour ta fête.
  Nous allions dans les jardins, tu m’apprenais le secret des boutures

  et des greffes, et comment la rose naît, et comment le fruit mûr du

manguier pèse de son parfum sur les branches de la Croix du Sud.
  Tu savais tout des plantes et des hommes. Ton paletot de toile se gonflait

aux souffles rudes
  qui jettent les foules aux barricades les soirs d’émeute – et les fouets
  où qu’ils claquaient laissaient sur tes épaules ce fin liseré rouge où j’ai

appris la Liberté.
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coco4649coco4649   10 septembre 2018
POÈME DES CAMARADES


Extrait 1

  JE veux inventer une respiration avec de l'argile tendre et les
poumons des fougères — je prends toute vie à mon compte.
  Oh mes frères je ramènerai l'infini sur les canaux bas de votre
misère
  où vos morts dérivent au fil des chaînes lentement sous les
palétuviers.
  J'ai fait route à tâtons au fond des matins brumeux
  Des champs de bruyère douce et de genêts ondulent dans
mes mains devant mon Dieu
  Je suis barré de fleuves et de rizières et de hauts-lieux cou-
ronnés d'arsenaux, j'entends tomber les guerres au puits du
silence une à une
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Video de Loys Masson (5) Voir plusAjouter une vidéo

Peau d'âne
Le nain jaune présente aux jeunes auditeurs le conte "Peau d'âne", d'après Charles PERRAULT, librement adapté pour la radio par Paula et Loys MASSON.
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