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Marie-France Girod (Traducteur)
EAN : 9782226086839
400 pages
Éditeur : Albin Michel (30/01/1997)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Peur, joie, amour, colère... Qui n'a un jour constaté chez son animal favori la manifestation d'une émotion ou d'un sentiment ? Pourtant une large frange de la communauté scientifique continue de nier l'évidence. Cet ouvrage montre, au contraire, toute la richesse de la vie émotionnelle des animaux, que Charles Darwin, le théoricien de l'évolution des espèces, avait lui-même constatée. Posant la question du comportement de l'homme vis-à-vis de son frère animal, il p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
PrettyYoungCat
  20 avril 2020
Quand les éléphants pleurent est un véritable plaidoyer pour le respect des animaux. Car "la question n'est pas : Peuvent-ils raisonner ? ni : Peuvent-ils parler ? mais : Peuvent-ils souffrir ?"
Car qu'est-ce qui nous permet en réalité de les considérer comme inférieurs à nous et de les traiter comme nous les traitons ?
Les animaux non humains sont des êtres sensibles tout comme nous. Depuis quelques années, nous progressons (trop lentement) vers cette reconnaissance. Mais l'être humain, la communauté scientifique, répugnent à leur accorder une vie émotionnelle riche, même si elle demeure différente de la nôtre. Pour autant la différence ne doit pas nous faire nier la valeur : "Nous nous comportons souvent comme si ce qui nous ressemble méritait plus le respect que ce qui est différent de nous. Cette attitude illustre, sinon explique, le racisme - du moins en partie - . Si les hommes traitent les femmes plus mal que les autres hommes, c'est aussi parce qu'ils les considèrent comme différentes. Ces prétendues différences servent d'alibi au pouvoir dominant pour imposer sa volonté."
L'auteur soulève aussi que "on dit souvent que, si les abattoirs avaient des parois de verre, les gens seraient végétariens." Mais il considère que ce n'est pas exact : "Pour les abattoirs, les gens ne veulent pas savoir. Chacun sait ce qu'il s'y passe. Simplement, personne ne veut en entendre parler."
Pour ma part, sans comparer l'Holocauste aux abattoirs - comme d'aucuns ont déjà franchi le pas (je considère que rien ne se compare à la Shoah pour ma part) - je me dis qu'il n'est peut être pas idiot de comparer par contre le processus cognitif de ces nazis qui géraient les camps de concentration et envoyaient les gens à la mort... Ces gens n'étaient plus que des "stücken" , une notion totalement abstraite de la souffrance et de la mort d'autres êtres considérés comme inférieurs...
Ces considérations mises à part, le livre donne surtout lieu à de nombreux exemples où nous pouvons nous interroger, nous émerveiller et nous fasciner sur la vie émotionnelle des animaux. L'auteur prend clairement le parti de soutenir le champ des hypothèses là où nous n'avons pour preuve que des observations, puisque les scientifiques se plaisent à représenter l'animal toujours sur le plan de l'instinct, de la survie, de l'évolution, car il serait trop dangereux sans doute de voir de la tristesse, de l'amour, de la compassion,... et donc ces considérations sont tournées en dérision et jamais réellement étudiées. Les choses changent petit à petit (l'ouvrage date des années 90 !). Les ouvrages de Frans de Waal, primatologue et éthologue, que l'auteur cite régulièrement, l'illustrent très bien.
Même si ce livre ne se lit pas comme un roman, mais plus comme un documentaire et donc est plus exigeant, même si quelques passages sont émotionnellement éprouvants à lire pour qui aime les animaux (mais lit-on cet ouvrage si ce n'est pas le cas ?) , il reste la richesse qu'il nous apporte. Observations étayées par pas moins de 60 pages de notes bibliographiques, avec le regard pertinent - chose surprenante - que cet auteur non pas éthologue de son état, mais psychanalyste, nous donne à voir sur ce que dit de nous notre rapport à l'animal, Voici un livre qui nous rappelle qu'en latin animal se dit anima, c'est-à-dire l'âme.
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sumitsuki
  22 juin 2012
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
MacileMacile   18 février 2019
On dit souvent que, si les abattoirs avaient des parois de verre, les gens seraient végétariens.
Commenter  J’apprécie          20

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