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EAN : 9791030405699
112 pages
Éditeur : Allia (06/10/2016)
4.06/5   8 notes
Résumé :
Traduit de l'américain par Michel Pétris et Kenneth White


Un cimetière sur une colline dominant la rivière Spoon ; un éparpillement de pierres tombales porteuses d’épitaphes, par lesquelles les morts parlent et se répondent. Forgerons, lunetiers, dentistes, prêcheurs et pasteurs, poétesses délicates, cocottes mondaines, entrepreneurs de presse, rescapés de grandes expéditions guerrières, tricheurs, poivrots, fermiers pauvres et riches, spoliat... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
steka
  22 janvier 2013
C'est consécutivement à la lecture en 1909 des épigrammes de l'Anthologie grecque, qu'Edgar Lee Masters eut l'idée de composer cet ouvrage étrange et vénéneux, paru en 1915 et mettant en scène les habitants disparus de Spoon River, village issu de la fusion imaginaire de Lewistown et de Petersburg, bourgades de l'Illinois. On retrouve dans le ton étrange de ces épitaphes les influences conjointes de Poe et de Whitman. L'Anthologie de Spoon River surprend par son mélange d'ironie et d'humanité, mettant en lumière les contradictions entre la moralité officielle affichée de leur vivant par les villageois décédés et leurs véritables aspirations. L'amertume et la frustration, le regret du non-vécu et les espoirs déçus qui sont exprimés ici, donnent à cet ouvrage une sonorité étonnamment critique de l'hypocrisie constitutive du puritanisme "à l'américaine". Mais c'est tout le talent d'Edgar Lee Masters d'avoir pour se faire, trouvé une forme poétique, adéquate à ces discours « d'outre-tombe » empreints de mélancolie.
Une oeuvre remarquable qui reste pourtant fâcheusement méconnue en France.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
mosaique92mosaique92   07 août 2019
George Gray

Plus d’une fois j’ai étudié
Ce marbre gravé pour moi
Une barque, voile ferlée, à l’ancre dans un port
Cette image, en réalité, n’indique pas le terme,
Plutôt ma vie.
Car l’amour m’a tendu les bras, et j’ai craint d’être déçu
Le chagrin a frappé à ma porte, et j’ai eu peur.
Pourtant je n’ai cessé de chercher un sens à ma vie
Et maintenant je sais qu’il faut hisser la voile,
Prendre le vent du destin,
Où qu’ils portent la barque.
Trouver un sens à sa vie peut conduire à la folie
Mais une vie dépourvue de sens, c’est la torture
De l’inquiétude, du vague à l’âme
Une barque qui aspire à la haute mer et qui a peur.
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stekasteka   22 janvier 2013
Franklin Jones
Avec une seule année de plus
j'aurais pu terminer ma machine volante
et devenir riche et célèbre.
Je trouve donc très bien que l'ouvrier
qui devait me sculpter une colombe
ait sorti quelque chose qui ressemble plutôt à un poulet.
Car la vie, qu'est-ce d'autre
que naître et courir la basse-cour
jusqu'au jour où tombe la hache ?
Sauf que l'homme a un cerveau d'ange
et voit la hache venir dès le premier jour !
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AnnadeSandreAnnadeSandre   07 février 2017
« Où sont Elmer, Herman, Bert, Tom et Charley, le veule, le fortiche, le clown, le poivrot, le bagarreur ?
Tous, tous dorment sur la colline.

L’un est mort de la fièvre,
l’autre brûlé au fond d’une mine,
l’autre tué dans une rixe,
le suivant a rendu l’âme en prison
et le dernier est tombé d’un pont
en trimant pour femme et enfants.
Tous, tous dorment sur la colline.

Où sont Ella, Kate, Mag, Lizzie et Edith,
le coeur tendre, l’âme simple, la criarde, la fière, la vernie ?
Toutes, toutes dorment sur la colline. »
+ Lire la suite
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stekasteka   22 janvier 2013
Jones l'Indigné
J'étais, moi le menuisier, embourbé dans un marécage
que j'avais pris pour un pré
avec une souillon pour femme et, pour fille, la pauvre Minerva,
que vous avez tourmentée jusqu'à la mort.
Je me suis traîné comme un escargot
tous les jours de ma vie.
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stekasteka   22 janvier 2013
Benjamin Pantier
Ici gisent réunis Benjamin Pantier, notaire,
et son chien Nig, compagnon fidèle, ami, consolation.
Par la route grise, amis, enfants, hommes et femmes,
quittant la vie un à un, m'ont laissé seul
avec Nig pour associé, copain de lit et de bouteille.
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