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EAN : 9781788545020
400 pages
Éditeur : Head of Zeus (04/10/2018)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Samira s’est longuement observée dans le miroir, avant de verser de l’acide sulfurique sur son front. Qu’est-ce qui l’a poussée à commettre un tel acte alors que cette jeune femme avait toute la vie devant elle ? Si la police penche pour le suicide, les meurtres atroces qui ravagent bientôt Londres les poussent à revoir leur jugement. Une soif de sang, insatiable, se répand telle une épidémie, et rien ne permet d’établir des liens entre victimes et tueurs. Rien ? Pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  23 février 2019

"Elle trouva plusieurs exemples de personnes ayant peur de porter des vêtements ayant appartenu à un mort, surtout en Chine et en Indonésie. Par contraste, elle trouva des exemples de groupes culturels qui étaient heureux de porter des vêtements hérités. Ils croyaient que cela les rapprochait de leurs proches décédés."
Les vêtements des défunts étant au coeur de l'intrigue de Ghost Virus, j'avais envie de débuter cette critique par une de mes anecdotes personnelles.
Après la mort de mon père il y a trois ans, j'ai choisi quelques vêtements qui lui avaient appartenu, toujours à la mode et dans un état irréprochable. Des vestes, des ceintures, des t-shirts, ou encore deux pulls.
Les porter n'a rien de triste. Ca change un peu de mon allure quotidienne, et puis c'est une forme d'hommage au défunt aimé. Comme le dit la citation, c'est comme une façon de me rapprocher de mon père par delà la mort, et tout simplement de faire mon deuil.
Au bureau, plusieurs collègues m'ont un peu agacé. Les pulls étaient de la marque Lacoste, ce qui bien entendu faisait de moi un prétentieux s'affichant avec des habits de riche. Mais on ne m'embêtait pas davantage si j'en expliquais la provenance : le sujet était en effet sensible.
Jusqu'à rencontrer toujours plus con, plus indifférent, et me heurter un jour au mépris de quelqu'un que je renommerais Cendrine pour l'occasion, afin qu'aucun lien ne puisse être fait avec une personne réelle.
- Alors Anty, dis donc, tu te la pètes avec ton pull ! me dit une première collègue en montrant du doigt le petit crocodile en relief.
- Moi j'en n'ai vraiment rien à foutre, me dit Cendrine, avec le vocabulaire limité et vulgaire dont elle dispose.
Chagriné par ces mesquineries, je réitère mes explications avec amertume :
- Ce pull appartenait à mon père, ai-je simplement répondu à ces personnes qui connaissaient les circonstances tragiques lors desquelles j'avais du affronter la mort brutale et injuste de l'homme qui m'avait donné la vie.
Mais loin de comprendre l'aspect sacré du vêtement, celle qui n'aura jamais pris la peine de prononcer le moindre mot de soutien ou de condoléances répliqua dans son français extrêmement riche :
- N'empêche que j'en n'ai rien à foutre quand même.
J'aurais alors aimé me retrouver dans ce roman de Graham Masterton, et assister aux pires souffrances de Cendrine, dénuée à mon sens d'émotion ou de compassion.
"Le manteau était encore plus serré à présent, et elle sentit qu'il allait briser ses clavicules et écraser ses omoplates l'une contre l'autre."
Oui, j'aurais également aimé que les armatures de son soutien-gorge pénètrent sa chair jusqu'à lui percer les poumons. Que son jean lui colle aux jambes au point de ne plus faire qu'un avec elle, mêlant peau et fibres, au point qu'elle ne puisse plus le retirer qu'à condition de s'écorcher vive au passage.
Mais la vraie vie ne ressemble pas souvent aux romans du maître britannique de l'horreur.
Et quelque part ... c'est tant mieux.
Il aura fallu presque neuf ans.
Neuf ans entre la publication des romans La cinquième sorcière et Peur aveugle par Bragelonne en 2010 et celle de ce Ghost Virus par Livr's éditions en ce début d'année 2019.
Neuf ans sans qu'un seul des livres du prolifique écossais ne soit traduit en français. Ce sont plus d'une dizaine de romans du maître de l'horreur et du fantastique qui sont restés boudés par des éditeurs préférant sortir du cosy mystery, de la bit-lit, de la chick-lit, de la grip-lit ... Bref des genres de lit' qui m'agacent majoritairement profondément, surfant sur de simples effets de mode en les imposant aux lecteurs parfois désireux d'autre chose. Le fantastique horrifique est devenu une denrée bien trop rare.
Alors tout d'abord, un grand merci à cette petite maison d'édition belge spécialisée dans la littérature de l'imaginaire d'avoir osé aller à l'encontre des modes et de nous offrir, après une première nouvelle dans le recueil "Sans nouvelles" un véritable roman inédit de l'Ecossais.
Ce n'est plus François Truchaud qui est désormais le traducteur officiel, c'est Daniel Quentin qui s'est cette fois attelé à la tâche, et si sa nationalité se ressent ( "Ses vêtements étaient tâchés par la nourriture qu'elle laissait choir et, à septante-huit ans, elle était devenue incontinente." ), le travail accompli égale quasiment celui de son prédécesseur et on reconnaît très vite le pur style Masterton sans aucune ambigüité possible.
Il manque juste le fameux passage à la limite de la pornographie, mais à mon humble avis les deux ou trois pages de sexe n'ont jamais non plus été indispensables même si elles étaient presque devenues une marque de fabrique de l'Ecossais.
Si comme moi vous êtes un fan de la première heure ou presque ( J'ai lu le démon des morts en 1991 et progressivement la quasi totalité de ses oeuvres traduites à la seule exception du diamant de Kimberley ), vous pouvez foncer les yeux fermés. Ghost Virus est un excellent cru et ça fait vraiment plaisir de renouer avec celui qui a longtemps été mon auteur préféré, qui plus est avec un roman d'horreur de cette qualité.
Non, ce n'était pas juste la nostalgie qui parlait : Vingt-huit ans après ma découverte de l'illustre Ecossais, l'immense plaisir de lecture était toujours au rendez-vous. Et si vous avez adoré Démences, La nuit des salamandres ou Tengu, je peux vous promettre que Ghost Virus est tout aussi inspiré.
Il me reste maintenant à convaincre également les autres lecteurs. Ceux qui pourraient être effrayés par les mots "surnaturel" ou "horreur". Et qui pourraient se demander comment on peut écrire un thriller sérieux avec pour élément fantastique de simples vêtements, qui à priori ne font pas peur. Et pourtant ...
Détrompez-vous.
Ne soyez pas réfractaires, vous aussi vous pourriez être contaminé par l'écriture de Masterton.
"C'est une sorte de virus qui infecte les vêtements et leur donne la personnalité de leur dernier porteur, des gens qui sont morts."
Imaginez la démesure d'un Serge Brussolo associée à l'humour jubilatoire d'Anonyme et de son Bourbon Kid, et peut-être que vous commencerez à avoir une image plus précise de ce qu'arrive à réaliser Graham Masterton depuis son célèbre Manitou en 1975.
Un style unique, des récits hallucinants, où aucune description des pires horreurs ne nous est épargnée et où pourtant, on se délecte de ces atrocités notamment grâce à l'humour décalé et omniprésent que l'auteur manie à la perfection.
Ce second degré totalement assumé fait passer comme une lettre à la poste les nombreux passages où l'hémoglobine fuse encore plus que le champagne dans les romans d'Amélie Nothomb.
"Sa peau grésilla, bouillonna et fondit, dégoulinant le long de ses pommettes ainsi que sur l'oreiller."
Il n'y a rien de malsain pourtant, et c'est même le sourire aux lèvres qu'on assiste à la colère d'une enseignante qui, pour punir un élève, le jette par la fenêtre, où il termine sa chute empalé sur une grille.
Encore plus réjouissant, ce chapitre où la petite Mindy, possédée par la veste qu'elle porte, est emmenée par un pédophile notoire désireux de lui montrer son poisson rouge. Et où les rôles du coupable et de la victime seront pour une fois inversés.
Outre l'imagination délirante de l'auteur, ce qui le distingue de ses homologues écrivains d'horreur, c'est sa capacité à nous retranscrire les scènes avec les sons, les odeurs.
"La maison était chargée de l'odeur de mort, cette senteur doucereuse, mûrissante, fécale, qui remplissait leurs poumons à chaque respiration."
Et surtout, Masterton a toujours eu un don pour donner à ses descriptions un côté visuel très prononcé, quasiment cinématographique, au point que le lecteur n'a aucun mal à imaginer les pires abominations qui se déroulent dans le roman, souvent grâce à de petits détails du quotidien.
"Une fontaine de sang gicla sur près de quinze centimètres dans les airs, trempant son pyjama vert."
Et concernant les éléments fantastiques, ils n'ont rien non plus de rédhibitoire, bien au contraire ! Le lecteur a une bonne longueur d'avance sur les enquêteurs puisqu'il comprend très vite de quoi il est ici question. Une moitié des chapitres environ est consacrée à des personnages secondaires dont le portrait est brièvement esquissé et qui sont rapidement confrontés à des évènements inexplicables - et souvent tragiques - en lien avec les vêtements de seconde main.
"Comment l'essayage d'une veste avait pu la troubler autant ?"
"Elle tira sur les revers, essaya de l'enlever de ses épaules, mais en quelque sorte c'était comme si le vêtement se cramponnait à elle."
Et puis, la réponse aux inexplicables mystères est dans le titre du livre : ""Je suppose qu'en anglais on peut parler de ghost virus, de virus fantôme."
Le roman se lit tout simplement comme un très bon polar, ni plus ni moins. Il est construit de la même façon, avec du suspense et des rebondissements.
La police, ici représentée par le détective Jerry Pardoe et sa supérieure Jamila Patel, d'origine pakistanaise ( et plus ouverte d'esprit de par sa culture ), réagit avec scepticisme et cherche à tout prix à trouver des explications rationnelles à ces meurtres ou ces suicides inexplicables.
Comme vous et moi le ferions si nous étions confrontés à des évènements défiant notre imagination et notre esprit cartésien. Qui nous croirait de toute façon ?
Et comment gérer la curiosité des médias face à cette vague de tragédies sanglantes sans paraître bon pour l'asile ?
"Qui pourrait greffer de la soie dans la peau d'une femme ?"
A titre d'exemple, quand le roman commence sur les chapeaux de roue avec le suicide de la jeune Samira qui se verse de l'acide sulfurique sur le visage, c'est la piste du crime d'honneur qui est immédiatement privilégiée : Elle a probablement voulu fuir le mariage que ses parents lui imposaient et sa famille a souhaité la châtier pour avoir bafoué leurs traditions.
"Se marier lui aurait appris à être obéissante, comme une femme doit l'être."
Mais seul Jerry fait brièvement un lien avec le manteau gris qu'elle portait et qui a curieusement disparu.
"Ce pull... Il s'est enfui comme une grosse tarentule, et pourtant il n'est fait que de laine. Comment est-ce possible ?"
Et puis petit à petit, avec des séquences d'une inventivité extraordinaire dont certaines rappelleront sûrement Rituel de chair ( pour les connaisseurs ! ), Masterton exploite son idée jusqu'à son paroxysme, déroulant implacablement son originale idée de morts infestant les vivants, jusqu'au final un peu trop grand-guignolesque qui sera mon seul bémol.
Méfiez-vous en tout cas la prochaine fois qu'on vous offrira une écharpe ou un foulard en soie lorsque vous le mettrez autour de votre cou. Assurez-vous qu'ils n'aient pas été achetés d'occasion, sinon la strangulation n'est peut-être pas loin.

En ce début d'année 2019, j'ai donc pu réaliser deux de mes modestes rêves.
Tout d'abord, relire enfin un roman inédit d'un de mes auteurs cultes ( au même titre que Patrick Senécal ), en espérant qu'il rencontrera de nouveau tout le succès qu'il mérite et qu'il sera suivi de nombreuses autres publications. Achetez-le ! Encouragez cette jeune maison d'édition qui a pris un risque auquel se sont refusés les magnats de la littérature de l'imaginaire. Si vous avez du mal à vous le procurer, il est possible de le commander en ligne directement sur le site de Livr's éditions. Je vous dirais presque "Satisfait ou remboursé" si j'étais certain d'avoir la trésorerie nécessaire !
Et puis, le 10 février dernier, j'ai rencontré Graham Masterton en personne au salon des mines noires de Noeux-les-mines, qui proposait justement en avant-première ce nouveau roman.
Malgré la barrière de la langue et une certaine émotion, en plus de mes dédicaces sur La mort noire, Corbeau, Condor et mon édition originale de Rituel de chair, j'ai quand même réussi à baragouiner quelques mots en anglais pour lui dire toute l'admiration que je lui vouais, pour exprimer à quel point j'étais ravi qu'il soit de nouveau traduit dans ma langue. Lui aussi commençait à désespérer d'être de nouveau publié en France, alors que ses lecteurs sont toujours très nombreux. Et si j'ai bien compris, d'autres romans devraient suivre chez le même éditeur.
Si j'ai été surpris par le peu de monde présent à son stand, je l'ai également été par le nombre de "Ghost Virus" que s'étaient procuré beaucoup d'autres écrivains présents à ce même salon : Jacques Saussey, Armelle Carbonel, Gaëlle Perrin Guillet, et bien d'autres encore.
Alors si vous ne me faîtes pas confiance, accordez au moins celle-ci aux meilleurs auteurs contemporains de thrillers.
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LePamplemousse
  22 octobre 2019
Quand j'ai envie d'un roman vraiment éprouvant pour les nerfs, d'une histoire bien tordue et de kilos de chair baignant dans des litres de sang, je me dirige toujours vers les romans de Graham Masterton.
Et justement, il vient d'en sortir un nouveau.
Il est ici question d'une forme de possession d'êtres humains par des vêtements d'occasion.
Je pensais naïvement qu'en enfilant le vieux pull irlandais de son grand-père ou la jupe vintage de tata Simone, on risquait peut-être un léger érythème à cause du tissu qui gratte ou l'amère déception de découvrir des trous de mites, mais on risque visiblement bien plus que ça !
Les personnages de ce roman s'en donnent à coeur joie à coups de fioles d'acide, de couteaux tranchants, de désossements, d'éviscération, d'énucléation, que des trucs qui font sacrément mal, qui font jaillir le sang à flots et qui finissent évidemment plutôt mal pour tout le monde.
J'ai dévoré ce roman, me repaissant de toute cette horreur, comme un gentil agneau se repait dans un pré à l'herbe tendre.
Oui, j'aime l'horreur, le gore, ce qui peut paraitre odieux, atroce, cruel et surtout très sanguinolent, ça me distrait, ça me défoule, ça me fait un bien fou.
Ma psy est déjà au courant, je la vois tous les jeudis, donc pas la peine de contacter les responsables du site pour leur signaler un individu dangereux, tout est sous contrôle.
Bon, la fin est peut-être un chouia grand guignolesque, mais je pardonne tout à cet auteur.
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Siabelle
  20 avril 2019
Je reçois mon exemplaire dédicacé, par mon ami Antyryia, c'est Gs, pour les intimes. On sait tous que c'est un de mes auteurs préférés. Il est édité dorénavant par une maison d'édition Belge. On trouve également le livre, en format numérique, sur leur plate-forme.
Dérangeant, Malfaisant, Troublant
C'est vraiment à cause des deux inspecteurs : Jamila et Jerry, que je suis attentive et que je me rends à la fin, de leurs enquêtes. Ensemble, ils sont une force contre le mal qui veut se propager. On constate aussi que leur complicité évolue et ils font tout pour combattre l'épidémie.
Je retrouve vraiment avec plaisir l'écriture de mon auteur que j'affectionne et il garde toujours ses mêmes lignes directrices. En effet, on s'aperçoit sur les scènes du crime, le même objet, qui revient constamment. Et là les inspecteurs sont à la fois déroutés, ainsi que désarmés. Ils ne comprennent vraiment pas le lien et ce qui arrive réellement. On rentre vraiment dans un univers à part, un monde où existe la folie, et en plus le surnaturel se met de la partie. On se questionne et les réponses sont difficiles à survenir. Est-ce que les inspecteurs vont être capables de faire face à la situation et est-ce qu'ils vont arrêter ce virus à temps avant qui envahisse toute la population ?
On comprend donc que le titre du livre : «Ghost Virus» porte très bien son nom et que l'auteur Graham Masterton lui reste très fidèle. Je crois qu'il est réservé aux adeptes car on «TROUVE» toute la marque de notre auteur Écossais.
Petite précision : Il ne faut surtout pas le lire avant d'aller au repas, car croyez-moi, on ne veut plus manger après, ça m'est arrivé souvent et je m'en souviens même très bien. Il sait très bien décrire une scène très imagée, pour que le lecteur s'en rappelle.
Au cours de ma lecture, je suis très concentrée, jusqu'à la moitié du livre et c'est par la suite que mon intérêt diminue car je devine un peu son mode opératoire. (J'ai lu 24 livres de lui) et je trouve l'histoire un peu longue vers la fin, même si ça se lit bien.
Dans l'ensemble, c'est une bonne histoire, je poursuis toujours ma lecture car je veux savoir le déroulement et je me suis attachée à nos deux inspecteurs. Jamila, la chef, connaît des connaissances et avec Jerry qui suit ses instincts, ils forment une très bonne équipe. L'auteur Graham Masterton signe bien son roman ici, il sait bien intégrer l'horreur et il manie bien le fantastique. On voit que son imagination débordante est au rendez-vous ainsi que sa touche personnalisée, qu'on lui reconnaît bien.
Pour terminer, je remercie mon ami Antyryia, pour ce beau cadeau dédicacé et c'est la première fois, qu'on voit une photo de notre auteur, sur le profil du livre, en arrière-plan. C'est mon premier livre, avec sa dédicace et je t'en suis très reconnaissante. Je possède presque tous ses livres … Je sais, c'est un de mes auteurs chouchous.
Je mets ici le lien du site de la maison d'édition Belge :
https://livrs-editions.com/
J'invite donc à découvrir cet auteur talentueux et à continuer à lire ses livres, car il y en a pour tous les goûts mais il possède aussi ses incontournables. Je me demande : « Qui osera y mettre les pieds et s'aventurer ?», je dis alors prenez garde, si des objets inusités bougent, autour de vous !
Siabelle
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culturevsnews
  03 mai 2019
DC Jeremy "Jerry" Pardoe et le DS Jamila Patel de Tooting Police Force répondent à l'appel d'une jeune femme qui a été brûlée à l'acide. Au début, ils soupçonnent un crime d'honneur, car le jeune homme de dix-sept ans était originaire du Pakistan. Elle venait de se marier. Mais quelque chose dérange Jerry sur la scène. Il manque un manteau gris et le pathologiste trouve d'étranges fibres incrustées dans sa peau.
Pendant ce temps, une autre femme tue cruellement son petit ami après avoir essayé une veste qui est entrée dans son magasin d'occasion. Un autre homme essaie un pull que son père n'a jamais porté et il commence à avoir des pensées étranges. La violence a lieu dans tout Londres sans motif apparent.
Jerry a une idée et la suit avec Jamila. Un autre rapport arrive de l'hôpital au sujet d'un étrange incident entre une femme et sa veste. Un homme tue sa femme et commence à la manger. Un drogué entend la voix d'une femme. Un instituteur jette deux enfants par la fenêtre. de plus en plus de gens semblent devenir fous et prétendre qu'ils n'ont pas commis le crime odieux dont ils sont accusés. Ils prétendent qu'ils ne peuvent pas enlever le vêtement. S'ils finissent par arracher le vêtement, le vêtement bouge de lui-même.
Les événements deviennent de plus en plus vicieux et étranges ; la fréquence des attaques augmente. Bientôt, la ville sera prise d'assaut si la police ne peut pas les arrêter. DI Saunders, Jamila et Jerry sont dépassés et incapables de dire au public ce qui se passe vraiment. Qui les croirait ?
La tension et la rapidité de l'histoire s'accroissent lorsque l'enfer se déchaîne dans les rues. Londres est assiégée et personne ne semble savoir comment l'arrêter.
L'inspecteur Saunders n'est qu'un curmudgeon, mais il semble soutenir ses officiers et a l'esprit ouvert sur ce qui se passe vraiment dans sa ville. Son surnom (pas en face de lui), c'est "Smiley". Jerry est un policier curieux et intelligent. Il prend l'initiative de poursuivre ses idées et Jamila s'entend bien avec lui. Jamila a un autre talent. Elle sait quand les gens mentent. Ils font une excellente paire pour trier cette série d'événements vraiment étranges et terrifiants.
Ce livre est très bien écrit et tracé. Chaque événement en suit un autre de façon logique et linéaire.
La tension dans l'histoire commence immédiatement et se poursuit tout au long de l'histoire à une vitesse folle. Ce lecteur a eu des problèmes avec les bestioles flippantes. J'ai eu de brefs moments où je me suis demandé si mes vêtements allaient me tromper. C'était un peu drôle, mais très flippant en même temps. J'ai pensé au livre même quand je ne le lisais pas. Bien que violent, ce n'est rien qu'il ne faut pas s'attendre à ce qu'il en soit quand on lit un roman d'horreur. J'aime Jamila et Jerry, et même le capitaine Saunders. J'ai apprécié son ouverture d'esprit. Je ne sais pas trop comment il s'est fait la réputation d'être un dur à cuire et d'être difficile à vivre. Comme pour tous les romans de Graham Masterton, le Katie MacGuire et son horreur, j'ai beaucoup aimé celui-ci. J'aimerais bien voir les protagonistes Jerry et Jamila dans un autre roman.
Si vous êtes à la recherche d'un roman que son horrifiant, passionnant, excitant et tient un mystère qui n'attend que d'être déverrouillé, vous ne pouvez pas vous tromper avec cette excellente incursion dans un genre qui a beaucoup d'imitateurs faibles là-bas. Il est temps que vous commenciez à lire et à expérimenter les maîtres à l'oeuvre. C'est l'un des meilleurs que j'ai lu depuis longtemps.
Note : 9/10
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Nucky
  29 mai 2020
Graham Masterton est probablement le seul auteur qui peut raconter n'importe quoi et pourtant ça passe sans problème. Ce roman est un joyeux bordel,rendez vous compte : ça commence "gentiment" par une jeune fille qui meurt en se versant de l'acide sur le visage jusque là rien d'inhabituel me direz vous et puis, très rapidement tout ceci dérape Des vêtements possédés qui se déplacent seuls et éventrent des passants, ça ressemble presque à un gag mais le talent d'écriture rend la chose totalement jouissive. 436 pages de bonheur total. C'est à la fois gore et divertissant . Je déplore une seule chose les coquilles à répétions , il manque des lettres, des mots et pas qu'un peu. Tout au long de ma lecture
j'avais en tête le court métrage avec Kad Merad : Bloody christmas où le mec se fait poursuivre par un thuya si vous aimez l'un , l'autre devfait vous plaire également; le principe étant de faire sérieusement du grand n'importe quoi.
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia   21 février 2019
Les autres morceaux des corps étaient éparpillés jusqu'à l'extrémité des tentes. Les deux colonnes vertébrales, leurs quatre poumons dégonflés, leurs estomacs, leurs reins brun foncé, tout cela enguirlandé par leurs intestins luisants. La pluie avait nettoyé la plupart du sang, mais des ruisselets d'un rouge sombre s'écoulaient toujours sur le béton jusqu'à la rigole.
Près d'un bras arraché reposait un grand sac en plastique. Il était ouvert, et six sets de table ornés de tournesols de Van Gogh en émergeaient.
Jerry et Jamila restèrent deux ou trois minutes, puis ressortirent.
- C'est incroyable, n'est-ce pas ? dit Jerry en enlevant son masque facial.
- Qu'est-ce qui est si incroyable ? Je crois que je vais vomir.
- Non, mais si on regarde tout ce bordel, tous ces os, ces organes, ces tripes, tous ces trucs, on se dit : comment tous ces morceaux ont pu constituer une personne, quelqu'un qui pouvait parler, penser, rire, faire l'amour et tout le reste ? Voir tout ça, ça me fait presque croire en Dieu. Ou en quelque chose de très malin, en tout cas.
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SiabelleSiabelle   07 avril 2019
- Vous avez une imagination débordante monsieur, dit Jamila.
- Oh non, justement. Les choses que les gens font aux autres, sergente Patel, et les raisons pour lesquelles ils le font, sont au-delà de l'imagination de N'IMPORTE QUI, moi inclus. Pourquoi croyez-vous que j'aie la réputation d'être un sombre crétin?

Jerry pensa : putain, il est vraiment conscient d'être un sombre crétin, et il l'accepte. Rien à dire à cela.
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SiabelleSiabelle   19 avril 2019
- C'est pire que toutes les histoires de ma grand-mère sur les djinns, dit Jamila. Bien pire, parce que c'est réel. Ce pull... Il s'est enfui comme une grosse tarentule, et pourtant il n'est fait que de laine. Comment est-ce que c'est possible?
-Je ne sais pas, chef. Je n'ose pas imaginer ce que le Dr Fuller va dire, mais je ne peux imaginer aucune explication logique à ça. Enfin... Sauf pour dire que c'est de la sorcellerie.
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AntyryiaAntyryia   16 février 2019
Il est meilleur de risquer l'humiliation que de rester silencieux sur ses sentiments.
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emiliemauyenemiliemauyen   06 juin 2019
"Si tous les hommes arrogants et égoïstes de ce monde savaient que ceci serait leur punition pour avoir maltraité les femmes de leur entourage, la vie ne serait-elle pas différente ? "
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Videos de Graham Masterton (7) Voir plusAjouter une vidéo
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Extrait du Grand entretien avec Graham Masterton aux Imaginales 2019.
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