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Ronald Blunden (Traducteur)
EAN : 9782070416141
336 pages
Éditeur : Gallimard (15/11/2000)
3.83/5   245 notes
Résumé :
A trente-six ans, il n'a plus que quelques mois à vivre. Que peut-il faire face à son désespoir?
Le voici échouant dans un vieil hôtel au bord de la mer, où il trouve la photographie d'une jeune femme ravissante, qui fut actrice à la fin du XIXème siècle.
Il tombe amoureux du portrait et cherche à découvrir la vie de cette actrice qui, comme lui, ne s'est jamais mariée.
Et, peu à peu, cette curiosité passionnée devient un véritable lien, un vér... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
3,83

sur 245 notes

Darkcook
  26 mars 2014
Quel crève-coeur, quel arrache-coeur, j'ai arrêté ma lecture plus d'une fois, traumatisé, et j'ai pleuré en le refermant... Vous connaissez la méthode Matheson? Mais si, déjà éprouvée dans Je suis une légende : développer un personnage auquel on s'attache, solitaire, exclu et ostracisé, qui survit malgré le danger... et lorsqu'on est plongé dans la béatitude des rares instants de bonheur qui lui sont offerts, Matheson n'attend qu'une chose, nous les arracher en plein vol quand on s'y attend le moins, les tripes et le coeur avec, par un rebondissement inattendu qui nous rend fou et nous attriste au plus profond comme s'il nous arrivait personnellement.
Point de vampires et très peu de folklore science-fictionnel : Richard Collier, condamné par une tumeur au cerveau, erre dans un hôtel tout droit sorti du XIXème et tombe amoureux fou de l'actrice Elise McKenna, qui a vécu en ce temps. Il cherche alors à remonter dans le temps, y arrive par la seule force de sa volonté, et le couple vit alors la plus belle et la plus déchirante des idylles, qui restera pour chacun d'eux, leur seul, unique et plus grand amour. le voyage dans le temps, toujours casse-gueule, est très bien géré : tout ce qu'avait lu Richard sur la vie d'Elise est causé par sa venue, il ne peut rien changer, et l'on connaît déjà la fin abrupte du 21 novembre 1896 annoncée par la biographie d'Elise. Même si Richard veut la changer, il ne peut pas, il l'a lu, c'est déjà arrivé, et on ne peut s'y résoudre. C'est vraiment un roman d'amour bien plus qu'un roman de science-fiction. L'évolution de l'histoire entre Richard et Elise passe du romantisme le plus onirique au réalisme des échanges sur l'oreiller et des projets d'avenir, avant d'être violemment sabordée... Et Dieu, pourquoi, POURQUOI Richard est-il aussi naïf, lent à la détente, et surtout scrupuleux de se débarrasser de son rival Robinson, fieffé salopard qui nous cause de terribles frayeurs traumatisantes dans les dernières parties du roman, et qui finit par participer à la fin tragique du couple??? Parce que Richard a lu qu'il mourrait dans le naufrage du Lusitania?? Parce qu'il est aussi amoureux d'Elise et qu'il souffre?? Mais Richard, pas de pitié pour les... Y a pas de mots. Cela faisait longtemps que je n'avais pas détesté à ce point, viscéralement, un antagoniste, Matheson a réussi un coup de maître.
J'ai fait la grimace sur le post-scriptum du frère de Richard Robert, mettant en doute, grâce à l'ambiguité de la narration, l'authenticité des évènements, mais trop d'éléments plaident en faveur de l'histoire de Richard et la dernière phrase dit tout. Magnifique.
Deux petits reproches bien mineurs par rapport au déferlement émotionnel qui m'a envahi, mais qui m'ont quand même presque fait retirer une étoile en cours de route : la traduction. Gallimard ferait mieux de le ressortir avec une nouvelle traduction aussi soignée que celle de Je suis une légende. Ici, l'écriture en était plus inégale, avec des figures de style un peu ratées, des erreurs dans les dates, les phrases, à l'occasion, mais qui pouvaient parfois davantage relever de la faute de frappe... Également, toute la partie où Richard essaie par sa volonté de reculer dans le temps était laborieuse et maladroite. Il eut été plus poétique qu'il y arrive d'un seul coup, même s'il fallait créer la menace constante de son possible retour en 1971. Les passages sur ses suppositions quant aux voyages temporels n'étaient pas non plus des plus passionnants.
Mais bon, par rapport à tout le reste, l'histoire, les scènes d'anthologie, l'affection énorme du lecteur pour Elise et Richard, nouveaux Héloïse et Abélard, c'est bien peu de choses. Matheson m'a complètement déprimé, pour de vrai, à chaque fois que Richard et son amour étaient mis en péril!! Voilà ce que c'est, les écrivains diaboliques, qui travaillent les effets psychologiques sur leurs lecteurs... Et je le redis, mais qu'est-ce que je HAIS Robinson... Et la pièce d'1 cent...
En ces temps gris, matérialistes, cherchez votre Elise McKenna, et mesdemoiselles, votre Richard Collier. L'amour, divinisé par ce roman, est le plus grand mystère de la vie, cliché, poncif, mais tellement vrai. Je termine par ceci, comme Elise, "Et l'amour, plein de douceur".
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Cette critique peut heurter la sensibilité de certains lecteurs.
Hugo
  19 août 2014
Bon alors je ne suis pas romantique pour un cul, pour deux tu peux commencer à penser aux fleurs, si je peux toucher tes nichons, on pourrait envisager des petits bisous qui chatouillent au clair de lune… Mais non définitivement je ne suis pas un romantique… enfin un peu quand même mais je ne vais pas te réciter de la poésie, au pire je peux payer le macdo, enfin si il me reste des tickets resto…
Choupette : putain mes les conneries que tu racontes quoi…
Moi : eh mais ferme te gueule, c'est pas tes potes sur babelio
Choupette : le Mytho, même ta virilité s'est barrée après Twilight
Moi : Eh mais bordel de cul, ils y en a qui avaient pas fait gaffe…
Choupette : le mec, dès que Rose plaque sa main tout moite sur la vitre, tu fais des coeurs avec ta bouche…
Hugo : Mais je ne sais même pas pourquoi je traine avec toi…
Choupette : Bonnet E…
Moi : Oh yeahhhhhhhhhhh
Bon alors je suis peut-être un poil de cul romantique, mais pour le plaisir de faire plaisir… et c'est vrai que j'aime bien les histoires d'amour, bien cul cul, bien pourrave, ça me fout la mélancolie dans les yeux, un côté femme complètement non assumé, enfin bref…
Pour ce bouquin, je n'ai absolument pas accroché, complètement hermétique et insensible au romantisme du XIX siècle : bonjour les relous, ça parle beaucoup, avec politesse et poésie, avec délicatesse et timidité… Rien à faire, impossible de me tirer une larme…
A plus les copains….
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Tatooa
  15 juin 2016
Bon. Comme dit mon mari, j'dois pas être "une fille". Je viens de l'abandonner parce que franchement, je ne ressens rien à cette lecture. Je trouve Richard agaçant, et c'est tout.
J'ai pas de compassion pour lui, je le trouve pas attachant. Il parle de photo de vieilles stars des années 1920 (et encore moins), bah voilà, c'est un peu l'effet que ça m'a fait, regarder une photo de star en noir et blanc papier glacé, et c'est tout quoi, rien de rien de plus.
Rien ne m'a accroché dans cette histoire, que je trouve incohérente, de mon point de vue c'est pas très bien écrit, et avoir les pensées de Richard par le menu, mais quel ennui, quel ENNUI ! (Je précise que j'ai quand même lu jusqu'à la page 200 ou alentours, la chance que je lui ai donnée était donc relativement importante (vu qu'il n'y a que 330 pages)).
Même quand il arrive enfin là où il veut aller, ça continue à être ennuyeux. Il n'y a rien pour moi dans ce bouquin. Et les répétitions de "elle émit un son", elle produisit un son", "il fit un son" (un toutes les deux pages à peu près) bon dieu, que ça m'a énervée.
Trop de "sons" inutiles, en plus, dans ce livre, le tout dernier m'a donné envie de le balancer contre le mur, bref, c'est sans regret que je le lâche en cours, m'en fiche.
Il ira pourtant dans le multi-défi, même si je l'ai pas du tout aimé.
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ibon
  05 août 2014
Revenir au temps jadis, reculer la marche du temps. Changer d'époque pour trouver enfin son bonheur. Un jeune homme de 1971, Richard Collier, s'y emploie. Il veut retrouver la belle Elise McKenna, en 1896.
Richard Collier est un jeune homme de 36 ans qui est désespéré. Il sait qu'il n'a plus que 6 mois à vivre (une maladie) alors il décide de louer une voiture et de filer sur la route.
Il tient un journal et parle dans un dictaphone. Ce qui explique le style plutôt télégraphique.
Dans ce premier temps, Matheson transcrit le désarroi d'un homme sans goût à la vie. Par exemple lors de la visite du musée flottant du Queen Mary, ce passé glorieux qui part en lambeaux le déprime encore plus. Ces phrases qui tombent bien sèchement n'augurent rien de bon pour le héros qui pourrait s'en aller bien avant l'heure...
Mais son arrivée dans un hôtel de luxe du bord de mer, "Hôtel del coronado" à San Diego en Californie, va le sortir de sa torpeur. C'est un lieu chargé d'histoire depuis 1887. Des célébrités y sont venues. Nous sommes le 14 novembre 1971 quand il découvre le portrait d'une actrice sur un mur de cet hôtel qui date du 19 novembre 1896.
Et, pour lui une impression de déjà vu. Il veut la rejoindre à cette époque...
Voilà pour le début. Ce paradoxe temporel en fait un roman fantastique. J'ajouterais même un bijou de la littérature fantastique. de plus, tout le talent de Matheson est de nous faire croire que le saut dans le passé est possible grâce à la force de la pensée, sans technologie!
C'est enfin une tragique histoire d'amour qui tire son originalité de ce paradoxe. Passé l'obstacle d'une couverture qui ne donne pas envie, c'est une magnifique histoire!
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Yggdrasila
  12 décembre 2009
Un roman magnifique qui nous transporte dans une histoire d'amour à travers le temps. C'est un chef-d'oeuvre fantastique d'une très grande émotion. A lire et à relire!
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
TatooaTatooa   13 juin 2016
Quand je me suis rendu à la Bank of America vendredi et que j'ai fait la queue devant le guichet, j'ai commencé à m'impatienter. Et puis je me suis repris. Plus la peine de ronger mon frein. J'ai regardé les gens autour de moi, presque avec commisération. Ils étaient encore asservis à l'horloge et au calendrier. Libéré de ces contraintes, j'ai retrouvé mon calme.
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KrisPyKrisPy   11 juillet 2014
Une autre solution me vient à l'esprit !
Je vais laisser de côté le nouvel enregistrement. Puisque le son de ma voix me gêne, je vais l'éliminer. Je vais conditionner mon subconscient par écrit - en écrivant vingt-cinq, cinquante, cent fois chaque phrase. Ce faisant, j'écouterai la Neuvième Symphonie de Mahler sur mon casque stéréo - elle sera ma flamme de bougie, mon pendule tandis que je dirai par écrit à mon subconscient qu'aujourd'hui on est le 19 novembre 1896.

Rectificatif. Je n'écouterai que le dernier mouvement de la symphonie.
Le mouvement dans lequel, comme l'écrit Bruno Walter, "Malher dit sereinement adieu au monde".
Je m'en servirai moi aussi, pour adieu à ce monde-ce, celui de 1971.

Moi, Richard Collier, suis dans l'hôtel del Coronado en ce jeudi 19 novembre 1896.
Moi, Richard Collier, suis dans l'hôtel del Coronado en ce jeudi 19 novembre 1896.
Moi, Richard Collier, suis dans l'hôtel del Coronado en ce jeudi 19 novembre 1896.
(Ecrit cinquante fois par Richard.)

Aujourd'hui, nous sommes le jeudi 19 novembre 1896.
Aujourd'hui, nous sommes le jeudi 19 novembre 1896.
(Ecrit cent fois.)

Elise McKenna est dans l'hôtel en ce moment.
(Cent fois.)

Chaque moment qui passe me rapproche d'Elise.
(Cent fois.)

Nous sommes le 19 novembre 1896.
(Soixante et une fois.)

Vingt et une heures quarante-sept. C'est arrivé.
+ Lire la suite
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TatooaTatooa   14 juin 2016
Je ne repose sur rien. Comme un personnage de dessin animé qui dépasse le bord d'une falaise mais continue à courir quelques temps dans le vide sans avoir rien remarqué.
J'ai remarqué.
Maintenant commence la chute.
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MCG-JulietteMCG-Juliette   08 avril 2013
C'est tout moi, ça. Trente-six ans, de passades en feux de pailles, une vie semée de liaisons imitant l'amour. Mais rien de vrai, rien de solide.
Et voilà qu'ayant attendu d'être atteint d'une maladie incurable, je me mets en devoir de tomber enfin amoureux d'une femme qui est morte depuis une bonne vingtaine d'années.
Qui dit mieux ?
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CatFCatF   25 mai 2021
"Parfois je crois que la seule vraie satisfaction qu'on ait dans la vie, c'est d'échouer quand on essaie de faire de son mieux."
Ce ne sont pas les paroles d'une femme heureuse.
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Vidéo de Richard Matheson
En savoir plus sur "Automnal" : www.lisez.com/9791032404560
S'inscrivant dans la nouvelle vague des récits horrifique américains, Automnal tient autant du folk horror des films The Wicker Man et Midsommar que des écrits de Richard Matheson et Stephen King. Sous la plume du romancier Daniel Kraus, connu pour son travail avec Guillermo del Toro (La forme de l'eau, Trollhunters), Automnal redonne du sens au terme roman graphique en portant le récit d'horreur dans les hautes sphères de l'angoisse psychologique, en offrant la part belle à des personnages crédibles. Cela accompagné par le trait gras et puissant de Chris Shehan et du génie de la couleur Jason Wordie.
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