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EAN : 9782070498321
256 pages
Éditeur : Gallimard (09/09/2004)
3.32/5   39 notes
Résumé :
David Newton, s'il en réchappe, se souviendra longtemps de la jolie Peggy Lister vue de dos, sur une plage, obstinément fascinée par le doux ressac des vagues...
Un monument de candeur et de beauté, un appel à l'amour... Une menteuse aussi pour le pire des secrets. De ces vérités tragiques qui tournent inexorablement au cauchemar...
Un grand classique du thriller psychologique par un maître incontesté de la fiction contemporaine.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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Unhomosapiens
  04 mars 2021
Bon petit roman policier des années 50. On suit avec plaisir les personnages dans cette intrigue pleine de rebondissements. On se croirait dans un film policier américain de cette époque. Mais pourquoi « les seins de glace » alors que le titre original est « Someone is bleeding ». Question de point de vue peut-être.
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morganex
  01 octobre 2020
Richard Matheson est né aux USA en 1926, il est décédé en 2013. Je le connaissais auteur SF et de Fantastique. Une première nouvelle choc (1950 en VO), « Journal d'un monstre », d'à peine six pages fracassantes, short-story atypique, lui permit ses premiers pas dans les pulps US. Deux romans d'exception : le vampirisme science-fictif de « Je suis une légende » ; et la peau de chagrin faite homme, SF encore, de « L'homme qui rétrécit » le consacrèrent. Deux recueils en « Autres lieux, Autres Mondes Anthologies » chez Casterman démontrent ses qualités de nouvelliste … Des oeuvres qui posent un auteur et proposent aux lecteurs d'y revenir et de chercher ailleurs dans sa bibliographie assez conséquente (par exemple le romantique « le jeune homme, la mort et le temps »).

Richard Matheson est aussi, au-delà de sa renommée justifiée en SF et Fantastique, un auteur de polars. Je ne l'ignorais pas. Elément indissociable de sa personnalité d'écrivain de l'Imaginaire. Mais cette autre facette de ses nombreux talents, située aux franges d'autres « mauvais genres » pour lesquels mes affinités sont plus fortes, je ne l'avais jamais abordé. « Les seins de glace » (1955 en Série Noire) fut son premier roman et il est policier. Au-delà d'un thème choc, on y trouve les défauts du débutant et les déjà qualités d'un auteur en avenir: récit bref, sobriété de moyens, phrases courtes, dialogues récurrents et rapides qui accélèrent l'action (dans la lignée polar noir US) ; mises en abime ponctuelles qui scellent les coups de théâtre successifs et un final fracassant (armes stylistiques typiques de Matheson dans la mise en place desquelles il s'est fait une spécialité d'exceller, surtout en nouvelles).

Du positif donc, oui mais …

Il existe une autre manière d'aborder l'oeuvre et l'auteur via la précoce ambition cinématographique de ce dernier, celle de l'inscrire dans la mouvance scénaristique hollywoodienne, de se poser humblement à l'ombre des stars et du 7ème art. « Les seins de glace » sent déjà le 25 images/s, les ingrédients sont là (Matheson, fine mouche, inscrit en outre l'action au-pied-des-lettres-sur-la-colline) ; Lautner s'est collé à l'adaptation du roman en 1974 (voir plus loin).

Années 50's. Californie

Il y a des rencontres, qu'à postériori, Dave Newton (le personnage principal en « je narratif ») aurait souhaitées ne pas faire. Et pourtant, tout avait si bien commencé … avec Peggy Lister.

Début de saison touristique. Une plage déserte face au Pacifique. Un homme, une femme. C'est le coup de foudre. Lui, romancier, en quête d'inspiration. Elle: on ne se sait pas trop, le lecteur devinant très tôt une personnalité trouble et insaisissable ; belle et attirante, mais distante et froide; candide, naïve et spontanée tout en étant introvertie, énigmatique et mystérieuse ; attachante et attirante mais …

Le premier chapitre se cale sur un modèle Harlequin marqué, un romantisme forcené qui positionne un homme à la recherche d'un idéal féminin et une femme dans une quête de sécurité et de protection. Un schéma classique de ces années-là ? Pas tant que çà. Matheson ne tarde pas à noyer le cliché, à diluer l'eau de rose dans les nombreux whiskys bus, à brandir les standards du polar sanglant : les pics à glace fracturant les boites crâniennes, les couteaux déchirant les carotides, les voitures à tombeaux ouverts sur les routes en lacets … Les évènements, au-delà de la lenteur du prologue, s'enchainent rapidement ; les profils psychologiques se perdent dans la frénésie des péripéties, les poser plus précisément manque.

L'épilogue, cousu de fil blanc, se fait, hélas, rapidement transparent. Bien qu'inattendu, car tout autre, dans la version ciné de 1974 proposée par Lautner avec Brasseur, Darc et Delon. La variation, conséquente, est moins mordante mais plus en finesse psychologique.

Au final le roman se fait plus thriller psychologique (sur le fond) que polar noir (sur la forme). Il est à cheval sur deux tableaux. Sa faille, son maillon faible sont là. Dans les deux cas ce qui manque à l'un ne profite pas à l'autre, il pêche ainsi par sa polyvalence. L'aspect polar noir fait regretter sa forme ramassée, courte et rapide (sans doute cadenassée par le nombre de signes max imposé par l'éditeur US de l'époque), le thriller psychologique manque de digressions posant solidement les personnages dans le cercle vicieux qu'ils s'imposent. David Newton, le « Je narratif », n'a pas de prise sur la situation, ses pièces jouées sur l'échiquier sont autant de coups d'épée dans l'eau ; il subit, concède, se perd et ne se retrouve jamais. Jim Vaughan, avocat à l'ombre financière de la maffia, toujours là à redresser la situation en sa faveur est sans cesse perdant au regard du destin qui attend. Son épouse alcoolique, aux verres de whisky bus plus nombreux que le nombre de ses amants, semble se résigner. Son chauffeur, garde du corps, supposé tueur à gages, ex-officier allemand de la Seconde Guerre Mondiale, ombre trouble de son patron, joue le rôle du croquemitaine de service. Une galerie de personnages convenus, aux profils stéréotypés, allant tous là où on les attend. Reste Peggy, et là c'est une autre histoire , bien qu'elle n'échappe pas dans sa singularité aux codes machistes de la société des 50's.

Ce que j'en pense : ressenti mitigé car dans l'attente d'un auteur qui fait partie de mes favoris SF. Au final lecture, à mon sens, dispensable.

Alors, oui, l'écriture est celle que l'on attend de Matheson : facile, rapide, directe, rythmée, au service d'une action pétaradante ; mais, pour le coup, il y manque un soupçon de lenteur propice à certaines digressions crédibilisant la situation.

A noter que l'on retrouve dans « le jeune homme, la mort et le temps » cet amour immodéré d'un homme pour une femme qui lui sera presque inaccessible.

Lien : https://laconvergenceparalle..
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Philemont
  28 mars 2014
Richard MATHESON ne s'est pas illustré que dans la science-fiction. Au début de sa carrière, Je suis une légende est même venu s'intercaler entre deux romans noirs, Jour de fureur, dont nous aurons certainement l'occasion de parler, et Les seins de glace que nous évoquons rapidement ici.
David Newton est un jeune écrivain en mal d'inspiration. Alors qu'il tente de la retrouver sur une plage de Californie il croise la route de Peggy Lister, une jeune femme aussi belle qu'énigmatique, tant pour sa candeur que pour le mystère qui émane de toute sa personne. de fait la vie de Peggy semble complexe et peuplée d'individus peu recommandables. Reste à savoir si elle n'est qu'un pion dans ce microcosme nauséabond ou bien la reine d'un jeu d'échecs tragique...
Connu en France avant tout pour son adaptation cinématographique de Georges Lautner (1974), Les seins de glace est un thriller psychologique facile. Mais Richard MATHESON est aussi un formidable conteur, qui sait capter l'intérêt de ses lecteurs et donner de l'intérêt à un simple roman de gare. de fait, dans cette catégorie, il est difficile de faire mieux.
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PauvreType
  26 mai 2021
Je rêvais de côtes d'agneau et de pommes de terre sautées, de vin rouge et de fromages, mais cette salope d'infirmière m'a réveillé. Elle m'a demandé si j'allais mieux. Ma mâchoire bloquée par un « trismus », la fièvre, l'infection qui s'est trop propagée, mon incapacité à avaler quoi que ce soit. Je lui ai demandé le programme. Il était simple : des antibiotiques, des antidouleurs, une sonde dans la bite. Aucun verre d'eau ne m'était proposé, il fallait que je reste à jeun, en vue d'un probable passage en bloc opératoire. Ouais, d'accord, mais pour mon bide ou ma gueule? ai-je répondu. La veille, on m'annonçait que cette fois, je devrais faire quelque chose pour mon ulcère. Bordel, me suis-je dit, j'ai le physique d'un type à peine sorti de l'adolescence et j'ai des trucs de vioques, comme si à force d'écouter Trenet et Brassens, mon corps s'était adapté ! Elle s'est contentée de me répondre que le médecin allait venir.
J'ai attendu, et évidemment, le médecin ne s'est pas pointé. Heureusement, j'avais glissé ce bouquin dans la poche de ma veste en jean. Mais, à vrai dire, je n'avais pas le coeur à lire. Je me demandais seulement dans combien de temps on allait m'annoncer un cancer de la prostate ou de l'utérus, vu qu'apparemment j'étais le seul zigue de 27 piges à souffrir de ce genre problèmes.
Mais j'ai lu. D'ailleurs, je n'ai jamais considéré la lecture comme autre chose qu'un passe-temps pour faire la nique au désespoir. La lecture à haute dose transforme n'importe quel adolescent transparent en adolescent bizarre ; c'est déjà un statut. Plus tard, elle fait de soi un paumé raffiné.
C'est un court roman, commençant comme un Harlequin (rencontre sur une plage d'un écrivain et d'une jeune beauté ingénue) et qui bascule dans la noirceur quand on se rend compte que la ziguesse ne l'est pas tant. le gars s'accroche, contre raison, et il voit s'accumuler les cadavres, pic-à-glace dans le crâne. Et si c'était l'objet de son stupide amour, le criminel ?
Enfin, c'est pas le roman noir indispensable, mais quand on a une sonde dans la bite et qu'on ne sait pas ce qui nous attend, dans une saleté de chambre aux murs blancs, on s'en contente.
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greg320i
  03 mars 2013
Incontestablement , Richard Matheson à un talent d'écriture: il nous séduit ,nous ouvre une porte littéraire où la lecture se fait fluide,simple et légère comme une plume où il est bon de s'y perdre.
Du talent donc,et du livre ici présent on ne peut que le constaté . Simple , court, histoire amusante , déroulement rapide et ..FIN ! Vous l'aurez compris , il s'agit plutôt d'une longue nouvelle que d'un véritable roman .
Une histoire d'envie ,de plaisir inassouvi mais qui ne porte que de thriller la marque : ne chercher la grande action ou le suspense malheureusement , car en 188 pages le tout est ramené à un contexte policier basique de course-poursuite et dialogue simple .
A noter qu'un film à été tirer du livre et chaleureusement salué par les critiques ,notamment grâce à un superbe duo d'acteur ( Mireille Darc - Alain Delon )
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Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
UnhomosapiensUnhomosapiens   03 mars 2021
Il faisait plutôt frisquet, ce jour-là, je m'en souviens. Le ciel était légèrement couvert ; les falaises paraissaient grisâtres sous leur voile de brume. C'est sans doute pour ça qu'il n'y avait pas foule sur la plage. De plus nous étions en semaine, avant les vacances scolaires. Le mois de juin, quoi ! Tout compte fait, vous voyez le tableau : une immense étendue de plage où nous étions seuls, elle et moi.
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UnhomosapiensUnhomosapiens   04 mars 2021
Pas beau, un enterrement.
Une invention de la société qui donne aux gens une dernière occasion de rendre hommage à quelqu'un. Mais en fait, ça ne manque jamais de tourner au Grand-Guignol. Je trouve ça morbide et du plus mauvais goût. Les cadavres ne sauraient jamais offrir un spectacle de choix. Ils sont bien trop morts.
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bgnbgn   03 novembre 2015
Tu es comme tous les autres. Comme tous les salauds. Vous vous soutenez. Vous vous entendez pour comploter contre nous. Vous nous précipitez au fond d’un gouffre. D’un gouffre immonde. Vous nous blessez, vous nous brutalisez, vous nous détruisez. Nous ne sommes plus que des jouets entre vos mains ignobles. Vous brisez toutes nos espérances. Vous nous déchirez le cœur. Et vous vous en foutez ! Tous les mêmes, tous. Vous vous foutez de nous. De notre esprit, de notre cœur, de notre âme. Tant pis si nous avons une sensibilité que vous ne comprenez pas. Tant pis si nous avons peur. Vous nous prenez. Vous nous arrachez toute la beauté de notre vie ; vous nous donnez votre laideur à la place, et vous prétendez nous rendre heureuses ! Et vous êtes tous des cochons. Ne me touche pas, espèce de cochon, sale cochon !
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rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2014
Combien de temps un amour aveugle peut-il résister, quand on vous le démolit à grands coups de boutoir ? Et c’était affreux de penser que mes relations avec Peggy n’étaient qu’un tissu de mensonges.
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rkhettaouirkhettaoui   22 octobre 2014
Aucun homme ayant toute sa raison ne pouvait être aussi fermement résolu à en tuer un autre. Son épais cerveau teuton ne connaissait pas autre chose que la haine meurtrière.
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En savoir plus sur "Automnal" : www.lisez.com/9791032404560
S'inscrivant dans la nouvelle vague des récits horrifique américains, Automnal tient autant du folk horror des films The Wicker Man et Midsommar que des écrits de Richard Matheson et Stephen King. Sous la plume du romancier Daniel Kraus, connu pour son travail avec Guillermo del Toro (La forme de l'eau, Trollhunters), Automnal redonne du sens au terme roman graphique en portant le récit d'horreur dans les hautes sphères de l'angoisse psychologique, en offrant la part belle à des personnages crédibles. Cela accompagné par le trait gras et puissant de Chris Shehan et du génie de la couleur Jason Wordie.
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