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Mademoiselle Caroline (Autre)Mademoiselle Caroline (Autre)
EAN : 9782413024330
128 pages
Delcourt (30/09/2020)
3.81/5   157 notes
Résumé :
"Avortez.", "Il va falloir faire un autre sport, votre fille n'est pas assez gracieuse pour la danse.", "On ne va pas avoir votre taille en rayon.", "T'as de la chance d'être grosse, au moins t'existes."...
Les journées de Mathou et Mademoiselle Caroline sont remplies de ces petites phrases, parfois anodines mais toujours assassines à propos de leur poids. Si l'une essaie désormais de s'accepter, l'autre fera toujours en sorte d'essayer de mincir mais ensemb... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (39) Voir plus Ajouter une critique
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Avant, on était gros et on le vivait plus ou moins bien, on assumait ou non son corps, on encaissait ou non des réflexions venant d'inconnus, de ses proches, du corps médical ou professionnel, mais désormais, on a inventé la grossophobie et ça permet de vendre des livres sur un sujet qui n'intéressait personne, hormis les gros eux-mêmes.
Je trouve dommage qu'il faille qu'un sujet soit à la mode pour faire parler de lui.
Cette bande dessinée permet à deux femmes, Mathou et Mademoiselle Caroline, de s'exprimer sur ce qu'elles ressentent face à la société et aux regards des autres sur leurs corps.
La nourriture est à la fois un plaisir et une source de culpabilité et de grande souffrance pour ces femmes qui jamais ne se font plaisir, tant le regard des autres sur leur corps et leur vie leur pèsent, car beaucoup de gens se croient autorisés à faire des commentaires désagréables sur leurs poids, alors qu'ils ne les connaissent même pas, mais le surpoids est encore perçu comme quelque chose de négatif, de dégradant, qui montre que la personne est faible, sans volonté, bref, tout un tas de clichés qui ont la vie dure.
Cette bande dessinée ne prétend pas apporter de solutions, ni face au surpoids, ni face aux préjugés ou aux propos déplacés, mais elle permet de donner la parole à deux femmes et de peut-être aider d'autres personnes à prendre conscience que leur corps n'est d'une partie de ce qu'ils sont et qu'un corps qui ne correspond pas aux normes de la société ne fait pas de vous une mauvaise personne.
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On ne va pas avoir votre taille en rayon. », « T'as de la chance d'être grosse, au moins t'existes. » Tu as passé tes vacances en graisse?… Les journées de Mathou et Mademoiselle Caroline sont remplies de ces petites phrases, certes parfois anodines mais toujours assassines à propos de leur poids

N'en pouvant plus de ces moqueries, et clichés contre les personnes de forte corpulence ( clichés que la récente émission de M.6 a réactivé), la piquante autrice de BD Mathou , qu'on aime bien à Baz'art et sa complice de régime Mademoiselle Caroline ont décidé ensemble de réunir dans une BD réalisée à 4 mains.

A volonté, tu t'es vu quand tu manges ? », publié aux éditions Delcourt retrace donc toujours avec une dérision qui en fait tout le sel(!) le parcours du combattant de ceux et celles qui ne font pas une taille 36 et nous montre en évitant tout manichéisme à quel point la grossophobie suit les personnes en surpoids partout où elles vont.

Arborant en préface une observation fine et intelligente de Gabrielle Deydier qui a raconté son parcours dans le livre « On ne naît pas grosse » et dans le film « On achève bien les gros », cette BD qui recentre une journée les moqueries et parcours du combattant de ces deux copines de régime afin de montrer aux lecteurs comment ces regards en coin et phrases pas si anecdotiques que cela peuvent être mal percues par les personnes concernées et leur pourrir totalement la vie

On prend énormément de plaisir aux traits de crayon et l'humour et aux situations pleines de vérité de Mathou et de Mademoiselle Caroline !
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Une BD agréable à lire sur un thème essentiel : la grossophobie et comment la société par des images, des mots et des comportements pousse au régime de maigreur mais certains passages m'ont fait tiquer.
Ici abordée par l'humour.
Après les habitués des auteures retrouveront un peu toujours la même chose qu'elles abordent dans leurs oeuvres respectives.
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Mathou est une de mes personnes préférées au monde – dans la catégorie des personnes que je ne connais pas en vrai, mais dont le travail me touche, me donne la pêche et surtout l'énergie pour affronter le monde. A chaque fois que sort un de ses albums, je suis en joie (#groupie) et évidemment j'attendais avec impatience la sortie de A volonté, sa bande dessinée coécrite avec Mademoiselle Caroline. J'étais très curieuse d'avoir cette bande dessinée entre les mains, d'autant que les deux autrices et illustratrices n'ont pas la même façon de dessiner. Je me demandais donc comment allait se marier leur travail.

Mademoiselle Caroline est autrice et illustratrice, elle tient le le journal d'en haut de Mademoiselle Caroline. Je l'ai découverte grâce à Mathou et j'ai eu l'occasion de lire La lose, Carnets d'aventures ordinaires, inspiré de son quotidien. Et franchement, cet album m'a encore plus donné envie de lire A volonté.

Dans A volonté, sous-titré Tu t'es vue quand tu manges ? Mathou et Mademoiselle Caroline racontent leur quotidien de femmes rondes : les remarques choquantes, les interventions soi-disant bienveillantes (mais absolument pas demandées), les galères comme celle de trouver le bon manteau dont les boutons ne vont pas sauter au moindre mouvement… Bref, tout un tas de moments de malaise que l'on peut éprouver quand la balance affiche quelques kilos de trop.

Après avoir terminé A volonté, je l'ai immédiatement relu. J'ai trouvé Mathou et Mademoiselle Caroline bien courageuses de raconter ce que j'aurais, moi, essayé d'enfouir au fond de ma poche pour oublier au plus vite. Et ça fait un bien fou. En deuxième lecture, j'ai pensé qu'il serait bien qu'il n'y ait pas que les rondes qui lisent A volonté et que ceux et celles qui se permettent de faire des remarques comme « nan, mais c'est pas grave, vous avez un beau visage » ou « nan mais comment tu fais ? Moi je prends 200 grammes et j'ai envie de me tuer » se mettent plutôt un coup de pelle en pleine tronche réfléchissent à deux fois avant de parler.

Ce qui est super chouette, c'est que cet album est plein de bienveillance – exactement comme je m'y attendais. Et qui sait ? Peut-être aidera-t-il certains et certaines à apprivoiser leur corps, ou au moins à être plus doux avec.

A volonté, ça énerve un peu aussi : tout serait tellement plus sympa si chacun se mêlait de ses affaires au lieu de vouloir s'immiscer dans les assiettes ou dans la garde-robe des autres.
Lien : https://mademoisellemaeve.wo..
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Je n'ai pas du tout aimé la façon de traiter le sujet. Je suis toujours à la recherche de vécus personnels exprimés avec recul. "Ce que je fais de ce qu'on a fait de moi", quelque chose comme ça.

Ici je m'attendais à de l'humour qui aurait prouvé que le sujet est digéré mais qu'il n'en reste pas moins problématique, car la grossophobie existe (même si le mot est souligné de vaguelettes rouges). le format BD est grandement responsable de mon a priori sur le style, car j'avais beaucoup apprécié celle de Sophie Lambda sur un autre sujet.

Si le thème de À volonté : Tu t'es vue quand tu manges ? me concerne, je suis totalement hermétique au message que le livre tente de faire passer et que je pourrais résumer par "les autres sont des méchants, on est gros(ses) mais aimez-nous quand même".

Se positionner en victime revient à faire porter la faute à l'autre. Et si il n'y avait pas de faute ? L'autre aime ou n'aime pas, et qu'il soit fortement orienté dans ses goûts parce qu'il est réceptif aux tendances d'opinions n'y change rien. Je n'ai jamais compris la volonté de s'imposer à l'autre dans le but qu'il finisse par nous aimer. Quoi espérer de sincère dans ce cas ?

Il aurait été bien plus intéressant d'exprimer ce que ce rejet de la part de l'autre a conduit les autrices à développer d'elles-mêmes, au lieu de produire ce catalogue de réflexions pas très agréables mais sans aucune analyse ou commentaire (à part, je le disais plus haut, que ce sont des méchants). Ou bien de s'interroger sur l'intérêt d'être apprécié(e) ou pas par un parfait inconnu voire par le monde entier.

La beauté physique est un affaire de chiffres, de dimensions, de proportions, de symétrie, d'écarts. Quand on n'entre pas dans les cases de la beauté universelle, il me semble plus serein de s'y faire le plus vite possible et de ne pas s'attendre à ce qu'on nous laisse passer, alors que le feu est vert, pour notre jolie silhouette et notre sourire charmant.

Quant aux moqueries et à la bêtise des gens (souvent en groupe d'ailleurs, seuls se sentiraient-ils aussi facilement autorisés à ces remarques déplaisantes, on peut se poser la question), chacun son fardeau.

Je m'attendais donc à me reconnaître dans ce livre, mais ça n'a pas été le cas et dès le début je n'ai eu qu'une seule envie : ne pas le garder.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Le poids, on le porte d'abord physiquement. Cependant, la charge émotionnelle que ces kilos perçus comme superflus impliquent est grandement relativisée, moquée voire ignorée. La première forme de souffrance des grosses et des gros c'est la culpabilité. Culpabilité de ne pas savoir ne pas être gros. Culpabilité d'être soit-disant dénué de volonté. Culpabilité de ne pas leur ressembler. À qui ? À ces gens parfaits qui, en réalité, n'existent pas ?
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Le poids que j'ai vraiment à perdre n'est pas dans mes bourrelets mes bras ou mon cul... Il est dans mes peurs et mes angoisses.
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- Ouais. Ben, voilà le problème : arrêter de manger ce qu'on veut, c'est pire que d'arrêter de fumer.....
- Ah, bon?
- Ben, oui : quand t'arrêtes de fumer, t'arrêtes complètement, tu touches plus une clope, t'es d'accord ? Rien, niet, nada, walou.
- Ouais...
- Alors que tu ne peux pas arrêter totalement de manger. Sinon tu crèves relativement vite et bien. Tu vois où je veux en venir ?
-Oh que oui !
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« J’ai dû choisir entre être mince et suicidaire ou grosse et heureuse.. Je n’ai pas hésité très longtemps. Ne jugez pas trop vite les gros… On ne connaît pas toute leur histoire. »
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La montagne à gravir pour la perte de poids est bien plus remplie d'émotions à combattre que de calories.
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