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EAN : 9782350180359
123 pages
Éditeur : Editions Cécile Defaut (24/10/2006)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Une grande partie de la pensée moderne est une pensée de la crise, comme on le voit chez Baudelaire, Nietzsche et Heidegger, ou, plus près de nous, chez Albert Camus, Hannah Arendt et George Steiner. C'est donc une pensée de l'angoisse, là où la pensée chrétienne était une pensée de la déréliction de l'homme, et donc du salut, et la pensée antique une pensée de l'ordre du monde, et donc du bonheur. Ce qui est en cause, c'est le sens même de l'existence humaine. Le s... >Voir plus
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
lrntvlrntv   12 août 2020
Charles Taylor discernait trois traits dominants de la culture contemporaine dans son ouvrage de 1991, The Malaise of Modernity : une « perte de sens » liée à la disparition des horizons moraux, une « éclipse des fins » au profit d’une raison instrumentale, une « perte de liberté » du fait de l’atomisation des individus. Tous trois convergent vers « un monde aplati dont les horizons de signification reculent ». Vingt ans plus tôt, George Steiner, dénonçant l’instinct de mort de la civilisation européenne qui a rompu son ancienne alliance avec la transcendance, montrait que notre « après-culture » aboutissait à « n’avoir ni paradis ni enfer » et à « se retrouver intolérablement privé de tout, dans un monde absolument plat ». On ne s’étonnera pas qu’un tel monde soit propice aux diverses manifestation du relativisme qui égalise toutes les formes de la culture en supprimant la hiérarchie des œuvres et qui réduit l’existence de l’homme à l’estimation subjective, sinon autiste, de toutes les convictions et de toutes les pratiques.
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lrntvlrntv   24 juillet 2020
Le pouvoir politique doit permettre l’instauration d’une véritable culture, laquelle est également, en tant que sa condition indispensable, assortie au bien commun. C’est dire que l’issue de la crise du sens, qui est dans ses effets générale, ne peut être que l’éducation, qui est dans son principe universelle. Commandée par le politique, car les philosophes, les savants et les éducateurs ne maîtrisent pas le champ du pouvoir mais explorent la sphère du savoir, l’éducation, dans sa double fonction de former un homme et de façonner un citoyen, est seule en mesure de penser ce qui nous menace en nous offrant les outils de compréhension de l’histoire. À défaut de changer le monde ou de le transformer, elle nous permet, c’est là le bien commun auquel nous pouvons prétendre, de l’habiter et de le penser.
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lrntvlrntv   12 août 2020
En voulant coïncider avec la totalité de l’être, la rationalité a cherché à ramener le monde à la mesure qui le déployait, et a inscrit la pensée dans la tautologie pour mieux récuser ce qui se tenait en dehors de ses limites. Aussi l’ontologie, hantée par son souci spéculatif, n’embrasse-t-elle jamais qu’elle-même, de Parménide à Wittgenstein, dans son refus d’accorder un sens à ce qui outrepasse la forme de la signification. Ce dont on ne peut parler, il faut l’exorciser, et non simplement le taire, pour ne pas affecter la belle unité d’une pensée close sur l’être comme elle est recourbée sur elle-même.
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lrntvlrntv   24 juillet 2020
L’étendue de la crise atteint l’idée de vérité dans sa nécessité théorique, et, par contrecoup, l’idée d’une existence humaine douée de sens, dans son exigence pratique, parce qu’il n’y a plus lieu d’imposer une direction à une humanité éclatée en communautés irréductibles.
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lrntvlrntv   12 août 2020
On pourrait discerner chez nombre de penseurs du monde moderne, chez Rousseau, Baudelaire et Nietzsche, ou chez les antimodernes résolus comme Léo Strauss, Albert Camus et Hannah Arendt, ce sentiment de vivre une époque de crise permanente, à la différence du monde antique et du monde chrétien qui, en dépit des guerres, des destructions ou des pillages, n’avaient jamais douté des principes sur lesquels était fondée l’existence commune des hommes.
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