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ISBN : 2848050861
Éditeur : Sabine Wespieser (26/08/2010)

Note moyenne : 3.46/5 (sur 23 notes)
Résumé :
Au premier regard, quand il la rencontre en 1957 à la sortie d’un concert au bénéfice des réfugiés hongrois, le narrateur sait qu’il peut offrir à Zsuzsanna une vie de lait et de miel. Avec cette jeune femme volontaire et lumineuse, qui a fui Budapest et sa révolution manquée, il a en commun l’expérience de l’exil et, chevillé au corps, le désir de construire un avenir possible. Arrivé en France quelques années plus tôt, il a lui aussi échappé à l’étau de l’histoire... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Arthore
  19 janvier 2019
Après le coup de coeur la semaine dernière pour le Bleu du lac, j'ai voulu rapidement découvrir un autre roman de Jean Mattern.
En effet si j'essaie en principe d'espacer mes lectures d'un même auteur, je ne pouvais attendre.
La règle s'est de nouveau confirmée! le coup de coeur n'a pas été au rdv et la déception est là...
Le pitch donné sur la 4ème de couverture était pourtant attirant : l'histoire d'un homme arrivé au terme de sa vie qui fait un retour sur cette dernière et se confie à son fils pour tenter de trouver une forme d'apaisement.
Sa relecture de l'Histoire et sa vision de l'amour et de l'amitié sont les 2 piliers de ce roman.
Les émotions sont présentes, les personnages travaillés, le style ciselé.
Les détails et précisons sont multiples.
Néanmoins les constants allers et retours dans le temps n'ont pas facilité mon entrée dans ce récit, ni même l'attachement aux personnages.
Le passage constant par le narrateur, de sa vie de jeune garçon à celle de mari père de famille, le tout dans une période de l'histoire complexe ont contribué à complexifier la lecture.
Roumain du Banat, le narrateur fuit son pays en compagnie de son meilleur ami mais le quitte durant cette fuite. Il se réfugiera en France où il rencontrera celle qui deviendra sa femme.
Roumanie, Hongrie, URSS, Serbie, Allemagne, Autriche, France, l'auteur nous décrit un moment d'histoire fort de ces différents pays à travers le récit de sa vie.
Dommage, pour moi les ingrédients y étaient mais pas l'alchimie.
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yo
  31 octobre 2011
Un vieil homme, malade, est sur le point de mourir. Pour la deuxième fois. La première, c'était soixante ans plus tôt, à la sortie de la guerre, alors qu'il fuyait Temesvar, aujourd'hui Timisoara, en Roumanie. Il se souvient de ce moment, dans cet hôpital de Vienne. Se remémore Stéfan, l'ami d'enfance qu'il a perdu de vue à la même époque, et qu'il n'a jamais retrouvé. Revient sur sa vie, en Roumanie puis en Champagne, sur la guerre, sa rencontre avec Suzanne, hongroise ayant fui Budapest en 1956.
Bien que les lieux et les époques soient différentes et nombreuses (Roumanie des années 40, Budapest en 56, France des années 50 et 60), Jean Mattern signe un roman court. Pas d'épopée, mais un récit condensé, riche. La tension du récit est liée à sa construction ; loin de faire un récit chronologique, chaque paragraphe est l'occasion de plonger dans un nouvel épisode de la vie du narrateur, dans une nouvelle époque. Et à chaque entame de paragraphe, le lecteur se demande dans quel pays et à quelle époque il va être emmené.
Mais l'ensemble est construit de manière assez habile pour que le lecteur ne soit pas perdu. Les éléments du récit prennent au fil des pages plus d'ampleur, et chaque événement se voit ainsi replacer dans un temps plus long. Ainsi de cette séparation avec Stefan au moment de monter dans le train, qui ouvre presque l'ouvrage et dont on ne connaîtra le fin mot qu'en fin de récit.
Lien : http://livres-et-cin.over-bl..
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mimipinson
  28 octobre 2012
Dans ce second volet, Jean Mattern poursuit sa quête de la mémoire, et l'exploration familiale. Après Gabriel, le fils, c'est ici le père qui se penche sur son passé au soir de sa vie. Une vie commencée en Europe centrale, où les frontières changeaient à au gré des traités de paix, et des déclarations de guerre. Les retours s'entremêlent, comme pour accentuer la confusion des temps troublés que la Mittel Europa a connu durant cette période.
Comment notre narrateur et sa femme Suzanne, elle aussi réfugiée, ont surmonté l'exil, adopté une nouvelle patrie, et se sont assimilés…. Comment chacun des deux vit cela à sa manière, et à son rythme…
J'ai retrouvé avec un certain plaisir la plume de Jean Mattern, mais pas avec le même plaisir que les fois précédentes. Sans doute qu'une forme de lassitude s'est installée, et qu'il est temps, maintenant pour l'auteur de se renouveler un peu ?

Lien : http://leblogdemimipinson.bl..
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michelekastner
  05 septembre 2014
Récit sobre, émouvant, introspectif (il fouille les souvenirs au plus profond, chose rare pour un écrivain masculin) : malade, sur le point de mourir, le narrateur déroule le fil de sa vie, qu'il aurait voulue "de lait et de miel" pour sa femme. Tous deux ont fui l'occupant soviétique ; lui en 1944, fuyant la région roumaine, germanophone du Banat ; elle, en 1956, suite à l'insurrection hongroise, rapidement réprimée. C'est une vie de regrets, de pertes et de renonciations qu'ils ont finalement vécue. Exil et nostalgie résument ces destins individuels sur fond de grande histoire souvent méconnue.
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Livrespourvous
  17 septembre 2010
Le titre de ce court roman est très beau, un engagement à ouvrir le livre, à le lire.
Voici donc une histoire de la Mitteleuropa, de Temesvar (future Timisoara). Voici un narrateur qui au soir de sa vie, raconte à son fils Gabriel, son amitié jusqu'en 1944 avec Stefan Dragan violoncelliste et sa vie avec sa femme Zsuzanna, à qui il souhaitait offrir une existence de lait et de miel.
Editeur zélé et attentif, Jean Mattern livre ici avec élégance un roman bien rythmé, bien agencé et surtout bien écrit. Les émotions mais aussi les sentiments sont retenus, contenus et maintenus.
Roman de l'exil, de lait et de miel soulève la difficile condition humaine de l'apatride.
Court mais brillant.
Lien : http://livrespourvous.center..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   23 avril 2016
Jadis aux confins de l'empire habsbourgeois, après une parenthèse turque d'un siècle et demi, le Banat avait été découpé en morceaux sur les cartes d'état-major lors de la conférence du Petit Trianon, et pour l'essentiel, la région fut intégrée à la Grande Roumanie en 1919.
(…)
Stefan partirait en Allemagne vêtu d'un manteau de la SS et moi, j'irais ailleurs, ou nulle part.
(…)
Une personne déplacée. Nous partagions cette expérience et (...) cela faisait certainement partie des ressorts qui firent naître, dans l'alchimie incompréhensible des désirs et des décisions, ce sentiment d'amour entre nous.
(…)
Le lait et le miel ne couleraient plus pour nous.
(…) L'oubli nous accompagne de manière si étrange tout au long de notre vie. Parfois, le temps ne nous l'offre pas, refusant tout répit à notre mémoire. (...) Mais parfois aussi, alors que nous voudrions tant conserver au fond de nous une image, un parfum, une parole, l'oubli, imperceptiblement, nous les ravit.
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michelekastnermichelekastner   15 juillet 2014
L'oubli nous accompagne de manière si étrange tout au long de notre vie. Parfois, le temps ne nous l'offre pas, refusant tout répit à notre mémoire. Englués dans notre souffrance, nous avançons lestés, comme figés dans le temps. Mais parfois aussi, alors que nous voudrions tant conserver au fond de nous une image, un parfum, une parole, l'oubli, imperceptiblement, nous les ravit. Il est des trésors que l'on perd ainsi à tout jamais, et nous avons tort de proclamer si souvent : "Je n'oublierai jamais". Qui peut savoir ?
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ArthoreArthore   19 janvier 2019
Oublier Timisoara. Le violoncelle de Stefan. Combler l'absence des miens, seule une femme pouvait m'aider à y parvenir, j'en étais convaincu. Suzanne serait cette femme.
En échange, je serais celui qui lui offrirait sa chance, une vie de lait et de miel.
.....
Suzanne me fit comprendre, en peu de mots et quelques regards, que j'incarnais la réponse dont ELLE avait besoin. Et cette découverte, me procura la conviction que tout tout allait changer dans ma vie pour toujours, me bouleversa jusqu'à en avoir le vertige, et, pour finir me fit tomber si violemment et si profondément amoureux de Suzanne que je ne m'en remis pas. J'étais sa réponse, j'allais réparer ce que les chars soviétiques (à Budapest en 1957) avaient cassé en elle.
.....
J'ai aimé Suzanne parce u'elle croyait avoir trouvé son sauveur en moi, et je l'ai même rendue heureuse pendant de longues années, jusqu'à l'irruption de la mort dans sa vie. A cet instant, elle compris que je n'étais pas capable de la protéger du monde entier.
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AifelleAifelle   14 avril 2011
"La télévision ou les journaux, depuis, m'ont confronté à tant d'images de gens jetés sur la route. L'humanité semble secrètement jouir de ce cycle éternellement renouvelé de l'exil. Et à chaque fois, je superpose le visage de mes quinze ans à celui de l'adolescent vietnamien, soudanais ou bosniaque".

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CsylCsyl   25 septembre 2015
Quand le son se mourait dans des pianissimos, je sentais des caresses sur ma peau. Quand l'archer se mettait à frotter plusieurs cordes à la fois, je sursautais comme si ces cris de colère polyphoniques s'adressaient à moi, et parfois quand les doigts de la main droite de Stefan pinçaient les cordes, je croyais entendre des gouttes de pluie tomber sur la Temes.
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Videos de Jean Mattern (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Mattern
Après avoir publié de nombreuses nouvelles dans des journaux américains, Baird Harper publie un premier roman magistral, "Demain sans toi" (Grasset). Une magnifique variation sur la famille présentée, ici, par son éditeur français, Jean Mattern.
Photo : © Chris Ocken
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