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ISBN : 284805302X
Éditeur : Sabine Wespieser (03/05/2018)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 20 notes)
Résumé :
En remplaçant au pied levé Pogorelich dans une salle de concert londonienne, celle qui allait devenir la grande pianiste Viviane Craig ne se doutait pas qu’un défi bien plus difficile l’attendait.
Concertiste célébrée, elle vit depuis des années une passion secrète avec James Fletcher, critique musical charismatique – et boxeur à ses heures –, quand un appel lui apprend le décès brutal de son amant. Au bout du fil, l’exécuteur testamentaire, sans mesurer la p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
ValerieLacaille
  05 juillet 2018
Que dire de ce livre?
Qu'il est original: il s'agit du flot continu des pensées d'une musicienne célèbre se rendant en métro à l'enterrement de son amant car elle y a été conviée pour jouer un morceau de Brahms sur un piano.
Qu'il est parfois long: certaines phrases couvrent la moitié d'une page.
Qu'il est lancinant: la pauvre femme est mélancolique car elle se rend compte que la petite étincelle de joie et de plaisir s'éteint avec son amant secret. Cela revient en boucle, comme un leitmotiv.
Qu'il est sensible: émotions et sentiments sont relatés avec toutes leurs nuances.
Qu'il est étonnant: on ne s'attend pas du tout à la fin!
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DisMoi10phrases
  03 août 2019
Vous êtes-vous déjà retrouvé dans les transports en commun, avec la tête encombrée par vos pensées, qui tournent en boucle sur un seul sujet, comme une rumination incessante, sans pause et sans respiration ? Vous avez beau tenter de revenir à la réalité, ces pensées obsessionnelles reviennent sans répit. C'est ce que subit Viviane Craig ce jour-là, pianiste de renom, retirée de la scène publique depuis des années. Aujourd'hui, elle doit donner une ultime représentation privée, pour l'enterrement d'un des deux hommes de sa vie, son amant James Fletcher, mort sans la prévenir. Elle l'enterre, sans l'enterrer, car leur liaison est toujours restée clandestine et son mari, resté à la maison, comme les amis de James, les proches, l'exécuteur testamentaire… personne ne sait à quel point elle aimait cet homme et à quel point son monde s'effondre.
Jean Mattern retranscrit ici à merveille, en quelques pages, ce trajet en métro sur la Piccadilly line de Londres, ces pensées obsessionnelles, dans un monologue sans chapitre, avec quelques rares points lorsque Viviane reprend son souffle. On fait des hypothèses sur la chute… parce qu'il y aura une chute n'est-ce pas ? On imagine tout. Pas ça…
Je suis toujours fascinée par les formes d'écriture périlleuses qui fonctionnent. L'émotion est au rendez-vous.
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Arthore
  13 janvier 2019
Un roman court et tres beau autour de l'amour. Viviane Craig, concertiste célébrée, vit depuis des années une passion secrète avec James Fletcher, très grand critique musical. Un coup de fil et c'est l'annonce du décès brutal de son amant. L'exécuteur testamentaire lui demande de jouer lors de la messe de funérailles, le deuxième Intermezzo de Brahms. Ce livre nous décrit les pensées de cette femme terassée par la douleur pendant le long trajet en métro qui va la conduire à l'église choisie par James.
Question : "Est ce que toute cette théorie sur l'amour qu'on engrange et sur lequel on peut s'appuyer n'est pas une belle invention pour consoler les endeuillés", avec comme circonstance aggravante pour Viviane Craig, d'être condamnée à un deuil clandestin
Petit bémol, l'auteur, pour véritablement nous faire entrer dans les pensées de son héroïne, n'utilise quasiment jamais le point mais simplement des virgules. La lecture supporte difficilement de ne pas se faire d'une traite. (114 pages)
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photomum01
  13 mai 2019
La narratrice de ce roman, Viviane Craig, pianiste célèbre, se trouve dans le métro entre son quartier de Wimbledon et l'église Sainte Cécile. Selon les dernières volontés de James Fletcher, musicologue, critique musical devenu vedette de la télévision, qui fut son amant, elle va interpréter au piano l'Intermezzo n°2 de Brahms au cours de ses funérailles.
Durant le trajet qui lui semble interminable, elle se remémore leur passion secrète, leur amour, leur histoire depuis leur rencontre jusqu'à ce jour, où terrassée par le chagrin, qu'elle ne peut confier à personne, elle va devoir se surpasser pour rejouer en public. Toutes les pensées les plus folles lui traversent l'esprit...
Ce court roman traite d'un sujet universel : la perte de l'être cher adultérin. Il parle d'amour et de secrets, de chagrin inavouable... Amours clandestines mais aussi nécessité de ne jamais tout connaitre de l'Autre, de préserver un jardin secret même lorsque la volupté, la tendresse, la passion existent... La musique comme ultime langage amoureux, murmurant ce que la bienséance interdit... A moins que la fin inattendue ne traite finalement d'un autre sujet.
Pas mal.

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som
  01 octobre 2018
Surnommée la Greta Garbo du piano, Viviane Graig, concertiste renommée, sort de sa retraite pour jouer l'Intermezzo en si bémol aux obsèques de son amant. Sur le chemin qui la mène à l'église, elle se souvient.
Monologue intime, l'artiste livre ses pensées les plus profondes, sa liaison secrète, ses pulsions sensuelles pour son amant et son amour pour son mari….
D'une plume élégante et sobre, Jean Mattern dit en peu de pages la complexité des sentiments amoureux et la douleur de la perte de l'être aimé. La douceur prend peu à peu le pas sur le chagrin.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
michelekastnermichelekastner   01 novembre 2018
(...) le temps que nous passions ensemble coïncidait avec l'espace de son appartement, peut-être est-ce cela un voyage immobile, et même s'il m'est arrivé de me révolter contre cette réclusion volontaire je me dis maintenant qu'elle nous a protégés, aucun ami à intégrer à notre relation, aucun conflit potentiel introduit par des tiers, juste la musique, nos conversations et nos corps dont il fallait parfois maîtriser l'impatience, quelques notes de musique, nos caresses et nos confidences chuchotées, voilà la quintessence de ma vie, ce qu'il en reste maintenant qu'il est parti et que je n'en saurai jamais plus sur son enfance dans le Nord, ses études de musique et cette découverte de la félicité à s'immerger dans une eau claire au milieu d'un lac dans les Alpes, il était plutôt avare de mots, même si nos conclaves lui ont donné le goût de la parole malgré tout, et à chaque bribe de sa vie d'avant qu'il me confiait je l'aimais un peu plus, c'est sans doute idiot mais c'est ainsi.
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fanfanouche24fanfanouche24   12 juillet 2018
(...)je me suis demandé parfois si j'aurais encore pu inverser le cours des choses ensuite, s'il était encore possible de -résister- mais résister à quoi, au juste ? Dire que notre vie se joue ainsi en quelques secondes, mourir, tomber amoureux, faire un pas de côté, tout cela en quelques instants, si on veut les additionner, ces rares moments à vraiment infléchir le cours de nos existences, cela ne fait pas grand-chose au bout du compte, comparé à toutes ces heures dans une vie où l'on se laisse seulement porter par le flot, à toutes ces semaines, ces mois où l'on ne fait qu'emprunter la route toute tracée, sans jamais en dévier, sans jamais chercher à s'en écarter. (p. 40)
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fbalestasfbalestas   21 avril 2019
Au prix d'un effort considérable, j'avais réussi à ne pas me retourner vers lui à la fin des applaudissements, mais c'était sans compter son impudence : il m'attendait à la sortie, au bout de ce petit couloir qui relie la salle à la rue, et ne me laissait aucune possibilité de lui échapper, et lui de me dire avec le plus grand naturel qu'il avait ruiné deux pantalons en deux sorties à cause de moi - je ne comprenais par alors qu'il faisait allusion au concert qui m'avait lancée quelques mois plus tôt - et que je lui devais bien un déjeuner pour ça. Il ajouta "Au moins", en souriant très légèrement, et j'ai su cet instant que je ne trouverais peu voire aucune résistance à opposer à celui qui se présentait comme James Fletcher quelques instants plus tard.
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ArthoreArthore   13 janvier 2019
De la même manière cet amour invisible était devenu l'essence même de mon existence.... ou peut être serait il plus juste de reconnaître que tout n'était pas que passion et intensité entre nous, ma mémoire serait elle deja en train de distiller les moments les plus riches de tout ce temps passé ensemble, comme on extrait la quintessence en pélevant son huile,
Oh que je déteste le travail du temps et la lente transformation de nos souvenirs qu'il accomplit, rien n'est faux, rien n'est vraiment juste non plus quand on se souvient, on trie, on élimine, on retient ce qu'on veut, et il faut croire que je suis déjà en train d'évacuer les moments ou James et moi étions un couple ordinaire
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ArthoreArthore   12 janvier 2019
Je voulais à la fois tenter ma chance et croire que tout serait terminé le lendemain, que cette carrière de concertiste jamais osée serait finie avant d'avoir commencé, tout le monde n'est pas Anthony Hopkins, qui a connu sa prelière ovation au théâtre suite au forfait d'un soir de Laurence Olivier, parti à l'hôpital pour une appendicite aiguë, ou Pavarotti qui triomphe en remplaçant au pied levé Giuseppe Di Stefano dans La Bohème, j'ai connu des musiciens qui en parlaient encore trente ans plus tard, j'étais persiadée que cela n'arrive qu'aux autres, et cela me convenait bien.
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Videos de Jean Mattern (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean Mattern
Après avoir publié de nombreuses nouvelles dans des journaux américains, Baird Harper publie un premier roman magistral, "Demain sans toi" (Grasset). Une magnifique variation sur la famille présentée, ici, par son éditeur français, Jean Mattern.
Photo : © Chris Ocken
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