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EAN : 9782841865833
256 pages
Éditeur : Michalon Editions (10/11/2011)
2.46/5   12 notes
Résumé :

Pourquoi donner la parole à un mari violent ? Quel crédit apporter à son témoignage ? Et comment cet homme peut-il avoir l'indécence de raconter les dix années de sa vie au cours desquelles il a frappé, humilié la femme qu'il disait aimer ? Frédéric Matwies s'est posé mille fois ces questions. Jusqu'au jour où Sabrina, celle qu'il a tant martyrisée, lui a donné son accord mieux, son ai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
CS_Constant
  05 novembre 2016
Que peut-il bien se passer dans la tête d'un conjoint violent ? C'est la réponse que le lecteur trouvera dans ce livre, où l'auteur témoigne de sa relation avec son ex-femme qu'il a battue pendant dix ans. Il raconte l'engrenage infernal dans lequel leur relation s'est très vite engouffrée, comment il est devenu de plus en plus violent, malgré ses efforts pour arrêter (il compare d'ailleurs sa violence à une drogue), jusqu'au coup de trop, un coup de couteau qui l'a enfin amené à une profonde remise en question, à comparaître devant la justice et à suivre volontairement un traitement psychologique.
C'est une bonne chose que F. Matwies ait écrit ce livre, ne serait-ce que parce qu'il permet de comprendre les mécanismes qui peuvent mener quelqu'un à se comporter de manière aussi abjecte - sans pour autant l'accepter ni l'excuser. L'auteur lui-même, tout au long de son récit, précise toujours que le fait de trouver des explications à sa violence ne constitue en rien une excuse.
C'est une bonne chose aussi car il permet de constater que cette violence n'est pas une fatalité et que, pour peu que le conjoint violent accepte de se remettre en cause et de suivre un traitement adapté (ce qui n'est pas une mince affaire, j'entends bien), il est possible d'arriver à mettre un terme définitif à ces pulsions. Oui, contrairement aux idées reçues, un homme violent peut changer pour de bon, même si le chemin sera pour lui très long et difficile.
Cet ouvrage est donc utile à bien des égards, et il participe sans aucun doute à faire évoluer les choses dans le domaine des violences conjugales. Il met également le doigt sur certaines failles des services sociaux, qui ont eu connaissance de la situation à maintes reprises sans pour autant intervenir.
Concernant la forme, l'écriture est plutôt bonne, même s'il y a parfois quelques lourdeurs, notamment avec la très insistante métaphore du monstre qui prend parfois trop de place et met un peu trop de lyrisme là où l'on voudrait parfois voir un peu plus de sobriété.
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grilloute
  19 décembre 2017
Chose promise, chose due. Je vous fait un retour sur cette lecture. Je n'ai pas été emballée, renversée, bouleversée ou je ne sais quoi en "ée" par ce livre. Il frappe sa femme mais ne sait pas pourquoi. Il dégouline de sentiments filial, il aime sa femme mais la tabasse. Ce livre renvoie à une situation particulière d'un homme qui trimballe un paquet de casseroles et qui unit son destin à une jeune fille (à l'époque) elle-même en déshérence, forcément ça part mal et sa se poursuit mal. Alors oui il fait son mea culpa mais il juge les "services", comme il les cite, incompétents voire responsable de la dégradation de la situation. Je pense surtout que ce type n'acceptait l'aide de personne car dans son esprit cela se traduisait par son incapacité à faire les choses soi même alors qu'il n'était pas question de cela. Cela équivalait pour lui à le traiter d'incapable et il ne supportait pas cela. Je n'ai pas passé un moment exceptionnel mais je comprend maintenant certaines situations et surtout que quoiqu'en dise les frappeur, la victime n'est jamais responsable de la situation, jamais. C'est le bourreau qui a un problème, prenez vous en charge, allez voir des médecins et arrêtez de faire porter la faute à vos victimes. Étonnamment cette lecture m'a fait comprendre des choses sur la vie de mes grands parents. Comme quoi toute lecture t'enrichit.
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ama74
  17 mars 2015
Frédéric Matwies rencontre Sabrina par hasard peu à peu cet homme va devenir violent avec sa femme avec des mots, mais avec des coups aussi pendant 10 ans. Sabrina reste jusqu'au jour ou Frédéric va trop loin pour elle , qu'elle porte plainte et que la justice lui ouvre les yeux .
Dés les premières pages on a envie de refermer le bouquin car Frederic ne trouve rien de mieux que d'accuser sa femme qui n'est pas partie avant , de son passé soi disant un peu dure , de la police qui n'interviendra pas malgré les plaintes de celle ci , de l'entourage qui fermera les yeux ...Etc... Il faudra arriver à la fin pour enfin voir chez lui de la culpabilité.
J'aurai aimé le point de vue de Sabrina, de ses enfants, de son entourage pour que cela donne un peu plus d'émotions au livre.
On reconnaîtra néanmoins que malgré sa violence contre sa femme, il ne l'utilisera pas contre ses enfants et qu' il a entamé une thérapie espérons pour ses deux filles qui deviendront deux femmes que celle-ci fonctionnera à long terme.
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SofyaSnf
  13 juillet 2018
La violence conjugale... Encore aujourd'hui, elle fait des ravages. Parfois on s'en sort, d'autres fois on tient à tord. Ici, l'histoire se termine bien, grâce à une réflexion et un parcours rondement mené.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
CS_ConstantCS_Constant   06 novembre 2016
Les A.E.M.O. ont fait ce qu'il fallait pour s'assurer que les filles se portent bien, mais qu'ont-elles fait pour moi ? Pour nous ? Notre couple s'enfonçait sous leurs yeux sans qu'elles ne lèvent le petit doigt. Elles étaient si présentes, si intrusives dans notre vie privée, qu'elles ne pouvaient rien ignorer, mais ce n'était pas leur "travail". Elles étaient là "pour les enfants". Je les ai même provoquées en leur confessant que j'avais décidé de quitter Sabrina, et elles n'avaient rien trouvé de mieux à répondre que c'était une folie. L'une d'elle avait osé me dire : "Elle ne tiendra pas le coup".
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CS_ConstantCS_Constant   06 novembre 2016
Je repense aux mains-courantes et aux plaintes déposées par Sabrina sans qu'il n'y ait aucune suite. Je l'imagine se diriger vers les policiers et leur raconter ce qu'elle vit, comment elle souffre, et je ne parviens toujours pas à concevoir qu'il a fallu des années avant qu'ils ne se décident à se lever pour venir me chercher. Qu'attendaient-ils ? Que je la tue ? Je repense aussi aux éducatrices spécialisées et autres "encadrants" qui nous ont trop laissé faire sans jamais véritablement tirer la sonnette d'alarme. J'ose espérer que le hasard a voulu que nous ne croisions pas les bonnes personnes. J'ose espérer que dans les commissariats, les gendarmeries et les différents services de l'assistance sociale, le problème est davantage pris à bras le corps qu'il y a dix ans.
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CS_ConstantCS_Constant   06 novembre 2016
Après quelques mois de thérapie, quand un petit nouveau se présentait, j'écoutais sans rien dire en attendant le moment où il nous ferait le coup du "c'est de sa faute". Et ça ne ratait jamais. (...) Pire, nous nous sentions "utiles" à l'épouse ou la compagne que nous aimions et que nous battions. Un mari violent est inconsciemment persuadé qu'il tabasse d'abord sa femme "pour son bien" (...). J'ai également constaté qu'un homme violent se croit autorisé à recommencer dès lors qu'il a été pardonné. (...) C'est l'une des clés de l'engrenage infernal. Car une femme battue, si elle pardonne une fois, pardonne presque toujours (...). De semaine en semaine, les groupes de parole se sont succédés et j'ai pris peu à peu conscience de toutes ces absurdités.
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CS_ConstantCS_Constant   06 novembre 2016
Je suis aujourd'hui un homme sauvé - je touche du bois - et c'est dans cette cellule du palais de justice de Paris que j'ai fait mon premier pas vers la rédemption. Le chemin a pourtant été long. Très long. Je me revois, assis et prostré, persuadé d'avoir tout compris en quelques heures. Je me trompe, bien sûr. En imaginant ce que je pourrais expliquer au juge pour prouver ma prise de conscience, je fais encore la différence entre une claque (condamnable mais pas si grave) et un coup de couteau (impardonnable). Il n'y a aucune différence. La violence conjugale n'a pas de baromètre. Elle est ou n'est pas.
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EmmyeEmmye   27 décembre 2015
La première crainte d'une femme battue est de recevoir des coups ; et le meilleur moyen de recevoir des coups est de menacer de quitter son mari.
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